192 LE JAPON.

devient un besoin. (Trop de bonheur finit par lasser.)

— Une bonne médecine est amère.

— Les absents s'éloignent chaque jour davantage. (Nous n'exprimons pas la .même idée aussi finement, quand nous disons : Les absents ont tort.)

— Conduis-toi suivant le lieu où tu es.

— La branche de saule ne rompt pas sous la neige.

— Le chien mord la main qui le caresse.

— La pierre précieuse, non taillée, ne brille pas.

— D'un soulier, même neuf, on ne peut faire un bonnet. (Ne cherche pas l'impossible.)

— Le diable dans le coeur tourmente le corps. (Se dit d'une mauvaise conscience.)

— Dans l'eau claire, pas de poissons.

— L'aveugle ne craint pas les serpents.

— Même dans l'oeil du diable, il y a des larmes.

— Blesse-toi, et tu sauras ce que les autres sentent.

— L'eau prend toujours la forme du vase.

— Le sot lui-même a ses qualités. (Il n'y a pas d'homme dont on ne puisse tirer quelque chose.)

— Quand il y a trop de bateliers, le bateau va sur les montagnes. (Une affaire va de travers, quand trop de personnes s'en mêlent.)

— La grenouille, dans sa mare, ignore le grand Océan.

— Le coeur d'un enfant de trois ans lui reste jusqu'à soixante-dix.

— Un compagnon en voyage, une âme compatissante sur la terre. (Comble du bonheur.)

— La glace, née de l'eau, est encore plus froide que l'eau. (Pour dire que les enfants sont quelquefois encore plus mauvais que les auteurs de leurs jours.)

— Le pied d'un phare est sombre. (Allusion à l'homme