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                  Titre : Le Ménestrel (Paris. 1833)

                  Titre : Le Ménestrel : journal de musique

                  Éditeur : Heugel (Paris)

                  Date d'édition : 1833-1940

                  Type : texte,publication en série imprimée

                  Langue : Français

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/cb344939836/date

                  Identifiant : ISSN 12479519

                  Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836

                  Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 01/12/2010

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                  First issue for the year 1903 Previous issue 1903/08/02 (A69,N31)-1903/08/08. Next issue Last issue for the year 1903
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                  Title : Le Ménestrel (Paris. 1833)

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                  stoltz: 3 pages found

                  p.241
                  Rosine Stoltz, ARTHUR POUGIN. — IV

                  p.244
                  ROSINE STOLTZ La grande cantatrice qui, sous ce nom, qui n'était pas le sien, fit p» 1' dant plusieurs années les beaux jours de l'Opéra, est morte jeudi dernier à Paris, à l'hôtel Bellevue, qu'elle habitait

                  p.245
                  Mme Stoltz continua son service encore pendant quelques mois, au cours desquels sinon affiche, du moins les programmes annonçaient ses dernières représentations, et le 22 avril 1847 l'Opéra donnait « au bénéfice et pour la retraite de Mme Stoltz » un spectacle ainsi composé : La XacarillaMme Stoltz alla donner alors des représentations en province et à l'étranger

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                  244

                  LU MÉNESTREL

                  doute chez Ai"L' Baudot, mais aussi de graves défauts à surveiller. Jus-
                  tesse relative, jeu épais, embrouillé, manquant de clarté, rien de bien
                  fini, de bien arrêté. M. Nauwinck a un bel archet, des doigts habiles,
                  de la chaleur et du brillant, un bon staccato. A soigner quelques détails
                  de justesse. Chez M. Etchecopar on sent un bon travail qui produit de
                  bons résultats. L'exécution, si elle laisse souhaiter un peu plus de per-
                  sonnalité, est bien assise, très honorable et d'un bon ensemble.
                  M"c Morhange, qui est à peine âgée de quinze ans, ne manque ni de
                  grâce ni de facilité, mais elle joue du coude et son exécution est encore
                  bien incomplète; il y a pourtantdes détails gentils dans son jeu.
                  Quant à M"c Augérias, elle me semblait mériter mieux. Son archet est
                  superbe et bien à la corde, elle a un beau son, pur et nourri, une jus-
                  tesse absolue, des doigts fermes, un beau phrasé, un ensemble à la fois
                  solide et brillant, du charme et de l'élcgance. Il y a de l'avenir.

                  A signaler, parmi les élèves négligés par le jury, MM. Bastide et
                  Saury, tous deux premiers accessits de 1902 et tous deux fort intéres-
                  sants, mais le premier avec une tenue vraiment déplorable; M. Mati-
                  gnon, second accessit de la même année, qui ne mérite pas moins l'at-
                  tention, et M. Spathy, qui est déjà plein de talent et dont l'oubli me
                  parait fâcheux.

                  OPÉRA

                  A voir le nombre des récompenses quatorze sur seize concurrents
                  on pourrait croire que le concours d'opéra a été d'une valeur absolu-
                  ment exceptionnelle, et que nos théâtres ne vont pas savoir comment
                  faire place aux nouveaux élus. Cependant ce concours ne s'est pas élevé
                  au-dessus d'une bonne et honnête moyenne, et ce qui le prouve, c'est
                  que dans ce nombre inusité de récompenses on ne trouve qu'un pre-
                  mier prix pour les femmes, et aucun pour les hommes. Certains trou-
                  vaient qu'on aurait peut-être pu renverser la proposition, c'est-à-dire
                  donner un premier prix aux hommes et point du tout aux femmes. Et
                  ceci prouve suffisamment que, d'un côté comme de l'autre, aucune
                  supériorité ne s'imposait d'une façon absolue. Quoi qu'il en soit, voici
                  la liste des récompenses décernées par un jury qui comprenait les noms
                  de MM. Théodore Dubois, président, Charles Lenepveu, Paul Hillema-
                  cher, Charles Lefebvre, Delmas, Gailhard, Fournets, Escalaïs, Alfred
                  Bruneau, Adrien Bernheim et d'Estournelles de Constant.

