recherche dansTout Gallica

Formulaire de recherche pour Tout Gallica

recherche dans Livres

Formulaire de recherche pour Livres

recherche dans Manuscrits

Formulaire de recherche pour Manuscrits

recherche dans Cartes

Formulaire de recherche pour Cartes

recherche dans Images

Formulaire de recherche pour Images

recherche dans Presse et revues

Formulaire de recherche pour Presse et revues

recherche dans Paroles et musiques

Formulaire de recherche pour Paroles et musiques

recherche dans Partitions

Formulaire de recherche pour Partitions
Fermer
Aucun mot recherché, veuillez saisir un terme.
Fermer
Accueil Consultation

Notice complète

Fermer

Titre : Histoire de la lèpre en France . I. Lépreux et cagots du Sud-Ouest, notes historiques, médicales, philologiques, suivies de documents, par le Dr H.-M. Fay, avec une préface du professeur Gilbert Ballet,...

Auteur : Fay, H.-Marcel (Dr)

Éditeur : H. Champion (Paris)

Date d'édition : 1910

Contributeur : Ballet, Gilbert (1853-1916). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : In-8° , XXVI-784 p., pl.

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k57243705

Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TD132-110

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30423452j

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 10/10/2009

Fermer
Première page Page précédente Page
Pagination
Page suivante Dernière page (Vue 184 / 860)
Télécharger / Imprimer
Fermer la popin

Téléchargement

Vous avez la possibilité de récupérer un fichier informatique contenant plusieurs pages de l'ouvrage. Ce fichier peut être au format Acrobat PDF, JPEG monopage ou texte non structuré txt. Vous pouvez ainsi consulter le document sous ces différents formats et les imprimer.

Choisissez le format du fichier:
PDF
JPEG (Seulement page à page sur la page en cours)
txt


Choisissez de télécharger :
le document entier
une sélection du document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Fermer
Contribuer

Signaler une anomalie

Vous souhaitez signaler une anomalie sur le document suivant :

Titre : Histoire de la lèpre en France . I. Lépreux et cagots du Sud-Ouest, notes historiques, médicales, philologiques, suivies de documents, par le Dr H.-M. Fay, avec une préface du professeur Gilbert Ballet,...

Auteur : Fay, H.-Marcel (Dr)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57243705/f184.image


Merci de décrire l'anomalie rencontrée le plus précisément possible, grâce aux propositions ci-dessous et/ou à la zone de commentaires.


Nature du problème :

Données bibliographiques erronées

Incohérence entre les données bibliographiques et le document affiché

Image(s) floue(s) ou tronquée(s)

Document incomplet ou page(s) manquante(s) :

Table des matières incohérente ou incomplète

Problème de téléchargement

Document inaccessible

zoom

OCR/texte

mode écoute

mode plein écran

autres (à préciser dans le champ commentaires)

Autres (à préciser dans le champ commentaires)


Commentaires :



Laissez nous votre courriel afin que nous puissions vous répondre:


Veuillez recopier les caractères que vous voyez dans l'image.

La saisie n'est pas conforme à l'image affichée

Fermer
Aide

Envoyer par courriel

Fermer
Un courriel a été envoyé au destinataire Suite à un problème technique, le courriel n'a pas pu être envoyé. Veuillez réessayer, s'il vous plaît.
Fermer

Module de recherche

Cliquez ici pour replier le module de recherche vers la gauche ou pour l'ouvrir

Résultats de la recherche

cagots Lourdes: 583 pages trouvées

p.NP (1)
HISTOIRE DE LA LEPRE EN FRANCE LÉPREUX ET CAGOTS DU SUD-OUEST NOTES HISTORIQUES, MEDICALES, PHILOLOGIQUES SUIVIES DE DOCUMENTS PAR LE H.-M. FAY AVEC UNE PRÉFACE DU PROFESSEUR GILBERT BALLET AVEC VINGT-TROIS GRAVURES, DONT 20 HORS TEXTE PARIS LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 5, QUAI

p.NP (1)
LÉPREUX ET CAGOTS DU SUD-OUEST

p.NP (1)
HISTOIRE DE LA LÈPRE EN FRANC LEPREUX ET CAGOTS DU SUD-OUEST NOTES HISTORIQUES MÉDICALES, PHILOLOG GIQUES SUIVIES DE DOCUMENTS PAR LE DR-H.-M. FAY AVEC UNE PRÉFACE DU PROFESSEUR GILBERT BALLET AVEC VINGT-TROIS GRAVURES, DONT 20 HORS TEXTE PARIS LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 5, QUAI

p.VII (1)
qui fit récemment se perdre dans les flammes la plus grande partie des archives des Basses-Pyrénées. On peut dire que maintenant l'histoire des Cagots de ce département n'est presque plus possible à refaire. L'opportunité de cet ouvrage en est accrue, puisque outre qu'il met an jour un des points

p.VIII (2)
vrai PRÉFACE toire, il sauve de l'oubli des documents précieux qu'il ne sera plus donné aux savants de consulter ailleurs. A lire très attentivement les chapitres de ce livre, on reste étonné des fluctuations, des variations de l'esprit humain en face des cagots. Les causes de ces variations

p.IX (2)
d'une oeuvre magistrale, l'Histoire de Béarn, signée par l'illustre archevêque Pierre de Marca. Ses belles recherches parues en 1640, aboutirent à cette conclusion, que les cagots étaient d'origine sarrasine, et que c'est pour ce motif qu'on les soupçonnait d'être lépreux; quant au nom de cagot

p.X (2)
X PRÉFACE nion de P. de Marca que la majorité se ralliait à la fin du XVIIIe siècle, derrière Baurein et Sanadon. Lorsque arriva 1789, un souffle révolutionnaire modifia profondément les opinions reçues : Ramond de Carbonnières venait de publier ses Observations faites dans les Pyrénées, où cagots

p.XI (3)
PRÉFACE XI ouvrage, dont les conclusions sont inadmissibles, reste une oeuvre documentaire de premier ordre où l'on trouve des faits innombrables. M. Fay a d'ailleurs rendu hommage à ce savant chercheur, en sachant puiser souvent dans l'oeuvre, de celui qui a décrit les derniers cagots de tant

p.XII (6)
XII PRÉFACE si les cliniciens anciens étaient en droit de conclure à l'existence de la lèpre chez les cagots. Pour cela il prend un à un les signes de la lèpre donnés par Guy de Chauliac, et montre par des citations d'auteurs, des fragments de chansons, ou de légendes anciennes, à l'aide

p.XIII (2)
qui le poursuivait depuis le VIIe et peut-être même dès le xe siècle? La seconde partie du livre est destinée à nous faire connaître l'histoire des cagots, au point de vue de la succession des faits, et de la raison d'être des lois, règlements, ordonnances et arrêts qui tantôt les frappaient, tantôt au contraire

p.XIV (6)
xiv PRÉFACE des lépreux, se retrouvent en effet trait pour trait dans ceux concernant les cagots. Il n'en est pas de même quand il s'agit d'établir les caractères de la condition de ces derniers. On y voit bien un reflet atténué de ce que fut la condition des lépreux, mais ce n'est qu'une ombre

p.XV (3)
PRÉFACE XV toutes sortes de biens. Comment comprendre qu'ils aient joui des avantages du droit commun en ce qui concerne les biens et les contrats s'ils n'étaient libres, si leur condition n'était très approchante de celle de tous les hommes libres? Chez les cagots devaient parfois se développer

p.XVI (1)
xvi PRÉFACE est composée de pièces justificatives, l'autre est un dictionnaire topographique où l'on a assemblé après le nom de près de 600 localités, les indications, les documents et les légendes qui prouvent qu'à une époque déterminée les cagots y trouvèrent un abri. On peut juger

p.XVII (1)
AVANT-PROPOS « L'Histoire est devenue une oeuvre collective, à laquelle collaborent une foule de travailleurs... qui de loin s'entr'aident, apportant chacun leur pierre à l'édifice commun. » (Paul Viollet.) L'histoire des Cagots a été dite avec tant de science par Francisque Michel et Victor

p.XVIII (1)
: la principale tient à cette opinion fort ancienne qui voulait voir dans les cagots les restes de quelque peuple envahisseur, opinion que le nom seul de ces malheureux semblait défendre. Une autre cause de cette négligence réside dans le très petit nombre de léproseries qui existèrent dans la région. Sur

p.XIX (3)
familles de lépreux libres ou cagots. Chaque léproserie ne pouvant guère abriter plus de sept à dix malades, et chaque famille étant composée au minimum de cinq membres, on trouve une proportion d'environ sept lépreux enfermés pour cent libres. Ces derniers dont le nombre était, comme on le voit

p.XX (1)
i. « Signaque in veslibus déférant, per quae a semis patente differenlia cognoscantur. ' Concile de Lavaur, 1368. « Signum portent consueium in veste superiori. » Concile de Nogarel, 1290. Les cagots portaient une marque rouge sur la poitrine, au moins dans l'étendue de la juridiction

p.XXI (2)
leur réclusion était bien douce. Dès le xvne siècle cette classe de malades tendait à se confondre avec les lépreux libres ou cagots 1. Ces derniers habitaient des quartiers isolés, des villages, des hameaux, quelquefois des maisons un peu séparées de celles du commun. Ils vivaient en famille, étaient

