LES ORIGINES DE L'UNIVERSITÉ DE PARIS XVH saint Thomas de Cantorbéry, Jean de Salisbury sont au nombre des plus illustres enfants de l'Allemagne et de l'Angleterre dans les écoles de Paris et, pendant que les contrées du Nord àe s'estimaient pas trop éloignées pour venir puiser à ces sources, il se. formait, en particulier, entre le Danemark et Sainte-Geneviève, des liens si étroits que l'une semblait être devenue comme le « séminaire de l'autre (1). Tout contribuait à la p? ospérité de ces écoles. Les dignités dans l'Église étaient réservées aux savants. H semble que les professeurs et les élèves qui se formaient à leurs leçons, s'imposaient davantage, même en pays étranger les nômsdéjàcitésrattestentsufnsamment(2) D'autres raisons encore faisaient préférer Paris. « Outre l'agréable et charmant séjour de cette ville.. disent les « historiens, outre les commodités de la vie dont on y « jouissoit en abondance, c'étoit un théâtre propre à satis- « faire ceux qui désiroient faire parade de leur esprit et « de leur sçavoir. Les autres qui ne cherchoient que d'ha « biles maitres, pour s'instruire, étoient assurés d'y en « trouver en bon nombre. Il y régnoitde plus un goût et un « discernement fin qui étoient fort rares ailleurs~C'est « ce qui faisoit dire au docteur Roger, depuis doyen de « l'église de Rouen, qu'il n'y avoit point de science au « monde qui, étant apportée à Paris, n'y fût poussée à un « plus haut degré de perfection qu'en tout autre lieu ~3) M. Aussi, les chroniqueurs du temps nommaient-ils Paris la « ville des lettres » par excellence (4), pour la placer (1) Hist. litt. de la France, tom. IX, p. ii7. (2) Voir pour plus de détails, lbid., p. 75 et suiv. (3) Hist. litt. d< France, tom. IX, p. 78. (4) « Felix civitas, s'écrie Philippe, abbé de Bonne-Espérance, in qua saneti oodioes tanto studio revolvuntur et eorum perplexa « mysteria superfusi dono spiritus resolvuntur; in qua tanta iec- « torum di!igent:a, tanta denique scientia Scripturarum, utin mo- « dum Cariath-Sepher dici possit merito civitas tiLterarum. (E~ist. 111, w /ïnej)