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Titre : Le Cambodge. Le royaume actuel / par Etienne Aymonier,...

Auteur : Aymonier, Étienne (1844-1929)

Éditeur : E. Leroux (Paris)

Date d'édition : 1900-1904

Sujet : Cambodge -- 1863-1953

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 vol. : ill. ; gr. in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k84130s

Source : Bibliothèque nationale de France, Lk10-413 (1)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb341373901

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb341373901

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Title : Le Cambodge. Le royaume actuel / par Etienne Aymonier,...

Author : Aymonier, Étienne (1844-1929)

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cambodge: 238 pages found

p.NP (1)
t ~SL, .. ? t .t t ~t .& ~ i' ï.y~ ** ~i' ––t.T~ ~7 LE "~– CAMBODGE,~ .A~ /- LE ROYAUME ACTUEL PAH EïtENNE AYMONïER t)tHECTEL)t I)K L'ÉCOLE COLONtALE PAR! S ERNEST LEROUX. EDITEUR ~8, HtK BOXAPAHTH. a8 '900

p.I (1)
LE CAMBODGE T'T" M i (

p.III (1)
LR CAMBODGE ~~1.. J. )t r 1 –' t !X LE ROY AU ME ACTUEL )'A)t R !~rn;Y\H \Y MON 1 EU t))fH:CTHL tt)H).'HCOL):C')).n~[A).): t'A HT S ERNEST LEROtJX, EDITEUR ; 8, Xt): tt()\A)'\HT):, ' 8 !()00

p.V (3)
aider –on sait avec quel éclat – a pénétrer le passe jusqu alors si mystérieux des vieux peuples du Cambodge et du Tchampa. Ln sentiment de pieuse reconnaissance ramené ma pensée vers le souvenir de cette âme d ciitc. de cet homme de cœur qui disparut en ptcine brcede production, au moment même

p.VI (1)
, et situé sur les deux rives du Mékhong, forme le royaume du Cambodge, dont le non est aussi donné au neuve qui arrose. Dans le bassin de ce neuve, tout au moins, 1 Inde avait importé sa civilisation entière. « L empire des Khmers, en proie pendant des siècles aux invasions des Annamites et des Siamois

p.VII (2)
le stnct de la relation très précise du commis hollandais Van Wusthof, était le Cambodge dont on ne connaissait guère que te nom: tetlemcnt les renseignements des premiers voyageurs espagnols ou portugais étaient vagues, confus, imparfaits. A peine nommèrcnt-Hs le grand temple d'Angkor

p.VIII (2)
ces restes superbes qui valurent au nom d'Angkor une rapide célébrité. Les visites se multiplièrent dès lors progressivement, facilitées par la conquête de la Cochinchinc et rétablissement du protectorat de la France sur le Cambodge. Le double intérêt, artistique et historique, de ces monuments

p.IX (2)
)\')no))tc'))o\ fx ruines certaines ressemblances avec j'art indien patticnhcrcmcm avec ifs édifices anciens du Cacitcmire. Ainsi )'ancicn Cambodge, par son art et sa mythologie, trahissait des amnitcs nombreuses avec l'ïnde. Lapu))iicationde F. damier, accompagnée de vues, pbns, coupes

p.X (3)
X i\iKODK"HO\ pruutés a la mythologie des brahmanes. Les révélations définitives sur les cultes et sur toute la civilisation de l'ancien Cambodge ne devaient pas venir des monuments ligures, mais des monuments écrits. On avait recherché d'abord, comme il était naturel, les écrits historiques

p.XII (5)
de ces inscriptions, Intermédiaires entre les alphabets de 1 Inde du Sud dont ils dérivent et les alphabets modernes du Cambodge qui en dérivent à leur tour. très voisins des alphabets anciens de Java qui sont eux-mêmes d origine indienne, n opposaient pas de très grandes difïicultés au déchim

p.XIII (3)
pas indianiste, j'avais signalé les textes sanscrits sans les traduire. M. Kern garde donc l'honneur des premières constatations décisives pour l'histoire du Cambodge. Le savant hollandais étant un sanscritiste de premier ordre, il est permis, pour rendre hommage à la vérité autant qu'a sa vaste érudition

p.XVI (2)
XYi iXTHODUCTtOX l 1 Dans ce nouvel ordre de recherches la priorité m'appartient sans conteste. Continuant à résider au Cambodge après mes premiers déchiurements, j'eus occasion de voyager dans le pays et de relever un certain nombre d'inscriptions nouvelles, les calquant sur papier huilé, étudiant

p.XVII (2)
tacitement en indo-Chine, je dressai, 0) arrivant au Cambodge, quelaucs aides indigènes qui acquirent bientôt une grande habitete de main. L'un de ces Cambodgiens, nomme An, mérite ici une mention special,e, car il fut, du commencement a la fin, un auxiliaire intc!)igent et dévoue. Je pus des lors me vouer

p.XVIII (2)
\YH) )\t'HODCCT)OX rections de i885 qui éclatèrent au Cambodge aussi bien qucn Annam me contraignirent à cesser toute exploration. Je rentrai prendre quelques mois de repos en France où les documents sanscrits avaient été examinés et sommairement, déchiurés par MM. Barth, Bergaigne et Sénart

p.XIX (2)
suspcndirentcnsuitependantplusieurs années mes travaux sur le Cambodge et ses inscriptions. Ma mission épigraphiquc achevée, jeus a remplir des fonctions actives, absorbantes et pénibles dans le sud de l'Annam, c'est-à-dire dans le pays même où végètent les derniers descendants des Ciampois. Hcntré

p.XX (3)
)\TU()DtCTtO\ cambodgienne dont je m'occupe également. Quelques extraits de ce travail sur les monuments et tes inscriptions du Cambodge lurent publies par anticipation pendant cette période de préparation ~et~'Ot~ce ~ ~«-P/~o/H, JoHr/tH~SM/~HC, ï8;)7; 7 o/Jy', P/o/n~ /«/dA' etP/'e~/t l~t~r, 7?e

p.XXII (1)
capitale, de telle sorte que la troisième partie aurait pour titre Zë~rpMc (~l/Â'o)'c HM o~'e. L'immense majorité des données consignées dans ces trois volumes sera le fruit de mes études personnelles et des renseignements que j'ai recueillis pendant mon séjour au Cambodge et surtout pendant la durée

p.1 (2)
du Cambodge, baigne au sud-ouest par le golfe de Siam, est Hmité au nord et à l'ouest par des provinces siamoises qui lui furent enlevées après des luttes séculaires et que peuplent encore ses enfants, les frères de race de ses propres habitants. Au sud et à l'est il touche la Casse-CochInchine

p.2 (2)
l'eau souterraine et d'étancher la soif des hommes et des bestiaux. Le fleuve. – Les bassins excentriques étant de faible importance, les eaux du Cambodge et des contrées voisines s'écoulent presque toutes a la mer par la voie du Mékhong* ou Tonlé Thom, « grand fleuve » que les Européens ont aussi nommé

p.4 (2)
LE CAMBODGE Quelquefois glace, toujours torrentueux, bondissant, de roche en roche, II court au sud-est, entre des chfuncs parallèles et. resserrées dont, les parois sont souvent verticales. Quittant la Chine au tropique, !) pénètre dans !')ndoChme laocicnnc, s'enfonce avec fracas entre

p.5 (1)
, dont nous avons suivi te cours torrentueux du Tibet au Laos et au Cambodge, s Y partagent en deux bras qu) descendent, a ta mer, tardes, profonds presque partout et en fou) temps. quj coûtent, a peu près dans ta même direetio)) pendant une quarantaine de tieues c!. se subdivisent ensuite en Cochinebinc pour

p.6 (1)
, en dix siècles, d'une couche de boue de trois ou quatre mètres d'épaisseur. Il est donc facile de s'expliquer la rapidité de la formation des terres deltaïques du Mékhong. Le Cambodge fut créé en grande partie dans le passé. La Cochinchine française presque entière émergea ensuite; cette plaine

p.7 (5)
LKPAYS «A travers tes plaines de Cambodge coule te fleuve Mecon, le souverain des eaux. Grossi du tribut qu'il reçoit en été de mille autres rivières, il s'enfle comme le Nil et couvre au loin ses campagnes. Les habitants de ses rives croient que les animaux ont aussi leur Tartare et leur Ulyséc

p.8 (1)
8 LE CAMBODGE est entièrement compris dans les limites de la zone tropicale et qui incontestablement ne reçoivent pas une goutte d'eau provenant de la ibnte des neiges, le Ménam siamois, par exemple. Dans tous ces pays, la terre altérée boit en mai l'eau des premières pluies. En juin, la crue

p.9 (3)
M!:ï'AYS Q ialt sentir faiblement aux Quatrc-Bras, et même p!us haut en mars et avnt. L'eau du Meuve d'ailleurs n'est jamais saumatre au Cambodge où l'cftet de cette marée se borne à ralentir ou a refouler le courant. Dans tes canaux que la nature a ménages a travers les rives du fleuve

p.10 (1)
10 MS CAMBODGE jungle Impénétrable ou les arbustes, les herbes s'enchevêtrent sur un sol qui reste boueux même quand les eaux se sont retirées, la surface du Grand Lac recouverte en tout temps par les eaux et dépourvue de toute végétation arborescente, s'étend dans la direction du nord-ouest au sud

p.12 (1)
13 2 I.E CAMBODGE · '1 -'1: dresse dans le lointain la chaîne sombre et dentelée des monts de Poursat. Rien ne rappelle l'homme sur ce désert liquide que verdissent en certains endroits les roseaux ou le riz sauvage aquatique l'oeil n'y aperçoit pas la moindre trace de son existence a cette saison

p.14 (1)
ï~ LE CAMBODGE visqueux, aux formes étranges, grouillent tous dans cette mer trouble et vaseuse, dans cet immense vivier qui est une riche mine d'études iehtyologiques. Si les uns sont inoffensifs, d'autres, aux atteintes dangereuses, bien armés dans la lutte pour la vie, portent des dards acérés