p.XXII (1)
. Nous nous occupions depuis quelque temps déjà de l'histoire de la lèpre, quand notre excellent confrère et ami le docteur Diriart (de Pau) nous signala l'intérêt qu'il y aurait pour nous à refaire complètement l'histoire des cagots, dont le passé était plutôt obscur, et sur lesquels nous aurions quelque chance

p.XXIV (2)
xxiv AVANT-PROPOS Lesrecherches de Zambaco-Pacha, le contenu des documents médicaux antérieurs au XVIe siècle, nous firent ensuite diriger nos regards vers la lèpre qui paraissait avoir été la maladie des cagots. Là encore nos recherches furent fructueuses. Tournant ensuite les yeux vers la vie

p.XXV (4)
AVANT-PROPOS xxv - ++C'est en parcourant ainsi les lieux ou vécurent les cagots, en compulsant par nous-mêmes les archives, tant départementales que communales, en lisant autant que possible tout ce qui a été écrit sur le sujet, en vérifiant l'exactitude de tout ce qui a été publié, en interrogeant

p.XXVI (2)
médicale, la partie juridique de cet ouvrage est entièrement neuve. Nous y étudions avant tout la condition des cagots. IV. Les léproseries du Sud-Ouest. V. Philologie. Le second livre est divisé en deux parties.. I. Pièces justificatives II. Topographie. A la fin de l'ouvrage on trouvera une table

p.1 (3)
LA LEPRE DANS LE SUD-OUEST DE LA FRANGE PREMIÈRE PARTIE ETUDE MEDICALE DES CAGOTS Dès le XIVe siècle les médecins qui se sont occupés des cagots les présentèrent comme dés malades. Quoiqu'ils ne soient pas très nombreux, les vieux cliniciens qui ont consacré à ces malheureux quelques lignes

p.2 (3)
séquestrez du peuple, et conduits à la maladrerie. Mais s'ils sont sains doiuent estre absous, et auec lettres des Médecins envoyez aux Recteurs 1. L'intérêt de ce passage de Guy de Chauliac ne réside pas uniquement dans la définition des cagots; on y voit en effet une classification qui corrobore

p.3 (3)
NOTIONS PRÉLIMINAIRES 3 Les conditions de son observation, et la valeur du clinicien font que nous n'hésitons pas à croire avec lui que les Cagots avaient, de la lèpre, plus de signes équivoques qu'ils n'en présentaient d'univoques; « les gahels, écrivait plus tard Jean Darnal (1629), sont

p.4 (3)
CHAPITRE PREMIER LA MÉDECINE ANCIENNE CONSIDÉRAIT LES CAGOTS COMME LÉPREUX I. — DU XIe AU XV SIÈCLE Dès le commencement du xie siècle, on mentionne en Béarn les Crestiaas (ce fut le nom des Cagots jusqu'au xve siècle). Des recherches philologiques, que l'on trouvera exposées dans la cinquième

p.5 (1)
ne trouvaient souvent à se marier que des lépreux peu atteints, leur lignée était en grande partie faite de lépreux « plus riches en signes équivoques qu'univoques ». C'est de là que commence la distinction des grands lépreux d'avec ceux à qui l'on devait donner un jour le nom de Cagots. Ceci explique

p.7 (2)
les lépreux jouissaient d'une certaine liberté, puisqu'ils pouvaient posséder des biens, se marier, et témoigner. Leur situation sociale paraît être déjà celle dont jouiront les cagots au XIVe siècle. Nous pourrions citer encore bien des faits remontant à la même époque, tous affirment

p.8 (4)
et qu'il fallait chasser de la ville. Il y a lieu d'admettre qu'il s'agissait des cagots. Le mot arcabol dérivant de caffot 1, et le mot ischaureilhat ou ésaurillé se rapportant peut-être à la résorption du lobule de l'oreille, et au ratatinement de l'organe tout entier, signes de la lèpre. En 1320

p.10 (5)
10 HISTOIRE MÉDICALE que nous avons cités se rapportent d'ailleurs à cela. Nous n'insisterons donc pas davantage, et renvoyons le lecteur aux chapitres de la partie juridique de cet ouvrage ou cette question est développée à propos de la condition des cagots. II. — DE 1 535 A 1640 De 1335 à 1640

p.11 (6)
DE 1535 A 1640 11 la lèpre cagote était peu apparente et cachée. C'est bien le sens employé dans ces vers : Haircs, cagots, caffars empantouflléz, Gueux mitouflez, frappars escornifléz 1. Dans sa Panlagrueline Prognosticalion, au chapitre des « Maladies de cesle année » il fait probablement

p.12 (3)
ce qu'enseignait Laurent Joubert. Il nous dit bien qu'on observe chez les cagots peu de signes extérieurs de lèpre, mais il n'insiste que sur un point secondaire : la chaleur étrange qui leur sort du corps, dont l'interprétation n'est pas très aisée. Voici d'ailleurs ce qu'il écrit en 1568 : Outre plus il faut

p.14 (3)
14 HISTOIRE MÉDICALE Dans un autre passage, le même auteur s'efforce de démontrer que les cagots sont atteints de vitiligo, et combat le sens que Joubert attachait aux mots, lèpre blanche : Arnobius, écrit-il, fort ancien autheur (qui estoit du temps de l'Emperieur Diocletian) dict, que la lèpre

p.15 (4)
disparaissait chez les cagots au point que l'on ne pouvait rien conclure de certain sur une question aussi grave que délicate. Botero Benése se contente de constater la présence des cagots dans la région pyrénéenne (1599). Puis Mérula (1605), dans une cosmographie, copie sans rien y ajouter

p.16 (5)
16 HISTOIRE MÉDICALE intérêt médical sur les cagots qu'ils avaient vus en Béarn'. Just Zinzerling (1616) se contente de copier P. Merula, et d'ajouter qu'il a ouï parler d'un examen médical fait à Toulouse, où l'on a reconnu que les cagots étaient sains 2. Plus tard, Jean Darnal, faisant

p.17 (3)
DE 1535 A 1640 17 il rattache l'origine aux Goths 1. Ce qu'il raconte, il l'a vu et entendu dire; aussi en dehors des hypothèses qu'il émet, trouvons-nous chez lui, au point de vue de la condition sociale des cagots, bien des renseignements fort précis, mais aussi parfois l'écho de légendes

p.18 (2)
18 HISTOIRE MÉDICALE Enfin Oihenart en 1638, après avoir rappelé la vie des cagots, donne un renseignement nouveau. « Ipsi (cagoti) vicissim nostros (Aquitanos) pellulos, hoc est pilosos vel comatos vacant. » Avec lui se termine la série des auteurs qui parlèrent des maudits avant 1640, époque à

p.19 (1)
se dévient, irritant la conjonctive. » L'étrange fixité du regard, qui était considérée comme le sixième signe univoque dans le Guidon 2, provenait sans doute en partie de la rondeur des yeux. Les cagots avaient ce regard, qui imprimait à leur face ce quelque chose qui inspirait la méfiance

p.20 (3)
20 HISTOIRE MÉDICALE Mais il nous faut ajouter que tel signe fut très rare chez les cagots, car il n'est jamais indiqué d'une façon tout à fait explicite. L'épaississement des sourcils était lié soit à l'infiltration des téguments de la face, soit au développement des tubercules. Quant à la rondeur

p.21 (7)
LES SYMPTOMES DE LA CAGOTERIE 21 absence congénitale en même temps que les signes physiques de la dégénérescence présentés par les cagots. La rondeur et Tépaississement des oreilles est remarquablement figurée sur la tête sculptée du cagot de Monein. Dépilation et grossesse ou tubérosilé

p.22 (3)
22 HISTOIRE MÉDICALE Or la maladie des cagots s'est précisément appelée mal du loup, au moins à Navailles (canton de Theze, B.-P.). Là, raconte Fr. Michel, les cagots « entraient à l'église par une petite porte maintenant remplacée par un mur, au milieu duquel se voit l'image de saint Loup

p.NP (2)
SAINT 1 LOUP . Ce saint était invoqué par les cagots, en vue d'obtenir leur guérison. Cct'e sculpture se trouvait autrefois au-dessus de la porte des Cagots, à l'église de Navailles (B.-P.). FAY. — P. 22-23.

