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Titre : Le Navire d'argent : revue mensuelle de littérature et de culture générale / directrice Adrienne Monnier ; secrétaire de la rédaction Jean Prévost

Éditeur : La Maison des amis des livres (Paris)

Date d'édition : 1925-06-01

Contributeur : Monnier, Adrienne (1892-1955). Directeur de publication

Contributeur : Prévost, Jean (1901-1944). Rédacteur

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 925

Description : 1925/06/01 (A1,N1)-1925/09 (A1,N4).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k81787p

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-23525

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34443771m

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34443771m/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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sacrée au travail, à cet art minutieux de la gravure qu'il exécutait sans défaut. Les obscurités qu'on rencontre à chaque pas dans les Livres Prophétiques tenaient à l'imperfection de l'instrument par lequel il devait traduire ce qu'il sentait. Le langage humain est impuissant à exprimer le surnaturel. Les mots manquent pour revêtir d'une forme perceptible, les intuitions elles-mêmes confuses et obscures. La peinture ne lui fournissait aussi qu'un outil incomplet dont il se servit cependant avec un art merveilleux pour reproduire, dans les aquarelles de la Divine Comédie en particulier, les passages mystiques du poète italien. En même temps d'ailleurs qu'il dessinait les têtes visionnaires, il gravait sur bois les « Pastorales » de Philips. Ce furent les seules xylographies qu'il exécuta. Il revient plus volontiers au burin, que sa main était depuis longtemps habituée à manier, et dans lequel il trouvait plus de liberté et d'expression. Il semble d'ailleurs qu'à partir de cette époque le peintre l'emporte sur le poète et trouve dans la synthèse des lignes un moyen d'expression plus bref, plus complet que celui, insuffisant, équivoque, obscur, fourni par les mots. Blake lit le Livre de Job et il s'exalte sur l'œuvre puissante de cet esprit prophétique si proche du sien. La véhémence passionnée du texte biblique l'inspire et il décide en 1822 d'illustrer ce livre. Il exécute 22 aquarelles dans lesquelles le rythme grandiose se traduit en formes concentrées, tourmentées, pleines d'une signification profonde. Il y a plus ici que la simple illustration d'un texte. Les aquarelles de Blake ont la force d'un commentaire d'un second texte juxtaposé au premier, mais plus bref, plus total.

Linnel voyant la curiosité que ce travail avait éveillée chez lui, lui fait connaître un autre livre qui devait susciter chez l'artiste un prodigieux intérêt. C'était la « Divine Comédie ». Blake, mécontent de la traduction qu'on lui présente et qui ne révèle pas suffisamment l'esprit de Dante, décide de lire le poème en italien. Il apprend cette langue à 57 ans, malade et affaibli, et quelques semaines après ses premières