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                  Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

                  Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

                  Éditeur : Vuibert (Paris)

                  Date d'édition : 1910

                  Contributeur : Fournier, François-Ernest (1842-1934). Préfacier

                  Type : monographie imprimée

                  Langue : Français

                  Format : 1 vol. (XI-376 p.) : ill. ; in-fol.

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/bpt6k57352245

                  Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313044708

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 21/10/2009

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                  Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

                  Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

                  URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57352245/f187.image


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                  L'ARTILLERIE NAA'ALE 16g

                  Leur embarquement à bord est entouré de jirécautions minutieuses, bien natu-
                  relles quand il s'agit d'engins si délicats et dont la chute peut provoquer une catas-
                  trophe.

                  Aussi toutes les parties du bâtiment par lesquelles poudres et projectiles doivent
                  passer pour aller dormir dans leurs soutes, sont-elles soigneusement garnies de pail-
                  lets ('), toute apparence de feu doit disparaître dans leur voisinage ; les hommes qui
                  les transportent sont démunis de leurs allumettes, de leurs couteaux, voire même
                  de leurs souliers, dont les clous pourraient produire des étincelles inopportunes. Le
                  règlement est formel à ce sujet : les hommes, dit-il, doivent être nu-pieds ou chaus-
                  sés de sandales en toile.

                  Outre les poudres B, il existe encore à bord des navires de guerre une certaine
                  quantité de poudre noire qu'on utilise pour les saints fort nombreux, préA'us par le
                  protocole maritime national et surtout international, pour l'exécution des signaux
                  de brume, etc.

                  On a de grands doutes sur la façon dont poudres B et poudre noire supportent la
                  cohabitation, et de tous temps on a prescrit de les tenir à l'écart les unes des autres.
                  Depuis la catastrophe de Yléna, les enquêtes oiit pu incriminer leur voisinage
                  dans des soutes séparées, on ordonne de les éloigner le plus possible ; on cherche même
                  à supprimer tout à fait l'usage de la poudre noire, ce à quoi il ne semble pas très
                  difficile d'anÏA'er. '

                  Bien entendu, ni les étoupilles qui contiennent du fulminate de mercure, extrê-
                  mement sensible aux chocs, ni les fusées ou artifices de signaux ne sont placés dans
                  les soutes à poudres. Ce matériel se loge dans des armoires spéciales.

                  Toutes ces soutes, dans lesquelles reposent ces munitions si délicates, ne sont
                  point, on le pense bien, livrées à elles-mêmes.

                  Il existe toute une série, une longue série de précautions édictées par les règle-
                  ments et en vertu desquelles on peut dire qu'une surveillance incessante s'exerce sur
                  les poudres.

                  Comme l'ennemi le plus à redouter est l'excès de chaleur, on tâche de les en pré-
                  server comme je l'ai expliqué plus haut ; de plus, un thermomètre à maxima est
                  placé à l'endroit le plus chaud de chaque soute et deux fois par jour l'officier canon-
                  nier doit faire constater à quelle hauteur le mercure ou l'alcool s'est élevé.

                  Si, en dépit de toutes ces précautions prises, les poudres ont eu à supporter pen-
                  dant plusieurs jours des températures anormales, on doit les débarquer.

                  Il en est de même si on s'aperçoit que, pour une cause ou pour une autre, un
                  commencement de décomposition se manifeste dans les poudres d'une soute.

                  On arrive à reconnaître cette décomposition au moyen de la caisse-lémoin. C'est
                  une caisse spéciale dans laquelle on enferme quelques brins de poudre prélevés sur
                  chacune des caisses de la soute, et qu'on 'place, comme le thermomètre, à l'endroit
                  le plus chaud de la soute.

                  Cette caisse-témoin est ouverte fréquemment par l'officier, canonnier, qui peut

                  (J) Sorte de tapis en corde tressée.


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

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