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ment condamnable, c'est le Censeur seul qui est coupable. Il y a un seul cas c'est à l'Auteur qu'il faut s'en prendre, et non au Censeur. •̃:̃•̃ C'est celui où le Censeur a été trompé par l'Auteur sans pouvoir l'éviter.

Ce cas n'est, que celui des satyres personnelles, de ces allusions, de ces portraits -e sans nommer celui qu'on attaque, on le désigne si bien, que cela devient une diffamation publique.'

Le libelle diffamatoire est un délit grave qui ne doit pas rester impuni j mais le Censeur n'en doit pas répondre.

Il n'est pas possible à celui qui lit un manuscrit, de reconnaître l'intention maligne 'd'un Auteur satyrique, parce qu'aucun homme ne peut savoir l'histoire de chaque individu r ni ,les anecdotes de chaque société.

Cependant lorsque le livre est imprimé îa satyre est bientôt aperçue par le public entier parce que ceux qui sont instruits des anecdotes en donnent la clef. *nt îii-struits ànecdotes en donnent la clef.

S'il est évident que l'intention a été de dîfc fàmer un Citoyen (ce que la -Justice rie rë- garde jamais comme évident en Angleterre j et ce qu'elle regardera quelquefois comme évident en France) f l'Auteur qui a eu cette intention

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