p.15 (1)
, abandonnent le lac qui redevient désert et silencieux. Une partie du produit de cette pêche est consommée dans le Cambodge. Huit millions de kilogrammes, valant dans le pays deux millions de francs, sont annuellement exportés et vendus aux divers marchés de l'Extrême-Orient. Le riz aquatique

p.16 (2)
16 LE CAMBODGE Les Lagunes. Toutes proportions gardées, les caractères de cette vaste dépression se reproduisent dans les innombrables cuve) tes de la partie du Cambodge qui est sujette au phénomène de l'inondation. Fortement noyées aux crues, elles peuvent se vider complètement a la saison sèche

p.20 (3)
30 LK CAMBODGE Il faut en supporter là privation pendant des lieues et des journées de marche. La longueur des étapes doit alors se régler 'sur la distance des marcs, où on ne trouve qu'une eau boueuse et mauvaise. La meilleure eau est, en général, celle des bassins des pagodes, qui sont bien

p.21 (4)
de pics isolés semblables à ces îles et disséminés dans les plaines alluvionnaire!" du Cambodge, le système orographique de ce pays comprend deux chaînes d'aspect très différent. Entre la mer et le Grand Lac, des monts, grès. granit, calcaire ou quartz, se suivent d'une manière confuse allant du sud

p.22 (1)
cataclysmes naturels expliqueraient seuls la décadence profonde du Cambodge, l'obscurité ou les solutions de continuité de l'histoire de son passé. L'étude de la géographie de ses monuments prouve qu'il dinere peu, physiquement, de ce qu'il était il y a mille ou quinze cents ans, tandis

p.24 (2)
. La population du Cambodge est donc de quinze cent mille individus au maximum. Ajoutons que huit cent mille Kkmers au plus sont dissémines dans les provinces que les Siamois et les Annamites enlevèrent au Cambodge. Les aborigènes. Les peuplades aborigènes paraissent être etroi-

p.26 (2)
3" )~(.MHOD,Gp servent encore de refuge à leurs descendants. Cette peuplade est peu connue. Les &M!re', au nord et au sud du lac, sont quelquefois chargés de la garde des temples khmers et ils paient de légères redevances traditionnelles aux autorités du Cambodge. Les/ ou Pear, Pohï

p.27 (1)
au Cambodge comprennent d'abord les G~ ouChen, les Chinois~ qui s'eleYcnt à près de cent mUleâmes d'être désignés par des termes cambodgiens, alors que la langue des Jray, de même que celle des Kanja et des Rade, est a peu près identique au tcuamc où le mot « roi )) est traduit par patau. Ces aborigènes

p.28 (4)
s8 LE CAMBODGE en leur joignant leurs métis connus et avères: venant tous en célibataires, les Chinois s'allient avec des femmes du pays et les métis se fondent peu a peu dans s la population. Ils sont commerçantsou cultivateurs. Puis les CAM ou Chames, Tchames, qui comptent quarante ou cinquante

p.30 (1)
3o M! CAMBODGE point excessif. Hommes et femmes semblent se transmettre ~régulièrement et par hérédité deux types tranches décelant une double origine l'un grand et svelte, au nez droit; l'autre massif et courtaud, ayant le nez plus écrasé. Les nombreux croisements sont surtout décelés par le teint

p.31 (1)
le Cambodge ne périra )). Lents, patients, durs a la fatigue, les paysans ne méritent guère laréputation de paresse Invétérée que leur ont faite presque tous les auteurs européens se copiant les uns les autres et acceptant facilement les opinions courantes. Habituellement paisibles et doux, les Cambodgiens

p.32 (1)
3a U: CAMBODGE Ils aiment leurs enfants ils respectent leurs parents. Ils sont tolérants et dépourvus de fanatisme quoique très religieux et très superstitieux. Contemplatifs et apathiques, ils sont très endurants, sauf a se soulever en de cruelles et terribles colères lorsqu'ils sont poussés à

p.34 (1)
-fi MCAMRODGt! et Néang Néak, le couple royal, primitif, des fondateurs légendaires du Cambodge. Les assistants font des cadeaux aux époux qui entrent ensuite dans ` l'Intérieur de la maison, la femme conduisant le mari qui tient le bout de son écharpe. Il ôte sa veste de cérémonie, la jette sur

p.36 (2)
36 M! CAMBODGE Les Brah VIhar ou temples sont les constructions les mieux soignées du Cambodge actuel. Elevés sur de petites terrasses ou terre-pleins rectangulaires et tournés vers l'est, sauf de rares exceptions, ces légers édifices ont une toiture en chaume, ou en tuiles de bois, ou en tuiles

p.40 (1)
/t0 LE CAMBODGE ments primitifs elles combinent avec art les élégants dessins et les chatoyantes nuances des belles étoffes de soie et de coton, des beaux pagnes de luxe dont la réputation est établie juste titre. Il ~1 FtG. t5. – Forge des Kouys. Les Cambodgiens imitent fidèlement la nature dans

p.42 (2)
4~ LE CAMBODGE l'adjonction fut nécessitée par la richesse phonique dota langue. Elle a perdu par contre, et depuis longtemps, le virama, c'est-à-dire le signe indiquant que les consonnes nnales des mots doivent se prononcer sans voyelle inhérente. Cette défectuosité, jointe à celle qui consiste à

p.43 (2)
anciennement usitée au Cambodge, ia ~ande, mahasakaraj, est encore employée dans la rédaction des annaleii royales c'est l'èreindiennedite de saka, qui part de y8 A. D. L'ère religieuse, bùddhasakaraj, quidatede lamortduBouddIla, 543 ans avant J.-C., est usitée dans les écrits religieux; son introduction est

p.44 (1)
M LE CAMBODGE complètement subordonnée à la littérature indienne, comprend des traductions de livres sacrés, des compilationsde maximes morales, et surtoutd'innombrables romans versifies où le religieux se mêle au profane, dont le fond est emprunté aux Jatakas ou récits des naissances antérieures

p.45 (1)
Nag, le couple primitif des fondateurs légendaires du Cambodge. Joué dans les cérémonies rituelles, écouté religieusement, au milieu du silence de la nuit, il provoque un attendrissement, une émotion qui se traduit iréquemment par des larmes Les jeux. Ardents aux jeux de balle, de paume, à TescnNM

p.46 (1)
~C LE CAMBODGE passants. Des luttes et des pugilats, quelquefois barbares et sanglants, ont lieu au Palais royal. Dans toute famille, l'eau symbolique est onerte par les fils aux parents, par les esclaves aux maîtres, par les princes aux urnes des ossements paternels. Les Brahmesl'ofirentau roi

p.48 (1)
48 LE CAMBODGE mc'mc direction leurs torches allumées qui servent ensuite à mettre le feu. Le lendemain les cendres sont rassemblées sur le sol en ibrmc grossière de corps humain et les débris d'ossements, recueillis dans des vases, sont déposes aux temples ou aux vieilles ruines. FtG.i6.–Bo[MC

p.49 (1)
î.)';SifOM~!)';S 1 1 1 1 a AYMnKtEt). 'j violente ou accidentelle ne sont pas incinères: on les appelle les ((morts crus »; leurs mânes deviennent des esprits malfaisants et redoutés. La religion. Des la plus haute antiquité, )a divinité fut désignée ao Cambodge par le terme de F/'aA ou /Q

p.50 (2)
, au Cambodge. Et le remplaça, dans ce dernier pays, le Brahmanisme et un Bouddhisme du nord qui difï~rait sensiblement. Il n'y a pas a Insister ici sur cette religion très étudiée et très connue en Europe. On sait que ses religieux ne sont pas des prêtres, c'est-à-dire des intermédiaires entre l'homme

p.52 (1)
M LEGAMB(M)SE manièrele deuil de leur mari, mais elles sont tenues de rester trois ans dans cette situation sous peine d'être déconsidérées. Le .Bra~jNahj~Rïe. -– Le Brahmanisme, l'ancienne religion du Cambodge, a laissé dans ce pays les vestige~ coraux ou matériels les plus irappahts

p.54 (1)
54 L!5 CAMBODGE sa jeune femme pour faire de l'entant premier a naître un génie familier qui sussurera en toute circonstance de bons conseils à son oreille. E!t jusque vers le milieu de ce xix" siècle, des émissaires royaux parcouraient t~co~n~o les campagnes, égorgeaient subrepticement les jeunes

p.55 (2)
. – Les provinces. Les gouverneurs. Les autres fonctionnaires provinciaux. –Les hommes libres. Les rotes de la population. – Le patronage et la clientèle. – Les armées. – Les impôts. L'impôt ou d!me du riz. Les impôts divers. Le roi. – Le royaume du Cambodge a dû être toujours, en théorie du moins

p.56 (1)
56 LE CAMBODGE :J. souverain nomme et révoque tous les dignitaires, grands mandarins et gouverneurs de province; il établit et répartit les impots, en fixe la quotité, et il dispose à son gré des revenus du royaume dont il est le grand usufruitier'. Juge suprême, il a le droit de vie, de mort

p.58 (1)
58 LE CAMBODGE emphatiques nomsroyauxécrits sur une lame d'or il reçoit le royaume terre, eaux, monts et forets que le chef des Brahmes lui offre au nom de tout son peuple. Plaçant sur sa tête la couronne pyramidale, il chausse les mules royales dorées et il prend possession, en les touchant

p.60 (1)
60 Lr CAMBODGE dignités et des titres pompeux, tels que Sri Deba Kana (== DevaKauya), etc., a une dizaine de favorites qui servent sa personne sacrée et qui sont placées au-dessus de la multitude des concubines, actrices, danseuses, musiciennes, chanteuses, toutes entretenues, recevant

p.61 (2)
) du Cambodge est à la tête de sa Maison royale. Trois autres Maisons princières, remontant a une haute antiquité, car on en trouve trace dans des inscriptions du !x° siècle, sont attribuées à trois dignitaires, aux titres et aux honneurs royaux, qui sont traditionnellement: le roi qui a abdiqué, appelé

