12 ALLRAUMES ALPHONSE
et compositeur pour son instrument. naquit
dans les dernières années du dix-huitième siècle.
Longtemps attaché & la cour de Bavière, il fit
en 1835 un voyage à travers l'Allemagne, qui
lui valut une grande réputation. On ignore ;ia
date de sa mort, aussi bien que celle de sa nais.
sance. y.
AL LU ( compositeur espagnol con-
temporain, a écrit, en société avec MM. Cepeda
et Oudrid, la musique d'un drame en trois actes
intitulé Oalila, et, seul, celle d'une sarïuela
représentée sous le titre de la Cola del Dtablo.
ALMAGRO (A-ntonio-Lofkz), pianiste et
compositeur espagnol, né a Murcie le 17 sep-
tembre 1839, s'est fait connaître par !a publica-
tion d'un certain nombre de compositions pour
le piano. JI est aussi l'auteur d'une Noutelk
Méthode complète d'harmonium, orgue ex-
pressif ou mélodiwn, Madrid, Romero y An.
dta. Cet artiste a fatt ses débuts de compositeur
dramatique en faisant représenter au mois d'oc-
tobre 1875, sur la (lidâlre de la Zarzuela, de
Madrid, une zarzuela en trois actes Intitulée
̃tl Hidalguillo de Honda.
ALMEIDA (Antonio de). Je crois que Fétis
s'est trompé en disant(t. I, p. 75), que Almeidaa
composé la musique d'un oratorio la Humana
sarçaabrasada, elGran Martyrs. Courent lo.
(Colmbre, 1556, in-4°, chez Thomé Carvalho.)
Barbosa Machado, où Fétis a puisé ses rensei-
gnements, parle de son talent de poète comique
(paeta comico) et cite à l'appui de son dire
l'ouvrage fi-dessus. Il se peut que Almeiila
ait été, en même temps que l'auteur des pa.
roies, celui de la musique, mais je ne saurais
te garantir. Les renseignements de Fétis sur
les autres compositeurs portugais de ce nom
ne sont pas tous exacts. Fr. Fernando de Ai.-
ueida fit profession en 1038 au couvent de
Thomar, de l'Ordre du Christ (Fétis dit 1036. au
couvent de Saint-Thomas), appartenant Il la ville
du même nom. Il mourut dans son couvent (et
non à Lisbonne), où on gardait encore la majeure
partie de ses compositions vers le milieu du dlx-
huitième siècle. Les quatuors de CarlosFran-
etsco de Alsieid.v, publiés chez Pleyel, portent
probablement la date de 1798, car la Gaseite
musicale de Leiptlg en parle dans son ler vo.
lume (1798, p. 555) avec éloges. Le titre en est
Six Quatuors pour deux Yiolons, Alto et
Basse, par C. F. Almeyda, au service du roi
d'Espagne, Op. 2. Premier livre, à Paris, chez
Pleyel, auteur, etc. Prix 7 livr. 10 s.
J. ce V.
ALMEIVR^EDER (Ciuiii.ks) bassoniste,
compositeur et facteur d'instruments, naquit le
octobre 1780 à Ronsdorf, près d'Elberfeld.
Parmi ses compositions, on elle quatre concertos
pour basson et un grand nombre de fantaisie»
pour musique militaire, Depuis 1822 jusque sa
mort, survenue le 1S septembre 1843, il a été
placé à la tête de la fabrique d'instruments d<;
la maison Scuott, de blayence. On doit à Almen.
rœder plusieurs perfectionnements dans la cons-
truction du basson.
Y.
ALMERI (Giovanni-Paolo), musicien ita-
lien du dix-septième siècle, fut mattre de cha-
pelle de Boccapaduli, nonce du pape à V enise. Il
a publié en cette ville (Gardano, t654) un recueil
de Motettl a vocesola.
ALOYSIO (Antonio), musicien italien, est
l'auteur d'un nouveau système de notalion mu-
sicale, qui renverse de fond en comble le sys-
tème usuel en supprimant tout d'abord la porléu
et l'armure de la clef. Il a expliqué son système;
dans l'écrit suivant Nttovo sislema dé nota-
zione musicale, che tende a facllUare la
letlwa, la esecuslone e la slampa della mu-
sica a tipi mobiti (Venise, Cecchini, 1872
in-8" de 18 pp., avec planches). Aloyslo avait
aussi inventé toute une famille d'instruments
qu'il appelait métalllcordes et qui, en somme,
n'étaient autre chose que nos instruments ordi.
naires h archet, un peu mottifiés dans leur forme
et construits d'après le principe de la viole d'a-
mour, c'est-à. dire avec un jeu de cordes métal-
liques venant renforcer celui des ronles de boyau
En obtenant de ses instruments un volume de
son pius considérable, il avait pour but de di-
minuer le nombre des musiciens d'un orchestre
et il affirmait qu'un mêtaUicorie soprano éga
lait en puissance quatre violons ordinaires. Aloy-
sio, qui avait consacré trente ans de sa vie et
essais, en tâtonnements et en perfectionnements
de toutes sortes, n'avait pas obtenu, sous le rap-
port de la qualité du son, des résultats aussi satis-
faisants qu'en ce qui concerne la quantité; bien
loin de là. Cet artiste est mort à Venise, le 20
septembre 1874, à l'âge de 58 ans. Son frère,
M. Oiuseppe Aloysio, musicien aussi, s'occupe,
depuis lors, de la facture et du perfectionnement
des métallicordcs, pour lesquels un brevet a été
obtenu. Ces instruments sont d'ailleurs d'un
prix élevé, et on ne les vend pas moins de 300 à
soo franc*.
ALPIIOXSE X, roi de Castille et de Léon,
surnommé le Sage en raison des grandes connais-
sances qu'il sut acquérir dans les sciences, dans
les arts et dans les lettres, élevé au trône en
13.12, mort en 1284, se fit la renommée d'un ha-
bilo musicien pour les nombreux cantiques qu'il
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-7168