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~2 LA GUADELOUPE.

à-Cosson, l'Iiot-a-Chasse, l'Ilot-à-Auger, rilot-à-Mon-

roux. Le premier est à trois kilomètres de la Pointe-

a-Pitre et le dernier à dix-sept cents mètres seulement.

Ils semblent placés pour la sûreté du port et pour

servir de but de promenade.

Après avoir dépassé l'IIot-à-Fajou, nous entrâmes

dans la passe des navires, ayant à droite l'Ilot-à-

Cochons, le plus grand de cet archipel miniature. Sur

cet îlot on me fit remarquer les ruines d'un hôpital

clevé en 1810, par le gouverneur anglais Cochrane.

Le bateau rasa l'Ïlot-à-Pitre, ainsi appelé d'un colon

belge, venu du Brésil à la Guadeloupe. Les historiens

accordent à cet homme l'honneur d'avoir nommé

la ville. Nous longeâmes à l'entrée de la rade l'Ilot-à-

Monroux. Il porte un feu élevé de seize mètres au-

dessus du niveau de la mer. On l'aperçoit à sept milles

au large.

Nous glissions doucement sur les flots. Couché sur

le pont, je ne sentais pas le bateau marcher. La

Pointe-à-Pitre venait au-devant de nous.

Beau coup d'oeil, à cette heure du jour, que celui de

son port tout était paisible, simulant au lieu dit

Petit-cul-de-sac, l'angle d'un Y, dont la rivière Salée

forme la queue, dessiné à l'est et au nord par la

Grande-Terre, à l'ouest par la Guadeloupe, barré au

sud par les îlots nommés plus haut.
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