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•' MM lêmps," H avatî montré n&s certaine luaïité en côuiaaf .ôontreTrfeâtîg-e 7 il portera des couleurs" habituées à la yictoire. ̃Au bfs de l'échelle se trouvent Philaé, sẽconde dans le prix Su 'Calvados entre Mimi 'Coco et Pois'Rougëg âçmi. la chance est. sétrieuse avec -ce poids, «t Lis ou qui paraît un ;peu on progrès et porte un poids de plume. ̃Je désignerai pour gagner l'Omnium L'EeURUE DE ROTHSCHILD

̃ et pour la place PhiJaé,

pour la .̃" Comète.

Éiposliiiii

Dans l'industrie

Le relios hebdomadaire dominicaï 'esi, I

Le repos hebdomadaire dominical "est,

''̃ depuis longtemps, en vigueur dans toutes jîes fabriques et manutentions, sauf dans /îles industries 'qui nécessitent un feu con;Hinu, .et, généralement, le repos par rouleiment est accordé à ces ouvriers. Toutefois, i-ûh "grand" nombre d'ouvriers, travaillant ¡ i faux pièces ou à l'heure, ne profitent du repos que s'ils le désirent, car, dans ces usiaies, le repos est nécessairement facultatif. Enfin. certaines industries accordent le repos hebdomadaire dominical, mais se voient dans" l'obligation de le suspendre pendant la .forte saison. Ces dernières ca:tégories bénéficient de l'article 6 de la loi qui leur permet de suspendre le repos hebdomadaire quinze jours par an. ̃"

4 Les commerçants détaillants La Fédération des commerçants .détail-!lànts de Paris n'accepte pas les propositions .de M". L'épine, qui, selon elle, sont in-,'suffisantes pour la sauvegarde de leurs intérêts mais elle sollicite de sa bienveillance et dq.sa justice l'obtention du repos par roùlenièrit, tel que Ta prévu la loi en; leur faveur. Il résulte, de cette décision que toutes les maisons de commerce adhérentes à la Fédération continueront à. ouvrir leurs -magasins demain dimanche et les dimanches

suivants. V."

̃ ̃. -i Les employés de commerce 1 ̃ La chambre syndicale, des employés se: proposait, avons-nous dit dans un de nos -précédents nuiiaéros, de protester auprès •au public contre l'attitude des -directeurs' /de magasins_ de quartier, qui se sont, jus-

qu'ici, refusés à la "fermeture, dominicale^

Aujourd'hui, elle s'adresse au., public. .Elle, fera apposer, cette nuit, un appel

(< Aux honnêtes gens ».' "̃•'

Après avoir fait, retomber sur quatre ou

cinq patrons la responsabilité de l'attitude

;des récalcitrants, la chambre syndicale. l,

conclut':

̃ La tolérance -provisoire et conditionnelle, recommandée par M. le ministre du com- merce, est invoquée comme un droit par ceux .qui en profitent, ello porte atteinte aux intérêts des patrons respectueux de la loi, elle 'favorise la îraude, car. le repos par roulement *i'est pas assuré dans toutes les maisons qui -'ouvrent le dimanche. -̃' ̃ Cette tolérance .doit cesser le dimanche '•̃̃̃ 16 septembre. ̃̃"̃• ̃

Elle n'aurait pu être continuée sans dégénérer en complicité de violation de la loi. Ouvriers, qui revendiquez le repos hebdomadaire, soit collectif, soit par roulement, 'suivant les catégories, veuillez considérer gu'il n'est pleinement réalisable que le diman- •îhe pour les employés de magasins. Aidez-les l'obtenir et ils vous aideront à obtenir la semaine anglaise, comme ils l'ont déjà fait. Les employés syndiqués sont convoqués nour demain matin, à la Bourse du travail, annexe, 31, rue Jean-Jacques-RousItau. •̃̃-

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f EKGHIÉN-LES-BAINS

Il .n'est pas de meilleur emploi du repos dominical qu'une promenade à Enghien. Ce paysage idyllique, ce Casino sans rival, ce restaurant où. la cuisine est exquise, tout concourt à faire d'Enghien, non seulement la plus précieuse des stations, de Tavis du corps médical, mais aussi la plus agréable, à en croire tous les Parisiens. /> pour dormir.. Les indigènes des îles Samoa ont un rẽjnède contre l'insomnie. Ils prétendent qu'il sst très efficace, aussi efficace qu'original, ÉB.t ce n'est pas peu dire. Oyez plutôt '1 Il suffit d'enfermer un serpent d'une cer- I .)aine espèce dans la tige creuse d'un bam~")ou. Le sifflement monotone et continu du .reptile prisonnier endort infailliblement. Nous doutons fort que les insomniaques le France emploient ce procédé.

