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A un Dîner d'athées. 393

par cette lettre qui ne le renseignait que sur
une chose, c'est qu'elle avait un amant, un
amant de plus, le major Ydow tomba dans
une de ces rages qui déshonorent le caractère
d'un homme, et cribla la Pudica d'injures igno-
bles, d'injures de cocher. Je crus qu'il la rouerait
de coups. Les coups allaient venir, mais un
peu plus tard. Il lui reprocha,— en quels termes !
d'être... tout ce qu'elle était. Il fut brutal,
abject, révoltant; et elle, à toute cette fureur,
répondit en vraie femme qui n'a plus rien à
ménager, qui connaît jusqu'à l'axe l'homme à
qui elle s'est accouplée, et qui sait que la ba-
taille éternelle est au fond de cette bauge de
la vie à deux. Elle fut moins ignoble, mais
plus atroce, plus insultante et plus cruelle dans
sa froideur, que lui dans sa colère. Elle fut
insolente, ironique, riant du rire hystérique de
la haine dans son paroxysme le 7 plus aigu, et
répondant au torrent d'injures que le major lui
vomissait à la face par de ces mots comme les
femmes en trouvent, quand elles veulent nous
îendre fous, et qui tombent sur nos violences
et dans nos soulèvements comme desgienades à
feu dans de la poudre. De tous ces mots outra-
geants à froid quelle aiguisait, celui avec lequel
elle le dardait le plus, c'est qu'elle ne l'aimait
pas qu'elle ne l'avait jamais aimé: « Jamais!
jamais! jamais lépétait-elle, avec une furie
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