ED UCATlON. ~3 & parfait. C 3 1 L IL eft évident qu'une intelligence, qui a le pouvoir d'agir fur la matière & fur laquelle la mat'e a récipro- quement le pouvoir d'agir, conftitue notre nature il eft conféquent que notre nature fera plus parfaite fi c'eft l'intelligence qui domine & qui agit en fupériorité & fi notre intelligence ne cede à la matière que lors que l'orga- nimtion & l'économie de la machine l'exigent. Voilà raccord parfait & il faut conclure que c'cit l'état naturel où Dieu créa l'homme. Car n'eft-il pas plus raifonnable de penfer que Dieu a donné à l'homme l'intelligence pour réduire les fenfations de fon corps que de penfer qu'il ait donné le corps à l'homme pour affaiblir les fondions de fon intelligence. L'HoMME eft donc forti des mains de fon créateur dans l'état de perfec- tion, dont .a nature humaine eft fuf- ceptible dire le contraire, c'eft re- jetter Fidée d'un Dieu infiniment bon c- –~r'~ ~< T