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Titre : L'intervention française au Mexique : mémoires. Tome 1 / par le colonel Ch. Blanchot,.. ; préface par M. le Cte de Moüy,...

Auteur : Blanchot, Auguste Charles Philippe (1834-1918)

Éditeur : E. Nourry (Paris)

Date d'édition : 1911

Contributeur : Moüy, Charles de (1834-1922). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 vol. (X-420, 372, 520 p.) : portraits, pl. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5784424x

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LH4-2636 (1)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34083936s

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34083936s

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 29/12/2009

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Titre : L'intervention française au Mexique : mémoires. Tome 1 / par le colonel Ch. Blanchot,.. ; préface par M. le Cte de Moüy,...

Auteur : Blanchot, Auguste Charles Philippe (1834-1918)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784424x/f116.image


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Campagne du Mexique: 124 pages trouvées

p.NP (1)
^^^nfervention Française au Mexique

p.NP (1)
LUX ET VERITAS MÉMOIRES L'Intervention Française gî (;%u Mexique \ % Z'^-V / PAR- LE Colonel Ch. BLANCHOT Ancien Officier d'Etat-Major Commandeur de la Légion d'Honneur Officier de l'Instruction Publique PRÉFACE par M. le Comte de MOU Y Ancien Ambassadeur Celle Edition contient des documents

p.V (1)
PRÉFACE L'auteur des pages qu'on va lire est à la fois un homme de guerre et un homme d'esprit. Il a, pendant une longue et belle carrière, tenu fièrement l'épée, et voici maintenant qu'il tient dans la retraite une plume alerte et incisive. Ce récit de Z'Intervention française au Mexique est

p.VI (1)
heureuse de débuter dans la carrière par la campagne d'Italie. Il était à Magenta et à Solférino, en ces immortelles journées dont, hélas ! nous n'avons pas retrouvé, depuis, le radieux sourire. Il s'y distingua si bien qu'il en revint chevalier de la Légion d'honneur. Il y avait manifesté, avec l'audace

p.VII (3)
— VII — gaiement les fatigues, et demeurait calme au milieu des plus graves dangers. Devenu capitaine et attaché à la Garde Impériale, il fut désigné, après le premier échec de la campagne du Mexique, pour faire partie du corps expéditionnaire commandé d'abord par le général Forey, puis

p.VIII (1)
qui passent comme une série de cinématographes, plus s'affirme la valeur historique de tels souvenirs. Nous comprenons alors le travail inutile des administrateurs français paralysés par l'entourage du Prince, l'héroïsme d'une armée qui s'épuise sans se décourager dans une campagne ingrate

p.IX (1)
qui mènent le monde. C'est ainsi que plus tard, d'après ses notes quotidiennes, il a composé ce livre. Il était destiné, peu d'années après sonretour du Mexique, à déployer de nouveau, mais dans des circonstances plus douloureuses, pour la défense, la vie et l'honneur de la France envahie, la bravoure

p.NP (2)
d'envie à la colonne expéditionnaire partie pour le Mexique. Le nouveau monde, quelle attraction! J'étais capitaine, décoré, j'avais 27 ans. Je demandai mon admission définitive dans le corps d'Etat-major et je fus nommé à l'Etat-major de la l™ division d'infanterie de l'armée de Paris. Je faisais

p.3 (2)
. — Erreurs historiques. — Considérations de M. de la Barreyrie. — Critique du livre de M. de Kéralry. Qu'était-ce donc que la question du Mexique, d'abord si petite en apparence et qui devait prendre de si grandes proportions ? Depuis longtemps nous avions des difficultés avec ce pays aux antiques

p.4 (3)
, en 1838, une escadre française bombarder et occuper SaintJean-d'Ulloa, l'avant-poste de Vera-Cruz, et en 1848, les troupes des Etats-Unis d'Amérique envahir purement et simplement le Mexique. On étudiait avec la plus minutieuse attention les détails de cette campagne qui devenait pour nos chefs

p.5 (1)
pour le gouvernement de l'Empereur, avait dit avec sa hauteautorité et sa grande loyauté de caractère : « Cette expédition du Mexique est la plus grande oeuvre du siècle ! » Pour le moment, cette appréciation suffisait à moi personnellement et à beaucoup d'autres aussi. Cependant

p.6 (2)
jugements sincères ou non, qui ont alors tant troublé l'opinion publique, il est indispensable, au début de l'exposé de l'intervention française au Mexique, de formuler nettement et sans périphrases quelle était la pensée conçue par l'Empereur des Français et le but final qu'il voulait atteindre

p.7 (2)
qu'elle comptait poursuivre et qu'aujourd'hui, elle a presque atteint ; c'était exactement le même que nous voulions obtenir en Amérique clans des conditions bien plus légales du reste. Car l'Egypte est vassale du Sultan, - tandis que le Mexique ne l'était de personne et avait la plus complète liberté morale

