Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1864-03-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 146118 Nombre total de vues : 146118
Description : 09 mars 1864 09 mars 1864
Description : 1864/03/09 (Numéro 403). 1864/03/09 (Numéro 403).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5885135
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/07/2008
UN WîHÈuo CINQ cEroffis
TIJfiGÊOlJ fCTIT J0URNAL
LES OBJETS PERDUS.
publiques la nomenclature des objets trou-
vés .•̃ ̃̃̃ #
Et je; nt'étonafe qu'il ne s'en trouve -,Pu*
Au Théâtre-Italien, par exemple, on peut
compter pour des millions de diamantsdans
lesloges;c'est«n hasard qu'il se perde un
bracelet ou qu'il se détache une boucle
Au bal des artistes dramatiques, où îl y
a des rivières de brillants à éblouir la vue,
-on ne constate que peu de joyaux per Jos>
Il est vrai qu'on y danse-peu et que là
promenade ne fatigue pas le cadenas dôr
des parure».
La liste officielle des derniers objets trou-
Nés pousse aux réflexions philosophiques.
Un porte-monnaie contenant 2t* francs
trouvé au Palais de Justice sans doute' lés
honoraires d'un avocat.
un porte-monnaie renfermant cinquante
francs, trouvé au bois dé Boulogne, nous
embarrasse davantage.
S'il a été trouvé sur l'herbe, c'est la pro-
priété d'un bourgeois qui aie goût de la
sieste champêtre sur les premiers gazons.
S'il a été trouvé sur laroute, c'est le tré-
sor d'un cavalier de chenal de louage.
Un élégant ne sort pas avec cinquante
francs seulement,
H n'a pas d'argent,-ou bien il en a davan-
.tage. ̃̃• •••̃̃•̃̃ .̃̃•.
La boucle d'oreille en or enrichie d'un
diamant trouvée à la Halle, doit appartenir
une des dames de nos marchés,
Qui se paren t pour vendre, comme Buffon
s'habillait pour, écrire et 1 amiral Suffren
pour combattre
C'est peut-être aussi la boucle d'oreille
4'une bonne ménagère qui, pour ne pas lais.
danser l'anse du panier,fait son ménage
Mais cela m'étonnerait.
On ne met pas ses bijoux pour marchan-
der des carottes, de peur de les payer trop
Cher.
Par exemple, le nombre de lorgnettes ou-:
b liées dans les voitures est infini.
FEUILLETON DU PETIT JOURNAL
ADAI BUFF
l'HO«BE QUI n'A PAS DE CHEMISE
Adam était couché, et il écoutait de toutes
ses oreilles; il écoutait, mais n'entendait rien.
Son visage s'assombrit. Poussant un grogne-
ment d'impatience et serrant étroitement le
drap autour de son cou, il so tourna résolument
sur le cote, et alors il poussa un profond, sou-
pir malheureux Adam Buff!
Le temps inexorable s'enfuit, et Adam
vous charmants génies des songes, qui
nous faites entendre -de si ravissantes tàusi-
ques, qui répandez à profusion devant l'affamé
etidormilesjwmmes les plus jGçatehes du Para^
dis, qui brisez les fers de
formez l'épaux sommeillant, près de sa moitié.
en possesseur d'un vaste harem, qui tracez
du doigt sur les murs de-la prison du pauvre
débiteur ces mots magiques PwracMnttr–
6 vous, eoqiielqHe (jeu que vous-réskiiez, ve-
nez, pour Une heure au moins,
lusion au pauvre. Adam Buff.
iPOrtoz-Te sur vos ailes couleuç/d'arc-en-ciel
verdoyante de lafôierxa Duida;
fJBPETfT
̃•̃ .UB- JOURNAL 3 ̃• .-̃ '_u
Il y a des jùinelîes blanches, et dés u-*
nielles noires. en é b'ênc, on ivoire, en e-
.Uni véritable,
de donner, Je
sitôt avec; la l'exactitude
N'omettons pas les oochers fidèles, rap-
portant ies.pijèGeji der^Of fr.. qu'ils ©at rectos
moin3 un
A quoi pensait donc lit dame qui durant
Ses épaules ne sentaient donc pas la bise?