                  Hommes.
                  Pas de premier prix.

                  2e 8 Priais— MM. Morati, élève de M. Melchissédec, et Devriès, élève
                  de M. Lhérie.

                  /cr Accessit. M. Lafont, élève de M. Melchissédec.

                  8 Accessits. MM. Milhau et Simard, tous deux élèves de M. Lhérie.

                  Femmes.

                  /or prix. Mllc Borgo, élève de M. Melchissédec.

                  3e 8 Prix. Mlles Vix, élève de M. Lhérie, Blot, élève de M. Lhérie,
                  et Foreau, élève de M. Melchissédec.

                  1™ Accessits. MUes Mérentié, élève de M. Lhérie, Thiesset, élève
                  de M. Melchissédec, et Cornes, élève de M. Lhérie.

                  2" Accessit. M" 0 Royer, élève de M. Lhérie.

                  Comme on le voit, le jury n'a pas cru devoir décerner de premier
                  prix du côté des hommes. Je me permettrai de trouver qu'il aurait pu,
                  sans grand'peine, trouver l'étoffe de ce prix dans la personne de
                  M. Lafont, à qui il n'a octroyé qu'un premier accessit et qui a passé
                  un excellent concours, non seulement en jouant pour son compte le
                  rôle de Saint-Bris au quatrième acte des Huguenots, mais en "donnant
                  eusuilc une très bonne réplique à Mllu Thiesset en personnifiant Marcel
                  au troisième acte de ces mêmes Huguenots. Il n'a pas de chance, M. La-
                  font : il méritait un premier prix de chant, on lui en donne un second;
                  il méritait un premier prix d'opéra, on lui donne un premier accessit. Je
                  tremble à la pensée de ce qui aurait pu lui arriver s'il avait eu à passer
                  un troisième concours.

                  Mais commençons par ordre.

                  C'est dans le cinquième acte de Roméo et Juliette que s'est présenté
                  M. Morati, et nous l'avons retrouvé, comme dans le concours de chant,
                  avec.sa très belle voix et son excellente articulation, qualité que ne par-
                  tagent malheureusement pas tous ses camarades. Il a donné à cette
                  belle scène des tombeaux de l'action, de la chaleur et un bon mouve-
                  ment, en y faisant preuve d'émotion et en déployant sa voix d'une
                  façon heureuse. Il parait bien doué pour le théâtre. Je ne saurais en
                  toute conscience, adresser les mêmes éloges à M. Devriès, qui est sans
                  doute plein de bonne volonté, mais qui m'a semblé bien insignifiant
                  dans le second acte de Faust.

                  Quelle dislance sépare celui-là de M. Lafont, qu'on lui a cependant
                  sacrifié! M. Lafont est vraiment doué d'une façon particulière, et il

                  tout ce qu'ilfaut pour réussir : un bon physique, une.: superbe eu-'
                  goureuse voix de basse chantante, et visiblement un vrai sens ri
                  théâtre. Il a joué et chanté d'une façon remarquable la grande scène d
                  la conjuration des Huguenots, il a réuni un ensemble de qualité
                  rares : non seulement la «haleur et l'accent, l'assurance et l'autorité"
                  mais avec une excellente articulation, l'ampleur du geste et l'aisance
                  de la démarche. Nous l'avons trouvé de même dans la scène de Marcel
                  et de Valentine, où, je l'ai dit, il servait de partenaire à Mlle Thiesset
                  Voilà qui fera un artiste.

                  On a donné un encouragement légitime à M. Milhau, pour la chaleur
                  et l'énergie qu'il a déployées au quatrième acte de la Juive, dans la
                  scène d'Eléazar avec le cardinal. Il a dit l'air : Rachel, quand du Sei-
                  gneur..., d'une façon émue et avec un assez bon sentiment dramatique
                  Mais quel malheur qu'il ne puisse soutenir un son sans horriblement
                  chevroter!—• M. Simard s'est montré dans la scène des cartes de
                  Charles VI. Il est sans personnalité, mais non sans chaleur et sans
                  intelligence, et il méritait aussi d'être encouragé.