p.8 (4)
— 8 — français échoua dans le percement de celui de Panama. Ce qu'il y a de plus singulier et qui est ignoré par le grand public français, trompé jadis par M. de Lesseps lui-même, c'est que ce canal interocéanique à ouvrir sur le territoire du Mexique, aurait été établi par une Compagnie américaine

p.9 (1)
cle l'entreprise eurent donné un semblant de raison à la campagne menée pendant cinq ans par l'opposition, quelques écrivains ont pris la plume ; les uns avec une conviction honnête, loyale, mais insuffisamment éclairée ; les autres avec ce

p.10 (2)
. de la Barreyrie, ex-rédacteur du journal d'Orizaba (Mexique), qui a écrit, en 1868, Fhistoire de la fin de l'intervention française et a fait précéder son ouvrage d'un exposé très sommaire cle la question mexicaine. En quelques lignes claires, précises et justes, il formule les buts que poursuivait

p.11 (5)
— 11 — Dans l'avant-propos précédant son ouvrage (1), on lit : ( Il est de première importance, avant tout, de bien exposer la question mexicaine, en la précisant et en la présentant sous son véritable jour. « La question du Mexique ne doit pas son origine au revifiment de principes caducs

p.12 (3)
était tacitement aussi celui de l'archiduc Maximilien. Je le démontrerai plus tard. Mais M. de la Barreyrie précise encore davantage : » Quelle était donc la mission de la France, en allant au Mexique ? « 1° Sauvegarder les intérêts de nos nationaux compromis par la versatilité, souvent le manque

p.13 (2)
— 13 — qu'il avait maintenue secrète, j'ai fait appel au jugement d'un historien résidant au Mexique qui, par sa profession de journaliste, suivait toutes les phases et les évolutions des événements et pouvait en découvrir l'esprit, je dois signaler aussi, pour en faire justice, les assertions

p.14 (1)
— 14 — et conformes aux situations du début; mais elles n'avaient pour but que d'assurer la réussite des événements qui n'étaient que la préparation de ceux qu'on voulait faire naître, les voies et moyens nécessaires pour faire réussir la première phase de l'intervention au Mexique. La tactique

p.15 (4)
des Etats-Unis. — Napoléon III négocie avec eux. — Projet extraordinaire du gouvernement de Washington. — Conséquences futures pour le Mexique. — Convention de Londres et les Etats-Unis. — Leur hostilité officielle. — L'Angleterre. — Convention de Londres. — Rendez-vous à la Havane. — L'Angleterre

p.16 (4)
espagnol Prim. Mais, par suite non pas du hasard mais bien de projets préconçus, ce général n'était pas seulement un commandant de troupes, mais bien encore et surtout un personnage important et qui avait depuis longtemps au Mexique des attaches sérieuses de toutes sortes. Sa femme notamment était

p.17 (1)
qui avait été passée à Londres. L'Empereur Napoléon dut, dès ce moment, chercher les moyens de mettre des entraves à la réalisation de ce projet destiné à remettre le Mexique sous la domination exclusive de l'Espagne. Il importait de commencer par placer ce pays émancipé depuis longtemps sous une forme

p.18 (2)
— 18 — la transformation rêvée, un prince d'une maison moins inféodée au Mexique. C'est pourquoi, s'appuyant toujours sur les dispositions du plan d'Iguala, l'Empereur prêta tout son concours au choix d'un prince autrichien, et F archiduc Maximilien d'Autriche, pour des considérations mystérieuses

p.19 (4)
et vexatoire clés autorités cle la République du Mexique, dans la nécessité d'exiger cle ces autorités, une protection plus efficace pour . les personnes et les propriétés de leurs sujets, ainsi que l'exécution des obligations contractées envers elles par la République du Mexique se sont entendues pour

p.22 (2)
de semblables entraînements et, dans la nuit de Noël 1861, alors qu'on célébrait la naissance du Christ, il donna au représentant des patriotes mexicains l'assurance formelle que, si telle était la volonté librement exprimée du peuple mexicain, il accepterait la couronne du Mexique. Les projets

p.23 (3)
Cuba, la Havane, que quelques mois auparavant, était partie la flotte espagnole pour aller avec celle de la France combattre ce même Gouvernement mexicain. Tous ces faits démontrent combien on avait visé juste, en empêchant l'Espagne cle mener l'expédition du Mexique. J'ai dit qu'il était important

p.24 (5)
— 24 — tions futures à l'égard du Mexique, et en s'intronisant directement clans les affaires de ce pays. La solution proposée par M. Seward, ministre des Affaires étrangères, consistait à faire payer par les Etats-Unis à l'Angleterre, à l'Espagne et à la France, les termes échus des dettes

p.25 (4)
— 25 — faire échec à notre action libératrice du Mexique, paya ellemême les frais cle la convoitise américaine par la perte de Cuba, donnant ainsi aux Etats-Unis les deux clefs du golfe du Mexique. Un jour viendra vraisemblablement où les Etats-Unis reprendront la question mexicaine. Alors l'Europe