p.62 (1)
6a J.T! CAMBODGE tantes, sont rangés par ordre de primogéniture, mais les neveux ne venant qu'après leurs oncles. Placés en quelque sorte au-dessus des lois, ils ne paient ni dîmes ni impôts, mais ils sont étroitement subordonnés à l'autorité du roi, le souverain et le chef de la famille

p.63 (2)
non dans la caste des Brah Van mais dans celle des Brahmes. Ce point serait à éclaircir. Les Brahmes. Les Brahmes, incontestablement les descendants des anciens Brahmanes, dont le maintien traditionnel à la cour du Cambodge est un vestige important de l'antique religion, sont appelés ofncieHement Bram

p.66 (2)
, les Malais, allèrent implanter ù Madagascar, où la France démolit le système, de même qu'elle l'attaquera peu à peu au Cambodge. Dans leur ensemble ils sont les namœn nasên « les chefs de dix mille, les chefs de cent mille )). Les plus élevés constituent les mukh mantri, « les principaux

p.68 (1)
68 LE CAMBODGE hiérarchie, lorsque ce haut dignitaire existe. Puis les « quatre pieds ou supports de récipient )) appelés aussi les « quatrecolonnes » catu stam (= stambha), soit: le Yomaraj, grand justicier: le Van, surintendant du palais et des finances, le Kralahom, chef de la marine

p.69 (1)
LES INSTITUTIONS 6f) des vestiges si tenaces au Cambodge que ce ministère est encore appelé de nos jours Brah kralahom. On y remarque, entre autres subordonnés, l'okrlà Debarjun (== dëvarjuna). Le dernier ministre, l'okna cakrl (prononcé tcimkrë!) « l'agent, le Seigneur » chargé de la guerre

p.70 (1)
y0 LE CAMBODGE hiérarchie étant calquée sur celle de la première, nous retrouvons les cinq grands officiers, c'est-à-dire « le dos de serpent)) et les « quatre colonnes » ou (( pieds de seau ». Ce sont, au samrap do, celui de 1ûpayùv raj, le samtac Cau Bana et les okua Vansagraj, S'nDhammadhiraj

p.72 (1)
~3 JLE CAMBODGE "'1 "'1' '1 1 véabics et hommes de guerre, d'assurer la perception des impôts et redevances. Ne touchant ni solde ni traitement fixe, ils retiennent une part déterminée e de ces impôts et ils ont la jouissance de certaines terres dont tes produits sont aucctes à leur charge

p.74 (1)
LE CAMBODGE Dans ces registres de population il est d'usage de faire suivre le nom de l'homme de celui de sa femme ou d'indiquer s'il est. veuf ou célibataire le même nom pouvant être porté par plusieurs individus, ces indications complémentaires ont leur utilité. Patronage et clientèle. Les listes

p.75 (1)
de guerre que l'on abreuvait et que l'on arrosait jadis de fiel humain, entoure de ses hrahrnes qui lui ourcnt les eaux des ablutions rituelles, de ses horas ou devins qui sont consultés sur l'emplacement favorable des camps, sur les jours propices aux victoires. Les jtJQïpôts. – Le roi du Cambodge

p.76 (2)
~() J.E CAMBODGE en cas de désaccord, ce qui est rare; ils inscrivent immédiatement la quotité du dixième royal, sur les registres, a la suite du nom du propriétaire ils établissentleurs listes en trois expéditions respectivement destinées au gouverneur, aux magasiniers de la capitale et au Chef

p.77 (1)
*)'!)' annuellement au roi des présents qualifiés « tributs royaux)) et qui vendaient leur charge à des « chefs de forêts » habitant la contrée et chargés de percevoir des droits déterminés sur la chasse, l'exploitation ou le défrichement. Les pêcheries si riches et si abondantes au Cambodge se partageaient

p.80 (1)
ces questions selon nos idées propres et de leur appliquer même notre terminologie juridique. La propriété. D'après l'antique constitution du royaume, le souverain du Cambodge, maître de la terre, de teau, des biens et des vies, est évidemment le propriétaire éminent de tout le pays. M en est de même dans

p.81 (2)
intérêt eietnentaire que se.s sujets )a fassent fructifier et lui oH'rcnt sous f'orfnc d'impôts sa part de revenus que donc ils la possèdent et en disposent a teur gré! wu~ t'e~ervc de soit droit, de souverain ou pt'opnctau'c ertuncnt. Au Cambodge, ptuaieurs conséquences pratiques découtcnt

p.82 (4)
8~ ~CAMROn n'; 1 0 -il Il -il 1 les familles du village oit comprendra, toutes ces causes réunies, sans oublie)' la grande ignorance des choses du Cambodge, que les Français aient été amenés a dire et a répéter que ta propriété n'existai) pas au Cambodge et qu'il fallait la constituer. Ceci fut

p.83 (1)
sont souvent temporaires, à réméré, l'époque du rachat, non fixée, étant laissée à la faculté duvendeur: la jouissance de la terre compensant les intérêts de la somme donnée, ces sortes de ventes remplacent nos emprunts hypothécaires inconnus au Cambodge où la terre est à vil prix. La famille

p.86 (1)
86 LE CAMBODGE Prêts et dettes. –L'institution do l'esclavage rend le Code très minutieux sur la question des prêts, des dettes, et contribue, plus que les prescriptions sur les successions et sur le rang des diverses épouses, a lui ôter ce caractère exclusif de lois criminelles ou rituelles

p.88 (1)
88 LE CAMBODGE bouche jusqu'aux oreilles. Aujourd'hui existe la prison à terme indéfini, avec obligation des travaux publics, avec cangue ou chaînes ou carcans au cou, aux mains, aux pieds, pas ou presque pas de nourriture que souvent ces prisonniers enlèvent violemment aux vendeuses du marché

p.90 (1)
()0 M: CAMBODGE royaume, ordonnant l'interrosation des vovaa'eurs. l'ai royaume, ordonnant l'interrogation des voyageurs, l'arrestation des gens suspects, sans références, sans papiers valables. Il réprime la ibriaiture, les abus d'autorité, les concussions et prévarications des Ibnctionnaires

p.92 (1)
()3 LE CAMBODGE avortements des filles sont réprimés. Le mariage des filles cambodgiennes avec les étrangers, les esclaves, les sauvages était interdit mais non les unions, au moins secondaires, des hommes avec les filles de semblable origine. Le crime de bestialité est puni d'amende

p.96 (1)
g6 LE CAMBODGE réel respect de la liberté individuelle de plus, même 'dans les procès criminels, les peines sont généralement pécuniaires. Il en résulte que le principe de la caution joue un rôle très important dans la procédure. Les juges sont repréhensibles de refuser la caution lorsque la loi

p.98 (1)
n8 LE CAMBODGE saient aussi et pratiquaient quelquefois l'arbitrage avec engagement mutuel, écrit au préalable, d'accepter la sentence arbitrale. L'esclavage. -Les lois, civiles et criminelles, alimentaient constamment l'esclavage. ToutdébIteurInsolYablequIIaIssaItcroître les intérêts jusqu'à

p.100 (1)
ÎOO J.E CAMBODGE Cet esclavage temporaire, au rachat toujours possible, est assez doux les maîtres, généralement modérésou apathiques, traitant leurs esclaves en serviteurs de la maison. Mais en maintenant les filles a la disposition des maîtres, il provoque la polygamie, abaisse le sens moral

p.102 (3)
103 LE CAMBODGE proportions. Le roi affranehitses serfs en cas de service importun!, rendu a su personne ou à sou royaume. Us sont aussi libères, non sans grandes dilUcnités, après démarches, cadeaux aux personnages innucnts, par édit royal) moyennant rançon a payer au trésor et des droits

p.103 (3)
et des institutions du Cambodge qui précède. D'innombrables monuments en ruines constituent, d'autres vestiges matériels, irrécusables, d'une importance capitale, que l'on rencontre dissémines dans !c royaume actuc) et dans tout le territoire de l'ancien Cambodge conquis par les Siamois, c'est-a-dirc dans

p.104 (1)
104 I.E CAMBODGE ln~I',1l;n11't~t).c.(\,rl.ln.nQ n" 1t:nr\nf~ ~lno 4" les chaussées revêt nos ou non; les ponts; les enceintes fortifiées des villes, D'autres, sans grand mente artistique ou architectural avaient un caractère nettement religieux. Tels sont les levées de terre et belvédères

p.105 (1)
elle servit à la construction des murs d'enceinte, aux suhstructions et remplissages intérieurs dans les massifs des grands monuments. Le grès très commun au Cambodge est appelé « pierre de houe » par les indigènes. M est généralement gris et de teinte uniforme, mais on le rencontre aussi blanchâtre, jaunâtre

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I06 LU CAMBODGE très gros, pesant plus (le quatre mille kilogrammes, équarris et juxtaposés sans ciment ou liaison métallique, (raient si tnerveilleuscment joints sur leurs faces en contact que souvent la pointe d'une aiguille n'aurait pu pénétrer dans Jus interstices. Ce résultat était sans doute

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LES MO~UMEXTS t0y soiLuuemcsu)'('nh)cuprc)idrc(.'nvttcdu!ab!t~ni.dcra!K'K'!i)icp!'L~pcn),u du Cambodge. ment par les levées de !.er)'c des quatre faces, amcHoraient, ['aspect et ta ncticsscdupays. Hcst possible (me lem't'est''u''at!on, ~énét'atcmcnt tacite, ~0 '5 Gp c tr' t~ Û 0 CL.

