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Titre : Souvenirs d'un hugolâtre : la génération de 1830 / par Augustin Challamel

Auteur : Challamel, Augustin (1819-1894)

Éditeur : J. Lévy (Paris)

Date d'édition : 1885

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 358 p. ; in-18

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k74268j

Source : Bibliothèque nationale de France, Ln2-265

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30216539s

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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hernani: 2 pages trouvées

p.26 (1)
de Victor Hugo parmi nous, et parce qu'il rendait ses collègues ridicules en assurant que l'Université n'admettrait jamais le « mauvais français des romantiques. Victor Hugo, alors, semblait être un barbare, qui écorchait la langue française. Hernani nous avait portés vers l'héroïsme chevaleresque

p.160 (1)
SOUVENIRS D'UN HUGOLATRE. 160 Hugo, Sainte-Beuve et Musset l'estimaient hautement. Ulric Guttinguer recevait affablement, dans sa maison de l'avenue Frochot. Il était un des familiers de l'historien Augustin Thierry. Outre les x suivants familiers » de l'auteur d'Hernani, il existait

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SOUVENIRS D'UN HUGOLATBE.

239

ordinaire; les jalousies ou les partis pris dé-
passent la mesure des convenances. Injurier les
autres, c'était se glorifier soi-même.

Comme je ne faisais pas chorus avec ceux qui
ne peuvent critiquer sans attaquer violemment,
j'avoue que je passai pour un affreux « bon en-
fant », pour un <c inoffensif

Que m'importait? Je prenais le beau je
croyais le trouver, et je n'imitais pas les sec-
taires reniant ce qui s'écartait du dogme par eux
admis.

Tel critique d'art imprimait, au bas d'un jour-
nal, trois ou quatre feuilletons sur un seul
artiste, et ne croyait pas « le reste digne d'être
nommé. »
Puis j'en vins à m'apercevoir de ceci, qu'il ne
suffisait pas, dans un compte rendu, de soigner
un ami; qu'il fallait, en outre, sous peine de
perdre à ses yeux le fruit de lignes admiratives,
ne risquer aucun compliment à l'endroit de ses
émules. On ne disait jamais assez de bien sur
son œuvre on en disait toujours trop sur celle
du voisin. L'exclusivisme était une- loi de l'ami-
tié, une loi rigoureuse, menant droit à l'injustice.
En vertu de la camaraderie, nul ne devait
avoir du talent que nous et nos amis pour les
autres, des épigrammes, des méchancetés, voire
des injures c'était forcé.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Ln2-265

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