P L'ENTENTE CORDIALE j!E

̃ On vient de retrouver le texte d'une pré"cieuse lettre adressée, le 14 décembre 1 1845, par le roi Louis-Philippe à la reine l .Victoria. C'était Le. lendemain des retentis- santes visites échangées entre les souve- 1 rains, à. Londres et à Paris. Et le roi des 'Français,, bem-eux des bonnes relations- l qui unissaient les deux puissances, celé- brait cette sympathie en la qualifiant 1 d' « entente cordiale ».

Bénissons le ciel, disait-il, qu'il se soit établi entre nous tous cette confiance nersonnelle- et cette affection mutuelle qui "résisteront à tous les tiraillement qui pourront surgir et -̃̃a'ui seront toujours un puissant auxiliaire pour maintenir et défendre cette t entente cordiale », v"éj;ito.ble base du repos du monde £t de la prospérité de nos pays.

'Ainsi i' « entente cordiale » fut-elle préconisée par un chef d'Etat français, cinquante-huit ans avant le voyage officiel în Angleterre du Président Loubet. ] rÂn Palais de Justice MOT DE LA FIN. Un campagnard se promène dans la grande salle des Pa3-Perdus, A plusieurs reprises son regard se heurte à une ins- l cription placée sur deux ou trois portes inutiles au service.

Sapristi, s'écrie-t-il, on est joliment sé- vère, ici. On condamne mèrno les portes JI! Flûts.

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Envoi Franco en Province. -ZMXPOSITION.- -,M'nu BËPTE et j~Gups suivaâlts E~ot f. ~i ~r

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LE DRAMEJE BICÊTRE i Comment un aveugle, pensionnaire de l'hospice, a été tué au cours d'une discussion avec un infirmier

Un drame, dont ;il importe d'établir très nettement la -responsabilité, s'est déroulé hier soir à l'hbspico des incurables de Bicêtre. Un aveugle hospitalisé, au cours d'une vive discussion, avec un infirmier, a reçu en plein. cœur un coup de. çoute.aij et il a succombé sans avoir pu donner aucune explication.

Nous nous sommes présenté, ce matin, à l'hospice de Bicêtre, ce douloureux événement a provoqué, comme bien l'on pense, la plus vive émotion.

1 En l'absence du directeur,- M. Mullène, un de ses collaborateurs nous a fait, en ces. termes, le récit du drame, tel du moins qu'il résulte des déclarations de l'infirmier

La scène .tragique, nous dit-il, s'est '.déroulée au..réfectoire, dans ia; section- des aveugles, après 'Te" dîner de l'après-midi. L'infirmier Gustave Denant était occupé à desservir, quand l'un des hospitalisés rentra pour réclamer du pain. C'était un nommé Emile-Edouard Thinel qui, déjà, avait eu maille à. partir avec Denant. En effet, Thinel passait pour un « fricotour ». Sous prétexte d'élever des pigeons dans un logement qu'il a loué rue -Bobinp pour y déposer ses objets personnels, il venait sans: cesse réclamer du pain au réfectoire! Mais on savait, qu'en réalité, il revendait cepain à des chiffonniers. Dansvces conditions, l'infirmi-er Denant, oui est pourtant-très bon pour les pensionnaires, refusait souvent à Thinel de lui" donner le pain ttu'il" réclamait.

Hier encore,, une vive discussion s'engagea à ce sujet entre les deux hommes. Fi.nalement, l'infirmier, excédé de -ces récriminations, dit à l'aveugle

Eh bien, je vais vous donner un' morceau de pain, mais un morceau juste assez gros pour des pigeons ot pas assez pour être revendu ̃; 1 Ce disant', l'infirmier passa, .'dans une. salle voisine où il prit un pain et un cou-_ teau à lame triangulaire dont on se sert couramment pour couper le .pain.

̃L'allusion que venait de faire Denant aux- accusations' dont Taveugie so défendait toujours avec vivacité avait-elle pro-

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tirer vengeance, en frappant l'infirmier ? 'l,' Toujours est-il que lorsque ce dernier, rentrant dans le réfectoire, poussa la porte, il buta dans l'aveugîe qui se tenait là, comme en embuscade. Il y eut assez violente collision entre les deux hommes,; l'un surpris de trouver là Thinel qu'il croyait au" milieu 'de la salle, l'autre privé de la vue et ne pouvant se garer à temps.