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des monts du Cambodge, appeléef! g t!t. ~uhS. ont dû servir au cuHe dès une époque tt'cs t'ecutée. Quf'Iques-uncsabrttettt u t petit sanctuaire cubique, construit en briques tnaifi et) gênera!, e!!ex n'ourent rien de bien rcmarquabte et ne peuvent ctrc comparées aux cavernes grandioses de t!thdc

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ÏÏO LE CAMBODGE tituaient un grand nombre de temples dépourvus de clôture ou entourés d'un mur, d'un fossé. De dimensions variables, mais ne dépassanLgnère quinxe a vingt mètres d'élévation et sept à huit mètres de largeur, ces tours, très exceptionnellement rondes, sont carrées, présentant

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112 ~a LK CAMBODGE en gros et en limonite paraissent succéder aux plus anciennes tours et anrioncer la période des grands monuments. Le sanctuaire, tour ou galerie on croix, est isoléau milieu du préau, mais non en son centre géométrique il est reporté en arrière. Ce déplacement de l'axe

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tï/t LE CAMBODGE Les voûtes des galeries sont supportées soit par deux murs pleins ou percés de fenêtres a balustres, soit. par un mur et un rang de piliers. La colonnade peut aussi être double et supporter, outre la voûte maîtresse, une demi-voûte latérale. Les galeries les plus perfectionnées

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tl8 LE CAMBODGE primé toutes diU'ormités, sauf celles que leur imposait la religion, tels que les têtes et les bras multiples des divinités qui sont toutes remarquables au surplus par leur expression sereine et majestueuse. Les figures, rappelant assez bien les traits principaux des types locaux

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130 I~E CAMBODGE coniques, ses galeries voûtées et ogivales, sesmajestueux perrons extérieurs, sa décoration fine, nette et régulière. Aux styles des temples indiens elle ajoute encore des piliers presque classiques par le dessin et des bas-reliefs d'un caractère presque égyptien. Mais

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MM~fOSUMÎ~TS ta5 cnos dans t'ancicn Cambodge où cnc comprend ptus df!a moitté de cc~ textes épigraphiqucN, couvrant les deux parois desport~ ou bien t '$ qtMtfe faces de stetes do grandes dimensions, comptant sont eut p~qu'~ cinqu~nto. quatre-vingts et cent stances. ic sanscrit, occupe t« p!ace

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LES MO!\UM)E?;TS ia5 Aperpu ~us~orïfjrue. En résume, les anciens textes épigraphiques du Cambodge, sanscrits ou khmers, presque exclusivement religieux, ne nous ont pas transmis sur la pierre les annales des rois de jadis; mais, sans être des sources historiques proprement dites, ils nous ont donné

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Ï36 !jE CAMBODGE f!ff M~~c tâ~nrmn~onte ï.~ Vttt* ai&ftf fnt tDHt'ffH~ nHt* 1t) d'informes tâtonnements. Le vnr' siècle fut marqué par une sorte d'éclipse politique due à des divisions intestines, sans doute il semble que le pays fut temporairement divisé en deux parties. Mais vers les débuts

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du Cambodge. D'ailleurs, si politiquement elle n'en lait plus partie, elle lui est étroitement unie au point de vue géographique. C'est une plaine immense, très basse et inondée en plusieurs endroits, admirablement arrosée, sillonnée de (leuves nombreux dont la longueur, la profondeur, les dimensions sont

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dont le va-et-vient régulier facilite singulièrement la navigation des barques indigènes. Depuis la conquête française, où quelques troupes espagnoles combattirpnt acôtédc nos soldats, nous appelons arroges tous ces canaux naturels. Le sol. Le colmatage, relativement peu Sensible au Cambodge

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j3o t.E CAMBODGE de limonite. Avant marne que la chaleur du climat et l'humidité de ta terre y développent la végétation exubérante des tropiques l'homme entre en scène, transforme cet humus fertile en véritable grenier d'abondance, étend à perte de vue un océan de rizières uniformément plates

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t3a M! CAMBODGE t. A remarquer aussi )a grande Sic (?) de Ma)! dont parle J'autcur annaouto que nous citons ici 'même. et une petite rivière la séparent du BInh Thuan, c'est-à-dire de l'ancien Tëhampa. Ya-t-11 dans ce nom un vestige du Mallan des Inscriptions cambodgiennes? Nous l'ignorons v '& J3

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autre que Baria. » L auteur annamite, ou peut-être son traducteur, confond ici la partie avec le tout, Baria petite région, avec le Chan )ap ou Tchin la, ou Cambodge. avec le Cq luc, c'est-à-dire, selon toute vraisemblance, le Kouk Te!ok, autre nom indigène et primitif du Cambodge, que les anciens

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l34 LEGAMUODGE se perçaient les oreilles, portaient colliers et bracelets d'or et drapaient sur leur épaule une pièce d'étone, toutes coutumes conservées a peu près intactes chez les Cambodgiens de nos jours. Ce Fou Nan, antérieur a la fondation du Cambodge indien, était selon toute vraisemblance

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nous contraint de l'examiner ici-même. Selon M. Mal, ancien directeur de l'intérieur, dont nous reproduisons l'opinion sous toutes réserves, cette stèle, restée pendant des années dans le jardin de la Direction, y aurait été apportée, des environs de Lovêk au Cambodge, par M. de la Grée avant son départ

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de tumuli et appelé la « Plaine des Tombeaux », des vestiges préhistoriques, hachettes de bronze, instruments grossiers, crminettes, ciseaux en coin, Intérieurs comme taille, polissage et qualité de pierre aux Instruments similaires des stations lacustres du Cambodge actuel. En résumé, surce plateau

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-Hun décès grands bassins creusés selon l'usage par les anciens Cambodgiens à l'Est du mont et de son temple, bassin desséché probablement et restant actuellement inaperçu. My r&O. Les deux Vaïcos drainent les eaux des plaines du Cambodge oriental avant de pénétrer en Cochinchine où celui de l'est

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ï38 tE CAMBODGE des Cambodgiens(==: Kamban Go « la rive des boeufs »). Au sud de ce point, la plaine de Mytho-Gocong, cette étroite bande de terre qui sépare les deux systèmes fluviaux de la Cochinchine, parsemée de ~o ou plateaux sablonneux, est excessivement fertile en riz. Dès ï8

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ï~a hB CAMBODGE VjB~f LoB~r. – Vinh Long, au nord-ouest de Tra VInh et dans la même île, a conserve, tout au moins pour l'arroyo du chef-lieu, son vieux nom cambodgien, Long Hor « lenaulrage de l'astrologue )), qui est explique par une naïve légende. Dans le sud, Ta Ong est devenu le Tra Ong

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ïM M! CAMBODGE Lon~r .XuyeB. –Long Xuyen, l'arrondissement sulvantétait le Barach (== Paraj) des Cambodgiens qui y comptent encore plusieurs cantons ou villages. C'est un pays où la population, encore très clairsemée, pourrait devenir beaucoup plus dense; il est sillonné d'arroyos aux eaux

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dont le nom a disparu. En résumé, cet Ilot montagneux de BaThe, qui surgit au milieu des plames noyées, entre le neuve et le littoral, a révélé les vestiges incontestables de trois époques successives: de 1 âge de la pierre polie, du Cambodge primitif du vu" siècle et de lapériodcdcs grands monuments

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1~6 M CAMBODGE Il- 1- ~L. ~1'¡.1~J~ -lt-- gros de la population, ils occupent les bords des cours d'eau dans le reste de l'arrondissement qui s'étend sur les deux rives du grand neuve. 11 y existe même un village de Laoclens descendants d'anciens prisonniers de guerre. Les Cambodgiens appellent

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cocinnchinois, était aussi, avant la conquête française, le chef-lieu de la province annamite du même nom qui occupait tout le littoral du golfe de Siam jusqu'à Camau. (( La province, dit un auteur Indigène, faisait partie dans 1 origine du territoire de Chanlap (Cambodge) on la nommait vulgairement Man

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. .Aspect jénéra~. –AuxproYmcescôtIères du Cambodge, Peam, Kampot et Kampong Som il convient de joindre Bantéay Méas, rarrière-terre de Péam qui envoie aussi toutes ses eaux directement à l'Océan. Mais la province voisine, celle de Treâng, les verse presque entièrement au Grand Fleuve. A Kampot, c'est

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par croisement leurs races domestiques. Contrée pauvre, éloignée de toutes les voies de communication qui permettraient d'exploiter ses belles forèts, elle produit pourtant du riz, des torches, des nattes, des résines forestières, de la gomme laque et surtout cette belle gommc-gutte du Cambodge dont l'impôt

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McÔ'fKËTTMBA.XC t~t 1 dcsM'ts de la ligne do partage des eaux, ne paraisscut pM avoir jaM~pfM UM part active a fa vie sociule et pQlitiqucdu Cambodge. L'unique et. !fM gnifiante ruine du pays appelée. ~a 7~M~, se rencontre prc~ de la t'eaidenee actuelle dugouverueur, Src Ambel « le~ salinc

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et rixicres inondces (Photographie do M. ~.traut,). montagnes dont quelques-unes sont les plus hautes du Cambodge. D'autres sont ira versées par la route conduisant à Phnom Penh, en un dénie appelé Dhvar « la porte )), long d'un quart de lieue, encaissé entre tes monts, sonvent large de trente mètres au plus

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LA CÔTE ET TMEAKO t5.3 phérie, au pied des monts, sous les fourres de lianes et de bambous sauvages. En son milieu où elle est cultivée en superbes rizières, les ~ora~Ms dressent de tous côtés leur panache de palmes, ainsi que les aréquiers qui croissent si dimcilement dans l'intérieur du Cambodge

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l5/t LE CAMBODGE « têtebaissée ))). est ungros bloc de calcaire près du village de « la tête de lUunocéros )), à moins de deux lieues à l'est de la ville de Kâmpot, au milieu de belles rizières. La colline, presque entièrement creusée en grottes naturelles où le guano de chauve-souris est exploité

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l56 LE CAMBODGE Ifou&éa Preah. La stéJ!e. – A l'extrémité septentrionale du massif, Kouhéa Pt'ealt==Guha Bra/ « la grotte du dieu », s'ouvre a une t) en taine de mètres de hauteur, sur le flanc du mont, dominant directement la brècltc que le torrent a dû se tailler dans la chame. On y accède

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, dont le nom rappelle celui de la divinité de cette inscription, sont des dieux lares invoqués dans tout le Cambodge en cas de maladie par exemple mais les Dcbrak (de devaraksa), sorte de divinités sylvestres qui résident de préférence sur les grands arbres, s'en rap- procheraient encore davantage. Vat

