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Titre : Les "premières" de Alfred de Musset / Henry Lyonnet

Auteur : Lyonnet, Henry (1853-1933)

Éditeur : Delagrave (Paris)

Date d'édition : 1927

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (VIII-202 p.) ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5839046j

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YF-2267

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308499754

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 12/07/2010

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IL NE FAUT JURER DE RIEN' M

cène d'amour sous les arbres est d'une sensibilité ouce, d'une passion honnête et pure qui ravissent, »

La cause était gagnée. Le public avait montré, par accueil fait à ces proverbes, écrits seulement pour i lecture, combien étaient injustes les préventions es directeurs contre toute oeuvre d'art composée en ehors des recettes et ficelles des fabricants que

héophile Gautier appelait des « carcassiers ». Revêtant sur l'idée qui lui est chère, il souhaite de voir à a scène, sans y changer un mot, Fantasio, André del îarto, les Caprices de Marianne, On ne badine pas ivec l'amour, A quoi révent les Jeune filles et surtout arentaccio, « chef-d'oeuvre de premier ordre et qui apelle la profonde analyse de Shakespeare ». Nous vons dit précédemment (1) combien il avait fallu attenIre d'années pour voir la réalisation de ces projets.

La raison de ces premiers succès, constatés par ous les critiques qui se sont occupés de Musset, est oujours la même. Les comédies de la première nanière de l'auteur, n'ayant pas été écrites pour la cène, ont été exécutées aveo tout le feu, la hardiesse ;t la bonne foi de la jeunesse. Elles sont infiniment upérieures à celles de la seconde manière, où le toète, faisant la critique de lui-même, a réprimé ses -lans et s'est renfermé dans un cadre plus vulgairencnt possible. Alfred de Mubset n'a pas réussi au héâtre par les côtés où il a eu l'humble fatuité de ivatiser aveo de médiocres contemporains, mais par, es côtés où, selon l'expression de Théophile Gautier, < il louche d'un acte à Byron, et de l'autre à Shakespeare ». À vrai dire, le Comité avait bien fait les choses, en donnant à cette délicieuse comédie une nterprétation de premier ordre ;

(1) Note, p. 33.