Le; précieux tissu a été recueitli, et
on le! retrouverai la, Préfecture en parfait
état de conservation-
le n'en dirais pas autant des montres.
EUes reçoivtentnmchocftn tombant à
terre –̃'̃̃•̃v.l *̃̃̃̃, r
Le coupdérange^le moQVenient,
Et il n'est pas du tout étonnant devoir à
envoyerfcfc«e»Bréguet ou chez Leroy, la va»1
de son. gousset sur le brottoir.
Il n'a pas toujours été très bon do ramas-
ser les objets perdus.
Il y a vingt-cinq ans,
Alors que les Champs-Elysées, sans jeu.,
sans maison, sans population, étaient dé-
serts ja' neuf heures du soir en hiver,
Oh trouvait parfois le long des allées, sur
le sol, aux lueurs incertaines d'nne lune
Quelque joli portefeuille en marocain
rouge ou Vert,
Avec fermoir d'acier,
Et gonflé comme le portefeuille ai'un ban-
quier qui se respecte:
Il était hasardeux de s'arrêter,
baisser pour le ra-
masser;
Car soudain de derrière les murs, les ar-
bres, les enclos, une. troupe de bandits fon-
dait sur vous
Et vousdépouillait sans miséricorde.
L'éclairage de la capitale, la garde-admi-
rzblement organisée ont rendu impossible
tes attaques à main armée.
Et les portefeuiles simulant des valeur
importantes ne se trouv'ent plus sur la voie
publique, comme un dangereux appât!
car en celieu, dit le baron de Humboldt, les
arbres à chemises croissent jusqu'à cinquante
Là,couchez-le doucement à l'ombre de cette
floraison domestique qui pend sur les bran-
ches! Et qu'il puisse .lever ses yeux enchantés
et regarder des chemises toutes faites en éta-
lage sur chaque rameau
Qu'il lui soit donnéde contempler, se réjouis-
sant 'sur l'herbe, au son d'un tambourin itt-^
dien; des hommes et des femmes tous revêtus;'
dans la Sierra Duida la chemise n'a pas
de, sexe, d'un habit fraîchement cueilli,
« dont la partie supérieure livre passage à la
tête et les deux trous latéraux aux bras. »
(Humboldt.)
^-»Etes-Vous*léve, ittonsïèur ÏJuff? dit tout'à
coup une voix au dehors.
Entrez répondît Adant en se éveillant»
Elle avait quatre méritons un teiu.t rouge et
une soixantaine d'années.
A la manière dont cette masy,e's'avança dans.
la chambre, on devinait la propriétaire de
céans» .Elle s'assit sur une/ chaise et posa ses
mains sur ses genoux.
Avez-vous vu l'incend',e {Fhïer au soir ? de-
manda Mm0 Nox,
J'ai entendu le bjf.uU despompes, répon-
dit^damphdosbphiqv ornent.
mains dans les po«"j£es 'de son tabler, et re-
les deBuff tfBi appa-
!i<)ii m'a raconté l'anecdtvte d'un
q"ui je» condwisant un joaèur sortant dWi
aVait reçu Une-
pièce; de cent francs eh or; p«u<- cent
IHa rapporte
\ekeff» eti'qui'
n'était pas à cent francs près, lui dit':
Je vais encourager la-probité.
En quoi faisant, iiot' boui-gepis ?
,En te donnant la pièce que tu- rappor-
tés.' >" ̃̃•'̃̃̃ "̃
Faites mieux, not' bourgeois, êit le
cocher, donnez là à un autre
oonnStë. moi,
c'est ïoutffiML
̃ r^"}' '̃•
Nos a,ocie"s ont applaudi Veraet dans un
vaudeville jadis àla mode.
et mon
̃• ̃ ̃ ̃ "̃
C'«ist un bonhomme- embarrassé d'une
double responsabilité morale'et matérielle.
