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Titre : Les "premières" de Alfred de Musset / Henry Lyonnet

Auteur : Lyonnet, Henry (1853-1933)

Éditeur : Delagrave (Paris)

Date d'édition : 1927

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (VIII-202 p.) ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5839046j

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YF-2267

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308499754

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 12/07/2010

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Il

LBS PREMIÈRES D'ALFRED DE MUSSET

petto de dragons, j'épouserai une Éthiopienne, et je vous ferai vingt-quatre petits-neveux, noirs comme de l'encre, et bêtes comme des pots. »

Et cependant l'oncle Van Buck a un excellent parti en vue : M11* Cécile de Mantes, une charmante jeune fille. Valentin refuse d'abord, le mariage lui répugne; mais pour faire plaisir à son oncle, il accepte sous bénéfice d'inventaire. Pour éprouver la vertu de sa future, il se fera verser devant la porte du château, et commencera, bien servi par cette introduction romanesque, à battre en brèche le coeur de la petite.

Les choses se passent comme il le voulait. Le voici introduit dans la place, où Cécile seule le reconnaît pour le neveu de Van Buck, l'ayant vu dans un bal l'hiver passé. Valentin lui écrit une lettre, en obtient un rendez-vous sous les grands arbres du parc, mais l'ingénue roule le Lovelace à force de candeur, de droiture, de franchise et d'amour, au grand contentement de l'oncle Van Buck qui a gagné son pari, puisqu'il ne faut jur^r de rien.

« Quel charme, s'écriait Théophile Gautier, lorsque l'on est condamné comme nous au vaudeville et au mélodrame à perpétuité (1), d'entendre un ouvrage de langue humaine en pur dialecte français, e.t d'être débarrassé, une fois pour toutes, de cet horrible patois vulgaire qu'on parle et surtout qu'on écrit aujourd'hui (2)1 Comme cette phrase est nette, vive, alerteI Comme l'esprit pétille au choc du dialogue! Quelle malice, et en même temps quelle tendresse! La bouche sourit et l'oeil brille, lustré par l'émotion. La

(I) Théophile Gantier, artiste et poète, n'aima jamais son métier de critique dramatique. C'est de lot qu'on a raconté qa11 assistait quelquefois à nue première... au café du théâtre, où il se taisait raconter la pièce pendant Jes eotr'aetes.

(1) Ceci est écrit èa lttSI