Par malheur, l'infirmier tenait a la main le couteau à lame triangulaire.- Dans' le choc, le couteau s'enfonça. Atteint en plein cœur, le malheureux aveugle tomba" comme -une masse.

L'infirmier- fut quelques minutes à se rendre compte de ce qui s'était passé. Quand il comprit, son affolement fut extrênie;' II s'élança dans le couloir en criant.' au secours.- Il était trop tard et le malheureux Thinel, transporté en toute hâte dans le service du docteur Marie, y expira sans avoir repris connaissance:

Telle est la version de l'administration. Nous avons voulu, poursuivant notre enquête, connaître l'opinion des hospitalisés ..et du. personnel.

Des déclarations que nous avons recueil- lies, il résulte crue nul ne peut croire l'infirmier Denant 'capable d'avoir accompli un meurtre. Les hospitalisés rendent hommage à son caractère doux et serviable. En revanche, -Tes- infirmiers -ne- se font pas faute de déclarer qu'ils ont eu bien souvent à se plaindre du caractère violent et emporté de Thinel, depuis quatre ans déjà qu'il est pensionnaire de Bicêtre. La même l déclaration nous a. été faite par un aveugle .qui a son lit dans la salle Crozatier où couchait également le défunt.

M. Pois, commissaire de police de Gentilly, est également persuadé qu'il y a eu déplorable accident, mais non pas meurtre. Aussi a-t-il laissé l'infirmier en liberté provisoire. Toutefois celui-ci a été prié d'abandonner son service et de se tenir à la disposition de Li justice, car. l'enquête continue.

-crime passionnel Un ersipJoyé du gaz, furieux d'avoir été quitté par sa maîtresse, tire sur elle plusieurs coups de revolver et

se suicide ensuite

Nous avons fait, aujourd'hui, une rapide enquête sur le drame qui s'est déroulé hier soir, vers 9 h. 1/2, rue Berthe, et dont le mobile est lai jalousie.

Nous nous sommes d'abord rendu chez l'hôtelier du numéro 6 de cette rue, située non loin du Sacré-Cœur, qui nous a fait les déclarations suivantes

Il était un peu plus de neuf heures, nous dit-il, quand Victor Hanus, qui. habitait ici depuis un mois an cabinet au troisième étage, pénétra dans le bureau de l'hôtel, et tout en prenant sa clef nous dit bonsoir en demandant s'il n'y avait rien pour lui.

Il monta aussitôt chez lui et je remarquai qu'à ce moment il était seul. Ce n'est que quelques instants après que Marie Desjardins a pénétrer ici. Je faisais cependant bien attention à elle, ne voulant pas la laisser monter. Mais elle y réussit néanmoins, car elle postait des chaussons et ne faisait par conséquent pas de bruit en marchant. Tout à coup, nous entendîmes des appels désespérés, l'amie de, notre locataire criait « Au secours, ouvrez-moi, il me tue » Des détonations retentirent.

Je me précipitai au troisième étage et poussai violemment la porte. Hanus était étendu par terre, mais sa compagne affolée s'enfuit et descendit l'escalier en disant qu'elle avait été blessée à coups de revolver par son ami, qpi s'était à son tour logé deux balles dans la tête.. Tous deux furent transportés à Lariboisière, mais mon locataire mourut avant d'y arriver. Avant de venir ici, Hanus habitait chez Marie Desjardins, rue Chappe mais un jour, à la suite d'une scène violente au cours de laquelle il voulait la frapper avec un stylet, celle-ci le blessa, en se défendant, de deux

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coups de revolver. II fut condamné à six 1 mois de prison, avec application de la loi 1 Bérenger; mais en raison de. -cette condam-nation il dut quitter la Compagnie du gaz :.du- il était employé quoique ce "fut un bon travailleur. ̃ "-̃. -II chercha à reprendre 'ses'? relations avec Marie Desjardins, qui ne voulut pas le laisser revenir chez elle, malgré ses supplications, mais qui consentit néanmoins à le revoir chez lui.

L'entrevue d'hier '.avait, paraît-il, pour but, une suprême explication.

De la rue Berthe, nous. nous, sommes rendu chez M. Dupuis, commissaire de police des Grandes-Carrières, remplaçant M. Carpin, en congé.