Il aicbarge d'àBdie' et de Tifflard.
De bes jours tes inquiétudes de eè brave
Verne*, paraîtraient invraisemblable^. Au-
cun parapluie ne se perd
II y en a de toutes les couleurs. de toutes
les formes, de tous les prix au dépôt des
objets perdus de laPréfeetufe de pbHce.
-V: "'̃ ̃
perdus qsie ion ré-
clame, c'està peine si on compte deux om-
brelles revendiquées.
Faut-il àttrftuércette insouciaHeeà la 1er
Ou àson désir de ne pas divulguer à quel
moment la mémoire lui a fait défaut,
A Nous n'oserions nous prononcer, nous
constatons uniquement le fait comme une
curiosité de statistique
-̃̃
Rien ne;se perd dans ce monde écono-
miquémenf organisé
Ni là fumée des chemins de fer,
Ni les cendres de la houille,
Ni l'.écorce des fruits,
Ni le parfum desroses.
Le ridicule de la douairière, le chien de
la marquise, la lorgnette de factrice, l'en-
tout-cas du rentier se retrouvent de même,
grâce aux «oins maternels de l'administra-
tion
TIMOTHÉE TRIUM.
PARIS
S. M. l'Empereur vientde nommer "une coan-
1 mission chargée d'examiner les questions pen-
dates relatives à l'isthme de Suez.
pâle que les draps formaient autour de sa
r- Beaucoup de brûlésf demaHdaBufll.
On ne sait pas encoire je parle des pro-
priétaires. C'est une grande ruine!. Une rafti'-
nerie de sucrer une distiUcrie et la maison du
prêteur sur gages, tout a été brûlé, l'ai en-
tendu dire qu'on n'avait rien assuré.
"• £?est désolant t voilà pourtant la vie, ms>~
dâmeNox.;
Hélas fit la propeiétaire.avec ua soupir.
Oui,' voila ;la vie répéta^ Adatn. L'homme
se lève tôt et se couche tard il travaille, il se
fatigue; il dupe et il se fait. dupes; ilsesert
de poids trop logées et démesures trop cour-
Abf quejc'est Tirai interrompit la veuve
du boulanger»
'l'homme, continua AdaJUi/en s'exaltant,
s'horripile l'enteWemeiit pouf mettre du vin
dans son eau et pouvoir aller ̃< la campagne
pendant la semaine. Hélas. quànd il pense a-
voir bâti son,nid. pour îa^xie, qûanid il l'a bien
rempli de laine et doré/au dehors, qu'arpive-
t– il? Crac, un rustaud laisse tomber une bou-
gie allumceaur un rideau, un chat transporte
un charbon brûlaai sar; un tapis, et voilà le
veilleur denuitqm fait sonner sa crécelle; et
quand tout a ..fertile comme une hotte d'allu-
présentent, etde gran-
des mâchions jouent surnotrè ruine! Ouij ma-
dame N%t, oui, voilà la vie Et comme tous
à végéter sur notre pla-
̃̃̃"̃' ̃•̃'̃• NÏTMÊftè1 4#às .-̃̃̃••̃̃-•̃
3««:a
fiEWITO
Cette commission se compose dv:
MM. ITiouvenal, sénateur, comme
MMIetvSénateur.; .•̃̃̃• rni
Sirin, sénalear .\t
jQuveiîgier; coijseiiter d'Etat.
