42 LA GUADELOUPE. s'élèvent des fumerolles qui répandent dans l'air une forte odeur de soufre. Nous passons sur un arceau naturel, espèce de pont de Mahomet, fragile, étroit et raboteux, jeté sur une large gerçure. M. Boninais me conduit à la Porte d'enfer, formée par deux gigantesques blocs, tapissés d'algues, penchés l'un vers l'autre et unissant leurs cimes. Je m'avançai vers la Porte d'enfer, afin de sonder l'horreur et le mystère de la caverne, où elle donne accès, ainsi que je le supposais. Malheureusement les décombres ont fermé cette ouverture. Je fus con- traint, a mon très grand regret, de revenir surmes pas. Peysonnel est le premier qui ait pénétré dans ces grottes, me dit pour me consoler M. Boninais. Il visita la Soufrière au siècle dernier. Après lui d'au- tres savants, désireux comme vous de connaître C&MM& rerum, explorèrent ces spelonques, dont l'en- trée, alors sur le côté nord-ouest de la montagne,~ était si basse qu'on ne s'y glissait qu'en rampant sur le sol humide. Après avoir fait environ vingt pas dans l'obscurité, sur une pente rapide, on retrouvait dans une salle souterraine avec une fraîcheur fort agréable la lumière pénétrant par une crevasse. Acette galerie en succédait une seconde à tempéra- ture chaude. En avançant toujours on arrivait à une