p.23 (5)
LES SYMPTOMES DE LA CAGOTERIE 23 chose publique, en empeschant la conversation des ladres, auec le demeurant du peuple sain et net. » Passant aux cagots, nous retrouvons tout cela. Gauthier de Coincy (1171-1236) dit des cagots, qu'il appelle caffres : Tant par est lais qu'il est hom vis N'en doie

p.25 (1)
, commentant Marca, vient à parler de la puanteur du corps de ces malheureux. L'auteur de l'Histoire de Béarn avait « recherché l'origine de l'imputation de Ladrerie, et de la puanteur des gézitains ou Cagots, dans la race des Sarrazins 3 »; mais à Venuti il « paraît que la mauvaise odeur dont on accuse

p.26 (1)
les soupçonne atteints d'une spermatorrhée continuelle? Plusieurs crurent que c'était la transpiration des capots qui était" fétide. L'hyperhydrose appartient en effet à la lèpre. Regard fixe et horrible. Ce symptôme n'a pas été, que nous sachions, indiqué d'une façon spéciale chez les cagots

p.27 (3)
LES SYMPTOMES DE LA CAGOTERIE 27 dire que ce signe ait existé chez les cagots, quand nos recherches nous conduisirent à Monein (B.-P.). Dans la vieille église de ce chef-lieu de canton, on voit le bénitier des cagots, au pied d'une colonne, sur laquelle est sculptée une tête de cagot. Cette effigie

p.28 (4)
28 HISTOIRE MÉDICALE à 1600 ne nous permet de constater dans la cagoterie. En 1600, un rapport médical fait à Toulouse parle bien du sang des cagots, mais, ainsi que nous l'avons déjà dit, au XVIIe siècle il n'y avait plus guère de lèpre, ce document ne peut donc servir à nous éclairer dans

p.29 (3)
, S'élevèrent sur sa peau Ne ouïe ket, den iaouank paour, E oa Kakouz, et oa klanvour! Hogen pa zeuaz war lie giz, Klogorennou kement a piz, War lie grec' hen a oa savet 1 Le second est de couleur morphée et ténébreuse. Jamais on n'a fait une allusion à ce signe chez les cagots, pour cette bonne raison

p.30 (4)
passages relatifs aux cagots, nous croyons utile de citer de courts passages de Guy de Chauliac et de Paré. « Le troisième (signe équivoque de lèpre) est, cheute de cheveux et renaissance de subtils '. » « Les passions des cheveux, selon Galen au premier du Miamir, sont la totale perte

p.31 (4)
lépreuse est un des signes que l'on rencontre encore de nos jours chez les descendants des cagots. Nous en reparlerons plus loin (p. 75). Le quatrième, consomption des muscles, et 'principalement du pouce. Il s'agit de l'atrophie musculaire qui simule parfois l'atrophie musculaire progressive

p.32 (1)
Covarruvias en son Trésor de la langue castillane : « Sarna : una especie de lepra. » Sarna était la lèpre écailleuse, celle qui donna son nom aux casc-arotes 1. L'aspect écailleux de la peau des lépreux au niveau des taches dyschromiques est bien connu. Il est signalé de nos jours chez les cagots de Saint

p.33 (5)
, dont la première étape a plus d'une analogie avec le panaris analgésique du Morvan. Les cagots avaient des ulcères, ainsi qu'il appert de ce fragment : Lous Cagots qu'i a dachat, Pouyren leba ue armade Et batés à tout coustat ; En dachan lous pleins d'ulcères Grand nombre en pouyren trouba «. Quant

p.34 (1)
... qui, pendant les quelques jours qu'il passa dans mon service, se plaignit presque exclusivement de ces sensations de chaleur d'autant plus singulières qu'il était atteint de thermo-anesthésie absolue 1. » Ce symptôme est nettement signalé chez les cagots. C'est ainsi que, dans une vieille chanson béarnaise

p.35 (2)
ne sont pas signalés chez les cagots. 1. Ce plaidoyer fait partie d'un ensemble de pièces concernant les cagots de Navarre. Voir Pièces Justificatives, N° 160. 2. Cordier, Bulletin de la Société Ramond.

p.36 (3)
que le premier était fin, trompeur, et voulait s'ingérer par trop dans les affaires du peuple. Qu'eût donc écrit Guy de Chauliac s'il avait vécu au XVIIe siècle? C'est alors qu'il aurait vu les cagots forts de leur apparente santé, s'insurgeant contre les usages anciens et les lois, faire des efforts inouïs

p.37 (3)
; rien n'est signalé sur ce sujet chez les cagots. Seul l'examen fait à Toulouse, en 1600, de cagots de Saint-Clar et de Lectoure, dit que les examens du sang et des urines furent négatifs. Il faut ajouter à la nomenclature de Guy de Chauliac quelques autres signes équivoques que cet auteur ne cite

p.38 (1)
conditions hygiéniques où vivaient les cagots, explique la présence chez ces malheureux de nombreux signes de dégénérescence. En dehors de la scrofule (petitesse de la taille, jambes torses, grosse tête) qui est signalée parfois, on doit donner une attention spéciale à un signe, l'absence du 1

p.39 (4)
LES SYMPTOMES DE LA CAGOTERIE 39 lobule de l'oreille, qui est considéré comme caractérisant les cagots. Nous ne nions pas la fréquence de ce signe chez nos parias d'autrefois, mais nous devons reconnaître que les statistiques publiées par De Rochas 1, et nos observations personnelles, sont fort peu

p.40 (5)
40 HISTOIRE MÉDICALE sonet, de troubles de l'intelligence (crétinisme) et de scrofule (écrouelles). " C'est par l'inspection du lobe de l'oreille que l'on reconnaît les individus qui appartiennent aux familles des Crétins. Ces malheureux désignés aussi sous le nom de Cagots, habitent le pied

p.41 (2)
. Quoique ces princes n'aient point défendu, comme on les en priait, « aux cagots de marcher pieds nuds, ou permis, en cas de contravention, de leur percer les pieds avec un fer », nous ne croyons pas pouvoir en déduire qu'ils estimassent, après examen, que ces malheureux fussent indemnes de lèpre

p.42 (2)
maisons séparées des gens sains. La commission médicale était formée de deux médecins et de deux chirurgiens, disposition que nous retrouvons, dans la commission de 1600. Plus tard les cagots, qui venaient d'obtenir en Espagne des jugements favorables (1519), s'agitèrent en Béarn, si bien

p.44 (2)
44 HISTOIRE MÉDICALE auxd. parties comme il appartiendra sans despens de l'appel et lettres jugés, les autres réservés en fin de cause. Signés : DUFAUR, DE RUDELLE. Examen médical des Cagots. Le texte que nous publions est celui donné par Palassou (Mémoires pour servir a l'Histoire naturelle

p.47 (2)
, humanissimum, quem laudaui in itenerario; ab illo habui, quod gens base (les cagots) nuper petierit, vt liceret sibi cum quibus vellet se matrimonio iungere, demonstrarintque; apertis venis et sanguine duclo, nihil impuritatis sibi in sanguine consistere : id quod de ipsis iactatur. » Vers la même

p.48 (4)
recognaistre aucune Chaleur extraordinaire en leur sang, qui eust fondu tout aussi tost le sel s'il eust esté entasché de lèpre 1." » Quoique partout, dès les premières années du xvue siècle, les cagots fussent reconnus exempts de la lèpre de leurs pères, le préjugé populaire était si fort

p.49 (3)
l'affranchissement des cagots, que toutes les lois. V. - LA LEPRE BLANCHE Il est permis de se demander, quand il s'agit de décrire la capoterie, si entre l'éléphantiasis et la lèpre vulgaire, « il y a une autre forme morbide sans laquelle l'histoire de la lèpre au moyen-âge n'est pas complète

p.50 (1)
de neige » qu'il attribue aux cagots, se doit entendre seulement des taches apigmentaires. Cette interprétation ne force pas le sens de cette phrase, qu'on lit dans l'Histoire de la Toison d'or, ou les taches achromatiques sont décrites comme symptôme dominant de la lèpre : « Quant la chair

p.52 (3)
par Guy de Chauliac. Nous les avons recherchés avec succès chez plusieurs lépreux, chez lesquels tout soupçon d'alcoolisme était écarté, « Halitum meum exhorruit uxor mea » (XIX, 17). C'est un dés signes le plus souvent indiqués chez les cagots. « Pelli mese, consumptis carnibus, adhoesit os meum

p.53 (1)
lon°'- temps. Lèpre cutanée, peu affreuse, ressemblant au vitiligo et aux plaques de sclérodermie 2, elle'fut étiquetée par Jou(- bert comme lèpre des cagots; on répéta cette opinion après lui, et on exagéra l'importance de la leucodermie. Avec Spengel, la question de la lèpre blanche devait entrer

p.55 (1)
, tout cela a été désigné comme propre aux cagots. Mais tandis que pour ces derniers, nous savons avec certitude que leur maladie était la léprose, pour les Kakerlaks nous sommes réduits, faute d'un examen médical complet, à dire que leur affection ressemble à la lèpre blanche, et c'est tout. Pour

p.57 (3)
de la stérilisation de l'eau employée pour les lavages et les pansements. Le seul traitement important et un peu efficace fut la balnéothérapie. Celle-ci fut fort utilisée par les lépreux ; elle l'est encore de nos jours en Grèce et en Turquie. En France, les lépreux et les cagots recouraient surtout

p.59 (2)
on compte huit villages de cagots. Dans le Gers on doit citer Saint-Christau près Àuch où les lépreux allaient prier à la chapelle de Saint-Chris1. Cet acte a été antérieurement publié par Fr. Michel, Histoire dis Races maudites, t. II, p. 243, et par Duhourcau, Les cagots aux eaux de Cauterets

p.60 (2)
et de propreté (fort précaires, semble-t-il), il est vraisemblable qu'on n'y faisait rien du tout. Il n'est pas étonnant, qu'en présence des pauvres moyens que la thérapeutique mettait à la disposition des lépreux et des cagots, ceux-ci se soient retournés, par un -élan bien naturel, vers le ciel

p.61 (4)
SAINTS GUERISSEURS DES CAGOTS 61 cagots de Bayonne. Ce saint n'est autre que l'évêque de Myre, qui ressuscita les trois enfants mis au saloir, et dont la fête est populaire. Nous avons vu sa statue dans les chapelles de plu sieurs Madeleines en Bretagne et dans les Vosges. Nous croyons que le culte

