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Titre : Le vampire : les mystères du crime / par Michel Morphy

Auteur : Morphy, Michel (1863-1928)

Éditeur : chez tous les libraires (Paris)

Date d'édition : 1886

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (462 p.) ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5840033d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-1142

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30983596j

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 24/05/2010

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LES MYSTÈRES DU CRIME 381

11 lui tendit l'ordre d'extraction.

La femme de chambre ouvrit des yeux étonnés.

? Comment avez-vous cela? demanda-t-elle.

? Peu importe. Croyez-vous que cette pièce soit régulière ? N'y voyezvous rien de louche ? Pas de rature ? Pas de surcharge ?

Madeleine regarda le papier dans tous les sens. Elle le plaça en pleine lumière.

? C'est extraordinaire, fit-elle au comble de la surprise. Où avez-vous pris cette feuille?

Jean-Baptiste Flack posa mystérieusement^le doigt sur ses lèvres, puis s'en alla enchanté.

Il jeta un dernier coup d'oeil sur l'ordre d'extraction et il le remit soigneusement dans sa poche.

? Cette fois, c'est le grand jour I dit-il en se frottant les mains. Ce jour-là, le brave Flack devait sauver son maître.

Voici ce qu'il allait faire : '

Tout d'abord, il se rendrait à la prison de Mazas, où il demanderait à voir M. Cuplat.

Selon toutes les probabilités, le directeur lui ferait bon accueil.

11 connaissait Flack comme brigadier de la sûreté et il ne serait pas étonné de le voir arriver avec un ordre d'extraction.

L'important était de savoir si le fonctionnaire se souvenait encore d'avoir perdu la pièce qui devait servir au domestique du Docteur-Noir.

Sans doute cela ne comportait rien de grave, et il ne devait plus se souvenir de ce détail.

D'ailleurs, Flack avait prudemment laissé s'écouler un certain temps depuis le déjeuner de la rue de Rennes.

Il pouvcit donc manoeuvrer sans crainte et arriver à ses fins.

Vers onze heures du matin il se trouvait devant la maison d'arrêt cellulaire.

H s'arrêta une minute devant la vaste prison.

Un frisson le secoua.

Mazas, lourd et sombre, semblait un monstre accroupi, gavé du sommeil et de victimes.

Dans ce ventre de pierre, douze cents hommes I

Que de sanglots, que de plaintes, que d'appels désespérés s'étaient perdus dans le silence de ce grand tombeau t Et de la rue, aucun bruit ne montait,

L'ami du Docteur-Noir, le coeur serré, les yeux\gonflês de larmes, longea les murs de ce palais de la douleur.