Home Plain text
Text mode Audio mode
page 12 (screen 23 of 257)
Next page Previous page  
  Last page First page


12 l'onanisme

Il beaucoup de remèdes enfin M. Hoffmann le
« guérit1, » 2

M, Boerhaavc peint ces maladies avec cette
force et cette précision qui caractérisent tous
ses tableaux. « Lalropgrandc perte de semence
« produit la lassitude, la débilité, l'immobilité,
« des convulsions, la maigreur, le desséche-
« ment, des douleurs dans les membranes du
« cerveau; émousse les sens, et surtout la vue;
« donne lieu à la consomption dorsale, à l'in-
« dolence et à diverses maladies qui ont de \n
« liaison avec celles-là 2, »

Les observations que ce grand homme com-
muniquait à ses auditeurs, en leur expliquant t
cet aphorisme, et qui portent sur les différents
moyens d'évacuations, ne doivent pas être
omises. « J'ai vu un malade dont la maladie
« commença par une lassitude et une faiblesse
« dans tout le corps, surtout vers les lombes
« elle fut accompagnée du jeu des tendons, de
(«spasmes périodiques et de la maigreur, (te
« manière à détruire tout le corps il sentait
« aussi de la douleur dans les membranes mêmes
',< du cerveau, douleur que les malades nom-
ment ardeur sèche, qui brûle continuelle-
« ment en dedans les parties les plus nobles,
« J'ai vu aussi un jeune homme attaqué de
c: la consomption dorsale. Il était d'une .fort
« jolie figure; et, bien qu'on l'eût souvent averti
<; de ne se point trop livrer au plaisir, il s'y
1. De morbis ex nimia venere, 18, oper. omn. supj/l.
secund.,pars yrim., p. -i9(i.

2, Instit., 170 0e la trad. de M. I). L. M.
Text mode Audio mode
page 12 (screen 23 of 257)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text