Diniancie;
reon aux chasses àe> Mèudws, M. Gêrus* qvà>
montjut uB»pheyaf assez .difficile, a: eu liviamto*'
cassée contre un arbre; le &fessé a éi.<5«iHHK-
porte l'établisfiëHiènt du»: docteur Bomwnni-
gnon. •
Aujourd'hui sôniétat^est satisfaisant.
iM. le sënaten¥f est
nônrroé preeureur-gériéral impérial 'p's- la
cour dés eemptes, en remplacement «le JJtiCoî-
larir-Dutilleul, admis, sur sa- demande.
ses droits â la retraiter ët ,nommé pro-
Pâli impérial, M. IBaudry" de .Ii)«v*ryv
dvecteur gêner des contributions est nommé secrétaire genérat du ministène des
finances, en remplaaetnent de M. Pèl^ticr,,
nommé président de- chambre à la^ooJr»'^»''1
M-Chourj, directeur. du contentieux d^sflr-
nanceb, est nommé directeur général des con-
tributions directes, en.1 remplacement de«.M.
Haudfy de J&mvry.
Ofi est sur le point, di^Ife Moniteur, deter-^
miner à l'église Notre-Daose les travail» de
restauratioa.entreprjs.a- la porte oonsacrée a.
la patronne de:. la cathédrale, et ^uti
donne accès-dans la tour du Nord. Il s'agit» de
rétablir dans leur intégrité' première q ue Squ.es.
détails.q.ui manquent parmi les notnbreua-tjas-
reliefs sculptés sur les deux faces de chacun,
des piéds-eiroits de cette porte, sur les côtés
du pilier-trumeau, est jusque sur les dernières
travées de l'arcature da .soubassement» et qui'
composent^cotnme un.vaste tableau de l'an-
née,.une sorte d'akuanach, de pierre.
Là figurent la terre.et la mer, les dotate si-
gnes duzodiaqae, ainsi que les occupations eut
les délassements qui se succèdent pendant.les
différents mois de Fannée. On verra prochaï-
nementeette œuvre curieuse reconstituée- dans,
son ensemble, telle que les artistes du ineyeà–
âge
Le square charmant dont s'est èmbèHî le
quartier Monthotoh, va être, dans quelques
purs, ouvert au .public. M. Alphand, le sa-
vant ingénieur, n a rieà négligépour eu., faire
un des plus jolis jar.dins de Paris.
Grillës-de fonte ouvrée-, candélabres riches,.
fauteuils élégants, puis des massifs de verdure
bien ménagés, des-palouses ocdulées- qu'en-
tourent de spacieuses allées des arbres de.
toutes les essences, et enfin, eomme au parc
de Monceau, untlac pittoresqae dans lequel un
rocher baigne sa bese, laissant échapper en,
cascades des eaux boailloruiantes. C?est dan»-
huit jpurs que les-grilles de ce petit 'Paradi»
terrestre vont être ouvertes."
Une enquête de huit jours est ouverte à la*
12* mairie su»- le prwjet d'ouvrir une nouvelle.
Ainsi parla. Adam.
Vous parlet d'or,
pourtant, e1est bien dur de perdra tout ce qu'oui
a, I" r6poncàit la propriétaire.
Retenez bien ceci, madameNox, dit Adam-,
ve j amais perdre, «'est la philosophie 1
Commuât? fit M1** Nox d?oa air candide.
Puis,, tout d'un coup,
temene
Ah !j]& vous entends, la veligion
La religion des anciens. Pour nioi, je sens
que siles fabriques m'avai«at appartenu, je les
aurais vues flamber avec nia plus parfaite in-
diSërence.
A propos vous ne savez pas, Mmo Soup a
bcûlé aussi.
Ma blanchisseuss'e! 1 cria Adam, dont tous
les muscles se dressèrent, ce qui communiqua
à tout son corps une contraction spasmodique:
signe non équivoqu.e d'inquiétude.
Pardine! elle /demeurait par-là tout son
linge a disparu.
-Comment', 'tout? demanda Adam Buff,
très pâle. ,••'
Il n'est pas resté tm. cJwffony dit M*9 Nox.