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une division territoriale de premier ordre où les rois du Cambodge ont même tenu leur cour à une époque non déterminée d'après les traditions populaires qui ne sont pas sans fondements réels. Actuellement, malgré l'amputation de tout le Treang méridional Incorporé par les Annamites dans la prôyinco

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163 LE CAMBODGE emplacement paraît dépendre un grand bassin situé à 1800 mètres de là, dans la plaine basse et qu'on appelle « le lac à pagayer ». En outre, près de Vat Loeu existaient, il n'y a pas très longtemps, trois stèles à inscriptions, disent les indigènes une de ces stèles aurait été

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l68 11 LE CAMBODGE douze dernières lignes, le travail du lapicide devient si détestable que tout e cette partie, qui seraitlaplusintéressante, est apeuprèsindéchitFrable. Ilh'en est pas de même du commencement, surtout de la partie sanscrite qui est soignée. L'inscription n'estpas datée mais son

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du Cambodge. Le pays de Bâti serait même longtemps resté, selon certaines traditions, l'un des derniers abris de la religion brahmanique. Les habitants, chez qui ne manquent pas les types bruns, tirant sur le noir, secs, aux traits dénotant une origine indienne moins métissée de Chinois que dans

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ï7~ LE CAMBODGE caution d'attacher les oreilles de la bête ramenées en arrière: leur extrémité indiquant ainsi exactement l'endroit où il faut irapper. Toute l'assistance pousse à trois reprises son hou de guerre et de triomphe. La pêche commence dès le lendemain et elle dure trois mois. Au début

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1~6 M! CAMBODGE Ta Prohm. A une centaine de mètres a l'Ouest de Yéaï Pou et de l'autre côte de la Vat Bâti, le temple de Ta Prohm == Ta Brahm «, l'ancêtre Brahma )), beaucoup plus important, est caché, en retrait dans les bois, envahi par la végétation et infesté de chauves-souris. Certains indices

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ï8û LE CAMBODGE Vat Bati. –II n'y a aucune inscription, ni a Yéai Pou, m a Ta Prohm. Entre ces deux monuments la boiizerie actuelle, Vat ~a t, qu'on appelle aussi Vat Ta Va, en possède une, mais moderne et ne se rapportant nullement aux anciens temples. Elle compte vingt-trois lignes gravées sur

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t8a LE CAMBODGE est probablement construit sur l'emplacement d'un temple ancien le mur de soutènement de sa terrasse contenant nombre de beaux blocs travaillés de basalte noirâtre. Dans la BraA Viharune stèle plate de même nature porte sur une de ses faces une inscription de dix-neuf lignes

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l84 LE CAMBODGE En résume, les tours actuelles de ]\éang KJiman furent problablement édiuées avant le milieu de notre x" siècle, sur l'emplacement d'un temple qui remontait a plusieurs siècles en arrière. Quoique leurs deux inscriptions sanscrites semblent être vishnouïtcs, le nom donné h ces tours

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jg6 LE CAMBODGE L~ .1", a. ;E.n ru,.u;r\.11"10 'r\n'" £u'ÚnÓ, "1"\001' ;JC!iO Il hauts de trois mètres environ sont coupés par des escaliers. H n'y à pas de statuedansleKhsinThmal. De cet édicule part, bien dégagé et construit tout en limonite, l'escalier qui monte le flanc de la colline

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188 LE CAMBODGE struits en briques, sont disposes autour d'un sanctuaire central que quatre de ces édicules flanquent symétriquement. En avant les deux plus importants sont tournés à l'ouest et ont une porte sculptée où quelques marches donnent accès aune première pièce éclairéepardeux petites

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dans cette province de Prêt Krcbas où fut élevée une des plus anciennes capitales du Cambodge. CjhaJNnOBï. – Non loin de la limite de Bâti, entre la lagune appelée Cheal Méas = Jâl mas « le Panier d or » et Pbkeam, dans le village actuel de Chamnom =: Ca/Kno/M, s'élevait sans doute un ancien temple

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la capitale du Cambodge il corrige ainsi les dates données, soit par les Annales siamoises (i583), soit par la Chronique ofuciellc du Cambodge (i5o3). Toutes ces chroniques ou annales ne sont que d'une exactitude approximative elles n'ont été compilées et rédigées que vers lafm du siècle dernier. Selon

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que de très rares documents épigraphiques. ~B~Aor~aure~. – Dans cette province de Préi Krebas, ou s'est maintenu le souvenir confus du séjour des rois cambodgiens et même des rois tchames quiont pu les précéder, s'est élevée jadis en cnet l'une des plus vieilles capitales du Cambodge. De nombreuses

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vers le nord où elle se reliait Ncllentënt par I~ voie de terre aux plateaux de Bâti et du Cambodge méridional. `. – 1~ Le cours d'eau, large a cet endroit de quatre-vingts a cent mètres, snmsamment profond pour donner accès en tout temps à nos canonnières et se gonflant encore de trois ou quatre

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300 LE CAMBODGE trois a quatre mètres de côté, entourée d'un double mur et construite en pierres spongieuses comme la lirironite mais d'origine volcanique; un couloir permettait la circulation entre les deux murs qui étaient percés d'une porte et de plusieurs petites fenêtres. Près de ce sanctuaire

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, la seule qu'on rencontre dans cette petite province de Prél Krebas, avec l'une des plus anciennes capitales du Cambodge. L'Identincation est mise hors de doute, parfaitement précisée, avons-nous dit, par l'indication si nette que donne une inscription khmère de Bantéai Préau, district de Soay Chek

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aoa LE CAMBODGE Chrél, == Jr~t « un figuier » de l'Angkor baurei actuelle. Cette stèle porte sur une de ses faces une inscription khmère de vingt-six lignes, très mal écrite et disant que a~aï ans mois jours après l'entrée du Bouddha au Nirvana (date de l'ère religieuse donnée ici en langue pâlie

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30~ LE CAMBODGE iertitë quiestappetée ((i'îtc de l'eau tourbillonnante ». Saang offre toutes les cultures des provinces voisines et l'emporte même par son bétel et ses FtG. 3~. S. M. Xorodom roi du Camhodgo (photographie Gsell). cannes à sucre dont la culture est intensive et soignée. Ses a8i8

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général qui battit les Siamois a un village des en virons déjà cités, celui de Siem Réap avant d'être battu lui-même par Bana Itoia, le libérateur de la nation siamoise. Les légendes locales attribuent a Vat Preat Tbéat une antiquité des plus reculées entre tous les monuments du Cambodge. Toujours est

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310 LE CAMBODGE productive en laque végétale, résines et huiles de bols, cette province, autrefois plus étendue, comprenait aussi le territoire de Krang Samre qui fut détache vers t85o par le roi Aug Duong pour en faire une province séparée dont nous parlerons plus loin. Phnom Sruoeh compte encore

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316 LE CAMBODGE drent une figurine en relief haute de dix-neuf centimètres représentant un dieu ou un anachorète assis. Une des petites faces porte une inscription khmère de quarante-cinq lignes. La dernière face est vide. L'écriture de l'inscription sanscrite est carrée, fine, le travail délicat

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de nos connaissances, il est prudent de ne pas identincr la ville de Dviradapura, on même la région du Dviradades'a, avec la viHc ou le paysdcLovêk la stèle ayant pu être apportée dans cette localité, alors qu'elle était la capitale du Cambodge, au \vi' siècle.

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3t8 M CAMBODGE ) Les quarante-cinq lignes très comtes écrites en langue khmèrc sur la troisième iacc de cette stèle contiennent l'énumération des présents que fait sans doute Sankarapandita dont le nom se lit a la première ligne qui est mutilée présents de feuilles d'or pour recouvrir les jambes

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royales, sont d'autres villages de Pinbalu. Cette province onre, sur la rive méridionale du fleuve, une suite presque ininterrompue de jardins, de villages où fut longtemps le siège de la mission catholique du Cambodge, alors que le roi résidait à Oudong. Cette mission suivit la Cour à Phnom Penh

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. Oud!pB~. – Dans la partie orientale de Samrong Tong, à six kilomètres du neuve, au centre d'une vaste plaine do rizières, sont les restes d'Oudong la victorieuse, uttam manjai, la dernière capitale avant Phnom Penh. Mais déjà antérieurement elle avait reçu a diverses reprises les rois du Cambodge

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aaa m CAMBODGE époque niais ils ont dû être apportés de loin, ou plus vraisemblablement ils ont été pris à un monument démoli qui aurait précédé sur cette colline toutescesconstructionsinformes. Phnom Preah. Vers l'ouest d'Oudong, une autre colline de cette province de Samrong Tong appelée Phnom

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/a~'a « la région des éléphants », écrite par S'ailkarapandita à la fin du x" siècle s'aka et actuellement à Phnom Penh, y aurait été apportée de Lovêk. Cette partie du Cambodge qui comprend Lovêk, Oudong et Phnom Penh, située là où les eaux du neuve et du Lac se rencontrent, fut sans doute l'un des plus anciens

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aSit LE CAMBODGE et sud en formant avec l'unique levée de l'est un rectangle intérieur qui mesurait plus de deux mille mètres sur ses grands côtés. Ce rempart intérieur était percé de trois portes sur sa iace ouest, la seule qui communiquait avec la campagne. L'enceinte était donc triple de ce côté

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aa(! 1.Ë CAMBODGE boue))ouVealPhok, produit du vernis végétal dans sa partie haute, du rix dans la région intermédiaire, tandis que la pêche et les salaisons de poisson sont très actives sur le littoral où la population de la province, qui passe pour laborieuse, récolte aussi le riz d'Inondation

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'~a8 M CAMBODGE nguration hydrographique explique pourquoi tous les torrents intermédiaires au sud du Lac et de son fleuve ne sont ni importants ni navigables. A l'ouest de la rivière de Poursat, un autre cours d'eau forme la irontière, depuis sa source jusqu'à son embouchure, entre cette province

