Your request:


Downloading format: : Texte

Screens 241 à 241 sur 446

Nombre de pages: 1

Full bibliographic record:

Titre : Testament lyrique / Alexandre Saint-Yves

Auteur : Saint-Yves d'Alveydre, Alexandre (1842-1909)

Éditeur : Didier (Paris)

Date d'édition : 1877

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (441 p.) ; 25 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k71535p

Source : Bibliothèque nationale de France, Rés. p-Ye-1211

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb325987456

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

The text below has been produced using a process called optical character recognition (OCR)
Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page. The O.C.R. ratio for this document is 79


Par le terrible anneau du mariage humain,

Au cadavre vivant qui vous glace la main.

Vous souvenant alors du Temple et et du Royaume, Vous vous désespérez, vous maudissez cet homme, Vous m'appelez du fond de l'abîme, et vos cris

Viennent vers moi, navrants comme ceux des proscrits. Je ne fermerai pas mon coeur à jVxilée 5

Je ne répondrai point à la voix désolée

Par l'implacable arrêt du silence des Morts;

Mais que puis-je pour vous et contre vos remords ? Qui donc vous a damnée, enchaînée et proscrite ?

Que puis-je, maintenant que ce Prêtre hypocrite,

Transformant en étal sa croix et son pouvoir,

A vendu pour toujours votre cœur sans le voir ?

L'Homme achète la chair Dieu seul rachète l'âme. Vous pardonner ? C'est fait; mais vous, charmante femme, Vous pardonnerez-vous ? J'en doute, et cependant

Je vous jure que c'est mon vœu le plus ardent.

Priez L'Amour puissant dont vous fûtes ravie,

Vous le retrouverez par delà cette Vie.

11 n'était pas d'ici, ce pur nectar de Dieu `

Que je vous ai fait boîrç en ma coupe de feu,

Et je l'avais puisé dans la'source première

D'où l'Ame du grand Dieu fait jaillir la Lumière.

Nous nous sommes aimés comme s'aiment aux Cieux Les Esprits immortels, les Astres et les Dieux,

Comme s'aiment ici la harpe et le prophète,

Notre communion fut exquise, parfaite,

Et de ce souvenir, – c'en est un désormais

Le respect dans mon cœur ne s'éteindra jamais.

v.. ̃