p.62 (8)
62 HISTOIRE MÉDICALE à la sainte; elle s'élevait à l'endroit où se voit la croix dite des Capucins (J.-J. Moulezun). Ce quartier des capots est à quatre cents mètres au couchant de la ville; il s'y voit une fontaine jadis réservée aux seuls lépreux. Enfin à Demu le cimetière des cagots s'appelait

p.63 (9)
LES CAGOTS MÉDECINS 63 trouvait des médecins juifs et arabes 1. L'observation serait tout à fait justifiée s'il était prouvé que nos cagots avaient appris leur art dans quelque université, et qu'ils n'étaient point de ces médecins non officiels qui abondaient jusqu'au xve siècle, et contre lesquels

p.64 (1)
64 HISTOIRE MEDICALE A Perquie (Landes), on croyait que les caresses et même les regards des cagots communiquaient les plus graves maladies ou des infirmités incurables aux enfants. Rappelons qu'à la fin du XVIIe siècle et surtout au XVIIIe, un grand nombre de cagotes, dans la Chalosse, étaient

p.65 (1)
CHAPITRE II LA MÉDECINE MODERNE RECONNAIT CHEZ LES CAGOTS DES TRACES DE LEUR LÈPRE HÉRÉDITAIRE I. LA LÈPRE LARVÉE La Lèpre, dans les foyers mêmes où on la rencontre en pleine activité, se présente parfois sous des formes très légères, la maladie s'arrêtant définitivement après avoir parcouru

p.66 (2)
en considérant l'hérédité, que M. Roger a dit : « Il est probable que la lèpre exerce une influence dystrophique et peut-être faut-il considérer que les cagots sont des victimes de laparaléprose 2. » Chez les cagots, on rencontre l'hérédité lépreuse et souvent la misère, c'està-dire tout ce qui est

p.67 (4)
TROUBLES TROPHIQUES DES ONGLES 67 défaut d'autres, peut suffire aux vrais et sincères travailleurs 4 ». C'est dans ce laboratoire que peu à peu on s'est aperçu que les cagots étaient affligés de lésions diverses, de troubles trophiques ; que leurs lésions ressemblaient à celles de la lèpre atténuée

p.68 (3)
68 HISTOIRE MÉDICALE ÔNVCHATROPHIE.. — Les onychatrophies des cagots sont des troubles trophiques dus probablement à des lésions nerveuses soit périphériques, soit centrales, et s'accompagnant le plus souvent de troubles trophiques des autres tissus, ou de plaques d'anesthésie ou'd'hypoesthésie

p.70 (1)
70 HISTOIRE MÉDICALE semble propre aux cagots 1, qui est héréditaire, et qui s'accompagne souvent de divers symptômes caractéristiques de la lèpre. La lésion frappe habituellement tous les doigts. Cette lésion est caractérisée par un arrêt de la croissance de l'ongle qui, d'apparence normale dans

p.72 (3)
aux travaux où nous puisons ces renseignements : il y trouvera plusieurs autres observations détaillées l. TABLEAU DES FAMILLES B... ET L... 1. Lajard et Regnault, De l'existence de la lèpre atténuée chez les cagots des Pyrénées. Progrès médical, 1892, 2° S., p. 406-466 et 484-497. Lajard, Société

p.73 (3)
TROUBLES TROPHIQUES DES ONGLES 73 HYPERTROPHIES UNGUÉALES. — L'hypertrophie des ongles est assez fréquente chez les cagots; elle se présente sous deux aspects. a) Hypertrophie partielle de l'ongle. — Chez quelques individus, les ongles sont « épais, lisses, luisants, normaux à leurs trois quarts

p.75 (2)
L'ALOPÉCIE DES CAGOTS 75 phlyctènes, de la grosseur d'une pièce de 50 centimes environ. A ces phlyctènes succédaient des ulcérations, puis la peau s'épaississait. Cette évolution durait deux mois environ. L'hyperkératose n'est donc pas fonctionnelle, mais pathologique. Chez l'un des membres

p.76 (4)
puisqu'il dit que la peau des cagots de Saint-Jean et de Saint-Pierre-de-Eier était sans ou presque sans poils, écaillée, blanchâtre et farineuse 2. Dans le tableau que nous avons inséré plus haut on remarquera que plusieurs personnes sont glabres, ou sans sourcils, ou porteurs, de cheveux pâles

p.77 (1)
MALADIE DE MORVAN ET LEPRE 77 Grâce à ces lésions, et même en l'absence d'analgésie on peut encore, comme dans le cas de Thiercelin et Lesage, diagnostiquer la lèpre. Accompagnées ou non d'autres signes de lèpre, elles ont été très souvent rencontrées chez les cagots des Pyrénées. Nous en avons

p.78 (2)
. A Castagnède, à Saint-Palais, à Pau, à Jurançon, à Lourdes, à Estaing, à Oloron, etc., on a signalé plusieurs cas semblables. A Castagnède il y avait récemment un lépreux autochtone; à Lasclaverie une famille cagote est désignée sous le nom de la famille des lépreux; un de ses membres paraît être mort

p.79 (1)
, se rencontrent presque uniquement chez les cagots, fils de lépreux, est propre à imposer un rapprochement et à faire soupçonner la nature lépreuse des lésions diverses que nous venons d'examiner. Zambaco-Pacha faisant une communication à l'Académie de médecine, sur les lépreux de Bretagne, faisait naître

p.84 (5)
84 HISTOIRE MÉDICALE II. ANTHROPOLOGIE. — ETHNOLOGIE Depuis que les cagots ont intéressé les historiens et les savants, on a discuté pour savoir si ces individus appartenaient à une race spéciale. Marca consacra plusieurs pages à la discussion de ce point, et depuis chacun, imitant son exemple

p.85 (6)
de Galles qu'aux Caqueux de Bretagne et qu'aux Cagots des Pyrénées, est cependant difficilement acceptable. En effet quel serait ce peuple vaincu, auquel les Celtes auraient donné ces dénominations injurieuses, et qui serait antérieur aux Cantabres? Festus Avenius nous parle bien des Celtes vainqueurs

p.86 (2)
86 HISTOIRE MÉDICALE parmi les Gaulois (Strabon, Géographie, liv. IV, chap. i), qui participèrent à la plupart des droits des Romains et que l'histoire s'oppose à nous faire considérer comme étant tombés dans l'état de dégradation que suppose l'auteur allemand. B. - LES CAGOTS DESCENDENT

p.87 (1)
CAGOTS ET GOTH 87 de la politique et de la civilisation occidentale, et inspirait l'admiration de Sidoine Apollinaire. Bienveillant envers les catholiques qu'il protège, Alaric II alla jusqu'à constituer un code inspiré de l'ancien droit romain, et ne l'appliqua qu'après l'avoir soumis à

p.88 (5)
la défaite des Goths. Refoulés au fond des Pyrénées, l'organisme de ces vaincus n'aurait pu s'accommoder aux conditions climatériques des gorges qu'ils habitèrent. Cette théorie, en supposant qu'elle fût démontrée, ne permet pas de confondre cagots et crétins, mais prouverait seulement la survivance

p.89 (9)
CAGOTS, JUIFS ET SARRASINS 89 D'autre part, et notre observation confirme celle de tant d'autres observateurs, nous avons toujours constaté que les cagots basques présentaient le type basque, les béarnais le type béarnais, les bretons le plus pur type breton. Ajoutons que l'absence du lobule

p.90 (1)
portugais faisaient grand commerce, et même étaient Avenus s'établir en nombre. Leurs intérêts les avaient poussés à se convertir au catholicisme, mais cette conversion fut toujours soupçonnée d'être peu sincère. On les appelait Nouveaux Chrétiens. La confusion de ceux-ci avec les cagots appelés

p.91 (6)
CAGOTS, JUIFS ET SARRASINS 91 gahectz » — Une rédaction un peu postérieure porte : « ... Ceux que l'on nomme Chrestiens et Chrestiennes, ou autrement gahets » Il est très possible que la confusion soit née au XVIe siècle non seulement de la similitude des noms, mais encore de ce fait que les Juifs

p.92 (4)
ces traces, et Palassou en 1815 apporta des considérations nouvelles, d'une importance très grande, qui l'amenèrent à conclure qu' « il n'est pas douteux que de grandes probabilités autorisent à penser, avec M. de Marca, que les cagots descendent des Sarrasins défaits par Charles Martel, à la mémorable

p.93 (2)
LES CASCAROTS 93 peut être franchi et que Zambaco d'ailleurs ne cherche pas à sauter. Nous croyons donc que l'hypothèse de l'origine sarrasine des cagots est la plus soutenable de toutes celles que l'anthropologie et l'ethnologie puissent fournir, mais cependant elle est inacceptable sans

p.95 (1)
que les cascarots avaient un lien avec les cagots. C'est pourquoi nous avons jugé utile de donner de cette race (car les cascarots constituent une race) une étude un peu détaillée. Nous ne rapporterons ici que des faits encore peu connus. A Ciboure, les cascarots sont mieux individualisés peutêtre

