L'ENSEIGNEMENT
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Standonch vint à Paris pour y faire ses études. L'on dit que,.
pour se procurer tes ressources nécessaires, il se fit cuisinier
a l'abbaye de Sainte-Geneviève et que le soir il montait au
clocher pour étudier à la lumière de la lune (i). Il put ainsi
acquérir les grades de maître os-arts et de bachelier en théo-
logie. Jean LhuiUier, évoque de Meaux et proviseur de Sor-
bonne, ordonna de l'admettre comme &oc~ dans le célèbre
collège. C'était en i480. Troi~ ans plus tard, il fut placé par
le chapitre de Notre-Dame à la tète du collège de Montaigu-
H était alors docteur en théologie.
Le collège de ~fontaigu se trouvait dans le plus triste état:
les bâtiments tombaient en ruine et il restait onze ou seize
sous de rente. Une restauration s'imposait et le principal
ne faillit pas a sa mission:
Grâce à des àmes généreuses qui le secondèrent, les bâti-
ments furent remis à neuf, d'autres construits avec une'
chapelle, les bourses augmentées et les écoliers égale-
ment.
Parmi les bienfaiteurs nous avons à nommer l'amiral
Louis Mallet, sire de Graville, Jean de la Roche, Gilbert
Fournier, Nicolas Le Fcurect sa femme. Le premier, avec !e
concours du roi de Portugal, se chargea des constructions.
Le second assura comme rentes annuelles quarante livres
tournois pour l'entretien de deux chapelains et deux cent
cinquante livres également tournois pour celui de vingt
ccotiers, à la charge de dire ou faire dire une messe chaque
jour pour lui mais ce dernier legs fut réduit par François
de la Roche, le principal héritier de Jean, do façon a ne
pouvoir plus entretenir que onze ou douze écoliers; et la
messe quotidienne fut remplacée par deux messes hebdoma-
daires. Le troisième bienfaiteur docteur en théologie, légua
dix livres de rente annuc!le. Les époux Le Feure donnèrent
une partie d'une ferme qu'ils possédaient dans. les environs
de Paris. Les legs se faisaient, au moins pour !es trois pre-
miers, de i494 à i4i)9.
Eu c~ttc dernière année, Standonch soumit à l'approbation
du chapitre de Notre-Dame un règlement par lui dressé pour
le collège. L'approbation tut donnée sans retard 12 juin i499).
Le règlement devait av~ir, dans les premières années du
(tt Bt< S'ttn~.GeHc~ ms. H. fr.~t, in-foL, p. 708.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, D-83869 (1-4)