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a3t) t.t! CAMBODGE règne de Rajendravarman. Au surplus l'inscription de Kampêng, quoique complètement écrite en sanscrit, débute par une date en chiffres, 8y3 s'aka --= 95ï A. D. Rajendravarman régnant. Ce document est s'ivaïte. On a encore signalé les ruines d'une tour sans importance à Bantéai

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au point de vue architectural, pas même de ces tours en briques si communes dans tout l'ancien Cambodge. Si on se dirige vers 1 est en partant du Phum Thomméa Dechou (le Hhum, le terrain, le hameau du Dhamma Tejo, du gouverneur), misérable réunion de huttes, au nord et au pied des dernières pentes

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a3~ M! CAMBODGE appelée Prëah Vihëar Thom == BrahVIhar dham, « te grand temple sacré » qui est habitée par quelques bonzes et où se trouve une inscription ancienne de dix-huit lignes tellement enacée qu'a peine peut-on dire qu'eue était écrite en sanscrit. Uneautre inscription, contemporainccelle

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3~6 LE CAMBODGE d'abord près d'une autre statuette a quelque distance eh plan'e et qui représente un génie secondaire appelé Tongskor (== Dan sgar « drapeau et tambour »); c'est le ministre de la Dame, chargé ainsi que d'autres serviteurs de lui annoncer les offrandes. Le cortège s'approche

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a38 LE CAMBODGE Mais il est peu probable que l'inscription khmSre tracée sur l'autre face de cette stèle soit de la même époque. Bergaigne, il est vrai, fait remarquer avec raison que l'écriture de cette stèle est très diQerente de celle des autres monuments de l'époque (des fils de Yas'ovarmanqur

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a~2 tË CAMBODGE femme, fait l'abandon de tout son bien, tel qu'il l'ayait hérité de S'ivadatia. La donation est de l'an 55ï s'aka==6a() A. D. Cette partie de l'inscription est donc très probablement du règne d'ts'anavarman, mais le roi n'y est pas nomme. Le texte kbmer qui suit pourra seul établir

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que l'on rencontre dans d'autres inscriptions de l'époque et également du sud du Cambodge, paraît être tchame, selon une remarque déjà faite a diverses reprises. La seconde stèle de cette inscription compte vingt lignes entièrement écrites en sanscrit. D'après M. Barth, les six premières strophes sont

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3~4 LE CAMBODGE SIf~hadatta, médecin de Jayavarman et gouverneur d'A~hyupura, en l'an 58 ) s'aka(== 667 A. D.), date présentée avec un grand luxe d'indications astrologiques. Exprimée en caractères symboliques, elle fournit un des premiers, sinon le premier exemple de l'emploi épigraphique

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3~6 îjE CAMBODGE t)*f~mr~n tiim et~t~ ~~in~ ht'n~ enr tin~ e~?tf f~ a~e ~tn~c trouvée une stèle plate gravée sur une seule de ses thces d'une inscription de douze plus sept lignes séparées par un intervalle, dix-neuf lignes au total. La pierre a été brisée en plusieurs endroits et de plus

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a48 t.E CAMBODGE vaste citadelle de ibrmepcu reconnaissable en ce pays trop exposé maintenant à l'inondation. C'est probablement l'emplacement de l'une des anciennes villes de cette partie du Cambodge. Me Chong. Le petit district de Me Chong, à l'est de Koh dont le sépare l'arroyo qui descend

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MA t'UKOM a~ la huitième strophe, fait supposer que l'inscription est bouddhique, 11 est regrettable que le texte ne soit pas plus explicite à cet égard; car ce serait là, jusqu'à présent du moins, lamention la plus ancienne du bouddhisme au Cambodge. L'acte qui cet fait au nom du roi est du règne

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â5o LE CAMBODGE de la précédente, dans ce même district de Me Chong, n'oure rien de remarquable si ce n'est une des stèles digraphiques du roi Yas'ovarman qui git là brisée en plusieurs fragments. Sa trente-sixième strophe à peu près complète sur une des faces indique ici que la donation était

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203 LE CAMBODGE en rizières, palmiers à sucre, résines et huiles de bois. Ses 3,i35 inscrits obéissent à l'Qkna LïCakrI, c'est-à-dire « porteur ducakri)), titre qui est expliqué par une légende racontant qu'un gouverneur de cette province emporta autrefois du champ de bataille un ministre chakrei

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, paraît-i), l'un des foyers de la civilisation brahmanique au Cambodge. On y trouve aussi des descendants des Stac magh ou rois du mois de Magha. dont l'un porte les titres significatifs de Anak !!rah Pad vausa ïsur (( 1 homme aux pieds sacrés, seigneur de ta tamH!c )). ~'tAorSdam. – Sithor Sdam

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9&8 LE CAMBODGE signe mystique Om, comprend une liste nominative de plus de quatre-vingts va ou esclaves mates et ku ou femmes, aux noms tantôt indigènes, tantôt sanscrits, Urvvas'i par exemple qui est sanscrit. Le nom de S'rl S'alagramasvamî qui se trouve en tête suivi immédiatement d'une lacune

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intégrale sera utile pour donner ici des notions précises sur cet ancien bouddhisme du Cambodge que nous avons eu ou que nous aurons si h'équemment l'occasion de mentionner dans cet ouvrage. Quoique cette inscription ne soit pas datée, son érection peut être nxée approximativement entre les années

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soit dogmatiques, soit littéraires, qui sont rares a rencontrer dans des monuments de ce genre, cette inscription est pour l'histoire du bouddhisme au Cambodge un document du premier ordre. « Exilée depuis longtemps de son berceau, ajoute M. Séhart, la religion de S'akyamouni. on s'en souvient, ne s'est

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36~ ~ELCA~BQPHE' ,~r _1- nl. -t ,]Ã.Jn.("1n:v/I:j.flNh.n:n rm. u l'Indo-Chine et spécialement au Cambodge que notre morceau nous fournit d'abord des indications curieuses. Elles ont d'autant plus de prix que, à ce sujet, le conflit est plus vif entre deux traditions d'origine toute dinérente

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LES PROVtNCES DU TONJj~ TAUCH 365 En attendant, une première question se pose pour nous quel est le bouddhisme.etdequelleQl'igine, que nous trouvons établi dans le Cambodge aux" siècle P Un fait nous frappe d'abord: sa langue est non point le pâli des bouddhistes de C.eylan, mais un sanscrit

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366 LE CAMBODGE à l'activité méritoire préconisée par la doctrine primitive. Plusieurs passages reflètent les idées les plus avancées de la secte mystique qui, à force d'idéalisme, ne voit plus en tout que le vide et, partie d'une doctrine purement morale et pratique, aboutit finalement

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a68 LE CAMBODGE purohita est le prêtre brahmanique de la maison du roi. Va-t-on supprimer son omce? En aucune façon; mais ses attributions seront modulées. H sera « versé dans la connaissance des lettres et des rites bouddhiques)); il en pratiquera les prescriptions, il baignera aux jours de fête

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a~O LE CAMBODGE appelé assez justement le Constantin du bouddhisme, de celui qu'il s'efforçait de répandre jusque chez les Grecs, dans les Etats des Antiochus, des Ptolémée, avec lesquels ses inscriptions témoignent qu'il s'était mis en rapport. Et cependant il est impossible de n'être pas frappé

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a~a fjE CAMBODGE Nokor T*rét. A une demi-lieue au nord du précédent village, près du Phûm Kok, hameau habité par des serfs royaux, est la Vat Nokor Trét=Vat Nagar Drét « pagode de la capitale penchée » construite sur l'emplacement d'un ancien petit temple dont les matériaux, briques et blocs

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3~8 LK CAMBODGE géurs qui chantaient chez eux par oubli, bravade ou légèreté, le poème si populaire de Téau Ek. Aujourd'hui ils baissent la tête. Ce poème dont notre traduction a été publiée a peu près in e~e/MO par M. Delaporte (dans son t~oya~e au Cctm6o~e, p. 118 et suivantes) est plutôt

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s8o LE CAMBODGE Aujourd'hui les Cambodgiens visitant ce pays ou bien y accompagnant un Européen parlent de ces laits a voix basse, montrent discrètement l'emplacement du Phum « terrain » de l'Arjun, abandonné depuis cette époque, et situé à quelques cents mètres au sud de Prahéar Antim, du village

p.282 (1)
a8a LE CAMBODGE leur commencement et leur fin étant usés. L'écriture, mal tracée, appartient au vi° siècle s'aka. Dans ce texte si endommagé on ne peut reconnaître qu'une liste d'esclaves sacrés, va et ku. Tuoi CAare~c. -–Le Phûm Krang lui-même est souvent appelé Phûm Tuol Charek Bliûrn~dual carik

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Tadin « rive en travers », un nom de lieu. Donc on rencontrait déjà des Annamites au Cambodge en ce x° siècle de notre ère, alors que leur nation, encore confinée au Tonquin, s'auranchissait à peine de la domination chinoise. La déesse du temple de Phum Mien était incontestablement Bhagavati c est

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~8/) Ï.E CAMBODGE lèvement volcanique voisin. 11 passe près du village du même nom, au milieu de son cours, et près du temple antique, à deux mille cinq cents mètres plus bas. Du village, en allant a l'ouest sur la terre noire et grasse de cette région, on atteint au bout de huit cents mètres

p.288 (1)
288 LE CAMBODGE gulaires de terre mesurant quatre cents mètres est-ouest et cent mètres dans l'autre direction. C'est le Bantéai Kedol des indigènes actuels. A plusieurs kilomètres à l'est de cette enceinte, l'un des bouquets de bois qui parsèment ce haut plateau porte le nom de Prél Chong Angkrong

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, « la forteresse de la forêt du royaume )). située au milieu des plaines de ce haut plateau de Thbaung khmum. La vaste étendue et aussi le nom de cette enceinte semblent indiquer qu'on se trouve ici en présence de l'une des capitales primitives du Cambodge. Les remparts, dont le (racé est a peu près carré

p.292 (1)
que le dieu Campes'vara (Seigneur du Campa, l'un des dieux populaires du Cambodge, krisna probablement) devait aussi être érigé et que divers objets du culte lui étaient consacrés d'après l'ordre royal, Le Chlou Prana donne~au dieu « qui est Visnu )), pour les secondes quinzaines du mois, des esclaves