p.96 (1)
de cette pièce, répondit : Monseigneur, Nous avons Receu l'ordonnance qu'il a pieu à V. Exce de nous faire l'honneur de nous envoyer au sujet des Bohemes que nous n'avons pas manqué de la faire publier et afficher, nous prenons la 1. Ces gens qui aidaient les Bohèmes étaient peut-être les cagots. 2

p.98 (3)
. Le nom de cascarot semble ne pouvoir s'appliquer qu'à des descendants de lépreux, à des cagots 1. Nous croyons même pouvoir affirmer que, vers la fin du XVIIe siècle, les Agotac et les Bohémiens, tous deux traités en parias, se virent en quelque sorte obligés de vivre dans les mêmes lieux écartés

p.99 (4)
LES CASCABOTS 99 nous avons appris qu'à Saint-Jean-de-la-Madeleine il y avait des agots ; ne s'agirait-il pas de la Madeleine de Saint-Jeanle-Vieux? L'assimilation des cascarots à des cagots mitigés de Bohèmes est confirmée par la lecture des registres paroissiaux de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure

p.100 (5)
100 HISTOIRE MÉDICALE En résumé, nous croyons que les cascarots et les habitants de la Madeleine de Saint-Jean constituent une race mitigée de Basques (cagots) et de Bohèmes. Cette race prit aux cagots son nom, et les quelques avantages de leur condition; elle représente la descendance des agots

p.101 (7)
UNE QUESTION D' ETHNOLOGIE .101 E. — N'Y A-T-IL AUCUNE DIFFÉRENCE ETHNOGÉNIQUE ENTRE LES CAGOTS ET LES HABITANTS DES PAYS OU ILS VIVENT? La question de la race des Cagots, reprise avec une certaine autorité par Th. Roussel 1, puis par Racine 2, en 1892, mérite d'être examinée de près

p.102 (7)
102 HISTOIRE MÉDICALE La grande majorité des cagots béarnais sont béarnais de race. Cependant il y en a de blonds et de bruns, des dolychocéphales et des brachycéphales ; c'est un mélange de races multiples. Leurs ancêtres lépreux mis à part, n'ayant pas eu le temps ni la possibilité d'uniformiser

p.103 (2)
CAGOTS, CRÉTINS ET GOITREUX 103 Cette erreur, qui a pris naissance à la fin du XVIIIe siècle, fut mise en lumière par Ramond de Carbonnières. Celte fâcheuse habitude des gens de peu d'esprit, qui consiste à copier ce que les autres ont dit, sans se donner la peine de vérifier le bien fondé

p.104 (3)
que ce toit dans la race infortunée des Cagots, que je trouvois les Crétins de la Vallée de Luchon ». « Ce fut avec une pudeur dont il me fut difficile de triompher que les habitants de cette contrée m'avouèrent que leurs vallées renfermoient un certain nombre de familles qui de temps immémorial étoient

p.105 (3)
CAGOTS, CRETINS ET GOITREUX 105. époques les plus obscures de notre histoire, et de faire intervenir les ravages de la lèpre ' ». Mais, « on ne croira plus que ces malheureux doivent l'existence à des lépreux bannis de la société des hommes sains : on a chassé et enfermé les lépreux, mais

p.106 (2)
. Puis Fodéré 3, dans son important travail sur le goître et le crétinisme, montre que les idées de Ramond ont trouvé quelque crédit auprès de lui, car parlant des cagots il dit : « L'habitude qu'ont ces familles de ne s'allier qu'entre elles, a contribué puissamment à perpétuer cette maladie

p.107 (4)
CAGOTS, CRÉTINS ET GOITREUX 107 cagots sont des crétins, donnent cependant dans leurs écrits l'impression qu'ils ne désapprouvent pas de front cette théorie. Ce sont Gérard-Marchant (le père) et Esquirol. Gérard-Marchant 1 n'a guère fait dans sa thèse de 1842 que répéter les documents concernant

p.109 (5)
DEUXIÈME PARTIE HISTOIRE DES CAGOTS Nous exposerons ici l'histoire des cagots en nous basant presque exclusivement sur les documents figurant dans nos Pièces justificatives; ne donnant, pour ainsi dire, aucun développement aux questions de droit civil, mais en nous attachant avant tout à

p.112 (1)
112 HISTOIRE DES CAGOTS cette, préoccupation, que c'est par les aliments que se transmet la lèpre ; aussi défendent-elles d'acheter bestiaux et volailles aux gaffets, et de louer ceux-ci pour les vendanges, le tout sous peine d'amendes. Ces règlements contiennent implicitement la défense aux gahets

p.114 (2)
le prouvent. De même qu'à Marmande, à Dax le lépreux ne. pouvait vendre ni acheter de vin. Enfin les constitutions de 1401 règlent la question des successions des cagots. Ce point sera étudié dans la troisième partie de cet ouvrage Saint-Sever. — Quelques documents antérieurs à 1462 nous apprennent

p.115 (4)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 115 1430 et 1446 montrent l'hérédité et le partage des biens 1 des cagots, dont pourtant la propriété appartenait à une abbaye, dont ils dépendaient comme fermiers, avec des beaux uniment emphytéotes. Bayonne. — En 1266 les cagots figurent parmi les censitaires

p.116 (2)
116 HISTOIRE DES CAGOTS considérable vu les nombreux faits qui y sont révélés (12 nov. 1480). On avait exposé à Loys Sorbier, sénéchal, qu'il y avait en Périgord de nombreux lépreux et qu'il serait utile de leur donner la chasse et de les faire examiner par des médecins experts, sur le rapport

p.118 (4)
118 HISTOIRE DES CAGOTS « l. État des Pâtissiers » à Bordeaux, définissent que ne pourront être pâtissiers ou rôtisseurs, les lépreux, gahets, ou malades de quelque autre maladie contagieuse 1. Les pâtissiers et boulangers étaient habituellement en bons termes avec les léproseries auxquelles, comme

p.119 (3)
1581, ordonna aux officiers et jurats de Capbreton, sous peine de mille écus et privation de leurs états, de policer les cagots et gahets de la Punte et de la juridiction de Capbreton, leurs femmes et leurs enfants, de leur faire porter le signe du pied d'oie et de leur permettre de ne toucher

p.120 (6)
120 HISTOIRE DES CAGOTS Dix ans plus tard 1, c'est Espelette qui eut recours au Parlement, auquel une requête fut adressée par les abbé (maire) et jurats de la ville. Cette requête, visiblement inspirée des arrêts de 1578 et 1581, ne se contenta plus de réclamer ce que Capbreton avait obtenu

p.121 (10)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 121 débitent; quant aux ladres, s'il y en a encore, ils porteront les cliquettes. La Cour défend en outre auxdits cagots et lépreux d'aller à l'offrande avec les autres habitants aux églises, et de toucher de leurs mains l'eau bénite, au lieu où les habitans

p.122 (4)
122 HISTOIRE DES CAGOTS daté du 1er juillet de la même année. Mais il y fut fait appel, si bien que le 20 mai 1594 intervint un arrêt de contrarielte, auquel les demandeurs répondirent par une requête, qui provoqua une enquête auprès des défendeurs. Après divers actes de procédure, un nouvel arrêt

p.123 (5)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 123 rendait un arrêt identique à celui ci-dessus, mais concernant le pays de Soule (3 juillet 1604). Les dispositions de cet arrêt furent aggravées le 29 juin 1606 par une ordonnance des États de ce pays, rendue à la requête de Bernard d'Ichard, défendant aux cagots

p.124 (3)
124 HISTOIRE DES CAGOTS ne justifiait plus. Nous tenons pour certain que cette libération progressive se fit un peu partout à la fois; elle ne trouva de sérieux obstacles qu'à Biarritz, à Condom et à Rivière. A Biarritz surtout, l'opposition intense des habitants donna lieu à de nombreux procès

p.125 (7)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 123 début de la libération des cagots, amorcée en Béarn, en 1683, par Du Bois de Baillet. Par cette ordonnance les cagots de Biarritz et d'Arcangues devaient être admis dans les assemblées générales et particulières de la commune, et reçus à participer aux charges

p.126 (4)
126 HISTOIRE DES CAGOTS procès, et vouait aux cagots une haine féroce, mit sans doute tout le mauvais vouloir possible à exécuter l'arrêt, et tout son soin à ennuyer ses ennemis. Aussi poursuivit-il François d'Oyhamboure, demandant qu'il fît la preuve de ce que lui,: Dalbarade, s'opposait à

p.127 (2)
les Landes, à Rivière-Saas, une grave affaire éclata en 1718 -. Arnaud Moscardès, son valet, Jean et Pierre Tardifs, et huit autres gézitains ou cagots de Rivière, ayant voulu aller à l'offrande le jour de Pentecôte, quelques habitants les en empêchèrent par la force et les coups. Le sang ayant été

p.128 (4)
128 HISTOIRE DES CAGOTS celle-ci chargea Jean Petil-Labat, second juré, d'entreprendre un procès pour faire cesser cet état de choses. A la suite d'une instance en date du 25 juin, Etienne Arnaut obtint une sentence au bailliage de Labourd, signifiée le 5 juillet, qui lui donnait satisfaction

p.129 (5)
, ordonnant la publication de ce dernier et demandant qu'on informa contre les contrevenants. Les cagots ne firent cette fois aucune démarche pour obliger la communauté à se soumettre, mais les jurats, qui leur étaient hostiles, écrivirent le 12 février 1724 à Lartigues qu'ils ne pouvaient exécuter