Avec –sa:- granxle amabilité^ M." Dupuis nous déclare

J'ai dû faire transporter le corps de Victor Hanus au dépôt mortuaire, car "il n'a pas été possible de le faire remonter, dans son cabinet de la rue Berthe, qui est trop exiguë. M. Lefresne, secrétaire du commissariat de Clignancourt, s'est rendu dans la matinée, à Lariboisière pour interroger la blessée, qui sera rétablie en quelques jours, d'après ce qu'ont, .déclaré les médecins, qui la soignent. Victor Hanus a, paraît-iï, laissé une lettre adressée au procureur de la Piépublique,-px)ur.j3xplique-r.le drame à la suite duquel il s'est "donné la mort: m

LATRAGiDIËDËŒŒîJBT La santé d'Emile Prévôt. La mentalité de l'assassin

L'état des victimes de cette épouvantable, 'tragédie "s'est ce matin un peu amélioré voici ce qu'on nous a dit à-1'hôpital Lariboisière

Le jeune Emile Prévôt qui a reçu, vous le savez, quinze coups 'de~ couteau, ne peut pas être considéré -comme étant absolument hors de danger.

Le blessé, qui avait beaucoup de fièvre hier, a pu cependant prendre un peu de repos cette nuit. Ce matin, il a été de nouveau examiné et l'on a reconnu que la blessure qu'il avait reçue en pleine poitrine présentait moins de gravité qu'on ne l'avait pensé tout d'abord. L'arme, quoique ayant pénétré profondément, n'a pas atteint, fort heureusement, le `

poumon ei i on espere que la cicatrisation, qui sera fort lente,n'amènera cependant au- cune complication. Le. corps de la malheureuse Suzanne Prévot n'a pas encore été mis en bière la mère de la défunte, malgré sa'grande faiblesse,- n'a pas voulu la quitter. Elle veille auprès d'elle, sanglotant sans cesse, appelant de temps à àutre à grands cris l'infortunée victime. La mise en bière sera très probablement faite cet après-midi et l'on va tenter d'éloigner Mme Prévôt pour lui éviter cette nouvelle et douloureuse formalité. M. Leydet, juge d'instruction, qui. a été commis par le parquet pour instruire cette affaire, délivrera cet après-midi le permis d'inhumer et l'on pense que les obsèques de Jeanne Prévôt pourront être célébrées dès demain dans la soirée.

Quant au meurtrier, il a fait choix d'un défenseur c'est M" Antony Aubin. Il sera de nouveau entendu cet après-midi par M. Leydet.

On assure que le magistrat a l'intention de faire examiner l'inculpé par un médecin aliéniste. Courrière, qui est très neurasthénique, aurait è'u il y a quelque temps des troubles cérébraux.

Sanglant© Rencontre Deux bandes rivales de rôdeurs ont engagé, boulevard de la Chapelle, une lutte acharnée, au cours de laquelle

quatre personnes ont été j

blessées

Une véritable bataille s'est engagée la nuit dernière boulevard de la Chapelle, près de la rue de Maubeuge, entre deux bandes de rôdeurs, la « bande à Coco » et la « bande à Pierre ».

•Il paraît que ces deux- redoutables associations de bandits avaient à vider une ancienne querelle. « Pierre », un repris justice des plus dangereux, a voué, en effet, une haine terrible à « Coco », lequel, au cours d'une instruction judiciaire où il se trouvait compromis, aurait eu la langue trop longue.

Quoi qu'il en soit, la fête installée au boulevard de la Chapelle battait son plein hier soir, lorsqu'éclatèrent des coups de feu. Des cris de terreur s'élevèrent aussitôt de toutes parts, et ce fut une débandade effarée parmi la foule des promeneurs. Alors, sur le boulevard où le vide s'était fait comme par enchantement, deux agents, accourus au bruit des détonations, virent les deux bandes prendre leurs dispositions de combat pour une véritable bataille rangée.

Comprenant qu'ils ne pouvaient intervenir utilement, les agents allèrent chercher du renfort. Quand ils revinrent en nombre, la bataille à coups de feu durait depuis, près de dix minutes, au grand effroi des commerçants voisins. L'un d'eux, établi au. coin de la rue de Maubeuge, et qui s'était imprudemment avancé vers le lieu de la rencontre, nous assurait, ce matin, qu'il essuya deux coups de revolver, sans être atteint aussi jugea-t-il prudent de rentrer chez lui, sans plus insister.