                  Passons du sexe fort au sexe faible. MUe Borgo, qui s'est montrée
                  dans la grande scène des deux femmes au troisième acte du Tribut de
                  Zamora, me semble avoir été bien partagée en recevant l'unique pre-
                  mier prix. Non qu'elle soit sans valeur, et ce n'est point ce que je veux
                  dire. Dans cette scène vulgaire, pour ne pas dire plus, l'on ne recon-
                  naît ni le génie, ni l'inspiration de Gounod, elle a montré assurément
                  du mouvement, de l'action et un certain accent dramatique, mais tout
                  cela encore incomplet et demandant à être perfectionné par un travail
                  sérieux.

                  Toutefois, Mlle Borgo a certainement plus de personnalité et plus de
                  tempérament que Mlle Vix, qui nous est apparue au second acte de
                  Salammbô. Celle-ci est intelligente et non sans, qualités, mais elle
                  manque essentiellement de « chien » et a besoin de s'activer un peu.
                  Elle a passé ici pourtant une meilleure épreuve que dans le concours
                  d'opéra-comique. Mlle Blot a été bien inspirée en choisissant la scène
                  de la folie d'Hamlet, elle a été vraiment délicieuse et son succès a
                  été de tous points mérité. Comme diction elle a eu du charme, une
                  expression vive et souvent pénétrante ; comme chant, du brillant, de
                  l'éclat, de la bravoure, avec des détails d'exécution d'une grâce tout à
                  fait exquise. C'était parfait. D'un tout autre genre est MUe Foreau.
                  beaucoup supérieure ici à son concours de chant. Elle s'est montrée
                  clans le premier acte de YAlcesle de Gluck, dont elle a dit le récitatif
                  largement, avec ampleur, et dans un bon sentiment musical. Elle s'est
                  fait surtout applaudir dans l'air : Divinités du Styx, en y apportant, avec
                  une articulation superbe et un excellent sentiment dramatique, une
                  chaleur singulière et parfois des accents d'une véritable grandeur.

                  C'est aussi dans un fragment de Gluck, la belle scène du songe
                  d'Iphigénie en Tauride, que s'est présentée MUe Mérentié. Le morceau
                  est particulièrement difficile et exige dans le récit de la couleur, du
                  pathétique, de la fermeté et une grande variété d'accent. La jeune
                  artiste s'en est tirée sinon dans la perfection, du moins non sans intel-
                  ligence et sans chaleur. Elle a dit l'air si mélancolique : 0 toi, qui pro-
                  longeas mes jours, dans un bon sentiment. Tout cela était jeune encore,
                  mais intéressant et étudié avec soin. '— MUe Thiesset a montré, dans
                  le troisième acte des Huguenots, de la bonne volonté et le désir de bien
                  faire. C'est tout ce que j'en saurais dire. Et MUe Cornes nous a de
                  nouveau ramenés à Gluck, avec la scène célèbre du sommeil de Renaud
                  dans Armide. Il faut dire que, ptastiquement, Mlle Cornes fait une
                  Armide superbe, et que Renaud a vraiment tort de dédaigner. Scénique-
                  ment et musicalement, ce n'est peut-être pas tout à fait la même chose.
                  Elle n'a cependant pas trop mal dit le fameux monologue : Enfin il est
                  en ma puissance, et on peut la louer de n'avoir pas succombé sous une
                  tâche aussi difficile. Et la série des récompenses se termine avec
                  MUo Royer, qui a paru intelligente et non dépourvue de chaleur et de
                  sentiment dramatique dans une scène à'Aida. Ces demoiselles d'ailleurs
                  n'ont pas eu à se plaindre. Elles étaient huit à concourir, le jury les
                  a toutes couronnées plus ou moins. On n'est pas plus galant.

                  ARTHUR POUGI*.

                  ROSINE STOLTZ

                  La grande cantatrice qui, sous ce nom, qui n'était pas le sien, fit 1'
                  dant plusieurs années les beaux jours de l'Opéra, est morte jeudi der-
                  nier à Paris, à l'hôtel Bellevue, qu'elle habitait. Grande artiste ^
                  intrigante fieffée, elle reste une figure singulièrement énigmatique e
                  dont il est diantrement difficile de retracer l'histoire. En tout cas,
                  temps me presse trop pour que je puisse l'essayer en ce moment- Peu


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

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