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Titre : Le Navire d'argent : revue mensuelle de littérature et de culture générale / directrice Adrienne Monnier ; secrétaire de la rédaction Jean Prévost

Éditeur : La Maison des amis des livres (Paris)

Date d'édition : 1925-06-01

Contributeur : Monnier, Adrienne (1892-1955). Directeur de publication

Contributeur : Prévost, Jean (1901-1944). Rédacteur

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 925

Description : 1925/06/01 (A1,N1)-1925/09 (A1,N4).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k81787p

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-23525

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34443771m

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34443771m/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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ESQUISSES POUR LA GALERIE ROYALE Obviously dedicated to V. L.

LE COMTE DE FONTARABIE.

Il conserve l'âme et le geste d'un page, bien qu'ayant dépassé de deux lustres la seizième année, dont le sang n'a point ralenti dans ses veines. Inconstant et loyal, il ne saurait tromper puisqu'il n'annonce pas la fidélité, i

Il fut, entre le'Roi et Monsieur, le seul sujet de rivalité qui s'éleva jamais. Car chacun le voulait pour son service, et le frère de Sa Majesté ayant usé, pour le garder, d'un privilège d'aînesse qu'il invoquait rarement, le Roi ne se résigna point tout à fait à cette perte.

Louis de Fontarabie est haï des fanatiques, à quelque parti qu'ils soient. Les femmes ne parviennent pas à lui garder rancune. C'est qu'en politique, il ne fait que se prêter, alors qu'il se donne en amour quitte à se reprendre. On lui connut rarement plus d'une ou deux maîtresses dans le même temps. Dans ses mérites, on taillerait de quoi faire un capitaine, un poète, et un grand cuisinier. Il n'écrit d'ailleurs que de mauvais vers, en cachette, et d'admirables lettres d'amour. Il est un peu trop brave, un peu trop gai, tire mieux à l'épée que M. d'Armagnac, s'y connaît en vins et en vénerie. Ses mains sont belles, mais point du tout efféminées. On assure qu'il est fils, ou neveu, de ce seigneur qu'un fameux dramaturge anglais fit agir et mourir sous le nom de Mercutio.