POÈMES ET POÉSÏEa 5U H déracinera tes baobabs superbes, ï! crèvera le lit do tes neuves domptés Et tes ptus forts enfants fuiront épouvantés Devant ce vermisseau ptus frêle quo tes herbes. Mieux que la foudre errant à travers tes fourrés, Sa torche embrasera coteau, vallon et plaine; Ta t'évanouiras au vent de son haleine Son œuvre grandira sur tes débris sacrés. Plus de fracas sonore aux parois des abîmes; Des rires, des bruits vils, des cris de désespoir, Entre des murs hideux un fourmillement noir; Plus d'arceaux de feuMtage aux profondeurs sublime Mais tu pourras dormir, vengée et sans regret, Dans la profonde nuit où tout doit redescendre Les larmes et le sang arroseront ta cendre, Et tu rejailliras de la nôtre, ô forêt!