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de la terre, riz, pois, sésame, etc., entre les dinérents chefs d'esclaves. Ces remarquables inscriptions vishnouïtes méritent quelques observations. Nous verrons qu'elles appartiennent à une époque qui fut peut-être la plus glorieuse de 1 histoire du Cambodge mais qui n a laissé que de très rares textes

p.294 (1)
: ()4 LECAMBOGE dtndravarman, vers 800 s'aka. Au surplus, le roi du Cambodge en 844 ne s'appelait pas Jayavarman mais Is'anavarman. La dernière date doit donc être écartée. Le roi Jayavarman 11 régnait aux deux autres dates, il est vrai mais il est difucite d'admettre que Prithivindravarman qui dut

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des premiers rapides que l'on a a franchir en remontant le Mékhong, la dernière province du Cambodge actuel dans cette direction, est très remarquable au point de vue de 1 histoire du passe de ce pays. Actuellement elle s'étend au loin sur les deux rives et elle embrasse plusieurs îles boisées, a peu près

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~o6 U! CAMBODGE pas donné des résultats absolument satisfaisants, ne permettent pas de se prononcer sur l'état exact de conservation de ces documents et augmentent sensiblement les dimcultés de la lecture'. La première inscription, qui compte quatre lignes et qui paraît être en mauvais état, est

p.308 (1)
~08 LE CAMBODGE surveillance de la famille de l'auteur de l'inscription (de Dirgha Itor) et employés au service du culte qui avait lieu à ces portes monumentales ou édiculesfunèbres. Le Chlou S'rï Nivasana, gendre du Kamsten S'rï Anantyas'Iva, laissa aussi au dieu des sommes d'argent, des esclaves

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~a9 -q U! CAMBODGE 'J. 1. '1 briques qui ont été ainsi moulées et cultes. Sur tes linteaux des portes de ces deux tours sont sculptés Garouda et le dieu monté sur l'éléphant. La troisième tour était sans doute réservée au culte de S'iva son linteau représente une déesse assise enfonçant ses mains

p.323 (1)
les provinces de Chccung Prél et d'Anlong Réach de celles de Barày et de Kampong Long. C'est donc dans les grands bois, à moins d'une lieue au-dessous des sources que sont situés les remparts d'une ancienne ville du Cambodge, fortes levées en terre dont le tracé, sorte de trapèze, est allongé

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== (juk, que nous retrouvons fréquemment dans les noms de ruines du Cambodge peut signifier ((fbur,Ibsse, cellule, prison, édicule, galerie, tour. » KukTauch ((les petites galeries entièrement construites en limonite, constituent un petit monument aux dispositions tellement singulières qu'on peut

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carrées, une autre plate; mais toutes ces stèles restées nues attendirent vainement les coups de ciseaux des lapicides. Nombre de statues ont déjà été enlevées de ce lieu par ordre des rois modernes du Cambodge désireux de décorer leurs capitales. Nous même, nous y avons pris en 1880 un Brahma

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3a8 M CAMBODGE En ()a4 s'aka (== tooa AD.) un seigneur du nom de Sri Prathivindrapandita (sic), du pays de Ramani, consacre le Sri Hhadres'varasrama que Sa Majesté Suryavarman fait édifier pour les dieux de Lingapura et de Lingasodhana. Il leur affecte des redevances en sésame, Imricots, choux etc

p.330 (1)
330 LE CAMBODGE « étang des poules envolées)), prétend que toute une population y l'ut engloutie corps et biens la terre s'étant subitement aSaissée une nuit à la suite d'un inceste royal; les poules seules s'envolèrent. Dans sa partie méridionale dont les rives sont moins élevées, entre Péam

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3~3 LM CAMBODGE encore de quatre cinq, courait sur toute ta face occidentale du terrassement central. Le sanctuaire, moins ruine quele reste, était une tour massive et lourde d'aspect, construite en forts blocs degrés d'un grain très dur, large de six ù huit mètres, encore haute d'autant, malgré

p.334 (1)
3~4 T.E CAMBODGE Nokor « pagode de la capitale )), ce qui semblerait indiquer que des souverains cambodgiens résidèrent dans le voisinage de ces ruines où on ne signale pourtant aucune trace de forteresse. Ce monument très connu, déjà étudié par de Lagrée et par Moura, est situé à trois kilomètres

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~6 LE CAMBODGE femmes en demi-relief, nues jusqu'à la ceinture, la tête chargée d'une riche coiffure et tenant à la main une fleur de nénuphar. Le reste du mur est coltvert d'arabesques et de rosaces sculptées aune faible protondeur. De chacune des faces de cette masse carrée et voûtée se détache

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quelques connaissances de la langue religieuse du Cambodge actuel. La grande face contient l'invocation bouddhique d'un personnage qui se nomme SInYasaSugandhapada, fils d'un roi défuntpeut-être, leMaha Parama Nirvanapada. M fait avec sa femme diverses fondations et œuvres pies: il demande les vertus

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princes et qui, étant devenu le seigneur d'une localité appelée Ugrapura, érigea un S'ivalinga adoré sous le vocable de Bhadres'vara. Cette inscription sanscrite, l'une des plus anciennes que nous connaissions au Cambodge, est remarquable par les formes archaïques de son écriture

p.348 (1)
3~8 LM CAMBODGE fut investi de cette dignité le jeudi sixième jour de la première quinzaine de Pus (janvier) année Masan « du serpent » troisième de la décade. Le mardi, troisième jour de la première quinzaine de Magh (février) de cette année Masan il vint gouverner ce pays de GokSeA (prononcé Kouk

p.350 (1)
~50 LE CAMBODGE sance, sa science, ses perfections. Les trois royaumes jouirent de la tranquillité la plus complète et ce roi puissant que la victoire avait favorisé régna paisiblement sur les Kambujas. « Le mardi troisième jour de la lune croissante de Phalgun de l'année Vak (du singe) neuvième

p.352 (1)
35a LE CAMBODGE cription de Pt'asat Ta Hem document qui appartient probablement (de même que cette stèle d'Angkor Vatdont la date n'a pu être donnée par les t)'a- Ftc. 6/4. – Statues J.' lions. Photographie do M. Fourno'eau, a gauche. ducteurs) a cette époque de décadence h-es accentuce des xn

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considérable de coquillages et ses habitants qui vivent de pêche font cuire la chaux de ces coquilles qui est très estimée comme ingrédient a ajouter aux chiques de feuilles de bétel. C'est aussi la station lacustre la mieux comme, la plus célèbre de tout le Cambodge les habitants étant ù même de collectionner

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358 LM CAMBODGE bancs de coquilles sont mêles de nombreux ossements humains, provenant sans doute des individus qui se noyèrent ou moururent par accident pendant de longues périodes séculaires ils sont aussi mêles d'objets en cuivre, en bronze, en os ou en bois de cerfs pointes, hameçons, anneaux

p.361 (1)
!!e tour de Has''ci "' 'st pas abandonnée fait assez rare parmi ces ruines du Cambodge! Sa porte est tenue fermée a laide du n cadenas. Les populations des villages voisins ont coutume d ouvrir cette porte et dp M' réunir en ce lieu pour célébrer les fêtes du nouvel an; elles se bornent a répandre

p.363 (1)
ce terme, que les gens de la localité nrent en i'aveur du brahmane, de l'ascète qui nous y a laissé son nom. Les fondations de ce genre devaient être très usitées dans l'ancien Cambodge.

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, Prasat Preah Théat, Prasat Samlanh, Phûm Réach Sdach, Trepeang Prasat, Prasat Sên Chum. La stèle de Neak Ta Charek. Prasat Dâp, le pays, le monument. Le Pays. Kâmpong Soay == Kamban SySy « le quai des manguiers » est le nom donné à la plu.s vaste province du Cambodge actuel. Beaucoup plus étendue

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et la province siamoise de Melou Prêt A partir de ce confluent c'est le Son lui-même qui limite les deux royaumes de Siam et de Cambodge pendant une partie de son cours, en continuant à décrire une vaste courbe autour des contreforts du mont Thbêng pour prendre enfin sa dernière direction au sud-ouest

p.367 (1)
, des nattes et des éléphants )). selon leur genre d'occupation habituelle ou selon le tribut payé annuellement au roi de Cambodge. En quelques villages ils ont perdu leur langue et adopté l'usage du cambodgien. La province de Kampong Soay a pour gouverneur l'OkM Tejo (prononcé Déchou

p.368 (1)
~8 ï.R CAMBODGE 3" Srengé, Il l'ouest de Kampong Tliom. /t" Préi Kedei, petite province distincte, mais enclavée, au nord de Kampong Thom, sur les deux rives. 5° Prcah Roung. district aetncllement détache, dans l'est de ]a province. (!" Chh(rn Téal, au nord de Préi Kedcl et sur la rive gauche

p.370 (1)
du Cambodge, ers les xu' et xm" siècles. ICaAoh. – Lnc stèle plate a été trouvée dans les bois près du village de Kakoh qui est au pied de Phnom Santhuk. Cette pierre de arcs. au orain très tendre, a été extraite pcnt-êtrc de la colline même. Sur l'une de ses faces fut gravée une inscription qui est

p.373 (2)
h\)' )\t; S')\Y (") du Cambodge et que ce ne fut ()')'upn;si;)()cc:.t()(;nc(-f))n'tes f'hcfs provinciaux transférèrent leur res!(ience babitueiie a ttucfqocs lieues vers )f; .sud. .SreNtyé.– )Hmpo)'tcd 'noter ic district de Src))jLf (::=Srij)nf «rix sauvage », prononce Sr~K~~), parce (ju'on

p.376 (1)
5~6 t.K CAMBODGE Une de ce nom. la plus orientale du groupe, sont les ruines de trois petites tours en briques, construites sur une terrasse commune très basse dont le mur de revetementestonllmonite et qui est précédée d'une chaussée allant se perdre à douze cents mètres vers l'est, La « mare