p.26 (1)
— 26 — côtes du Mexique des forces de terre et cle mer combinées, « ... dont l'ensemble devra être suffisant pour pouvoir saisir et occuper les différentes forteresses et positions militaires du littoral mexicain... ». Cette convention ajoutait clans ce même ordre d'idées que « les commandants

p.27 (3)
des négociations. L'hostilité qui perce dans cette réponse se manifesta sourdement au cours des événements qui se déroulèrent au Mexique. C'est afin qu'on puisse la découvrir partout où elle s'est produite et expliquer bien des faits difficiles à comprendre tout naturellement, que j'ai tenu à préciser

p.28 (2)
— 28 — Monroë. Nous aurions rendu un grand service à l'Europe et même à l'Amérique. En tout cas, les Etats-Unis, qui ont fait étalage de sentiments chevaleresques en se refusant à employer des mesures coercitives contre le Mexique parce qu'il avait de graves difficultés intérieures, ne se sont

p.29 (1)
voulait quand même une rupture avec le Mexique. Cette appréciation des dispositions cle son souverain était fausse, car, si Napoléon désirait faire entrer une rupture dans l'ordre de ses vues politiques secrètes, son caractère calme et prudent se refusait à la faire naître, surtout brutalement. M

p.33 (2)
et prôner le caractère élevé de nos adversaires. D'autre part, en raison des lenteurs que subissaient les communications entre le Mexique et l'Europe, des contretemps fâcheux se produisaient, sans que la faute puisse en être imputée aux personnes mais bien aux circonstances impérieuses. C'est

p.34 (2)
leurs critiques, je me bornerai à dire que celles-ci péchaient toutes par la base et portaient à faux, parce que ces écrivains ignoraient ou voulaient ignorer quel était le but véritable que poursuivait l'Empereur en allant au Mexique. On a dit que les Espagnols et les Anglais avaient été sages

p.35 (1)
— 35 — du golfe du Mexique pour garder la clef du canal interocéanique qu'ils auraient percé dans l'isthme de Tehuantepec, plus sûrement que celui de Panama, car partout où l'Anglais met le pied, il y prend racine, si on le laisse faire. Enfin, il est faux de dire qu'on violentait un peuple libre

p.36 (2)
— 36 — taient à l'Espagne comme à l'Angleterre les instructions que ces deux puissances envoyaient à leurs commissaires. On apprit bien que l'Angleterre, qui repoussait l'idée d'une expédition à l'intérieur du Mexique, et pour cause du reste, puisque sa politique ne désirait qu'une occupation

p.37 (1)
— 37 — en lui demandant ses passeports. J'y trouve, entr'autres rodomontades, cette phrase prodigieuse : « Le Mexique n'est pas aussi faible que l'Espagne sous Napoléon Ier. » Quelle orgueilleuse insolence à l'égard de l'Espagne et de la France! Tartarin lui-même n'aurait pas inventé ça pour

p.39 (2)
et persécutés venaient à nous. Ces victimes qui accouraient autour de notre drapeau étaient en nombre considérable, et il en existait à l'état latent partout au Mexique, dans les villes comme dans les campagnes. On en a eu la preuve à mesure que sur le passage cle nos troupes, les populations

p.43 (2)
CHAPITRE III GUERRE DU MEXIQUE Premières hostilités. — Critiques non fondées contre la détermination du général dé Loreneez. — Influence néfaste de M. Dubois de Saligny. — Jactance des Mexicains. — Considérations sur les troupes de Juarez. — Marche en avant du corps expéditionnaire. — Passage

p.44 (1)
cette audace fut poussée trop loin et lorsqu'il eut atteint la fameuse Puebla cle los Angeles, la ville des Anges, une des plus importantes cités du Mexique, qu'il savait munie de sérieux ouvrages de fortification, il aurait dû rentrer dans le domaine de ïa prudence et réfléchir avant de donner tête

p.47 (1)
par le parti opposé à celui du pouvoir existant, se décidait à faire un pronunciamiento, il appelait à lui d'abord ses partisans et tenait la campagne, obligé de laisser à ses soldats une liberté d'allure que lui imposait le souci de les conserver à sa cause. Alors, on avait la vie large, facile

p.48 (1)
que le Mexique avait reconquis soi-disant l'indépendance et la liberté ont été dévorés par la lèpre des guérillas. Celles-ci n'avaient aucun sentiment politique, ni aucune idée de patriotisme ; du reste elles comprenaient des bandits de toutes les nationalités ; les guérilleros pillaient, saccageaient

p.50 (1)
, ses coupoles ; sur la droite se dresse la grosse colline de Guadalupe sur laquelle s'élèvent les épaisses murailles d'un vieux couvent, entouré de murs et de talus de sombre aspect. On ne voit pas un habitant dans la campagne; sur la large

p.54 (1)
qui se targuaient d'être les petits-fils de Fernand Cortez et que les leaders cle notre parti d'opposition en France ont à l'envi glorifiés ? Voilà une exclamation que j'ai eu bien souvent, hélas ! l'occasion de répéter pendant mon séjour au Mexique. Pendant que nos zouaves et nos matelots se brisaient

