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Titre : Oeuvres complètes de M. de Balzac. Volume 15

Auteur : Balzac, Honoré de (1799-1850)

Éditeur : Furne (Paris)

Date d'édition : 1842-1848

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 17 vol. : pl. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k61164192

Source : Bibliothèque nationale de France, Y2-15768

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30051006q

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30051006q

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 09/08/2010

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Title : Oeuvres complètes de M. de Balzac. Volume 15

Author : Balzac, Honoré de (1799-1850)

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beresina: 11 pages found

p.286 (1)
mon ami, monsieur de Sucy. — Serait-ce le baron Philippe de Sucy? s'écria le médecin en joignant les mains. Est-il allé en Russie, au passage de la Bérésina? — Oui, reprit d'Albon, il a été. pris par des Cosaques et mené en Sibérie, d'où il est revenu depuis onze mois environ. — Entrez, monsieur, dit

p.287 (3)
défendues pendant toute la journée du 28 novembre 1812, le maréchal Victor y laissa un millier d'hommes chargés de protéger jusqu'au dernier moment celui des deux ponts construits sur la Bérésina qui subsistait encore. Cette arrière-garde s'était dévouée pour tâcher de sauver une effroyable multitude

p.288 (1)
Russes commandés par Wittgenstein, fut obligé de s'ouvrir un passage, de vive force, à travers cette forêt d'hommes, afin de faire franchir la Bérésina aux cinq mille braves qu'il amenait à l'empereur. Ces infortunés se laissaient écraser plutôt que de bouger, et périssaient en silence, en souriant à

p.289 (4)
ADIEU. 289 naient à Zembin, il confia le sort de l'arrière-garde de Studzianka à Éblé, ce sauveur de tous ceux qui survécurent aux calamités dé la Bérésina. Ce fut environ vers minuit que ce grand général, suivi d'un officier de courage, quitta la petite cabane qu'il occupait auprès du pont

p.295 (1)
mieux rester sur la neige, et la plupart de ces malheureux se laissent brûler plutôt que de se lever. Il est quatre heures, Philippe! Dans deux heures, les Russes commenceront à se remuer. Je vous assure que vous verrez la Bérésina encore une fois chargée de cadavres. Philippe', songez à

p.298 (1)
, réveillée et tirée de son engourdissement par la commotion, se débarrassa de ses vêtements et se leva. — Philippe, où sommes-nous? s'écria-t-elle d'une voix douce, en regardant autour d'elle. — A cinq cents pas du pont. Nous allons passer la Bérésina. De l'autre côté de la rivière, Stéphanie

p.299 (2)
. On n'entendit pas un cri, mais le bruit sourd d'une pierre qui tombe à l'eau; puis la Bérésina fut couverte de cadavres. Le mouvement rétrograde de ceux qui se reculèrent dans la plaine pour échapper à cette mort, fut si violent, et leur choc contre ceux qui marchaient en avant fut si terrible

p.300 (1)
de la rivière, tandis qu'une dizaine de soldats tenaient les cordes qui devaient servir à l'amarrer près de la berge. Aussitôt que les constructeurs virent leur embarcation flottant sur la Bérésina, ils s'y jetèrent du haut de la rive avec un horrible égoïsme. Le major, craignant la fureur

p.310 (2)
de cette immense entreprise, Une petite rivière coulait dans son parc, où elle inondait en hiver un grand marais qui ressemblait à peu près à celui qui s'étendait le long de la rive droite de la Bérésina, Le village de Satout, situé sur une colline, achevait d'encadrer cette scène d'horreur, comme

p.311 (1)
de toutes les scènes, et il atteignit à son but. Vers les premiers jours du mois de décembre, quand la neige eut revêtu la terre d'un épais manteau blanc, il reconnut la Bérésina. Cette fausse Russie était d'une si épouvantable vérité, que plusieurs de ses compagnons d'armes reconnurent la scène

p.312 (2)
vue dont quelques preuves ont été données par des aliénés, et qui se retrouvent, au dire de plusieurs voyageurs, chez les tribus sauvages. Ainsi que le colonel l'avait calculé, Stéphanie traversa la plaine fictive de la Bérésina sur les neuf heures du matin, elle fut réveillée par une boîte qui partit

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