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Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

Éditeur : Vuibert (Paris)

Date d'édition : 1910

Contributeur : Fournier, François-Ernest (1842-1934). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (XI-376 p.) : ill. ; in-fol.

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57352245

Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313044708

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 21/10/2009

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Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

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L'ARTILLERIE NAVALE •1;5'7

Bien entendu, c'est la pièce de réglage seule qui emploie ce genre de projectile.
La hausse dont on s'est servi pour le coup le plus heureux est celle qu'on adopte pour
le reste deTartillerie.

Afin de permettre aux canonniers de diriger leur ligne de mire sur le but, dans
les combats de nuit, on emploie un système de jietites lampes électriques qui éclaire
le sommet du guidon et le cran de la hausse avec une netteté suffisante pour que
le pointage soit possible.

LES PROJECTILES

Les canons de la moyenne et de la grosse artillerie employés actuellement en
France tirent les projectiles suivants :

L'obus de rupture en acier, coiffé ou non coiffé ;

L'obus de semi-rupture en açiér, coiffé, chargé en mélinite ;

L'obus en fonte chargé en mélinite ;

L'obus eh fonte chargé en poudre noire;

L'obus de rupture est en acier trempé. Il a pour rôle de rompre les plaques de
cuirasse et d'éclater soit en les traversant, soit après les avoir traversées.

Etant destiné à supporter un effort énorme au moment du choc, le projectile de
rupture a des parois très épaisses, surtout dans son ogive.

La chambre qui existe au centre de;l'obus est remplie de poudre noire fine.

La façon dont s'enflamme cette poudre au moment opportun est assez singulière.
L'obus ne porte aucune fusée ni aucun mécanisme percutant. On a calculé et
démontré expérimentalement que la chaleur développée dans cet obus par le travail
fabuleux qui se produit au moment il traverse la plaque de cuirasse, et le frotte-
ment des grains de poudre les uns sur les autres quand l'élan du projectile est subite-
ment arrêté, suffisent à enflammer la poudre et à faire exploser le projectile.

L'obus de rupture est muni de la coiffe.

C'est une sorte de cajmchon, également en acier, qu'on place à chaud sur l'ogive
et qui est agrafé dans une rainure circulaire pratiquée à la base de l'ogive.

La coiffe est d'un acier moins dur que le corps de l'obus. Elle est destinée, comme
il a déjà été dit, à recevoir le premier choc contre la cuirasse, et à protéger à ce
moment la véritable ogive qui sans cela se briserait sur la surface durcie des plaques
de blindage.

La coiffe supporte donc le premier choc. Elle se fend ou se brise en traversant la croûte
durcie de la plaque de cuirasse, et l'obus dont la pointe est demeurée intacte traverse le reste
du blindage (').

L'obus de rupture tiré normalement, à distance moyenne, perce une épaisseur de
cuirasse sensiblement supérieure a son calibre. En faisant entrer en ligne de compte
l'angle, au choc et la distance, on considère généralement que cette épaisseur fixe la
limite de sa puissance de perforation.

. (K) Manuel du canonnier breveté.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

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