BLAES – BLAHETKA 43.
dation des artiste» de oet établissement, connue
sous le nom de Société du Concerta. Son ta.
lent y Ht une vive impression, et les Journaux de
musique, organes de l'opinion publique, s'eupri-
mèrent à cette époque en ternie* ajmiratifs sur
l'effet qu'il avait produit. Quelques jour» après,
la Société des Coneerta lui en donna un nouveau
témoignage, en lui offrant une médaille d'hon-
neur. En 1840, Blae* parcourut la Hollande, pour
y donner dea concerts, qui furent aussi fructueux
pour son talent que pour sa bourse pub il partit
pour la Russie, ou l'attendaient de nouveaux et
brillants succès. Il y passa près d'une année; ¡
mais il fut rappelé à Bruxelles, vers la fin de
1843, après la mort de Baelimann, pour lui suc-
céder dans la place de professeur de clarinette au
Conservatoire. Depuis lors, Blaes a fait plusieurs
voyagea en Hollande, en Allemagne, et en Suisse
pour y donner des concert», et s'est fait partout
applaudir comme un artiste de premier ordre.
BLAES (M«* Euu), cantatrice distinguée,
connue d'abord sons le nom de «<(• iteerii, qui
est celui delta famille, est née à Anvers, vers 1820.
Douée d'une voix sympathique et expressive, elle
e'adonna fort Jeune a l'art du chant, et débuta
avec succès dans tes concerta à Anvers, à Bruxel.
les, et dans d'autres villes de ta Belgique. En
1840, M»« Heerti ut un voyage en Allemagne, où
t'attendaient de nouveaux succès. A Leipsick,
Mendelsolm, charmé par son talent, la fit chanter
dans plusieurs concerte de la Gewandliaus, qu'il
dirigeait alors, et elle y produisit une vive sensa-
tion. Dans ('année suivante, elle se rendit à Ssint-
Wtersbourg, oq elle chanta pendant toute une
saison. Ayant épousé son compatriote M. Blaes,
elle a fait avec lui depuis lors plusieurs voyages
en Hollande, dans les provinces rhénanes, en AI.
lemagne et en Pologne partout elle s'est fait
applaudir. Fixée à Bruxelles depuis plusieurs
années, M™ Blaes-Meerti s'y livre à l'enseigne-
ment de son art.
BLAESING (Dxvœ), professeur de mathé-
matiques à Kœnlgsberg, et membre de la Société
royaledes Sdencesde Berlin, naquit à Konlgsberg,
le 39 décembre teeo. lia publié une dissertation
intitulée De Sphœranm Ccelesttum sympfio-
»ta;K«ralgsl>er&Jn4«}i70S.Le8nJet de ce mon-
ceau sut puisé dans le commentaire de Macrobe
«or leSo»j«<feScfpio».BIaesingeitmortle9oc.
tobre 1719.
BLAGRAVE(Tnoiws), musicien de lad»,
pelle de Charles », roi d'Angleterre, a composé
quelques morceaux pour le citant; on les trouve
dans les Select ayres and dialogues Londres
J6«9, in-folio. Son portrait se conserve due
l'école de musique & Oxford.
BLAIIA (ViKcnrr dr), docteur en philoso-
phie, médecin et professeur de technologie, d'IuV
toire naturelle et de géographie à Prague, naquit
dans cette ville en 1704, Dans sa jeunesse, il pas-
sait pour un des musiciens les plus instruits de
la Bohême; mais les auteurs de la nonvelte En.
cyctopédfs musical» l'accusent de n'avoir et*
qu'un charlatan dont l'Influence fut plus nuisible
qu'utile a l'art. Kn 1705, il construisit un piano
en forme de clavecin, auquel Il appliqua*
1° Une musique turque complète, cachée derrière
des rideaux de soie, et composée de cymbales,
triangle, sonnettes, grosse caisse, ete. î° Un
registre de jeu de flûte avec un clavier particulier.
3" Un tambour avec un flfre. 4° Une ma.
chine qui, mise en mouvement par une pédale,
imitait parfaitement le bruit de l'ouragan, de la
grêle, du tonnerre. s» Une autre machine pour
imiter la cornemuse et les castagnettes espagnoles.
6' Un cylindre creux rempli de dragées dont
le mouvement de rotation imitait le bruit d'une
forte pluie d'orage. -7» Enfin une trompette
mise en vibration par an soufflet Cette curiosité
excita pendant quelque temps un intérêt assez vif;
mais on Ontt par l'oublier si bien, qu'on ne sait
pllll même aujourd'hui si te piano de Blaha existe
encore.
BLAHACKou BLAHAK(Jc*»n), com-
positeur et mettre de chapelle de l'église Saint-
Pierre, à Vienne, né en 1780, à Baggendorf, ec
Hongrie, est mort à Vienne, le 16 décembre
1846. Ses composifioiM pour l'Église sont; I» of.
fertoire (Domine in auxilim), pour soprano
solo, avec î violons, alto, violoncelle et C. B.,
op. 1; Vienne, Diabelli. –2° Quatre Tantum
«»yo, pour 4 voix et orgue, op. 2 Ibld, – 3» or-
Moire {Confitebor ««, Domine), pour ténor,
2 violon», alto, violoncelle, C. B. et orgue, op.
ibid, 4» Offertoire (Salée maria), pour so-
prano, idem, op. 4; ibld. 6° Offertoire (Salve
JesupU), pour soprano et violon solo, avec a
violons, alto, Violoncelle, C. B. et orguo, op. 5;
ibid 6* Offertoire (/tutus et Palma /foreéU),
pour basse et orchestre, op. e ibid. 7° Of-
fertoire (Beatus vir), pur ténor avec quatuor
d'instruments à cordes, op. 7; ibld. –6° Pater
noster, pour 4 voix et orchestre, op. 8 j Ibid. –
9° Offertoire (Ctonmi ad te), pour soprano et
clarinette solo avec quatuor d'instruments à cor-
des,or> 9; ibid.– 10» Offertoire (Dmine exaudl
me), pour basse solo, avec quatuor d'instru-
monts à cordes, op. 10} Vienne, Haslinger.
BLAHETKA (Léorouiim), pianiste d'an
talent remarquable, tille do Joseph Blahettta,
professeur de mathématiques, est née À Gun-
tramsdorf, près de Vienne, le 15 novembre 180».
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-7168