A l'arrivée des agents, les combattants, cependant, cédèrent la place, mais non sans avoir emmené dans un fiacre deux blessés. En revanche, deux autres blessés purent être capturés. Ce sont les nommés Léon Fariel, dix-huit ans, qui est lardé de coups de couteau, et Paul Derel, dix-sept ans, qui a l'avant-bras brisé d'un coup de feu. Les agents, en caison de la gravité de leurs "blessures, ont dû les transporter à l'hôpital Lariboisière. Quelle ne fut pas leur surprise, en sortant de cet établissement, de voir les deux bandes réunies, qui les attendaient pour les attaquer. Ils décidèrent de prendre l'offensive et s'avancèrent revolver au poing; Mais les bandits, intimidés, se contentèrent de leur jeter des pierres et, comme l'un des agents tirait en l'air pour appeler du renfort, la « bande à Coco » et la « bande à Pierre » se dispersèrent enfin, estimant, sans dou- te, que c'était assez d'exploit pour une seule soirée. l

LE THEATRE CHEZ RÉJANB

Une visite au théâtre transformé de la ̃̃; X- rue Blanche.

Ceux qui n'ont pas revu le s Nouveau Théâtre » depuis les derniers concerts Lamoureux et les représentations ibséniennes de « l'Œuvre » éprouveront, en revenant de villégiaturé, un vif étonnement de trouver là, élevé comme par enchantement, un théâtre tout neuf -'avec- façade monumentale, un théâtre n'ayant rien de commun avec l'ancien, qui était aussi le o Nouveau », sans que pour cela la logique en soit -compromise; -Et- Mme -ftéjaiie,- qui- rêvait- depuis longtemps l'heureuse fortune de Mme Sarah Bernhardt, vient, comme elle, d'inscrire son nom au fronton d'un théâtre parisien.

Passant par la rue Blanche, j'entrai au théâtre au théâtre Réjane. Malheureusement, dès l'entrée, je fus assailli d'une grêle de plâtras et de lattes brisées, ce qui me renseigna sur l'état des travaux mieux que n'aurait pu le faire l'architecte lui-même. C'est 'donc avec "Ses "précautions 'infinies et après avoir sollicité le secours d'un entrepreneur que je m'aventurai sous les échafaudages et au. bord des gouffres. -•• ̃̃- J'ai déjà dit que, du « Nouveau-Théâtre », il restait peu de chose. L'interminable couloir qui menait au hall du Casino de Paris a été supprimé et remplacé par -une double entrée formant vestibule. Le proscenium a subi des mod'if-cations profondes; quant à la scène, elle comportera deux sous-sols au lieu d'un, devant ainsi se prêter aux machinations les plus compliquées. L'entrée du Casino «le Paris par -la rue Blanche a été -impitoyablement supprimée il ne convenait pas qu'on pût aller à la fois au théâtre Réjane et au music-hall. La réfection de la salle est aussi complète que celle du proscenium et de la scène. Elle offrira un joli spectacle d'élégance et de goût. Mais il nous tardait de savoir quels prix on paierait pour inaugurer une aussi jolie salle et pour entendre Mme Réjane, déjà- tant entendue Les habitués du poulailler n'auront pas ici toutes leurs -aises, puisque les places les plus haut perchées se paieront entre six et sept francs. Par contre, on proposa à Mme Réjane d'établir un parterre à trois francs cinquante mais celle-ci objecta qu'on y ver.rait. bien des-souliers crottés, et la question en est restée là. On nous murmura encore que l'ouverture aurait lieu au mois de novembre. Est-ce croyable qu'on puisse aller aussi vite en besogne I

COURRIER DES SPECTACLES

La revue de l'Européen.

Cherchez la Femme ne pouvait mieux s'appliquer aux intrigues, aux situations inextricablement drôles qui se déroulent dans la revue jouée tous les soirs dans le plus délicieux de nos music-halls, c'est-à-dire à l'Européen. ̃ La direction de cet établissement avait annoncé la rénovation de la vraie revue d'actualité elle a pleinement tenu sa promesse, aussi le public est-il accouru en foule à l'Européen et applaudit-il encore tous les soirs à outrance la spirituelle revue Cherchez la Femme de l'auteur si en renom, M. BonisCharancle.

Analyser, par le menu, les 48 scènes présentées chaque soir au public serait trop long, mieux vaut laisser au public l'attrait de l'inconnu, la surprise des situations comiques. Signalons toutefois l'auberge de l'Amour, tenue par Jeanne Bloch, où défilent nombre de personnalités' politiques Mistress Sandwich (Jeanne Bloch), et ses beautés américaines le lor Mai à la place Clichy, et le Paradis des Muguets comme apothéose du premier acte puis les chirurgiens et leurs opérations abdominales les concours des Tuileries les décorations, où Jeanne Bloch se révèle imitatrice parfaite de la grande Sarah, et, pour terminer, une fête à Fez, où- aimées, bayadères, eunuques se livrent, avec Jeanne Bloch, à un incroyable ballet.