p.56 (1)
qu'avait données au Gouvernement français M. Dubois de Saligny, notre ministre à Mexico. Car, malgré les critiques que la plupart des écrivains ont formulées à ce sujet, ces rapports n'étaient qu'exagérés mais non mensongers. Ces écrivains ont déclaré que nous n'avions aucun point d'appui au Mexique

p.58 (2)
se faisait la guerre, avait voulu constituer fortement le commandement du corps expéditionnaire et avait désigné le général Félix Douay pour y remplir les fonctions de commandant en second. Cet officier général était arrivé au Mexique le 16 mai, alors que le général de Lorencez achevait sa magnifique

p.59 (1)
le Mexique. — De Paris à Toulon. — Embarquement à bord du Sainl-Louis. — Départ de Toulon. — Le détroit de Gibraltar. — Les Canaries. — Séjour à Sainte-Croix-de-Ténériffe. Dès la fin de juillet, la composition du corps expéditionnaire constitué en corps d'armée de deux divisions était complète dans

p.60 (2)
contracté un engagement volontaire à l'âge de 18 ans. Ce bibi de deuxième classe, gentil jeune homme du reste, devait être pour nous un ami et jouer un certain rôle au cours des événements. Lorsqu'on avait appris dans l'armée que des renforts importants allaient être envoyés au Mexique, on petit dire

p.62 (4)
pas pu aller au Mexique ! Et dire que plus tard,, le général Billot a dit et écrit qu'il avait été envoyé au Mexique par punition, à cause de ses idées républicaines. Déjà ! Les préparatifs de mon départ pour cette nouvelle campagne me furent légers, grâce à la bonté inépuisable de mes parents

p.64 (1)
supprimer momentanément leurs facultés de combat et servir de transports. Il suffisait cle leur enlever la plus grande partie de leur artillerie, et leurs vastes batteries devenaient libres pour recevoir des troupes ou du matériel. Ces conditions permirent à la marine cle transporter à la fois au Mexique

p.88 (1)
— 88 — est comblé par la population qui, apprenant la présence à Saint-Pierre du second chef cle l'expédition du Mexique, s'était précipitée sur son passage. C'était cependant pour nous une joie émue de voir tant cle visages souriants et amis à une si grande distance de la mère patrie. Nous partons

p.93 (1)
de notre armée au Mexique ; cependant la fièvre jaune commençait à diminuer. Le générai Forey entrait dans les eaux de Yera-Cruz quand le courrier en sortait. Je reportai ces renseignements au général qui . reçut, du reste, quelques heures après, la visite de l'amiral. Dans la journée

p.95 (2)
CHAPITRE YI DE LA MARTINIQUE A VERA-GRUZ Navigation en conserve. — Température insupportable dans la mer des Antilles. — Inconvénients de notre navigation à la voile. — Violents orages. — Passage du banc de Campêche. — Le golfe du Mexique. — Atterrissage. — Arrivée à Sacriflcios. — Nouvelles peu

p.96 (1)
une bonne brise et, en abrégeant la traversée, éviter souvent une tempête qui coûtera plus cher que le charbon consommé. Ces prescriptions relatives à l'économie exagérée du charbon ont produit, pendant le transport des troupes françaises au Mexique, des effets désastreux à l'égard des chevaux transportés

p.97 (1)
sa route vers le détroit de Campêche, qu'il' franchit le 11 octobre. Pendant quatre jours encore il nous faut bouliner sur les eaux du golfe du Mexique, retardé toujours par la lenteur du Navarin. Mais, entre temps, on se préoccupe du débarquement et nous commençons nos préparatifs, disposant

p.98 (1)
en avant de Yera-Cruz. Il semble que cette malheureuse ville n'ait pas assez cle fléaux recelés clans ses murs, il faut qu'elle s'entoure encore de dangers extérieurs pour se rendre plus terrible aux étrangers qui veulent l'aborder. Décidément, la première impression n'est pas favorable au Mexique

p.99 (1)
de vent cle Nord dont nous n'avons pas encore apprécié toute la violence, sont, avec le Yomito, les deux fléaux du golfe du Mexique. Depuis deux jours, il vente violemment et les vaisseaux arrivés avant nous, n'ont pas encore pu débarquer leurs troupes. On nous fait envisager la perspective de rester à

p.100 (1)
— 100 — de la flotte; enfin une des pointes de cette île de sable est hérissée de tombes et de croix : c'est le cimetière de la marine. Voilà encore une préface peu agréable que nous offre le commencement de nos relations avec le Mexique ! Plusieurs lignes de brisants, parallèles à la plage

p.103 (1)
attirer le navigateur, la nature s'est parée et répand partout ses charmes, ses sourires, pour recevoir ce soldat étranger qui durant cinq années va incarner le génie du Mexique.

