Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 322 à 322 sur 411

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.. Auteur du texte

Éditeur : Vuibert (Paris)

Date d'édition : 1910

Contributeur : Fournier, François-Ernest (1842-1934). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 1 vol. (XI-376 p.) : ill. ; in-fol.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 411

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57352245

Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313044708

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 21/10/2009

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 97 %.
En savoir plus sur l'OCR


LA NAVIGATION EN GROUPE. LE COMBAT

3oi

Ce sera le moment où les gros projectiles de 3o<m s'attaqueront plus spécialement aux cuirasses de flottaison pour les percer et y créer des voies d'eau irréparables.

Peut-être même si la distance entre les deux adversaires est suffisamment réduite, les torpilles dont tous les cuirassés sont munis entreront en jeu, soit pour donner le dernier coup à un adversaire désemparé, soit au contraire, si c'est un bâtiment compromis qui les emploie, pour tenter, par un coup heureux, de se débarrasser de l'étreinte qui l'enserre.

Ce sera aussi le moment où, jouant leur va-toul, les contre-torpilleurs qui accompagnent les escadres quitteront l'abri des cuirassés grâce auxquels ils auront été

FIG. 260. ? Inférieur d'une casemate pendant le combat.

jusqu'alors à peu près protégés des projectiles, s'élanceront à la rescousse, et essaieront, à la faveur du tumulte général, de s'approcher de l'ennemi et de le torpiller.

S'ils sont aperçus, une contre-attaque des destroyers adverses et la grêle des petits obus des canons légers les arrêteront vraisemblablement avant qu'ils aient pu lancer leurs torpilles, on ne sait jamais cependant ce qui peut advenir d'une tentative désespérée, poussée à fond par des hommes qui, avec entrain, ont fait le sacrifice de leur vie pour risquer un suprême effort! Il faut jusqu'à la fin d'un combat si peu de chose pour en changer la face ! Qu'une ou deux seulement de ces torpilles portent, et le navire amiral, par exemple, peut sombrer tout à coup sous les yeux de tous, au moment même où la victoire lui semble acquise.

Le désordre ne se mettra-t-il pas à cette vue dans l'escadre qui se croit déjà victorieuse? Chez l'autre, au contraire, cet événement remontera les courages, produira peut-être un de ces sursauts d'enthousiasme qui vont jusqu'à l'héroïsme et peuvent produire les plus grands et les plus inattendus effets.