En résumé, l'on passe à l'Européen la plus agréable des soirée's. .;̃•̃ Ce soir A l'Athénée, réouverture avec la 285° représentation de Triplepatte, comédie en cinq actes, de M. Tristan Bernard et André Godfernaux. On commencera par le Captif, un acte de M. Tristan Bernard

A l'Opéra.

Mlle Margyl a fait, hier soir, une brillante rentrée dans le rôle d'Amnéris ùAïda, qu'elle a chanté de façon supérieure. Le public, très nombreux, ne lui a pas ménagé ses applaudissements. Mlle Agnès Borgo s'est montrée excellente dans le rôle d'Aïda, qui convient à merveille à sa voix généreuse et à son tempérament artistique.

A l'Opéra-Comique..

M. Fugère fait ce soir sa rentrée dans Bartholo, du Barbier de Séville. Les autres rôles seront interprétés par MM. Ed. Clément, Delvoye, Vieuille et Mlle Mathieu-Luz.

Un Voyage épatant, téL est le titre de la féerie nouvelle en trois actes et trente-huit tableaux, de MM. Victor de Cottens et Victor Darlay, qui passera dans le courant de novembre au Châtelet.

La lecture de la pièce a lieu aujourd'hui et les répétitions commenceront dès lundi. Ce soir samedi, aux Folies-Bergère, à minuit et demi, représentation privée réservée à la presse et au monde médical. M. Gadbin, exchansonnier montmartrois, fera, devant cet auditoire choisi, une sorte de répétition générale de son frisson d'épouvanté. Cet homme audacieux se mettra, le torse, nu, devant une auto de Dion-Bouton, de 40 H. P., dans laquelle seront montées six personnes. Le chauffeur lancera l'auto à toute vitesse, et les roues passeront sur Gadbin, qui se relèvera sou- riant et satisfait Les débuts de l'Ecrasé vivant devant le public auront lieu prochainement, à une date qui n'est pas encore fixée. A l'Olympia, le succès de Rahda va grandissant il est impossible d'imiter cette grande artiste c'est à l'Olympia seulement que l'on voit revivre, dans un décor merveilleux, les danses lascives des prêtresses de Siva. Al lez voir Rahda, la véritable danseuse hindoue. A Barrasford's Alhambra, le copieux programme du moment comporte de nombreux numéros, tous amusants, dont le moindre fait sensation. A noter particulièrement, Leroy, Talma et Bosco, rois de la magie, divertissa -s et stupéfiants dans leurs expériences. Leur travail dans la salle, au milieu des spectateurs, tient du prodige, aussi le public, quoicrue saisi 1 d'étonnement. ne leur ménage pas ses applaudissements. A remarquer encore les quatre Maisances, d'excellents clowns musicaux, puis la désopilante fantaisie de Crabtree et Cie scènes dans un café chantant américain. Toutes les autres attractions prennent largement leur part du succès général.

De l'air un bon fauteuil, une salle

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luxueuse et gaie aux yeux, un spectacle attachant et varié, sans cesse renouvelé, des consommations de premier choisi n'est-ce point là l'idéal du concert music-hall ?.

Lé Kursaal semble l'avoir .réalisé. Le coquet ̃:et- spacieux établissement de la place Clichy- ïait salle comble, chaque .soir, depuis sa ré^.çën te. ouverture, et il le mérite d'autant plus 'qu'il- a su résoudre cetterqiïadrature du cercle. offrir cet ensemble inédit pour 1 franc et 1-fr. 50, consommation comprise.

Spectacle apéritif quotidien (troupe et orchestre), 0 fr. 50. "•

-'> Le Bal Tabarin donnera, ce soir, le bal des Minuinettes, grande fête montmartroise. Il sera agréable de voir les jolis minois de nos' -gracieuses -Parisiennes,- -en -Glauéines,- danserla Likette, la Kraquette et les quadrilles excentriques au son du merveilleux orchestre Bosc, tant admiré par les nombreux habitués ..du Bal Tabarin. Les Cheremeteff, célèbres danseuses russes, feront, comme chaque soir, la joie du public qui ne cesse "de les applaudir.

L'agréable fraîcheur qui règne au Joyeux bal du Moulin de la Galette, ses Jardins et sa ̃ splendide terrasse, point de ~vne" "dominant Paris et ses environs, où. l'on respire l'air le plus frais, attire nombre d'étrangers et le .Tout-Paris. plaisir,' Nos jolies Parisiennes y dansent avec un entrain sans pareil leurs danses favorites la Kraquette et la Likette, que l'orchestre de Mabille entonne avec un br,io. sans égal. ̃̃ Ce soir, à huit heures et demie, grande fête dansante.. Dimanchej matinée à deux heures. Georges Beutiîrs.