p.130 (1)
130 HISTOIRE DES CAGOTS c'est à grand-peine que nous avons pu en retrouver quelquesuns dans le Labourd et les Landes. On peut présager que, dans cinquante ans à peine, ces derniers survivants des lépreux seront oubliés par les paysans et villageois, si bien que les médecins auront quelque peine à

p.131 (3)
CHAPITRE II LES CAGOTS DE BÉARN ET NAVARRE I. — AVANT LA RÉDACTION DU FOR DE HENRI II L'histoire des cagots de Béarn et de Navarre commence avec le XIe siècle. Les quelques faits appartenant aux périodes antérieures ont surtout un intérêt juridique, c'est pourquoi les avons-nous exposés dans

p.132 (9)
132 HISTOIRE DES CAGOTS. au delà de la fin du XIIe siècle, on en connaît fort peu au XIIIe siècle, encore celles-ci ressemblaient-elles, à cette époque lointaine, aux villages-léproseries qui couvraient le sol de la France, et où les malades ne jouissaient pas des grandes libertés

p.133 (5)
LES CAGOTS DE BÉARN AVANT 1551 133 livres tournoises, pour être divisées entre ces établissements. La même clause est plus nettement encore spécifiée dans le testament de Marguerite de Béarn. Cette princesse léguait à tous les lépreux de Béarn et Marsan, c'est-à-dire aux hospices où sont élevées

p.134 (12)
134 HISTOIRE DES CAGOTS futur pays de Vicbilh ; le rôle des feux pour 1379 ne signale que les cagots du nord-est du Béarn; enfin la convention de 1379 et le dénombrement de 1385 regardent tout le pays. Les rôles pour les années 1360 et 1365 nous apprennent que les cagots payaient des redevances

p.135 (7)
LES CAGOTS DE BÉARN AVANT 1551 135 La Rénovation de Cour-Mayour (1398) consacra définitivement la générosité de Gaston Phoebus à l'égard des cagots. L'article 9 1 de ce code assimile les cagots aux lépreux, d'autant qu'il est inspiré manifestement, autant dans sa forme que dans son fond, du texte

p.136 (4)
136 HISTOIRE DES CAGOTS de quelques-unes de ces obligations, ce qui poussa les Etats de Béarn à demander à Gaston de Béarn un règlement par lequel, entre autres choses, il défendrait aux cagots, sous peine de se voir percer les pieds d'un fer rouge, d'aller par les chemins autrement que chaussés

p.137 (5)
LES CAGOTS DE BEARN DE 1351 A 1682 137 sous l'autorité d'un maître ou prieur, à l'obéissance duquel ils étaient tenus 1. II. — DE 1551 A 1682 Le For de Henri II (1551) rappelait brièvement tout ce que les documents précédemment indiqués avaient déjà fixé, il n'y ajoutait que deux points nouveaux

p.138 (5)
138 HISTOIRE DBS CAGOTS: m une, et qui dans les églises occupaient le fond de l'édifice, dans cette partie qui est située sous les cloches 1, ainsi qu'il avait été déjà spécifié dans les conciles des premiers siècles. Lorsque la population cagote ou lépreuse était nombreuse, elle possédait

p.139 (10)
LES CAGOTS DE BEARN DE 1551 A 1682 139 texte sur lequel on discutera, c'est lui qui fera la base des persécutions dirigées contre les cagots, persécutions qui ne seront combattues qu'à partir de 1683. Le For, rédigé en 1551, fut imprimé et répandu en 1552. Peu d'années plus tard, les États de Béarn

p.140 (6)
140 HISTOIRE DES CAGOTS faits à Toulouse et peut-être aussi à Bordeaux, cherchaient peu à peu à jouir de la condition des autres hommes. Le 15 juin 1604, et les jours suivants, à la requête des jurats de Nay, les États décidèrent de demander qu'il fût interdit aux cagots de faire du commerce

p.141 (8)
LES CAGOTS DE BÉARN DE 1551 A 1682 141 lentement du peuple. C'est probablement que la lèpre des cagots était déjà fort atténuée ou rare, et qu'à l'invoquer les États risquaient fort de perdre leur cause. Ils la firent triompher grâce au For, dont les articles demeuraient inviolables

p.142 (6)
142 HISTOIRE DES CAGOTS se livrer aux commerces ci-dessus indiqués ', mais de leur ordonner de n'ouvrer que de leur métier de charpentier, sous peine d'amende, et de leur faire porter, pour qu'on les reconnût, une marque apparente laissée au choix du gouverneur 2. Le gouverneur répondit

p.143 (6)
LES CAGOTS DE BÉARN DE 1851 A 1682 143 Du 13 décembre 1640. — « Par les quatrième et cinquième articles du For, rubrique De la qualité des personnes, il est interdit aux Cagots de se mêler aux- autres hommes pour la conversation familière, et déporter autres armes que celles dont ils ont besoin

p.144 (6)
144 HISTOIRE DES CAGOTS autres occasions; ils rappelaient en outre qu'ils n'étaient point taillables pour les anciennes cagoteries du pays. Les États examinèrent la requête ; quoique les avis fussent très partagés, les cagots eurent pour eux la majorité, et Monseigneur de Poyanne, lieutenant

p.145 (5)
LES CAGOTS DE NAVARRE DE 1579 A 1682 143 le même seigneur de Saint-Geniès, octroyait, aux États de Navarre assemblés à Saint-Palais, un règlement par lequel il interdisait aux cagots de se marier avec des personnes de race pure, et à peine de mort de se joindre à elles par adultère ou autrement

p.146 (6)
146 HISTOIRE DES CAGOTS règlements étaient insuffisants à maintenir les cagots dans les limites étroites antérieurement fixées. On ne s'étonnera point du mauvais vouloir de ces malheureux chez lesquels la lèpre avait disparu complètement, et qui acceptaient mal leur condition, qu'une légende

p.147 (9)
LES CAGOTS DE BÉARN ET NAVARRE DEPUIS 1683 147 elle en rapporta près de cinquante. L'intendant avait en effet convenu de faire payer aux cagots, pour jouir de la déclaration royale d'affranchissement, à chacun, deux louis d'or; il dit à ce sujet. : « quoyque la somme soit peu considérable

p.148 (4)
148 HISTOIRE DES CAGOTS de leur demeure indifféremment avec autres habitants, qu'ils puissent aller à l'offrande, prendre et rendre le pain bénit, chacun à leur tour, et que les séparations qui sont dans les églises des places qu'ils occupent seront abattues, et les portes de leur entrée bouchées

p.149 (6)
LES CAGOTS DE BEARN ET NAVARRE DEPUIS 1683 149 par toutes ces marques d'ignominies défendues par une déclaration du roi 1. » Le Parlement de Navarre se conforma aussitôt à la volonté royale. Le 4 décembre 1688 il défendit aux Jurais d'Aubertin de distinguer sous prétexte de cagoterie un certain

p.150 (7)
150 HISTOIRE DES CAGOTS En 1695, les cagots de Nay, de Pau, de Mont, de Bruges, « et autres en nombre considérable », s'adressèrent à M. Pinon, maître des requêtes, intendant de justice, police et finances en Béarn, Navarre, Bigorre et Soûle, demandant qu'on fit observer les récents arrêts

p.151 (7)
LES CAGOTS DE BEARN ET NAVARRE DEPUIS 1683 151 Ici devrait se terminer l'histoire des cagots de Béarn et de Navarre. En fait, aucun événement nouveau ne modifia l'état des choses établi dès lors. Mais le peuple, chez qui les préjugés ne se laissent pas déraciner aisément, provoqua encore plusieurs

p.152 (2)
CHAPITRE III LES CAPOTS DU LANGUEDOC Quand, quittant la Gascogne et la Navarre, on pénètre dans le Languedoc, on s'étonne de ne plus guère trouver trace des cagots. C'est que ceux-ci ne constituaient pas en Languedoc une classe nettement individualisée. Ici, ils étaient intimement confondus avec

p.153 (1)
faveurs, vivaient librement parmi les autres, buvant, mangeant et habitant au milieu de tous. Le roi, devant le danger que de tels abus faisaient courir à la santé publique, ordonna que, comme l'usage ancien le voulait, les cagots portassent dorénavant le signal accoutumé. Peu après, Toulouse eut

p.154 (2)
154 HISTOIRE DES CAGOTS die de lèpre et capoterie », pour qu'on pût les séparer d'avec les sains. Il est vraisemblable que les capots de Toulouse ne furent pas mis dans des capoteries comparables à celles du Béarn, mais dans des léproseries. Le régime de quelques-unes des léproseries de Toulouse

p.155 (1)
de leur origine par un arrêt du Parlement, ils demandèrent au roi des lettres tendant à la cassation de leur transaction (29 janvier 1600). Vers le milieu de la seconde moitié du XVIe siècle éclataient à Saint-Clar et à Lectoure des conflits entre les cagots et le peuple. Les premiers voulaient

p.156 (6)
156 HISTOIRE DES CAGOTS En 1664 un différend éclata entre les dominicains de Bagnèrés-de-Bigorre et l'archiprêtre, les premiers voulant autoriser la sépulture d'une femme cagote en leur couvent, le second s'y opposant. L'assemblée municipale de la ville se réunit à ce sujet (19 septembre) et décida

