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ARABEU.E

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un astronome sans lunettes dont le désespoir a lasse
les genoux, je pris le parti de m'asseoir dans le vide.
Impression étrange! Il me sembla que le pavé s'agi-
tait sou? mes pieds et que le sol avait des roulis, ce
qui n'est pas ordinairement le propre du plancher
de ces terrestres navires.

Je regagnai mon lit, sensiblement soulagé.

v

On achevait le dessert du déjeuner. C'était le

lendemain. Aurore portait une robe crème rayée de
bleu qui était la plus jolie du monde et la rendait
adorable absolument. Jamais elle ne m'avait re-
gardé avec plus de clémence et souri avec autant
d'abandon. J'étais au comble du bonheur, je me
sentais aimé.

As-tu vu le petit palais que j'ai fait faire pour
mes tortues ? me dit l'oncle Cascamille.

Et comme je lui répondais négativement.
C'est au fond de l'allée de tilleuls, était
autrefois.

Ah mon oncle, taisez-vous fit Aurore en
rougissant. Car elle était un peu bégueule et faisait
volontiers sa sucrée.

Une sueur froide me perla sur le front.

On l'ouvre tous les jours, à cette heure, et tu
vas voir arriver Arabelle.

En même temps, mon oncle qui caressait, depuis
un instant, du bout des doigts une magnifique
feuille de salade, se mit à siffler.
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