̃ OhlH
Adam se/pelotonna dans son lit etgrinca des^w
dents. ̃̃•>-̃̃̃̃' ̃•̃̃••
Misérable jouet du sprtJ II se trouvait
auteur" dont le mâBW' dans
nulle .yint.,3e-
um Possédait
TIJfiGÊOlJ fCTIT J0URNAL
LES OBJETS PERDUS.
publiques la nomenclature des objets trou-
vés .•̃ ̃̃̃ #
Et je; nt'étonafe qu'il ne s'en trouve -,Pu*
Au Théâtre-Italien, par exemple, on peut
compter pour des millions de diamantsdans
lesloges;c'est«n hasard qu'il se perde un
bracelet ou qu'il se détache une boucle
Au bal des artistes dramatiques, où îl y
a des rivières de brillants à éblouir la vue,
-on ne constate que peu de joyaux per Jos>
Il est vrai qu'on y danse-peu et que là
promenade ne fatigue pas le cadenas dôr
des parure».
La liste officielle des derniers objets trou-
Nés pousse aux réflexions philosophiques.
Un porte-monnaie contenant 2t* francs
trouvé au Palais de Justice sans doute' lés
honoraires d'un avocat.
un porte-monnaie renfermant cinquante
francs, trouvé au bois dé Boulogne, nous
embarrasse davantage.
S'il a été trouvé sur l'herbe, c'est la pro-
priété d'un bourgeois qui aie goût de la
sieste champêtre sur les premiers gazons.
S'il a été trouvé sur laroute, c'est le tré-
sor d'un cavalier de chenal de louage.
Un élégant ne sort pas avec cinquante
francs seulement,
H n'a pas d'argent,-ou bien il en a davan-
.tage. ̃̃• •••̃̃•̃̃ .̃̃•.
La boucle d'oreille en or enrichie d'un
diamant trouvée à la Halle, doit appartenir
une des dames de nos marchés,
Qui se paren t pour vendre, comme Buffon
s'habillait pour, écrire et 1 amiral Suffren
pour combattre
C'est peut-être aussi la boucle d'oreille
4'une bonne ménagère qui, pour ne pas lais.
danser l'anse du panier,fait son ménage
Mais cela m'étonnerait.
On ne met pas ses bijoux pour marchan-
der des carottes, de peur de les payer trop
Cher.
Par exemple, le nombre de lorgnettes ou-:
b liées dans les voitures est infini.
FEUILLETON DU PETIT JOURNAL
ADAI BUFF
l'HO«BE QUI n'A PAS DE CHEMISE
Adam était couché, et il écoutait de toutes
ses oreilles; il écoutait, mais n'entendait rien.
Son visage s'assombrit. Poussant un grogne-
ment d'impatience et serrant étroitement le
drap autour de son cou, il so tourna résolument
sur le cote, et alors il poussa un profond, sou-
pir malheureux Adam Buff!
Le temps inexorable s'enfuit, et Adam
vous charmants génies des songes, qui
nous faites entendre -de si ravissantes tàusi-
ques, qui répandez à profusion devant l'affamé
etidormilesjwmmes les plus jGçatehes du Para^
dis, qui brisez les fers de
formez l'épaux sommeillant, près de sa moitié.
en possesseur d'un vaste harem, qui tracez
du doigt sur les murs de-la prison du pauvre
débiteur ces mots magiques PwracMnttr–
6 vous, eoqiielqHe (jeu que vous-réskiiez, ve-
nez, pour Une heure au moins,
lusion au pauvre. Adam Buff.
iPOrtoz-Te sur vos ailes couleuç/d'arc-en-ciel
verdoyante de lafôierxa Duida;
fJBPETfT
̃•̃ .UB- JOURNAL 3 ̃• .-̃ '_u
Il y a des jùinelîes blanches, et dés u-*
nielles noires. en é b'ênc, on ivoire, en e-
.Uni véritable,
de donner, Je
sitôt avec; la l'exactitude
N'omettons pas les oochers fidèles, rap-
portant ies.pijèGeji der^Of fr.. qu'ils ©at rectos
moin3 un
A quoi pensait donc lit dame qui durant
Ses épaules ne sentaient donc pas la bise?