p.104 (1)
s'élevant en gradins superposés à d'immenses hauteurs, pour former un socle gigantesque à la pyramide du Pic d'Orizaba dont le front neigeux semble un nuage au ciel. Ce spectacle est grandiose et dispose en faveur du Mexique; mais il faudrait se borner à cette impression première et retourner vers d'autres

p.105 (1)
blessures guérissables. Ce premier devoir d'entrée en campagne rempli, je fis à mon tour mon entrée, clans la capitale des Terres Chaudes. En quittant l'avenue des Potences, je franchis une porte monumentale fermée par une vieille grille à barreaux énormes destinés à braver les fureurs dé la mer

p.106 (2)
longtemps est fixé au Mexique à la. tête d'une grande maison de banque et cle commission. A peine arrivé, on s'occupa des choses sérieuses car il y avait urgence. Le premier aperçu de la situation au Mexique n'est pas favorable, il est même fort triste. Les chemins sont toujours clans un affreux état

p.111 (2)
-Cruz, son altitude est de 1.350 mètres, et elle n'est qu'à 30 kilomètres du bord du grand plateau qui forme la partie supérieure du Mexique et où se trouvent Puebla d'abord, Mexico plus loin. Il est vrai que ces 30 kilomètres se développent sur le versant oriental cle la Cordillère, gravissant

p.117 (2)
épuisement complet; et cela sous les yeux des malheureux officiers qui voyaient leurs cantines s'envoler une à une sur la crête des vagues et disparaître au loin. C'était pour eux un cruel crèvecoeur, surtout au commencement d'une campagne et si loin de France. Quelques cantines furent retrouvées

p.120 (1)
d'action. C'était l'occupation de Tampico, le deuxième port du Mexique sur le golfe, ville très importante par son commerce, surtout depuis que nous occupons Vera-Cruz et que presque toutes les importations pour Mexico débarquent dans ce port pour nous échapper. En outre cle l'avantage que nous aurons

p.126 (1)
préoccupations prenait aussi part à nos ébats symphoniques. J'ai parlé de chasse. En effet, plusieurs officiers, chasseurs par tempérament, s'y livrèrent pendant toute la campagne, et souvent par nécessité afin d'améliorer les menus de leur popote, bien qu'ils ne trouvassent pas que des gibiers

p.131 (2)
, entre autres nouvelles, l'impatience qu'on éprouve à Paris d'apprendre des événements importants du Mexique. Eh bien! on a le temps d'attendre cle l'autre côté cle l'Atlantique; car l'armée ne sera pas prête cle sitôt à servir d'intéressantes nouvelles! Le paquebot doit recevoir le lendemain le général

p.132 (1)
avec nos ennemis, les libéraux du Mexique, pour endoctriner nos hommes et. même les officiers. » La première partie n'est que grotesque; mais les efforts tentés pour détourner nos hommes cle leur devoir le plus sacré sont malheureusement réels ; car on répand clandestinement clans nos camps

p.134 (1)
, est inondée. Le général en chef prescrit en outre d'envoyer toute la cavalerie sur la route cl'Orizaba à Vera-Cruz où elle sera échelonnée par petits détachements destinés à escorter les courriers. Voilà certes un judicieux emploi de la cavalerie alors qu'elle devrait courir la campagne de tous côtés

p.135 (1)
reçue à Tampico où elle a trouvé de grandes ressources. Quatre grands navires sont revenus et ont laissé l'amiral avec les autres et dix chaloupes armées en guerre. Tout va. donc très bien de ce côté. Le 27, l'Eclair revient de Carmen, petit port du Yucaian, situé au fond du golfe du Mexique. Il y

p.137 (1)
137 L'Empereur avait décidé que, pendant notre séjour au Mexique, on prendrait en main la direction du chemin de fer de Vera-Cruz, de manière à pousser le plus activement possible le prolongement de cette ligne jusqu'à la limite des Terres Chaudes et de la zone dangereuse. La santé de nos soldats

p.138 (1)
encore. La population a chaudement accueilli l'intervention et le 81° se trouve dans l'abondance. Tampico est riche, ses douanes sont productives; c'est une position à conserver, d'autant que dans cette région le général Mejia tient la campagne contre Juarez et est pour nous un important auxiliaire

p.141 (1)
CHAPITRE VIII ENTRÉE EN CAMPAGNE Départ de Vera-Cruz, le 7 décembre. — Terres Chaudes. — Paso de Ovejas. —Puente-Naeional. — Cerro-Gordo. —Préfet mexicain en voyage. — Ascension pénible du Cerro-Gordo. — Les nuits froides au bivouac. — Fermes opulentes de Santa-Auna. Le 5 décembre, à 4 heures

p.142 (1)
, car je n'avais pas pour me défendre les moustiquaires cle ce bon M. Daran. J'ai beaucoup souffert durant cette période d'acclimatation spéciale dans ce beau pays du Mexique. J'ai dû endurer les démangeaisons énervantes, les morsures cuisantes cle véritables plaies qui s'ouvraient sur tout le corps

p.145 (1)
tourmentés qui les soutiennent à 3.000 mètres d'altitude, jusque clans les vaporeuses collines dont les silhouettes se perdent dans l'horizon bleu du golfe du Mexique. Les flancs sont déchirés par des escarpements gigantesques. Enfin, sous nos pieds, dans les profondeurs du ravin, un majestueux viaduc

