CNA.P!TRE II. r tq dans la constitution romaine, quelques points prin- cipaux,, d'où le destin de Rome semble sortir tout entier, comme l'arbre s'élance de sa racine. t. ZMx Porigine ~MprA m<7Ao domina ~M~
bien dans le sénat que dans le peuple.' en cas de
K~-MM~ <ïM/cn/ de f//O~M, autant de soldats.
Le sénat était une assemMéc délibérante; mais c'est
de son sein que sortaient les généraux et les am-
bassadeurs depuis làge de dix-sept ans, jusque
sa quarante-sixième ou a sa cinquantième année,
le citoyen libre appartenait aux légions. Celui qui
n'avait pas fait dix campagnes était exclu des fonc-
tions les plus élevées de la république. De là l'es-
prit politique des Romains sur le champ de ba-
taille, et leur esprit militaire dans le conseil; ne
délibérant que sur des choses qu'ils connaissaient,
pour eux, résoudre c'était agir. Les rois s'incli-
naient avec respect devant un ambassadeur qui pou-
vait se montrer à la têtp d'une armée, et décider du
destin de leurs royaumes aussi bien dans le sénat
que sur le champ de bataille. Loin de ressembler à
une foule aveugle et grossière, les plus hautes cen.
turies étaient composées d'hommes tous proprié-
taires, également expérimentés dans la guerre et dans
les affaires étrangères ou domestiques. Les suffrages
de la dernière centurie avaient peu de poids, et même
dans les temps les plus malheureux de Rome, elle
ne fut pas admise à faire partie de l'année.