Le; précieux tissu a été recueitli, et
on le! retrouverai la, Préfecture en parfait
état de conservation-
le n'en dirais pas autant des montres.
EUes reçoivtentnmchocftn tombant à
terre –̃'̃̃•̃v.l *̃̃̃̃, r
Le coupdérange^le moQVenient,
Et il n'est pas du tout étonnant devoir à
envoyerfcfc«e»Bréguet ou chez Leroy, la va»1
de son. gousset sur le brottoir.
Il n'a pas toujours été très bon do ramas-
ser les objets perdus.
Il y a vingt-cinq ans,
Alors que les Champs-Elysées, sans jeu.,
sans maison, sans population, étaient dé-
serts ja' neuf heures du soir en hiver,
Oh trouvait parfois le long des allées, sur
le sol, aux lueurs incertaines d'nne lune
Quelque joli portefeuille en marocain
rouge ou Vert,
Avec fermoir d'acier,
Et gonflé comme le portefeuille ai'un ban-
quier qui se respecte:
Il était hasardeux de s'arrêter,
baisser pour le ra-
masser;
Car soudain de derrière les murs, les ar-
bres, les enclos, une. troupe de bandits fon-
dait sur vous
Et vousdépouillait sans miséricorde.
L'éclairage de la capitale, la garde-admi-
rzblement organisée ont rendu impossible
tes attaques à main armée.
Et les portefeuiles simulant des valeur
importantes ne se trouv'ent plus sur la voie
publique, comme un dangereux appât!
car en celieu, dit le baron de Humboldt, les
arbres à chemises croissent jusqu'à cinquante
Là,couchez-le doucement à l'ombre de cette
floraison domestique qui pend sur les bran-
ches! Et qu'il puisse .lever ses yeux enchantés
et regarder des chemises toutes faites en éta-
lage sur chaque rameau
Qu'il lui soit donnéde contempler, se réjouis-
sant 'sur l'herbe, au son d'un tambourin itt-^
dien; des hommes et des femmes tous revêtus;'
dans la Sierra Duida la chemise n'a pas
de, sexe, d'un habit fraîchement cueilli,
« dont la partie supérieure livre passage à la
tête et les deux trous latéraux aux bras. »
(Humboldt.)
^-»Etes-Vous*léve, ittonsïèur ÏJuff? dit tout'à
coup une voix au dehors.
Entrez répondît Adant en se éveillant»
Elle avait quatre méritons un teiu.t rouge et
une soixantaine d'années.
A la manière dont cette masy,e's'avança dans.
la chambre, on devinait la propriétaire de
céans» .Elle s'assit sur une/ chaise et posa ses
mains sur ses genoux.
Avez-vous vu l'incend',e {Fhïer au soir ? de-
manda Mm0 Nox,
J'ai entendu le bjf.uU despompes, répon-
dit^damphdosbphiqv ornent.
mains dans les po«"j£es 'de son tabler, et re-
les deBuff tfBi appa-
!i<)ii m'a raconté l'anecdtvte d'un
q"ui je» condwisant un joaèur sortant dWi
aVait reçu Une-
pièce; de cent francs eh or; p«u<- cent
IHa rapporte
\ekeff» eti'qui'
n'était pas à cent francs près, lui dit':
Je vais encourager la-probité.
En quoi faisant, iiot' boui-gepis ?
,En te donnant la pièce que tu- rappor-
tés.' >" ̃̃•'̃̃̃ "̃
Faites mieux, not' bourgeois, êit le
cocher, donnez là à un autre
oonnStë. moi,
c'est ïoutffiML
̃ r^"}' '̃•
Nos a,ocie"s ont applaudi Veraet dans un
vaudeville jadis àla mode.
et mon
̃• ̃ ̃ ̃ "̃
C'«ist un bonhomme- embarrassé d'une
double responsabilité morale'et matérielle.