p.149 (1)
• nos pieds nos regards étonnés, nous nous engageons dans le formidable défilé que compose ce gigantesque désordre et auquel s'attache du reste une des pages dramatiques de l'histoire du Mexique. C'est en effet sur cette forte position défensive qui s'étend devant nous que s'appuya l'armée mexicaine pour

p.150 (1)
du défilé, lorsque nous fûmes surpris par l'apparition inattendue d'une troupe mexicaine venant à nous. C'était un détachement d'une trentaine de fantassins appartenant aux troupes nationales que nous soutenions au Mexique, donc nos alliés. Nous les traitâmes avec égards; mais eux firent la joie

p.155 (1)
. de Humbalt a inscrit sur la carte du Mexique 1.320 mètres pour côte cle Jalapa. Nous commencions à descendre les pentes douces qui conduisent à la vallée où est assise la ville qu'on apercevait déjà, quand nous voyons un nuage cle poussière descendre des collines en face et se diriger vers nous. Quelques

p.159 (1)
qui s'agitaient derrière. Il fallait rattraper tout cela. C'est précisément jour de grande réjouissance pour les Mexicains, la fête de la Vierge de Guadalupe, patronne du Mexique. Le général avait été très fin politique en hâtant sa marche pour entrer en cette solennité; cela fit très bon effet sur

p.160 (1)
— 160 — bien la réputation de grande beauté qui leur est acquise dans tout le Mexique. La ville est sinon jolie, du moins pittoresque; les rues . sont étroites, mal pavées et tortueuses, mais les maisons qui les bordent ont un caractère tout particulier et qui plaît, avec leurs balcons en fer

p.161 (1)
— 161 — qui réunit officiellement les généraux Bazaine et Marquez, ainsi que le chef d'état-major de l'armée mexicaine. Je commençai ainsi la série interminable et variée des agapes auxquelles ma qualité d'aide de camp d'un grand chef devait m'appeler à bénéficier pendant mes cinq années de Mexique

p.163 (1)
marche à travers lé Mexique un sillon clans l'eau ! Ce sont les réflexions que je me fis alors et que plus tard les événements n'ont que trop justifiées. Le soir il y eut grand festin au quartier général, où le général réunit tout son état-major, le général de Berthier, le sous-intendant

p.164 (1)
-Vigas. D'après les dispositions arrêtées, le général partira avec une colonne débarrassée d'impedimenta, qui comprendra le 7° bataillon de chasseurs à pied, le 3° zouaves, 2 sections d'artillerie de montagne, deux sections de campagne, une section de fuséens, une section du génie et un escadron du 12

p.165 (2)
. Evidemment c'est un coup de Norte qui passe sur le golfe du Mexique. Cependant, cle la haute altitude où nous sommes, 1.800 mètres, nos regards s'étendent sur un horizon infini se perdant dans les flots du golfe du Mexique. Nous ne sommes,, à vol d'oiseau, qu'à 60 kilomètres cle la côte et nous la voyons

p.173 (1)
le combat. Il reste cle sa personne sur la route tenant sous sa main, comme réserve, le bataillon de chasseurs et la batterie de campagne. Cependant, la cavalerie de Quezada chargée vigoureusement trois fois par le colonel Margueritte lâche pied, et le général de Berthier occupe Cerro-Leone qui s'élève

p.190 (1)
— 190 — que les mesures que nous imposaient les événements, étaient conformes à l'esprit de la conception initiale du but final de notre intervention au Mexique, car nous y retrouvons le caractère absolu, l'application partielle de l'autonomie nationale placée sous notre protectorat ! Du reste

p.192 (1)
— 192 — d'informations, d'incidents qui se succédaient en désordre, les uns importants, les autres indifférents, parce qu'ils caractérisent l'agitation intellectuelle qu'ils imposaient à l'esprit du commandement dans la conduite de cette campagne extraordinaire, et mesurent le labeur

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Juarez; on a appelé une division de Puebla pour le châtier. Juarez serait parti pour le nord du Mexique. On constate que toute la monnaie argent disparaît dans les pays que nous occupons. Ce serait l'oeuvre d'accapareurs qui veulent faire baisser la valeur de l'or, ramenant l'once d'or à 15 piastres

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a lieu d'espérer qu'en présence de ce nouvel état de choses, il modifiera ses projets. Mais voici que surgit un incident d'ordre administratif autrement désagréable. Notre sous-intendant, M. Lejeune, vient, tout effaré, annoncer au général que le biscuit fabriqué par notre manutention de campagne avec

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militaire; car, avec le peu de troupes composant le corps expéditionnaire, la quantité de celles que nous avons à combattre et surtout leur mobilité extrême à tenir la campagne, il ne nous est pas possible d'occuper tous les points que nous laissons en arrière sans compromettre nos opérations

