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Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

Éditeur : Vuibert (Paris)

Date d'édition : 1910

Contributeur : Fournier, François-Ernest (1842-1934). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (XI-376 p.) : ill. ; in-fol.

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57352245

Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313044708

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 21/10/2009

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Titre : La marine de guerre / A. Sauvaire-Jourdan ; préface de l'amiral Fournier

Auteur : Sauvaire Jourdan, A.

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L'ARTILLERIE NAVALE I3I

Cavalli, furent le point de départ de l'adoption définitive des rayures pour toutes
espèces de canons, et, par voie de conséquence, déterminèrent l'emploi des projec-
tiles oblongs terminés par une partie conique.

Le rôle de la rayure est facile à comprendre.

Le projectile qui, grâce à elle, a reçu dans l'âme de la pièce, comme il sera expli-
qué plus loin, un mouvement de rotation plus ou moins rapide autour de son grand
axe, se visse en quelque sorte dans l'air pendant tout le temps de son parcours. Il
en résulte d'abord qu'il peut vaincre plus aisément la résistance de l'air, d'où aug-
mentation de la portée ; on obtient aussi un grand accroissement de la stabilité du
projectile tout au long de sa trajectoire, d'où découle ce fait important qu'il se présente

FIG. 93. Coupe d'un canon de marine suivant l'axe.
a, tube du canon. b, frette arrière. c, frotto de volée. d, vis-culasse.

toujours, tout au moins dans la partie intéressante de cette trajectoire, la pointe en
avant.

Il arrive donc sur le but et le frappe par son extrémité aiguë, condition indispen-
sable de sa pénétration dans l'obstacle qu'il s'agit de détruire.

Enfin, cette stabilité du projectile donne au tir une justesse tout à fait inconnue
avec les boulets ronds ou ogivaux lancés sans rayure ; ces derniers qui ont été utilisés
dans les obusiers aux derniers temps de l'artillerie à âme lisse, parcouraient générale-
ment leur trajectoire en pirouettant sur eux-mêmes, au grand détriment, on le pense
bien, de leur efficacité.

Les premières rayures employées furent hélicoïdales ('). Le projectile, au démar-
rage, recevait donc en même temps une double impulsion, celle qui le projetait en
avant et celle qui le faisait tourner. La conséquence était une fâcheuse absorption de
force vive. Après de longs tâtonnements, on finit par adopter la rayure de forme pa-
rabolique qui se confond, au point de départ du projectile dans l'âme de la pièce,
avec la génératrice de cette âme et dont l'inflexion se fait suivant une progression
très ralentie. Le projectile, au moment du départ du coup, prend alors son élan
suivant une ligne droite qui s'infléchit ensuite en le forçant à tourner sur lui-même (*).

Les rayures actuellement employées sont nombreuses, étroites et peu profondes.
Elles sont découpées dans l'âme et laissent entre elles des épaisseurs de métal qu'on
appelle des cloisons.

(J) Cela signifie que l'inclinaison de leur courbe, c'est-à-dire l'angle qu'elles faisaient avec une génératrice de
l'âme du canon, était constante. Il en résultait que le projectile était obligé de tourner sur lui-même dès son pre-
mier mouvement en avant.

( 2) L'inclinaison dos rayures est de /J°. Lorsque le projectile sort de l'Ame, il a donc tourné approximativement
de la longueur de l'arc de sur une circonférence ayant comme rayon la longueur de l'Ame.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-46471

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