Il aicbarge d'àBdie' et de Tifflard.
De bes jours tes inquiétudes de eè brave
Verne*, paraîtraient invraisemblable^. Au-
cun parapluie ne se perd
II y en a de toutes les couleurs. de toutes
les formes, de tous les prix au dépôt des
objets perdus de laPréfeetufe de pbHce.
-V: "'̃ ̃
perdus qsie ion ré-
clame, c'està peine si on compte deux om-
brelles revendiquées.
Faut-il àttrftuércette insouciaHeeà la 1er
Ou àson désir de ne pas divulguer à quel
moment la mémoire lui a fait défaut,
A
constatons uniquement le fait comme une
curiosité de statistique
-̃̃
Rien ne;se perd dans ce monde écono-
miquémenf organisé
Ni là fumée des chemins de fer,
Ni les cendres de la houille,
Ni l'.écorce des fruits,
Ni le parfum desroses.
Le ridicule de la douairière, le chien de
la marquise, la lorgnette de factrice, l'en-
tout-cas du rentier se retrouvent de même,
grâce aux «oins maternels de l'administra-
tion
TIMOTHÉE TRIUM.
PARIS
S. M. l'Empereur vientde nommer "une coan-
1 mission chargée d'examiner les questions pen-
dates relatives à l'isthme de Suez.
pâle que les draps formaient autour de sa
r- Beaucoup de brûlésf demaHdaBufll.
On ne sait pas encoire je parle des pro-
priétaires. C'est une grande ruine!. Une rafti'-
nerie de sucrer une distiUcrie et la maison du
prêteur sur gages, tout a été brûlé, l'ai en-
tendu dire qu'on n'avait rien assuré.
"• £?est désolant t voilà pourtant la vie, ms>~
dâmeNox.;
Hélas fit la propeiétaire.avec ua soupir.
Oui,' voila ;la vie répéta^ Adatn. L'homme
se lève tôt et se couche tard il travaille, il se
fatigue; il dupe et il se fait. dupes; ilsesert
de poids trop logées et démesures trop cour-
Abf quejc'est Tirai interrompit la veuve
du boulanger»
'l'homme, continua AdaJUi/en s'exaltant,
s'horripile l'enteWemeiit pouf mettre du vin
dans son eau et pouvoir aller ̃< la campagne
pendant la semaine. Hélas. quànd il pense a-
voir bâti son,nid. pour îa^xie, qûanid il l'a bien
rempli de laine et doré/au dehors, qu'arpive-
t– il? Crac, un rustaud laisse tomber une bou-
gie allumceaur un rideau, un chat transporte
un charbon brûlaai sar; un tapis, et voilà le
veilleur denuitqm fait sonner sa crécelle; et
quand tout a ..fertile comme une hotte d'allu-
présentent, etde gran-
des mâchions jouent surnotrè ruine! Ouij ma-
dame N%t, oui, voilà la vie Et comme tous
à végéter sur notre pla-
̃̃̃"̃' ̃•̃'̃• NÏTMÊftè1 4#às .-̃̃̃••̃̃-•̃
3««:a
fiEWITO
Cette commission se compose dv:
MM. ITiouvenal, sénateur, comme
MMIetvSénateur.; .•̃̃̃• rni
Sirin, sénalear .\t
jQuveiîgier; coijseiiter d'Etat.
