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la liqueur & déroche)', celle-ci pénètre dans fintériear et vient
remplir l'espace que l'air, sorti par la dilatation, a laissé libre;
il est ators très-diftieile de l'en chasse' et quand elle en son peu
a peu, eUc occasionne des taches jaunâtres sur les parties qu'elle
touche. On prévient cet inconvénient en faisant digérer les
pièces pendant quelques minutes dans une très-faibte dissotu-
tion d'ammoniaque (alcati volatil) ou de carbonate de sonde
(cristaux de soude), qui, neutralisant l'actde détruit son action
sur t'arment. Il ne reste plus qu'à disposer les objets lavés dans
un lit de sciure de sapin bien sèche et chaude, pour qu'ils dégor-
gent peu à peu et sans inconvénient la dissolution saline qu'ils
renferment.
Quelques personnes empotent, pour dérocher l'argent, l'acide
azotique de préférence a l'acide sulfurique; mais it faut alors
que l'eau soit distillée, et l'acide exempt de chlore ou d'acide
chtdrhydriquc, qui recouvriraient les pièces d'un voile bleuâtre
de chlorure d'argent.
11 n'est pas inutile de dire que ce décapage de l'argent ne sau-
rait convenir aux articles qui présentent des appliques de fer,
zinc, etc. Il faut, dans ce cas, se contenter de dégraisser par la
potasse et passer au grès lin ou à la ponce en poudre au moyen
d'une brosse à soies dures et courtes ou simplement, gratte-
bosser.
L'argent ainsi recuit et parfaitement blanchi par te déroché
peatetre immédiatement soumis au dépôt d'un autre métat;
mais celui-ci présente évidemment, au sortir du bain, te même
mat que présentait l'objet lui-même. On peut tirer parti de cet
état de choses pour favoriser un agréable contraste entre les
différents aspects des surfaces; il suffit pour cela de briltanter
certaines parties seulement il l'aide d'un instrument nommé bru-
nissoir, que nous décrirons plus loin. Il est néanmoins généra-
lement d'usage, avant d'introduire les objes d'argent dans la
solution métallique, de leur faire subir une opération que l'on
désigne sous le nom de gratte-bossage.