^>r^^ i.

L'ABBILLE-DIAPASON î 1 ,-lto- -savant .entomologiste' d'Allemagne, qui est par surcroît, très amateurinusique, avait depuis longtemps été frappé du son harmonieux émis par certains insectes pendant leur vol.-

En se servant d'un' microphone perfectionné et de différents appareils pour renforcer et enregistrer les sons dont il s'agit, il est arrivé à déterminer avec beaucoup d'exactitude, "suivant "lui, 'note donnée par la plupart des insectes que l'on trouve le plus commodément dans nos climats. Un; grand nombre de ces petites .bêtes, il est vrai, émettent en volant, des sons tellement sourds, comportant si peu de vibrations, qu'on doit les ranger -dans la catégorie simple des. bruits auxquels l'acoustique n'a pas encore attribué un nom précis. Par contre, quelques insectes donnent une note bien déterminée, toujours la mê- me, quand les conditions d'émission sont les mêmes la guêpe, le sol diùze la libellule le la mouche domestique, le fa l'abeille, le la, avec 440 vibrations à là seconde.

Voilà donc l'abeille transformée en diapason^

̃ «*s/s __i

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Le Monda.

Le roi de Grèce, venant d'Aix-les-Bains, ar- rivera à Paris demain soir, à six heures. Georges Ier ne fait que traverser Paris, cette fois-ci. Son séjour sera de quarante-huit heures. Ce n'est qu'au retour de Copenhague où il passera un mois et demi, que le roi demeu- rera une dizaine de jours a Paris. A cette occasion, le roi de Grèce échangera des visites avec le Président de la République," et il y aura un déjeuner ou un dîner à l'Elysée en son honneur. o– Mercredi soir, M. et Mme. Martin-Feuillée avaient offert, en l'honneur de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'Etat aux beaux-arts, en leur château du Boschet, un grand dîner, aux notabilités de l'arrondissement de Châteaubriant, ainsi qu'aux personnes qui l'accompagnaient M. Chéron, sous- chef de cabinet M. Pradel, sous-chef du se- crétariat particulier; et M. Charles-Philippe. Une très brillante réception a suivi, au cours de laquelle Mlle Yvonne Dubel, de l'Opéra, a; avec un grand talent, chanté, de sa "voix si pure et si harmonieuse « Printemps nou- veau », de Paul VidaJ, et des œuvres d'Henri Maréchal. Elle a été très longuement applaudie..

Naissances.

La comtesse Gaspard de Miramon, au château de Paulhac, a donné le jour à un fils. Les Mariages.

Le mariage du vicomte de Rohan avec Mlle de Talhouët-Roy sera célébré au début de novembre..

–o– Le mariage de M. Jacques. Aymé avec Mlle Yvonne de Lesseville aura lieu le mardi 2 octobre.

:;̃ Paul Sandres.

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Coups de CLOCHE CHINOISERIES ADMINISTRATIVES Voulez-vous m'autoriser à vous signaler deux faits qui intéressent véritablement la collectivité ?

Mon frère, M. reçoit journellement des paquets chargés, venant d'Anvers, expédiés par express et pour lesquels on paye un affranchissement très élevé. Or, depuis deux jours, il a reçu deux envois qui, bien qu'expédiés par express, ne lui ont été remis qu'à onze heures du matin au lieu de .sept heures et demie, heure à laquelle ils doivent arriver ce fait, s'étant reproduit deux jours de suite, appelle une explication.

Comment se fait-il qu'il n'existe pas de pays au monde où les allumettes soient aussi déplorables qu'en France ? Dans les autres pays, on ne les fait pas payer, on les donne ici, non seulement on les fait payer un prix très élevé, mais elles sont de jour sn jour plus mauvaises les allumettes bougies se plient quand on les frotte, ou les boîtes sont tellement mauvaises que la substance qui sert à enflammer le phosphore s'effrite rapidement et on ne peut plus les allumer. Georges ASCHER.

