Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 147 à 147 sur 214

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : Les "premières" de Alfred de Musset / Henry Lyonnet

Auteur : Lyonnet, Henry (1853-1933)

Éditeur : Delagrave (Paris)

Date d'édition : 1927

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (VIII-202 p.) ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5839046j

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YF-2267

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308499754

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 12/07/2010

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 93 %.
En savoir plus sur l'OCR


136 LES PRBMIÈRBS D'ALFRED DE 3WSSBT

On va bien voir. Il envoie un billet à Camille et loi donne rendez-vous à la fontaine où il conduit une petite paysanne, la naïve Rosette, qu'il courtise soui les yeux de Camille cachée. Cette fois, l'amour éclat» dans le coeur de Camille devenue jalouse; hélas! c'est sur la pauvre Rosette que s'exercera sa vengeance. Elle dessille lés yeux de cette enfant, la fait cachet pour qu'elle entende la conversation qu'elle va avoii avec Perdican. Rosette comprend alors qu'elle n'est qu'un jouet entre ses mains. Camille avoue enfin son amour à son cousin, mais au moment oh les deui jeunes s'étreignent, on entend un grand cri. C'est Rosette qui les épiait, et que cette révélation a tuée.

Camille rentrera au couvent. ? On ne badine pas avec l'amour.

« MIU Favart, a écrit Sarcey, a rendu à merveille U physionomie froide, hautaine et méprisante de cette fille que les préjugés du couvent ont mise en garde contre l'amour même le plus chaste; et quand, au quatrième (sic) acte, dans un grand mouvement de passion, elle se jeta sur un prie-Dieu et fondit en larmes mêlées de sanglots, on s'aperçut avec surprise que MIU Favart était capable même des tendresses les plus emportées et les plus violentes. Ce fut comme une révélation. Art ou nature, on se demanda d'où venait la chose; on fut transporté. »

Cette pièce admirable, une des plus goûtées, une des plus souvent représentées à la Comédie française, et qui servit de pierre de touche à tous les jeunes premiers, à toutes les jeunes premières, avait été ad* mirablement montée dès le début, avec Delaunay et M11* Favart. Elle n'est plus sortie du répertoire (1).

(1) Représentée le 13 novembre 1MI. Noos relevons : 19 représentations es 1M1,11 ea fit», U en tSSt, ? ea 1113 91 eo lt<«, IJ en 1811 et ainsi de sait'.