ADRJEN AERTS «e
ADRIEN ( ), frère du précédent.
chanteur et compositeur de romances né à Liège
vers 1707, n'est fait connaître à Paris, en 1790,
par la publication de quelques recueils de ro-
menées, dont voici l'indication f Recueil da ro-
mance», paroles de Régnier. –v Second ettroi-
sièmerecuelled'airs avec ace. de clavecin, parules
de Florian. 3° Quatrième recueil, id.; Paris,
1799– 4e Cinquième recueil, id.iibid.,iun. On
trouve aussi une Invocation à PÉtre suprême,
irowiqued'Adrien, dans le ttecueil de Chanson tel
de Romances civiques, publié à Paris en 1706.
Adrien fat chef des chœurs au théâtre Feydeau en
1794; mais il ne garda pas longtemps cette place.
Un troisième Adrien (Ferdinand), frère des
précédents, professeur de chant à Paris, entra à
l'Opéra comme maître des chœurs, en l'an vit, et
fut renvoyé en l'an ix, pour cause d'inexactitude
dans son service. Il a composé quelques pièces
détachée» pour le chant.
AEGIDIUS (JEAH).'réeoJlet espagnol, né à
Zamora, vécut vers la On du treizième siècle.
Alphonse X le nomma gouverneur du prince
Saneto. Parmi ses ouvrages, on en trouve un
latittalé Ars Musica, dont le manuscrit est con-
servé dans la Bibliothèque du Vatican, et que
l'abbé Gerbert a Inséré dans sa collection d'écri.
vains sur la musique (Script. eccles. de Mus.,
tome Xt, page 369). Dans cet ouvrage jEgidius
traite sommairement de la musique suivent les
idées de son temps, et surtout du plain-cham.
Cela est de peu de valeur. Le huitième chapitre,
qui renferme des exemples de nuances daas la
solmimtion, est un des plus Intéressants.
AELREDE (Saint), disciple de saint Bernard,
né en Ecosse, fat élu abbé de Riedval, où il
mourut le 12 janvier 1166. On lui attribue un
traité .De Abusa UusUes; cf. Cojtbasis, b\-
bliotheca Concinatotia; Paris, 1665, tome I
p. do, tome VIII, p. 799.
AELSTERS (Gsorces-Jaoqoi»), issu d'une
famille de musiciens naquit à Gand en 1770.
Élève de soa père, il obtint à l'âge d'environ
dix-buit ans la place de «aritlonneur de la ville,
et en remplit les fonctions jusqu'à la démolition
du campanile du beffroi, en t839. pendant un
demi-dècle H fut aussi maître de chapelle de
1 église Saint-Marlin et composa pour le service
de l'Hymne 4 la Victoire sur lévacuation du
territoire français (vendémiaire an m) et de
l'hymne anx martyr» de la liberté. JI était grand
admirateur do l'ancienne musique des maîtres
beiges, français et italien* qui brillèrent du* le
seizième et dans le dix-septième siècle, et em-
ploya beaucoup de temps à copier leurs ouvrage»
pour «a bibliothèque.
de cette chapelle beaucoup de messes, motets
litanies et autres morceaux de musique reli-
gieuse, qu'on exécute encore dans les églises de
Gand et autres villes de la Flandre. On cite
particulièrement de cet artiste un Miserere,
considéré comme une production distinguée, dans
sa ville natale. Aelsters est décédé le 11 avril 1849
la l'âge de soixantedix.neuf ans.
AEMINGA (Sioe™«-Gaspam>), professeur
de droitet recteur de t'académie de GreisswaM, né
à Mollen dans le Mecklerabourg, le 3 décembre
1710, fut appelé comme professeur à Greisswald
en 1741, et y mourut le 25 mai 1768. 11 a publié •
Programmai IVdechoreis/estivis.demusid
instntmentali festiva, de hymnis fesUvi»
antiguilale clans, deconviviis festivis mi
antigui; Greisswald, 1749, in-4\
AERTS (Kcioe), ni à Boom, dans la province
d'Anvers, le iw mars 1822, entra au Conservatoire
de Bruxelles comme élève flûtiste, le 1er no-
vembre 1884, et y reçut des leçons du professeur
Lahon. Doué d'une organisation remarquable,
Il fit de rapides progrès dans ses étude*, et obtint
le premier prix de son Instrument au concours
de 1836. Dans l'année suivante il se rendit à
Paris, et eut l'honneur de jouer devant le roi
Louis-Philippe, dans un concert de la cour. En
1838 il parcourut le midi de la France, don-
nant partout des concerts avec succès. An mois
de décembre de la même année, il donna du
concerts au théâtre fie de Milan puis au théâtre
San Benedetto, à Venise. Les journaux italiens
de cette époque et hGasette universelle de Mu-
sique de Leipsick (tomeXLI, p. 194) accordèrent
de grands éloges à son talent. De retour à Bruxel.
les, il devint élève de l'autour de cette notice,
pour la composition, et suivit pendant plusieurs
années un cours complet de toutes les parties do
cet art. La substitution de la flûte de Bcehm à
l'ancienne flûte ayant été faite an Conservatoire
de Bruxelles dès 1841, Aerts, comme Tulou, Ré-
musat et plusieurs autres flûtistes français, sa
jeta dans l'opposition, et soutint d'abord la su*
périorité de l'aneien instrument sous le rapport
de la qualité du son; mals, vaincu enfin par les
raisonnements du directeur du Conservatoire, il
étudia le mécanisme de la nouvelle flûte, et
ne tarda pas à en connaître toutes les rea.
sources. Au mois de novembre 1847, il obtint
la place de professeur de son Instrument dans k
Conservatoire où il avait fait ses propres études.
et dans le même temps la place de première
flûte solo du Théâtre royal lut fat donnée. Maî-
henreasement il fut atteint peu de temps après
d'une maladie de poitrine qui fit des progrès
chaque annén, et le 9 juin 1853 it mourut presque
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-7168