LB DÉTERMINISME ECONOMIQUE losophe napolitain attribuait à !çur développement d'après un plan préétabli, l'anthropologiste américain la rapporte à deux causes à la ressemblance intel- lectuelle des hommes et à la similarité des obstacles qu'ils ont dû surmonter pour développer leurs socié- tés. Vico croyait, lui aussi, à la ressemblance intel- lectuelle. « il existe nécessairement, dit-il, dans la nature des choses humaines, une langue universelle mentale, commune à toutes les nations laquelle désigne uniformément la substance des choses jouant un rôle actif dans la vie sociale des hommes et l'ex- prime avec autant de modifications que ces choses peuvent prendre d'aspects différents. Nous consta- tons son existence dans les proverbes, ces maximes de la sagesse populaire, qui sont de la même subs- tance chez toutes les nations antiques et modernes, bien qu'ils soient exprimés de tant de manières diffé- rentes. »(Ib., Degli Elem., XXH)(i). i. Aristote attachait également beaucoup d'importance aux proverbes plusieurs écrivains parlent d'un recueil de maximes populaires qu'il avait composé et qui est perdu. Synesius le mentionne dans son .Eloge, de la Calvitie « Aristote, dit-il, considère les proverbes comme les débris de la philosophie des temps passés, engloutie dans les révolutions que les hommes ont traversées leur piquante concision les a sauvés du naufrage. Aux proverbes et aux idées qu'ils expriment s'attache donc la même autorité qu'à l'antique philosophie, d'où ils nous sont venus etdont ils gardent la noble empreinte, car, dans les siècles recu- lés, on saisissait bien mieux la vérité qu'aujourd'hui, » L'évêque chrétien, qui était nourri des auteurs païens, reproduit 1-opinion de l'antiquité, qui pensait que l'homme dégénérait au lieu de se perfectionner. Cette idée, contenue