Diniancie;
reon aux chasses àe> Mèudws, M. Gêrus* qvà>
montjut uB»pheyaf assez .difficile, a: eu liviamto*'
cassée contre un arbre; le &fessé a éi.<5«iHHK-
porte l'établisfiëHiènt du»: docteur Bomwnni-
gnon. •
Aujourd'hui sôniétat^est satisfaisant.
iM. le sënaten¥f est
nônrroé preeureur-gériéral impérial 'p's- la
cour dés eemptes, en remplacement «le JJtiCoî-
larir-Dutilleul, admis, sur sa- demande.
ses droits â la retraiter ët ,nommé pro-
Pâli impérial, M. IBaudry" de .Ii)«v*ryv
dvecteur gêner des contributions est nommé secrétaire genérat du ministène des
finances, en remplaaetnent de M. Pèl^ticr,,
nommé président de- chambre à la^ooJr»'^»''1
M-Chourj, directeur. du contentieux d^sflr-
nanceb, est nommé directeur général des con-
tributions directes, en.1 remplacement de«.M.
Haudfy de J&mvry.
Ofi est sur le point, di^Ife Moniteur, deter-^
miner à l'église Notre-Daose les travail» de
restauratioa.entreprjs.a- la porte oonsacrée a.
la patronne de:. la cathédrale, et ^uti
donne accès-dans la tour du Nord. Il s'agit» de
rétablir dans leur intégrité' première q ue Squ.es.
détails.q.ui manquent parmi les notnbreua-tjas-
reliefs sculptés sur les deux faces de chacun,
des piéds-eiroits de cette porte, sur les côtés
du pilier-trumeau, est jusque sur les dernières
travées de l'arcature da .soubassement» et qui'
composent^cotnme un.vaste tableau de l'an-
née,.une sorte d'akuanach, de pierre.
Là figurent la terre.et la mer, les dotate si-
gnes duzodiaqae, ainsi que les occupations eut
les délassements qui se succèdent pendant.les
différents mois de Fannée. On verra prochaï-
nementeette œuvre curieuse reconstituée- dans,
son ensemble, telle que les artistes du ineyeà–
âge
Le square charmant dont s'est èmbèHî le
quartier Monthotoh, va être, dans quelques
purs, ouvert au .public. M. Alphand, le sa-
vant ingénieur, n a rieà négligépour eu., faire
un des plus jolis jar.dins de Paris.
Grillës-de fonte ouvrée-, candélabres riches,.
fauteuils élégants, puis des massifs de verdure
bien ménagés, des-palouses ocdulées- qu'en-
tourent de spacieuses allées des arbres de.
toutes les essences, et enfin, eomme au parc
de Monceau, untlac pittoresqae dans lequel un
rocher baigne sa bese, laissant échapper en,
cascades des eaux boailloruiantes. C?est dan»-
huit jpurs que les-grilles de ce petit 'Paradi»
terrestre vont être ouvertes."
Une enquête de huit jours est ouverte à la*
12* mairie su»- le prwjet d'ouvrir une nouvelle.
Ainsi parla. Adam.
Vous parlet d'or,
pourtant, e1est bien dur de perdra tout ce qu'oui
a, I" r6poncàit la propriétaire.
Retenez bien ceci, madameNox, dit Adam-,
ve j amais perdre, «'est la philosophie 1
Commuât? fit M1** Nox d?oa air candide.
Puis,, tout d'un coup,
temene
Ah !j]& vous entends, la veligion
La religion des anciens. Pour nioi, je sens
que siles fabriques m'avai«at appartenu, je les
aurais vues flamber avec nia plus parfaite in-
diSërence.
A propos vous ne savez pas, Mmo Soup a
bcûlé aussi.
Ma blanchisseuss'e! 1 cria Adam, dont tous
les muscles se dressèrent, ce qui communiqua
à tout son corps une contraction spasmodique:
signe non équivoqu.e d'inquiétude.
Pardine! elle /demeurait par-là tout son
linge a disparu.
-Comment', 'tout? demanda Adam Buff,
très pâle. ,••'
Il n'est pas resté tm. cJwffony dit M*9 Nox.
̃ OhlH
Adam se/pelotonna dans son lit etgrinca des^w
dents. ̃̃•>-̃̃̃̃' ̃•̃̃••
Misérable jouet du sprtJ II se trouvait
auteur" dont le mâBW' dans
nulle .yint.,3e-
um Possédait
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