EDUCATION. 2~ B en- un marchand d'images n'avoit pas peur des cloporte~ des hannetons & des perce oreilles. Pour me rendre inébranlable à l'a(pe& des pattes d'a- raignées, il en apportait par poi- gnées fur 'mon berceau. Je jouais avec elles, comme le jeune Hercule avec les ferpents. Il eft eCëndel~ difait mon précepteur, qu'un enfant n'ait point peur des pattes d'araignées; c'eit un défaut d'éducation dans les belles Dames de Paris que leur aver- fion conftante pour les vieillards, les ours & les araignées. Pour feconder les leçons de mon Grand-père, ces infec- tes venaient ourdir leurs toiles autour des dentelles de mon béguin. M ON Grand-père était fort laid y Fâge avait encore ajouté à la Nature. Pour m'apprivoifer avec les manques, il pi'of&ait trente fois le jour fa face monfb'ueufë. Je me fis infenfiblement à la laideur de mon Grand-père, je le trouvai beau comme un Ange. Cet n