44 LÏVRB t. que je possédois, et je ns l'acquisition des ouvrages qui avoient rapport aux pays que j'attois visiter. Je tue séparai d'un frère qci.par ses conseita et par r son exemple, aveit exercé une grande influence sur la direction de mes pensées. 11 approuvait tes motifs qui me déterminoient & m'éloigner de l'Europe; une voix secrète BONS disoit que nous nous reverrions. Cet espoir, qui n'a pas été trompé, adoucissoit la douleur d'une longue séparation. Je quittai Paris dans le dessein de m'embarquer pour Alger et pour ~l'Egypte: et, par l'effet de ces vicissitudes qui tiennent à toutes les choses de la vie, je revis mon frère en revenant du fleuve des Amazones et du Pérou, sans avoir touché le continent de l'Afrique. La frégate suédoise, qui devoit conduire M. Skiôtdebrand à Alger, étoit attendue à Marseille dans tes derniers jours du mois d'octobre. Nous nous y rendimes, M. Bonpland et moi, vers cette époque, avec d'autant plus de célérité que, pendant le voyage, nous étions sans cesse agités de la crainte d'arriver trop tard, etae manquer notre embarquement. Nous ne prévoyions pas alors les nouvelles contrariétés auxquelles nous nous trouvâmes bientôt exposés, M.otdoldebrand étoit aussi impatient que nous d'arriver au lieu de sa destination. Nous visitâmes plusieurs fois par jour ta montagne de Notre-Dame de la Garde, d'en l'on jouit d'une vue étendue sur la Méditerranée. Chaque voile que l'on découvroit à l'horizon, nous causoit une vive émotion mais après deux mois d'inquiétudes et de~ vaines attentes, nous apprîmes par les journaux que la frégate Suédoise qui devoit nous conduire, avoit beaucoup souffert dans une tempête sur les côtes du Portugal, et que, pour se radouber, elle avoit été forcée d'entrer dans le port ,de Cadix. Des lettres particulières confirmèrent cette nouvelle, et nous donnèrent la certitude que le Ja~MM.f ( c'étoit le nom de la frégate) n'arriveroit pas à Marseille avant le commencement du printemps. Nous ne nous sentions pas le courage de prolonger notre séjour en Provence jusqu'à cette époque. Le pays, et surtout le climat, nous paroissoient délicieux, mais l'aspect de la mer nous rappeloit sans cesse nos projets~nanqués. Dans une excursion que nous~mes àHyèresetàToalon, bous trouvâmes dans ce dernier port, appareillant pour l'île de Corse, la frégate ~.BûM<~?M~ qui avoit été commandée par M. de Bougainvitte dans son voyage autour du monde. Cet illustre. navigateur m'avoit honoré d'une bienveillance particulière pendant mon séjour à Paris, lorsque je me préparois à suivre l'expédition du capitaine Baudin. Je ne