KEUVtÈME CHAMTRE. XCt. MMf~xM~ (v. 25); cela lui est particulier. On pouvait en effet considérer les sons inarticulés que h's malades ren- dent dans un accès épifeptiqne, comme le mutisme d<:
mon, et l'impossibilité où.ils sont de rien entendre, comme
sa surdité.
Le père ayant informé Jésus de l'objet dn débat et de
l'incapacité de ses apôtres à guérir l'enfant, Jésus édate en
ces mots Race.incrédule et perverse, etc., y~~ ~ero;
Mt ~tecTpct~ xï~. Si l'on compare, dans Matthieu, la
8n du récit, où Jésus, interrogé par ses apôtres pourquoi
ils n'ont pu guérir le malade, ieurrépond Par votre in-
créduli!é, ~& &{<.ev, et y ajoute ta description
dn pouroir que de la foi seulement aussi gros qu'un grain
de sénevé a de déplacer les montagnes (v. 19 seq.), on ne
peut pas douter que cette apostrophe, qui respire le mécon-
tentement, ne regarde aussi les apôtres, dans l'incapacité
desquels à chasser le démon, Jésus trouva une preuve d'une
foi qui restait encore si défectueuse (1). Luc laisse de côté
cette explication finale de l'impuissance des disciples par
leur incrédaHté, et en cela, Marc non seulement l'imite,
mais encore il intercale (v. 21-24) une scène intermédiaire,
à lui particulière, entre Jésus et le père, où il revient d'abord
sur quetqaes détails de l'état du malade empruntés soit à
Matthieu, soit à sa propre imagination; puis le père est
sommé d'avoir de la foi, ~orn, et aussitôt celui-ci, versant
des larmes, exprime la faiblesse de sa croyance et le désir
qu'elle soit fortifiée. Joignant cela avec le renseignement
sur les docteurs de la loi et leur dispute, on ne se trompera
pas si, caèz Marc et même chez Luc, on rapporte l'apo-
strophe 0 face Mt/MMe/ au public, sans y confondre les
apôtres, et même, d'après Marc, au pore de l'enfant, dont
t'mcrédutité est représentée ici comme un obstacle la gué-
rison, ainsi qu'ailleurs (Matth., 9,3) la foi des proches est
(<) C'est ce que disent FritMche et De W<-H< sur ce potmp..
tt.