Your request:


Downloading format: : Texte

Screens 291 à 291 sur 954

Nombre de pages: 1

Full bibliographic record:

Titre : Fables de La Fontaine / avec les dessins de Gustave Doré

Auteur : La Fontaine, Jean de (1621-1695). Auteur du texte

Auteur : Géruzez, Eugène (1799-1865). Auteur du texte

Éditeur : L. Hachette (Paris)

Date d'édition : 1868

Contributeur : Doré, Gustave (1832-1883). Illustrateur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : LX-864 p. : portrait de La Fontaine et pl. gravés ; in-fol.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 954

Description : [Fables (français)]

Description : Comprend : Notice sur Jean de la Fontaine

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k720466

Source : Bibliothèque nationale de France, Rés. Ye-170

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30716029z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

The text below has been produced using a process called optical character recognition (OCR)
Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page. The O.C.R. ratio for this document is 94


Chiens, chevaux, et valets, tous gens bien endentés I II commande chez l'hôte, y prend des libertés, Boit son vin, caresse sa fille.

L'embarras des chasseurs succède au déjeuné. Chacun s'anime et se prépare

Les trompes et les cors font un tel tintamarre Que le bonhomme est étonné.

Le pis fut que l'on mit en piteux équipage

Le pauvre potager adieu planches, carreaux; Adieu chicorée et porreaux

Adieu de quoi mettre au potage.

Le lièvre étoit gîté dessous un maître chou.

On le quête; on le lance il s'enfuit par un trou, Non pas trou, mais trouée, horrible et large plaie Que l'on fit à la pauvre haie

Par ordre du Seigneur; car il eût été mal

Qu'on n'eût pu du jardin sortir tout à cheval. Le bonhomme disoit « Ce sont là jeux de prince. » Mais on le laissoit dire et les chiens et les gens Firent plus de dégât en une heure de temps Que n'en auroient fait en cent ans

Tous les lièvres de la province.

Petits princes, videz vos débats entre vous

De recourir aux rois vous seriez de grands fous. Il ne les faut jamais engager dans vos guerres, Ni les faire entrer sur vos terres.