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'4OO MEMOIRE SUR LA LIBERTÉ

ment condamnable, c'est le Censeur seul qui
est coupable. Il y a un seul cas c'est à
l'Auteur qu'il faut s'en prendre, et non au
Censeur. •̃:̃•̃
C'est celui le Censeur a été trompé par
l'Auteur sans pouvoir l'éviter.

Ce cas n'est, que celui des satyres person-
nelles, de ces allusions, de ces portraits -e
sans nommer celui qu'on attaque, on le dé-
signe si bien, que cela devient une diffa-
mation publique.'

Le libelle diffamatoire est un délit grave
qui ne doit pas rester impuni j mais le Cen-
seur n'en doit pas répondre.

Il n'est pas possible à celui qui lit un ma-
nuscrit, de reconnaître l'intention maligne
'd'un Auteur satyrique, parce qu'aucun homme
ne peut savoir l'histoire de chaque individu r
ni ,les anecdotes de chaque société.

Cependant lorsque le livre est imprimé îa
satyre est bientôt aperçue par le public en-
tier parce que ceux qui sont instruits des
anecdotes en donnent la clef. *nt îii-struits
ànecdotes en donnent la clef.

S'il est évident que l'intention a été de dîfc
fàmer un Citoyen (ce que la -Justice rie rë-
garde jamais comme évident en Angleterre j
et ce qu'elle regardera quelquefois comme
évident en France) f l'Auteur qui a eu cette
intention
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