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— 201 — Après tout, il était bien évident alors, pour tout esprit sérieux et pondéré, que l'intervention française ne pouvait se terminer que par un règlement de comptes dont le Mexique devait faire les frais, pour. acquitter la dette primordiale qui avait motivé la dite intervention, et solder

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et est parfait pour reconstituer les estomacs les plus délabrés. Il y a pour cette production des crus d'élite qui donnent une liqueur remarquable, qu'on nomme le Mescal, notamment celui de Tequila, région très haute, située dans l'Ouest du Mexique à l'origine du versant du Pacifique. Je le recommande

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du Mexique. Comme procédé de peuplement de son pays, c'est assez bien trouvé; mais ■comme opération militaire c'est médiocre. Il pense que,

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de Mirandole, qui entrait en ce moment, l'ordre suivant : « A midi et demi, la cavalerie, 500 chevaux, plus celle de Trujeque, 100 chevaux, le 3° zouaves, avec deux pièces de campagne, partiront pour Ojo de Agua, à 12 kilomètres; puis, clans la nuit, se porteront plus loin, jusqu'à Yicencio, 18 kilomètres

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nos coeurs, à nous les acteurs désintéressés, la constatation pénible que le général Forey nous condamne à rester encore cinq ans au Mexique. Tout cela est bien faible et le météore fusa en étoile filante. Cette déclaration d'exil eut pour effet particulier de nous inspirer à tous, suivant la situation

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ces victimes de la politique antinationale, clans tous les recoins du Mexique, écrasés par la misère. Et pourtant, la pitié nous arrachera un pardon ! Ce sera bien plutôt sans doute une justice mystérieuse qui nous inspirera; car les vrais criminels sont ceux qui, de près ou de loin, les ont poussés dans

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félicitations qui l'ont mis dans une violente colère. Il y a de quoi, car c'est un comble de mystification. Mais ce qui est stupéfiant dans la lecture de ces élucubrations venues de France, ce sont les rapports envoyés par le général Forey sur les opérations, et la situation au Mexique. Ils sont

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nous offrir le combat en rase campagne. Et au . lieu de leur armée si orgueilleuse se cachant derrière des murailles, nous ne voyons là qu'un avant-poste mexicain qui, du reste, ne donne aucun signe de vie; on découvre, sur la droite, le fort de Guadalupe affectant la même indifférence sournoise. II

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embusqués dans les maisons nous couvrent de balles à travers une infinité de créneaux disposés en trois étages jusqu'aux terrasses. Toutes les rues qui aboutissent sur le Paseo sont barricadées et garnies de pièces de campagne qui nous couvrent de mitraille. Ces volées passent en nappes sur les tranchées

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mars, le général est appelé au quartier général, et pendant son absence je reçois une nouvelle recrue, le général Chacon qui, depuis longtemps, tient la campagne dans le Sud où il a laissé un bataillon et de la cavalerie protégeant des populations qui se sont prononcées en faveur de l'intervention

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des fantaisies tactiques peut-être très judicieuses en rase campagne et soutient ses combinaisons avec une énergie passionnée qui contraste étrangement avec son impuissance physique. En somme, il ne paraît décidé qu'une chose : c'est qu'on va étudier cle nouvelles attaques à entreprendre contre le

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— 301 — duit, révélant les moeurs étranges que j'ai déjà signalées à l'égard de certaines classes des gens de guerre au Mexique. Un affreux chef cle brigands, un professionnel distinguédans le genre, trouvant que le métier ne rend plus et n'est plus lucratif depuis qu'on ne circule plus sur

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— 304 — naire ministre de France qui nous avait si bien fourrés dans le gâchis au Mexique. Ce personnage aurait bien mieux fait de rester à Orizaba où il attendait, depuis près d'un an, la revanche du 5 mai ; mais ce long temps n'avait pas suffi à épuiser le stock de ses illusions ; car

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, la poudre se fabrique partout au Mexique. A Cholula même, à quelques lieues de notre parc d'artillerie, il existait une fabrique de poudre et il suffisait de la remettre en état de fonctionner, car des Mexicains s'engageaient à nous procurer les matières premières et on aurait eu promptement

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entreprenant. Le général prend rapidement les dispositions nécessaires pour couvrir sa gauche, c'est-à-dire le vallon du San-Francisco menacé par une infanterie nombreuse et une puissante artillerie de campagne. Ce ravin de San-Francisco est défendu par le 51° et le 62°; le 7° bataillon de chasseurs occupe San

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, comme on ne pouvait aller appuyer la colonne disparue, qu'on ne savait ce qu'elle était devenue, il fallut leur fermer la retraite et reboucher les brèches que nous avions faites chez nous, car l'ennemi devenait menaçant et son tir surtout était désastreux avec des pièces de campagne qu'il venait

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tout ce que nous faisions au Mexique, tandis qu'ils couvraient d'éloges et d'admiration les ennemis que nous combattions, voire même les bandits devenus généraux. Sans cloute, au fond du coeur, ils applaudissaient les misérables qui achevaient nos blessés comme à. Santa-Ynes, et qui continuaient à