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L'abondance des matières nous oblige â t émettre à demain la suite de notre intéressant feuilleton

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Sont-elles fabriquées en Angleterre? Malgré l'-imprécision des détails don^. nés par la presse anglaise et la-, réserve •bien compréhensible que garde la polico de Londres, il- est impossible de ne p'ns supposer ..qu'il ;existe actuellement un centre d'organisation .terroriste jrussa dans cette ville.. Evidemment,. il est impassible de. for-' muler aucune accusation bien nette contre tel ou tel individu qui habite d'une façon régulière ou qui séjourne temporairement en Angleterre. Cependant, n'est pas. douteux que le gouvernement russe a les plus 'fortes raisons de croire que Londres est le centre, sinon de l'organisation terroriste, tout au moins d'une section Importante "et redoutable de cette organisation. Le ministère de l'Intérieur britannique sait si bien <ju'il. en est ainsi qu'il emploie une douzaine d'agents les plus intelligents du Département la police à surveiller- activement certains personnages, et à si-1 gnaler tous leurs faits et gestes au goû-: vernement russe.

La.fame.use «. Troisième. Section » de Is police russe à Pétersbourg n'a pas hésité à.attribuer l'attentat commis le..moig dernier contre M." Stolypine à l'hospitalité que l'Angleterre accorde à de dan- gereux individus. Elle a appris que le dimanche qui. précéda le jour ,de l'attentat, une réunion secrètQ eut lieu à Lon^ dres, dans le quartier de East End, dans une. maison fréquentée par des Russes et par des Polonais. Des représentants de la « Troisième Section» 'ainsi que des agents, de la police anglaise eurent connaissance. 'de cette réunion, mais il était trop tard pour l'empêcher. On put savoir toutefois ce quï.s'était passé dans ce ^mystérieux conciliabule, et des renseignements précieux furent envoyés à Pétersbourg, à la « Troisième Section ». II. y a tout. lieu de croire. que. la bombe qui détruisit la villa de Mi Stolypine fut lancée, non par aucun de ceux qui assistaient à la conférence en question car, tous avaient été arrêtés mais par un homme qui avait déjà connu les déci-' sions prises et reçu l'ordre d'agir.

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D'une façon générale, la « Troisième' Section » est convaincue que -la plupart' des bombes sont fabriquées en Angleterre et qu'elles pénètrent en Russie, dissimulées dans des marchandises, par la Norvège et les provinces baltiques. Oit soupçonne un chimiste polonais'1 habitant quelque part dans Whitechapel de les fabriquer, mais jusqu'à présent on n'a pu .découvrir son domicile. Toujours est-il que ces bombes sont' d'un type nouveau. Elles ont une forme1, hexagonale et sont munies d'un détona-' teur tout à fait ingénieux.

L'individu connu sous le nom de Martin!- que la police russe suspecte d'avoir .assassiné le père Gapbrie, "est arrivé en; Angleterre après la mort de celui-ci. Il trouvas un emploi dans Charlotte Street,; mais trois semaines plus tard, il partait" pour une destination inconnue.

Inutile de dire que les femmes jouent un grand rôle dans toutes ces intrigues' policières. La police secrète russe à Lon-' dres compte plusieurs de ces femmes qui lui ont rendu, dit-on, de grands services. L'une d'elles est une Allemande, très co-' quette et très élégante l'autre porte un nom russe qui semble l'apparenter à une: famille de la plus haute noblesse. Une' troisième, qui agit isolément, est encore plus mystérieuse que les deux autres.

Je.

Il n'est pas rare que la police anglaise' et la police russe se nuisent au lieu de s'entr'aider. Souvent les deux polices travaillent avec le môme objet en vue, mais en agissant indépendamment l'une de l'autre. En fait, il arrive très bien que l'une se croit obligée de surveiller l'autre. Par exemple, il se peut que le gouvernement russe soupçonne la police anglaise de ne pas s'inquiéter suffisamment' de tel ou tel individu, et de le laisser quitter le pays. Dans ce cas, il emploie les services d'Anglais que ne connaît en aucune façon la direction de la police deLondres. Cette police est devenue d'ailleurs très suspecte au ministère de l'Intérieur à Pétersbourg, depuis que les sympathies britanniques se sont prononcées- si nettement pour la cause de la liberté: en Russie.

La très grande différence qui existe dans la façon d'opérer des deux polices est que les agents anglais sont entravéspar des règlements administratifs très étroits et qui ne leur laissent aucune initiative. L'agent russe, au contraire, est absolument libre dans ses mouvements, et il dispose de sommes d'argent, presque illimitées, aussi longtemps qu'il peut prouver que ses dépenses ont été utiles.

Pour finir, disons que lorsque le gouvernement russe a besoin de l'assistance de la police anglaise, la correspondance entre Londres et Pélersbourg se fait en chiffres. Elle passe d'abord par le Poreign Office pour être ensuite communiqués au ministère de l'Intérieur eL de à la police.

Robert vuiiers.

G. x

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