p.377 (1)
par les « Kouys du 1er )), fondeurs et forgerons qui extrayent, à ciel ouvert, en des trous peu profonds, ce minerai en grains, le transportent à leurs villages près des cours d'eau, le fondent par des procédés curieux autant que primitifs, et approvisionnent tout le Cambodge de fer, de coutelas

p.386 (1)
386 M: CAMBODGE cinquante mètres, est-ouest, sur quarante-cinq, nord-sud, Une porte monumentale donne accès a une galerie d'axe dont il ne reste que les murs latéraux. Au delà, le sanctuaire, tour en assez bon état de conservation, était précédé d'une sorte de cour, ouverte à l'est et fermée sur

p.392 (1)
la maison royale du Cambodge et l'établissement de la « puri dece roi surle mont J~abendraqui est présenté comme un événement prodigieux )). L'inscription est brusquement interrompue après la quatorzième ligne, et toute la moitié inférieure de la face est restée en blanc. L'autre face de cette stèle

p.397 (2)
P)(pMO' )'RTKO)th)';)( ti .~j)~ Yîu'man. Des ornements sont placés sur les tours (prasada) et sur les pyramide (prangana au Cambodge ce terme désigne les pyramides de préf~rence aux cours et préaux). Passant sur d'autres répétitions, on peut signaler des dons faits au dieu S'rl Campcs'vara

p.402 (1)
~oa ).E CAMBODGE 'Í formées de blocs énormes qui sont polis sur leurs faces on contact mais presquebruts sur les ~ces exposées a l'air. Aux portes sont encastrés des parallélipipèdes de grès gigantesques et des frontons ayant plus de deux mètres d'épaisseur. Sur ces tours, le toit, s'il existait

p.404 (1)
~0~ M CAMBODGE tilée, la tête gît sur le sol, encadrée de grosses tresses de cheveux et coiffée du mukuta royal. Des Bouddhas de bois, tout vermoulus, semblent indiquer que l'édifice fut ultérieurement consacré au bouddhisme. Gette tour donne accès à une avenue longue d'une quarantaine de mètres

p.406 (2)
~0(! LE CAMBODGE nous avons rencontré des inscriptions groupées en trois endroits dlHeronts c'est-à-dire, en suivant un nouvel ordre, inverse du précédent: aux parois et aux piliers des deux portes monumentales de l'enceinte intérieure du temple principal; aux piliers du petit monument à l'est

p.412 (1)
, qui a reçu le nom d'un arbre assez commun au Cambodge, s'étend au nord de Lovéa Kassang, de Cbitn'êng, jusqu'au mont Kouten et même au nord de ce massif vers les régions désertes de Nokor Chum et de Hemovan. C'est un pays généralement aride, couvert de forêts clairières aux arbres grêles, parsemé

p.416 (1)
de la voûte sur ces pieds augustes les rend tout a (ait sanguinolents d'aspect et quand les vers y apparaissent, le royaume du Cambodge est sûrement menace de graves calamités. Sur une partie non rongée de la taec antérieure du chambrante de gauche FfG. y~. – Tour )e Pt'c.))i Theat. Dessin ot'i~ina) de M

p.418 (2)
4'8 t.E CAMBODGE a été creusé au nord-ouest et à proximité du lieu où sont actuellement les cases de Khvao. Ces ruines sont celles de Prasat Ta Ein, a une centaine de mètres a l'ouest et celles de Prasat Pram, à une centaine de mètres au sud de ce bassin. Ta IMn. – Prasat Ta Ein « la tour

p.420 (1)
qui ont pu contribuer à la ruine du document, l'inscription commencaitpar une date très précise et elle donnait encore au roi régnant le nom de Jayavh'avarman Or, en gay, Suryavarmani~ régnait depuis trois ans, maître unique et incontesté dit Cambodge, Ce texte connrme clairement l'hypothèse que nous avons

p.422 (2)
~aa ~ . LM CAMBODGE 11 n'est pas inutile d'ouvrir uneparenthèse avantdc continuer la traduction résumée de cette inscription. Sa seconde partie commence par le nom d'un roi (lui semble être Jayavarman, mais où la terminaison Varman, commune a tous les rois du Cambodge, est seule reconnaissable dans

p.426 (1)
~a6 LE CAMBODGE f « la grotte inférieure du Bouddha )), au pied de l'angle nord-est du massif, où vingt-huit adorateurs sont sculptes surlerocen deux lignes superposées et où gisent plusieurs statues de Bouddha; cette grotte « inférieure » est ainsi appelée afm de la distinguer de la supérieure

p.427 (1)
s'arrêtant sur cette inscription dans une note de sa CAro~o~:e de 'a~c eM Cambodge, a cru y lire « une stance en khmer composée de quatre padas qui présentent chacun la même succession de brèves et de longues '). Cette opinion est infirmée par la constatation dans ce texte d'un double usage graphique

p.428 (2)
par Francis Garnier qui dit ceci: « Au nord des Koulén, le plateau s'ondule légèrement; de nombreux ruisseaux coulant tous vers l'est le sillonnent; nous nous trouvions sur la lisière d'une épaisse foret, célèbre au Cambodge sous le nom de Prêt Saa « forêt magnifique. )) La route qui la traverse

p.438 (1)
~38 LMCAMUUM): dansant au milieu des rinceaux de tieurs. Malgré la finesse de ces détails, cet édifice important est Intérieur, au point de vue artistique, à la plupart des grands monuments du Cambodge. Son plan est largement conçu, mais aucun bâtiment n'est gigantesque. Les architectes eurent

p.444 (2)
4~4 ].t5CAMBO))(!)! selon toute vraisemblance du roi Rama coi sas « l'apostat » qui embrassa l'islamisme et qui était monté sur le trône du Cambodge cnï6~~ A. 1). H affecta au service de ce temple un chef, le Me Campan nommé Mas « or )) et 100 serfs sacrés placés sous ses ordres

p.447 (2)
. – PrasatTeâp Chei. Le groupe de Bêcg Meatëa, les constructions des abords, le grand temple. C'AjArêngr. – La dernière province du Cambodge actuel, celle de Ghtkrêng, s'étend entre le lac, Stoung, Khvao et la province siamoise de Siém Réàp. Nous savons qu'eUe fut détachée de Kampong Soay en 1860. De même

p.448 (1)
dont la plupart sont habitées par des Chinois qui concentrent entre leurs mains le faible commerce de larégion. La frontière. – Laû'ontière, entre Chikrêng et Siem Réap, c'est-àdire entre Siam et le Cambodge actuel, commence, au nord du grand lac, vers le i3" parallèle, en un lieu appelé « la rive de la faim

p.450 (1)
l'aspect saisissant des trois autres grands ponts du Cambodge: le Spéan Ta Ong sur la même rivière et dans cette même province de Chikrêng, le Spéan Tœup et le Spéau Srong cons- cette e ).nt1m~ province e. l, r(Jng, le peanJ.œup, e. ~e vpea n .n'ng eôns- '1. St.in~ Si-' ng. truits sur)e Sting Srêng.

p.453 (2)
: VatKhsach « pagode du sable » le dernier hameau du Cambodge; Spéan Chaap, pont ancien en blocs de limonite et à parapets de grès, long d'une trentaine de mètres, construit sur une dépression marécageuse où coule un petit ruisseau, l'une des sources de ce Prêk Kâmpong Cham qui marquera plus bas la frontière

p.454 (1)
4&4 LE CAMBODGE tuaire qui est aujourd'hui très ruiné, De nombreux morceaux de sculpture, remarquables par le fini de l'exécution, gisent à terre. Le motif le plus fréquemment figuré est celui d'un dieu dansant surun éléphant qui est vu tantôt de face, tantôt de profil, Le linteau merveilleusement

p.456 (1)
456 LE CAMBODGE Le Spéan Ta Ong était ilanqué de deux autres ponts moins importants, mais construits de même en blocs de limonite. A trois kilomètres vers l'est, le Spéang Koméng « pont des jeunes gens », long de vingt mètres, haut de quatre, avait été jeté sur un petit ruisseau auluent de gauclie

p.462 (1)
/t6' LE CAMBODGE breuses pierres qui semblent être sur deux rangées parallèles. Il n'y avait donc sur cette face de l'enceinte extérieure du monument de Bêng Méaléa ni fossé creusé, ni déblais disposés en levées de terre. II est à présumer qu'une étude attentive du terrain démontrerait

p.465 (1)
de nénuphar. Si de)ahre que soit aujourd'hui ce beau monument qui croûte de tous cotes, il atteste encore que l'art décoratif du Cambodge atteignit ici son plus haut degré do perfection. D autres grandes ruines présentent des masses de pierres équivalentes et même supérieures: mais par te style

p.466 (2)
/.G6 m CAMBODGE Il 1.1 1 Angkor Thom, il semble avoir été aménagé pour servir d'habitation. Ses galeries fermées, très hautes, dépourvues de sculptures al'intérieur, sont aussi spacieuses que pouvait le permettre le système employé pour la construction des voûtes cambodgiennes. La double galerie

p.467 (1)
TABLE DES GRAVURES DU TEXTE Fac-simite de j'inscription sanscrite de Badami.tnde. \!v Fac-shnitede l'inscription sanscrite d'AngGhuninik. (Cambodge. \v Ff(.LH);t.– Pirognedeco)])'scssurtei1enve.photograp)neGse)L a Ft(;.2.–Le Henvea Phnom Pentt. Radeau et ~onone du roi, photographie de M.Fourncreau.

p.468 (2)
~G8 TARLEDES(.)(AVtJ)U!S))UT)~m FtG.a!.–Prisonniersatachaine. "7 F)G. a/). – Le p.mt marieur du Sting Sreng, photographie Gseil. to~ FtG. a5.–Dragon en tête de batustrade. photographie de M. Fournereau. 117 Fic.aC.–Bouddttasnoncambodgiens. t3a Fie. ay. – Statue de l'ancien Cambodge. Le Bouddha sur

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