p.158 (7)
TROISIÈME PARTIE HISTOIRE JURIDIQUE DES CAGOTS Jusqu'ici les juristes, à de très rares exceptions près 1, ont complètement négligé l'étude de la condition des cagots; c'est qu'ils ont estimé sans doute que ce sujet était d'un intérêt médiocre. Il mériterait en effet fort peu qu'on s'y arrêtât

p.159 (2)
HISTOIRE JURIDIQUE DES CAGOTS 159 d'autres ne peuvent être tranchées par des règles générales, et que les faits d'exception prennent en certains cas une place importante. La plupart des difficultés qui se présentent tiennent à la nouveauté du sujet qui ne recevra une lumière complète que lorsque

p.160 (10)
étudier les lépreux libres ou cagots au point de Arue du droit civil, certain d'apporter des vues nouvelles dans une question que l'abondance des matériaux accumulés nous permet d'étudier dans ses détails. Nous diviserons le sujet en trois chapitres, que nous ferons précéder d'un chapitre historique

p.161 (3)
DIVISION DU SUJET 161 1. Privilèges de juridiction ; 2. Cagots et colliberts; cagots affranchis et vassaux ; 3. Les cagots et le droit de bourgeoisie; 4. Privilège de la taille; 5. Obligations professionnelles; 6. Service militaire et interdiction du port des armes ; 7. Le droit de quête

p.165 (1)
qui se trouve sous les cloches. Plus loin, nous verrons que les cagots même au xixe siècle étaient encore relégués en Béarn, en cet endroit. Nous avons vu comment, en 583, le IIIe concile de Lyon avait chargé les évêques de pourvoir à l'entretien des lépreux. En 726, quelques difficultés s'étant élevées

p.167 (1)
APERÇU HISTORIQUE 167 tante. Il convient de remarquer que le cens et la taille ne sont point visés, quoique les prescriptions de l'Église donnassent à entendre aux seigneurs qu'il était meilleur d'exonérer de tout impôt ces malheureux. L'exonération de la taille se fit, en Béarn, pour les cagots

p.169 (3)
au XVIIIe, malgré les efforts de quelques philanthropes qui chercheront, à coup de lettres patentes et d'arrêts, à supprimer l'effet des anciennes coutumes. La cause de la triste condition des cagots, au XVIIIe siècle, renfermée dans les sages lois du XIIe siècle, car ces lois, respectant la famille

p.170 (2)
des cagots; leur lèpre était à cette époque si atténuée ou même oubliée, qu'un à un tous les usages les concernant vont disparaître; mais le législateur, qui présida à cette transition, eut à combattre et à détruire les souvenirs populaires, et les légendes enracinées depuis de longs siècles. Ni Louis

p.171 (2)
CHAPITRE I DE LA QUALITÉ DES CAGOTS. LA SÉPARATION DES LÉPREUX LIBRES OU CAGOTS I. — POURQUOI SÉPARER LES LÉPREUX? Pourquoi séparait-on les lépreux? Parce qu'on croyait leur maladie contagieuse. C'est donc un peu faire de l'hygiène que d'étudier la question que nous allons aborder. Tout, dans

p.176 (3)
176 HISTOIRE JURIDIQUE le placement des lépreux : les uns ont plusieurs signes équivoques et peu d'univoques, ce sont les cagots; il convient « qu'ils demeurent en leurs bories et métairies, et maisons, et ne s'ingèrent fort avec le peuple » ; les autres, qui ont une lèpre plus accentuée, « doivent

p.178 (3)
, les lépreux reclus étaient même gantés et signalaient leur présence par les cliquettes. Enfin il semble que tous portaient un serre-tête de forme spéciale. Toute la méthode prophylactique employée contre les cagots peut se résumer en ces mots : prévenir tout contact du malade. Pour cela on fit porter

p.179 (2)
tendit à se perdre.. Le 7 mars 1407, Charles VI recommanda de sévir contre ces cagots qui « vont, viennent et repairent entre les saines personnes, sans porter aucune enseigne de cognoissance de leur maladie ». Ce qui se passait dans le royaume de France, se remarquait quelques années plus tard

p.180 (4)
des lépreux reclus. La forme en pied d'oie n'est indiquée dans aucun des documents concernant Bordeaux. Pendant ce temps, en Béarn, une requête était vainement adressée à Jeanne d'Albret (1562) pour réclamer le port de la marque distinctive par les cagots. En 1610, les États de Béarn revinrent sur

p.181 (3)
-on qu'il ait fallu des arrêts aussi fréquemment répétés, si l'on n'admettait que les cagots cherchaient à ne pas les exécuter? Leur opposition incessante finit d'ailleurs par triompher, ici comme partout ailleurs 3. D'où venait la forme de pied d'oie donnée à la marque des cagots? Nous sommes bien

p.183 (3)
CAGOTS ET HÉRÉTIQUES 18.3 les Vaudois; faut-il, comme on l'a écrit, y voir une allusion au pied de canard? Nous ne le croyons pas, pour cette raison que cagnard n'a jamais signifié canard, mais chien, ce mot dérivant sans contredit de canis'. En ce qui concerne les lépreux, nous pensons qu'il est

p.184 (5)
184 HISTOIRE JURIDIQUE plus anciens que nous possédions, documents qui remontent aux derniers temps de cette hérésie, montrent avec évidence que les cagots étaient considérés comme lépreux, ne disent rien qui puisse donner un appui même lointain à l'hypothèse contraire, et enfin, point décisif

p.185 (4)
, et parfois même des gants par les lépreux. Lorsque, avec la fin du XVIe siècle, on ne craindra plus la lèpre des cagots, pour cette bonne raison qu'elle n'existait plus guère chez eux, le vieil usage tombera de lui même en désuétude. Les cagots avaient pourtant depuis longtemps déjà cherché à réagir

p.186 (4)
de cette époque le vieil usage sombra dans l'oubli. IV. — SÉPARATION DES CAGOTS. — LEUR DEMEURE Les cagots vivaient en des maisons séparées de celles des autres hommes, afin de n'être point mêlés au reste du peuple, ut se non intermisceant alio populo 1. Quand on veut protéger une ville d'une épidémie

p.NP (2)
LA " COSTE DEUX CAGOTS " A LONS. LA FONTAINE DES CAGOTS A ARTHEZ. FAY. — P. 186-187.

p.187 (7)
LA DEMEURE DES CAGOTS 187 en consultant les plans anciens de la capitale de la Gascogne. A Bayonne, en 1266, les crestians habitaient à Saint-Léon, quartier suburbain. Ces constatations aisées quand il s'agit de grandes villes, sont beaucoup moins faciles à faire quand on étudie les villages

p.188 (5)
être il y a quelques siècles. Au nombre des plus typiques, des moins modernisées, nous avons visité avec intérêt Terrenère près Aucun, Mailhoc près de Saint-Savin, les Cagots près Lons, Michelenia près Saint-Étienne-de-Baigorry, Portaleburu à Saint-Jean-Piedde-Port, etc. La plupart des hameaux

p.189 (7)
LA DEMEURE DES CAGOTS 189 XVIIe siècle, car à cette époque la crainte de la lèpre des cagots était oubliée. La législation béarnaise explique aussi pourquoi, tandis que dans tout le Sud-Ouest les cagots cherchaient à s'agglomérer, au contraire en Béarn ils restèrent très disséminés. Le For de Henry

p.190 (6)
190 HISTOIRE JURIDIQUE Les règlements formels qui interdisaient aux cagots de boire ou de laver aux fontaines publiques, expliquent pourquoi on rencontre à proximité des cagoteries des sources et des fontaines dont quelques-unes gardent encore le nom de leurs anciens clients. Ces fontaines étaient

p.191 (5)
LA FAMILLE DES CAGOTS 191 quand il interdit aux cagots de se marier avec des personnes pures, et les menace de la peine de mort s'ils se joignent à elles par adultère ou autrement. Ce règlement fut confirmé en 1608 et en 1628. Cette crainte de la contagion qui retenait les amoureux, a donné

p.192 (6)
le mariage des cagots, soient complètement perdus. Michel rapporte l'histoire d'un certain nombre d'unions qui ne furent pas réalisées à cause de la cagoterie de l'un des promis, et cela à la fin du XVIIIe siècle et au début du xixc siècle. Quoique de nos jours les anciens préjugés soient presque

p.193 (9)
LE MARIAGE DES CAGOTS 193 guinité est suffisante à faire comprendre la pauvreté du sang des cagots, et l'existence chez presque tous de quelque signe physique de la dégénérescence. On s'inquiétait généralement peu des mariages des cagots; cependant si les conjoints étaient riches

p.194 (5)
de noms sont d'origines diverses. De même que le mariage entre cagots et personnes saines était interdit, l'adultère dans les mêmes conditions était sévèrement condamné par les lois anciennes. Ceci est surtout vrai pour le Béarn. Dans aucun document antérieur au XVIe siècle il n'est parlé d'adultère

p.195 (4)
LES CAGOTS A LA VILLE 195 D'ailleurs les règlements contre les cagots ne furent-ils pas tous appliqués avec mollesse, au XVIIe siècle? VI. — SÉPARATION DES CAGOTS DANS LES RAPPORTS SOCIAUX Lorsque, quittant sa demeure isolée, le cagot allait à la ville, il sentait plus vivement encore la haine

