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rlérc dramatique na lui permit paa de jouir de
«on liiomplio six semaines avant la représenta-
tion de l'ouvrage dans lequel il avait mis toutes
te» espérance» (le 30 décembre 1821 ), il expira
à Bellevillc, près de Paris. La lampe merveil-
leuse, représentée le 6 février 1821, obtint un
brillant succès.
Homme d'esprit et de goût, Benincori avait
de la fraîcheur dans les idées mais il ne paratt
pas avoir été doué du génie dramatique. Bien
Inférieur à lui-même dans les opéras qu'il a tait
jouer en France, il n'a fait voir la portée de son
talent que dans sesqnatuors. Ceux-ci méritaient
d'litre plus connu» qu'ils ne sont; car, si l'on n'y
trouve pas l'art infini de Haydn, la passion de
Mozart, ni surtout la vigoureuse pensée de Bee-
thoven, il est pourtant certain que ce sont de
charmantes compositions, brillantes d'élégance,
de grâce, de pureté, et dont le style ne ressemble
à celui d'aucun de ces grands artistes. Les deux
premiers œuvre» de ces quatuors furent compor
ses et publiés en Allemagne puis réimprimé» à
Paris. Peu de temps après son arrivée dans celle
ville, Benincori y Ht paraître les œuvres 3e, 4"
et 5*. Son «uvre 6"», composé de trois trios pour
piano, est Inférieur ces ouvrages; les oeuvres
7* et 8', qui renferment chacun trois quatuors,
ont été publiés en l809et ÎSH. Benincori avait
écrit autrefois, en Italie, des messes, des litanies,
et plusieurs opéras qui sont restés en manuscrit.
On a gravé quelques airs des opéras qa'il a fait
jouer au théâtre Feydeau mais les partitions
n'ont pas été publiées. La part de travail de Be-
nincori dans Alodin ou la lampe merveilleuse,
qui eut an sort plus heureux, consiste dans les
trois derniers actes, dans la marche qui termine
le premier, dans les deuxième et quatrième scè-
nes, et dans une partie du dernier chœur du se-
cond.
BÉNISE (.), musicien de la Comédie Ha-
tienne, ne s'est fait connattre que par la musique
des divertissements d'une comédie Intitulée
Caroline magicienne, qui fut jouée, la première
fois, le 2 juillet 1744.
BËNNATI (FftAHçou), docteur en méde-
cine, né à Mantoue,dans le mois d'octobre 1798,
fit ses études à Pavie et à Padoue, et s'y distin-
gua par la rapidité de ses progrès. Après avoir
obtenu le diplôme de docteur dans la dernière
de ces villes, il partit pour la capitale de l'Autri-
cite, muni de lettres de recommandation que lui
donnèrent de puissants protecteurs. Plus tard,
il visita Londres et Edimbourg, dans le dessein
d'augmenter ses connaissances; puis il se fixa à
Paris, vers 1827. Amateur de chant distingué, et
possesseur d'une très-belle voix de bariton, il
crut pouvoir concilier ion penchant pour la mu-
sique avec la gravité de sa profession, en se li-
vrant à l'examen physiologique des fonctions de
l'appareil vocal dans le chant. Ses recherobes le
conduisirent a la conviction que les muscles du
larynx n'agfsnent pas seul* due la formation
des son» de la voix, et que le pharynx, le vufle
du palais, enfin, toute» les parties supérieures du
gosier et de la bouche concourent à la produc-
tton des sons qu'on appelle vulgairement lejaus-
tel, et qu'il désigna tous le nom de voix sur-
laryngienne. il détermina en même temps la
nature des phénomènes qui se manifestent dan»
l'appareil vocal des divers genres de voix pour la
formation des sons des différents registres, et
lut à l'Académie des sciences de l'Institut des
mémoires sur ces sujets, auxquels l'illustre Cu-
vier accorda des éloges dans le rapport qu'il lit,
en 1830, à cette société savante. Une nouvelle ré-
daction des idées de Bennati fat publiée dent
ans après, dans un livre quia pour titre Recher-
ches sur le mécanisme de la voix humaine
pendant le chant Paris, (832, in-8°. Bientôt
après la publication de ce livre, Bennati en fit
parattre un autre intitulé Secherches sur les
maladies qui affectent les organes de la voix
humaine; Paris, 1833, in-8". Cet ouvrage a été
traduit en allemand, sous ce titre Die physiologie
chen und pathologischen Verh<nisse der
mensehUehen Stimm Ilmenan, Voigt, 1833,
hv8° de 102 pages, avec 3 planches. On y trouveun
grand nombre d'observations intéressantes, par-
ticulièrement sur l'aphonie et l'enrouement, avec
des méthodes de traitement dont les beureux
effets ont été constatés en plusieurs circonstances.
L'Académie des sciences décerna à Bennati, pour
ce travail, un des prix fondés par Moatyon. Les
deux ouvrages qni viennent d'être cités ont été
réunis en un seul volume sous le titre <P Études
physiologiques et pathologiques sur les orga-
nes de lu vota humaine; Paris, 1833, in-8",
aveedes planches. OnaaustideBennati. Mémoire
sur un eu particulier d'anomalie de la voix
humaine pendant le chants Paris, 1834, ln-8*
Il s'occupait d'un nouveau travail concernant
l'hygiène de la voix et de recherches snr l'ap-
plication de la musique à la médecine curative,
lorsqu'un accident funeste termina la carrière de
ce savant, à l'âge de trente-six ans. Atteint par
un cheval lancé avec une grande vitesse, il fat
renversé sa tète porta avec force snr le pavé, et
le lendemain, 10 mars 1834, il expira.
BENNET (Jeun), compositeur anglais, vé-
cut à la On du seizième siècle et au commence-
ment du dix-septième. Quoique doué d'un mérite
fort rare, il ne paratt pas avoir été attaché an
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-7168