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Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.. Auteur du texte

Éditeur : Vuibert (Paris)

Date d'édition : 1910

Contributeur : Fournier, François-Ernest (1842-1934). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 1 vol. (XI-376 p.) : ill. ; in-fol.

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Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57352245

Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313044708

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 21/10/2009

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LE NAVIRE DE GUERRE A TRAVERS LES AGES

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mieux défendre delà mer et à servir de point d'appui au beaupré dont la bonne tenue intéresse celle de la mâture tout entière.

L'arrière s'est encore abaissé. Il reste cependant majestueux et bien propre à figurer le faste et la grandeur d'un règne et d'un monarque qui ont détenu le record en ces matières, pour parler le langage assez irrespectueux d'un siècle où ces grands dehors sont abandonnés.

Trois magnifiques lanternes dorées couronnaient les angles et le milieu de la poupe; des balcons sculptés en faisaient le tour à chaque étage, et de gracieuses tourelles, portées par des néréides et couvertes d'ornements et d'attributs marins, masquaient le raccordement des flancs du navire avec cette poupe somptueuse(1).

L'armement du Soleil royal se composait de 112 canons de bronze lançant d'une

seule bordée 1 35o livres de fer. Il portait 1 200 hommes d'équipage.

Le commencement du règne de Louis XV fut pour la marine une période d'effacement, mais avec le ministre Choiseul elle reprit sa place dans les préoccupations du Gouvernement. De très grands progrès furent encore apportés dans la construction des bâtiments de guerre qui prirent, à peu de chose près,

FIG. 49. — La Couronne (i63a).

l'aspect qu'ils ont conservé jusqu'à la disparition du vaisseau à voiles. La guibre, partie extrême de l'avant du navire, taillée en éperon pour diviser l'eau, se relève jusqu'à hauteur du pont supérieur ; le beaupré, qui s'y appuie et s'y lie solidement, est dépouillé de ses voiles carrées et ne porte plus que les voiles triangulaires appelées focs, qui facilitent grandement les évolutions du navire, en faisant tourner son avant ; la voile latine portée par le mât d'artimon et qu'on appelait l'ourse disparaît pour faire place à la brigantine.

En 1760, les Etats de Bourgogne offrirent au roi Louis XV un vaisseau à trois batteries ou ponts et qui reçut leur nom" (2). C'était un bâtiment magnifique dont la solidité et la perfection de construction furent prouvées par sa longue et glorieuse carrière. Radoubé et remanié lors de la guerre d'Amérique, il portait sous la République le pavillon aux trois couleurs et s'appelait la Montagne. L'amiral Villaret de

(') On peut voir au musée de la Marine un très beau modèle du Soleil royal, exécuté sous Louis-Philippe et où se retrouvent reproduits avec une fidélité scrupuleuse, tous les ornements, toutes les sculptures que Coysevox avait dessinés pour le vaisseau lui-même. (Clerc-Rampal.)

( 2) PACINI, Op. cit.