AARON
disparaissent; mais un document publié dans le
n" 17 de la neuvième année de la ùu'Mtamivi'
taie <M Milano (37 avril ml) noua apprend
qu'il était alors à Imola petite ville de l'État
de l'Église, et siège d'un éveché, où 11 occupait la
place de chantre (on maître de chapelle et insti-
lutur des enfant» de chœur) à l'église cathédrale.
Ce document est un acte dressé par le notaire j
Vincent Gibetti de cette ville, en date du 15 fé-
vrier 1621 par lequel les chanoines, après déli-
bération, accordent à Aaron, pour tout salairo
annuel de son service, et «ans Indemnité de loge-
ment, J«tee «Rentres de froment (1). Il pafatt
boni de datte que, peu satisfait du résultat de la
délibération. ce savant maître abandonna sa
place de l'église d'Imola et se rendit à Rome
immédiatement après. Les munificences de
Léon X, son goût décidé pour les arts, et la
faveur que ce pape accordait an* Florentins,
tout faisait' entrevoir à Aaron un sort plus lieu-
nsuxs mais la mort prématurée da pontife
renversa de nouveau ses eapéraneta. Cependant
il ne tarda pas à se trouver dans une meilleure
situation, ayant obtenu, par la protection du
chevalier Sébastien Mfcliele, un canonicat à ta
cathédrale de Rimini, dont il était pourvu
des MIS, ainsi que le prouvent le titre et !'<$•
pitre dédicatoire du Toscanello, publié dans celte
même année.
Il jouissait encorede ce bénéfice lorsque paru-
rent la éditions de ce livre publiées en 1525
et 1529; mis il parait qu'il ne l'obligeait pas à
résidence; car il était en même temps maître de
chaPelle de la maison de son protecteur, le cite-
valier Sébastien Michèle, prieur de Saint-Marc de
Venise, et vivait dans cette ville, ainsi qu'on le voit
par le titre de son livre intitulé Traltate delta
natura si della cognizione rfi tutti gli tuoni
0) Bt pnrdlcU smâicus numstauntomm et mon-
,UmarU pradlctl, obtento partlto per /atm quatuor
attat ci «iifn«tt« de dondo dicta D. Petro Arm cariés
Xrifnamttl«eprmUetBmentum,secl>UymmM&«n
aetndçnaninnalltdu pnutlmefuturadktot». Mro
Jtm «Brio* eorttt XrtfrumenU, pre to qui promlsit
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aHtmnHvtftfaUtUperannum Indpindwn tokatam
wtutmimfltotrit, ut «•!«««̃>•• *• Umencttutl-
tioM. quod *m facto tœerpeltatltm psr rnemem ont*
fintommmmrer aitaram parten wmtoew non
pe^KrtmdaiMelUgaturpenevcrareeomodoet forma
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•ftriiarareperatk» mnum am etamabirto.
Sortant 1» UMo> de tarlalloo» de la «leur de rargent
et de prtidMdenréM.douqdejpiirBuprtdeSjInt-Mour
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M menue romaine de ble lui « peu prtt limalnlent da
•eUtr de Frann, coté en «SU 4 4 livra tonnai» » «ou»
et 4 denlen qui répondent i tu rraoa de notre monnaie,
H* Rtz* mniirel'de froorat MtoMét 4 Aaron repréwi»-
MMIf ot aalourdiHii «n tiaNi-nval sànucl de »w franœ 1
i nel eanto figurato, qni l'at publié en (S2S. I.a
| mort du prélat et ta modicité du revenu de son
«anonlcatmirent plus tard Aaron dans une situa-
i lion peu prospère; car il se décida, en 1635, a Il
se faire moine de l'ordre déll Hiéronymites
(appelé ea Italie l'Ordine de' creeiferi ou
l CroiacMeri), dans le couvent de Saint-Léonard,
à Rergame. Il en prit l'habit le \i man 1530, et
l'on voit dans une lettre qu'il écrivit le lende-
main à son ami Giovanni del tago, maître de
chapelle vénitien, que sa profession se fit avec
beaucoup de solennité, qu'on loi rendit des
bonneurs inaccoutumés, et que les musiciens et
cbanteura qui assistaient à la cérémonie lui té-
moignèrent de l'affection. Pour l'honorer, dit-
il, et à cause de l'amitié qu'ils avaient pour lui, te
mattre de ebapelle, ifetser Casparo et ses vingt-
deux chantres exécutèrent des psaumes spez-
%agi et un dfag»iftcat <teMchœeK,ettot)t<w
les antienne» en contre point, aussi bien qu'on
anraitpn le faire i Venise; puis te Yeni Creator
lut chanté dès qu'il eut revota l'habit. Il ajoute t
« Après les cérémonies je fus accompagne dans
• le couvent par monseigneur patron (le supé.
« rieur), avec les «hantres et une partie de
« peaple. Une somptueuse collation de pâtisseries
« et de confitures était préparée: et, sans que
• j'en eusse été prévenu, on chanta à ma louange
« on madrigal a six voix (l). » Trois ans après,
it écrivait au même « Je suis mieux que je
« n'ai jamais été; bien tu et caressé; j'ai bonne
« vie et repos» je suis libre, et j'ai quelques éena
«dans ma bourse (J). » Dans une autre lettre
il dit encore s « Vous savea quelle était m situa-
« tion à Venise sil m'était survenu une maladie,
fi j'aurais été «ans asile (3). » 11 passa plus tard
du couvent de Bergàme à celui de Padotw, puto
(t) Far loamon guak a vu portmo quatt sipiori
miutcl et eantorl, mater Catparo, rxatttn dl atpptUa.
qtuttm eentldue taxtorf (M ad AottcrarnJ, n ami
fH «oitato un vaftro a <H etort ia Ion» a ytaJa~t
tpniatt motto egnglamatit, coa m Magnificat a dm
ehort. et tiittt le aaH/om tu (oMrqNwto; cw» ehe
Mm harU enduto, toute baie élu lorebèt baitato in
Fiiutta da pot vm Vent Creator SHittus,««oti<(o fut
vatHo, ete.
flnlto « emmtk, /M «««npoonato dot
nmrmâo Utotutçnore mh patron* in casa ma tutti II
amtort e. parte del papdo, «ton era OfpanmhUiU) unn
belttssbna a/laUtme atnmUmt» dl manapanl et confetti i
dapolfucanttaomtmmdriam»Xi)asdx!Oti,<l<:ltim\e
aontapcrotticalii.tntaudtima. (Vojr. Uictdsrio ta rau-
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Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-7168