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malicieusement « lieutenant de vaisselle » ! En outre, un officier prussien, le major Yon Burg, qui est attaché au grand quartier général pour suivre la campagne, doit également accompagner le général Bazaine, ainsi que deux officiers de l'état-major général, les capitaines Béguin et G a rein. Ici

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future de l'armée du Rhin. Cet officier prussien était l'ancien major Von Burg, devenu chef d'état-major du corps défendant Servigny. C'est en étant notre hôte choyé au Mexique qu'il avait découvert le défaut de notre cuirasse, et il en profita pour faire perdre au général Bazaine, qu'il accompagnait

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plus qu'avec des pièces cle campagne, tirant cle l'intérieur du fort. Enfin, vers 8 heures, la partie est gagnée; le feu est à peu près éteint, il n'y a plus que quelques canons cle flanc qui résistent encore, mais mollement; et l'ennemi, craignant probablement un assaut immédiat comme au jour

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du général en chef qui aura lieu le lendemain matin. Le 19 mai, le général Bazaine, prévoyant que la solennité sera de longue durée, déjeune à une heure insolite, et à 9 heures, monte à cheval en tenue de campagne. Nous nous rendons sur la route de Mexico au pied du Cerro San-Juan. C'est là

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le siège, dispersés, avaient perdu la cohésion qu'une unité de cette importance doit avoir pour opérer en campagne. Puis, il la forma en colonne d'après un bel ordre cle marche, prête à tout événement et organisée de manière à aborder les plus sérieuses résistances, à soutenir les plus violentes

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se prêter encore à la défense de la capitale du Mexique. Mais tout y était solitaire et nous n'y trouvâmes pas même les cent malandrins embusqués qui avaient essayé cle nous assassiner au col cle Las Vigas, six mois avant. Décidément la poudre était devenue muette ! Le lendemain, la division

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les Etats-Unis, imposant ainsi au Mexique une dette dont ces amis intéressés sauront bien, un jour peut-être, réclamer le remboursement. Mais je reviens aux consuls qui, après avoir fait comprendre combien l'arrivée prochaine des troupes françaises était indispensable, eurent la maladresse diplomatique

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■ — 398 — sous sa main. Elle a bien gagné cet honneur et nos bons petits soldats peuvent en être fiers. Bon nombre d'entre eux se croient peut-être déjà arrivés au terminus cle leurs peines? Hélas ! combien grande serait leur illusion, car le Mexique s'étend encore bien loin par de là ces horizons

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, des foules- qui le contemplent. Au Mexique tout particulièrement, les pompes extérieures, le panache, l'éclat de la représentation, étaient indispensables. Et pourtant, les officiers qui entouraient le maréchal Bazaine lui ont toujours reproché une simplicité d'allures, une modestie

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expéditionnaire depuis son débarquement à Vera-Crnz jusqu'à son entrée à Mexico, le rôle joué par le général Bazaine, les services rendus par lui dans toutes les circonstances importantes, décisives, lui avaient donné dans l'armée, dans le Mexique, en France même, une notoriété bien plus éclatante que celle

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fanion et de son escorte. Nous avions quitté la tenue de campagne pour lui en substituer une plus cérémonieuse, et ainsi nous nous rendîmes au Palais du Gouvernement! La nouvelle de cette visite s'était répandue et, comme on n'avait pas pu voir Bazaine le matin, les citadins ^es deux sexes remplissaient

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un affreux serpent, à sonnettes sans doute ! se tient fièrement perché sur un cactus épineux. Ce sont la bannière et les armes parlantes du Mexique. Nous mîmes pied à terre et, guidés par quelques Français et Mexicains de marque, nous fûmes conduits par'un esca-

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— 415 — clergé, l'archevêque de Mexico, le Primat du Mexique. Et ce prélat donna sa bénédiction à ce soldat heureux, à ces officiers, à ces troupes massées sur la place, qui étaient à ses yeux des libérateurs et s'inclinaient devant lui. Alors une émotion indescriptible étreignit la foule

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^-,416---- tion-, emportant dans ses foyers depuis si longtemps troublés, la confiance en l'étoile' qui-se-levait; sur l'horizon du Mexique,; et l'espoir que'"ce grand" jour serait l'aurore d'une ère de prospérité, de paix et cle bonheur pour son infortuné pays ! ■ - Nous reconduisîmes le général

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et la tranquillité dans leur pays, nous resterions fidèles aux principes cle libéralisme et de démocratie qui étaient alors la base de nos institutions en France et que nous les appliquerions au Mexique. Dans ces conditions, ils croyaient faire oeuvre cle patriotisme indépendant en acceptant le fait

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Table des Matières du Premier Volume Pages AVANT-PROPOS. CHAPITRE PREMIER Question mexicaine 3 CHAPITRE II Intervention des trois puissances 15 CHAPITRE III Guerre du Mexique 43 CHAPITRE IV Création du corps expéditionnaire 59 CHAPITRE V Escale à la Martinique 79 CHAPITRE VI De la Martinique à Vera

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