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Titre : Expéditions et pèlerinages des Scandinaves en Terre sainte au temps des croisades, par Paul Riant

Auteur : Riant, Paul (1836-1888)

Éditeur : impr. de A. Lainé et J. Havard (Paris)

Date d'édition : 1865

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : In-8° , XIII-448 p.

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57968157

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-O2F-264

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31206879s

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 26/12/2011

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RÉSULTATS DES CROISADES ET DES PÈLERINAGES

Résultats

généraux

dus a contact

des Jesalafarir

avec la civilistion latine.

De toutes les transformations auxquelles les croisés et les pèlerins ont pu, par leur contact avec la civilisation européenne, contribuer dans le Nord, la première est celle du caractère national. Plusieurs écrivains du Nord 1 ont voulu voir dans ce contact une sorte de calamité,publique, lui attribuant le développement , dans les rapports mutuels des Scandinaves, de l'esprit de ruse et d'astuce, et des vices politiques ; que de l'époque des croisades date l'introduction dans la société norraine de besoins factices et la disparition des libertés antiques, il faut y voir un effet naturel du temps, une coïncidence et non une conséquence. Il faut remarquer, par contre, qu'à partir de cette même époque commencent à s'introduire dans le Nord une série d'idées qui jusque-là n'y avaient point pénétré et qui avaient précisément pris naissance dans cette civilisation féodale, à laquelle les Jôrsalafarir pouvaient initier leurs compatriotes. C'est alors que la notion de l'inviolabilité des transactions, de la sainteté du mariage, la substitution du duel judiciaire à la vengeance privée, les habitudes de politesse dans les relations journalières, de charité envers les inférieurs, de douceur dans les rapports mutuels de la famille, enfin l'adoucissement de la législation pénale, commencent à apparaître dans la société norraine. Les relations diplomatiques avec les cours étrangères, entretenues, sinon créées, par les croisés et les pèlerins, en faisant naître dans les cours du Nord le besoin de ne pas paraître inférieures en civilisation aux nations dont elles recherchaient l'alliance, et d'accroître au loin la bonne renommée des gens du Nord, avaient dû nécessairement développer chez les Scandinaves le sentiment de la dignité personnelle, et les amener à la pratique des vertus chevaleresques.telles qu'on les comprenait en Occident.

Dans le Nord, au XIVe siècle, nous n'avons donc plus affaire au peuple à demi barbare du XIe : si les trois royaumes, au point de vue de la vie matérielle, sont encore en retard sur le reste de l'Europe, les idées et les moeurs, et surtout la culture intellectuelle, sont à peu près les mêmes qu'en France et en Allemagne. La civilisation norraine a regagné la distance qui la

Changments

dos

l'étatsocial

et lans

la contitution

ciile.

En particulier Münter, Kirchen-Geschichte von Dänemark, passim.