p.196 (4)
un règlement d'un notaire d'Oloron. Elles sont aussi implicitement contenues dans le For de Henri II, qui déclare que' les cagots ne doivent pas se mêler aux autres hommes. En effet, en 1604, c'est sur le texte du For que les Etats de Béarn s'appuyèrent pour demander qu'on empêchât les cagots

p.197 (9)
LES CAGOTS ET LA SOCIÉTÉ 197 Quand le souvenir de la lèpre fut éteint, il fallut bien trouver à la haine une excuse. On soupçonna les cagots de sorcellerie. Qu'on ne s'imagine pas que ce noir tableau des rapports des cagots avec le peuple, soit absolument conforme à la réalité. Si les cagots

p.198 (8)
198 HISTOIRE JURIDIQUE tion des lépreux à l'église. Nous diviserons l'étude de ce sujet en plusieurs paragraphes : la place des cagots; leur porte et leur bénitier; leur baptême; instruction religieuse; la paix et l'offrande; les processions; leur mariage; leur enterrement; leur participation

p.199 (8)
LA PLACE DES CAGOTS A L'ÉGLISE 199 pelle latérale : c'est ainsi qu'à Aucun ils occupaient la chapelle Saint-Biaise située du côté de l'épître du maître-autel; à Mouhous, leur chapelle était du côté de l'évangile; il en était de même à Baleix; ailleurs ils avaient un oratoire-privé proche

p.200 (7)
-200 HISTOIRE JURIDIQUE le cagot Legarret de se tenir à l'église séparé des autres paroissiens, ce qui avait amené une bagarre? Portes et bénitiers. — Presque toutes les églises du Sud-Ouest avaient un bénitier pour les cagots, un grand nombre possédaient en outre une porte à leur usage

p.NP (2)
LE BÉNITIER DES CAGOTS A L'ÉGLISE D'AUCIN (HALTES-PYRÉNÉES). LE BÉNITIER DES CAGOTS A L'EGLISE DE DOGNEN (liASSES-PYRÉNÉES). FAY. —P. 200-201.

p.201 (9)
LE BAPTEME DES CAGOTS 201 nous n'avons rencontré jusqu'ici aucune indication précise à ce sujet. Cependant, nous basant sur ce fait que les usages du pays de Navarre, étaient presque toujours identiques à ceux qu'on observait en Labourd et en Béarn, nous croyons pouvoir, sans témérité, chercher

p.202 (2)
leur gourmandise. Instruction religieuse. — Les enfants des cagots ne recevaient qu'une rudimentaire instruction religieuse, car on s'opposait presque partout à ce qu'ils fréquentassent, avec les autres enfants, l'église aux heures où les prêtres enseignaient le catéchisme. Si les malheureux enfants y venaient

p.203 (9)
LES CAGOTS A L'OFFRANDE ET LA PAIX 203 A Arbonne, un document du 22 janvier 1693, nous apprend que les cagots ne recevaient la paix « que lorsqu'ils avaient quelque honneur funèbre de leur nation go te, et qu'alors ils venaient au lieu que les autres gens sont accoutumés de venir à l'offrande

p.204 (5)
204 HISTOIRE JURIDIQUE bât en désuétude, il n'en persista pas moins dans certaines paroisses, à Rivière, par exemple, où de graves conflits s'élevèrent en 1718, parce que certains cagots s'étaient mêlés à la foule des fidèles pour aller à l'offrande. Rappelons enfin qu'en quelques lieux

p.205 (5)
ENTERREMENT DES CAGOTS 205 recourir; cela n'empêcha pas certains prêtres de les leur refuser. Le pape Léon X s'éleva contre eux, en faveur des cagots de Navarre. L'usage prévalut pourtant que les cagots reçussent la commun.on après les autres fidèles, ainsi qu'il en était de la paix

p.206 (1)
étaient autour de l'église. Parfoison enterrait même dans l'église. o. Ce nom est généralement en Béarn « Cam deous cagots ».

p.207 (5)
LES CAGOTS ET LES CHARGES ECCLÉSIASTIQUES 207 commun; le Parlement de Bordeaux dut même intervenir en faveur des cagots, le 31 janvier 1710. A Biarritz en 1680 survint une affaire du même genre. Cette affaire aurait pu amener un conflit entre l'évêque de Bayonne et les juges temporels

p.208 (1)
208 HISTOIRE JURIDIQUE Quant aux divers honneurs et charges de l'Eglise ils ne furent ouverts aux cagots qu'à partir du XVIIe siècle, par une ordonnance du commissaire de parti en la généralité de Guyenne, du 29 avril 1697, des arrêts du Parlement de Bordeaux des 12 mai 1699, 9 juillet 1723, 19

p.209 (1)
CHAPITRE II DE LA QUALITÉ DES CAGOTS LEURS PRIVILEGES ET LEURS INCAPACITÉS I. — LE PRIVILÈGE DE JURIDICTION A l'époque où les lépreux commencèrent à être nombreux en France, on s'inquiéta de prendre des mesures propres à enrayer l'extension du mal; pour ce faire, les hygiénistes du XVIe siècle

p.210 (1)
en cours au moyen âge, et que l'Église avait publiées en ses conciles. Ces lépreux ne sont autres que les agots ou cagots. En Béarn, il est possible qu'ils soient demeurés sujets du seigneur dont ils avaient reçu 1. « Item, quod leprosis super aclionibus personalibus non conveniantur coram judicibus

p.211 (3)
PRIVILÈGE DE JURIDICTION 211 leur terre; en Navarre, ils appartenaient à l'Eglise du jour même de leur séparation. Il semble à première vue qu'il n'y ait pas de règle générale en ce qui concerne le privilège de juridiction, chez les cagots. Nous avions espéré, en étudiant les cacouseries

p.212 (3)
2)2 HISTOIRE JURIDIQUE, A plus d'un égard, les lépreux, et en particulier les lépreux libres ou cagots, peuvent être mis en parallèle avec les clercs; comme eux ils pouvaient se marier; comme eux ils jouissaient de certains privilèges. Non seulement l'Église réclamait toute juridiction sur

p.213 (3)
PRIVILÈGE DE JURIDICTION 213 Il est nécessaire de rappeler cette distinction quand il s'agit de traiter des cagots, car s'il est certain que plusieurs d'entre eux appartinrent pendant longtemps au For de l'Eglise, il n'en est pas moins vrai que souvent on en trouve appartenant à des justices

p.214 (2)
. Il est possible toutefois que très tôt,il fut permis aux cagots de plaider dans les affaires civiles devant les tribunaux civils, l'évêque étant prévenu, et pouvant s'y faire représenter par un avoué (advocatus). Si nous passons en Navarre, il est plus évident encore que les cagots étaient sujets

p.215 (11)
PRIVILÈGE DE JURIDICTION 215 A Condom et à Marmande, au xive siècle, les cagots étaient si comparables aux lépreux que nous croyons pouvoir admettre que jusqu'à cette époque au moins ils jouissaient du privilège du For. Quand il s'agit de cagots censitaires d'abbayes ou de chapitres, un doute peut

p.216 (9)
216 HISTOIRE JURIDIQUE Encore ces cagots n'étaient-ils qu'en très petit nombre, presque tous étant, dès le xvne siècle, vassaux d'un seigneur. En Béarn, contrairement à ce qui a été dit pour les pays voisins, les cagots semblent avoir relevé uniquement de la juridiction du Souverain, dès le xive

p.217 (5)
CAGOTS ET C0LL1BERTS 217 diaire entre les hommes libres et les esclaves. Cherchant à déterminer à laquelle de ces classes intermédiaires appartenaient les cagots, on ne peut qu'éliminer colons et liles pour s'arrêter aux colliberls. Il y a, en effet, entre les cagots et les colliberls de grandes

p.218 (2)
de Béarn pour les années 1360 et 13652. Ces rôles nous représentent des cagots payants le francau. Le francau était un droit que payaient les questaux (ou serfs) affranchis. Il est remarquable qu'en aucun document ne figurent de cagots serfs ou questaux; il n'existe point de trace de leur servitude; aucun

p.219 (5)
CAGOTS ET AFFRANCHIS 219 dait la servitude et devenait libre. En Béarn, cependant, où il semble que les cagots n'aient point appartenu d'une façon aussi réelle qu'ailleurs à l'Église, les princes, estimant la personne du lépreux comme sacrée, lui accordaient les mêmes privilèges que l'Église

p.220 (10)
220 HISTOIRE JURIDIQUE Le rôle des fiefs pour 1360 a un autre intérêt. Il signale uniquement les francau s de Béarn. Or les cagots ne représentent qu'un petit nombre des sujets qui y figurent; donc si parmi les affranchis on signale des individus comme cagots, c'est qu'ils ont à la fois la qualité

p.221 (6)
en était observé par toute la France, ne pouvaient pas prétendre au droit de bourgeoisie ou voisinage 1. En étaitil de même pour les cagots? Nous ne connaissons point de document où il soit dit explicitement que les cagots ne pouvaient être bourgeois; cependant, dans tout le Sud-Ouest, la coutume

p.222 (1)
222 HISTOIRE JURIDIQUE de voisinage n'était pas aussi sévère qu'ailleurs. Il nous paraît même que bon nombre de cagots furent voisins dans leur commune, mais il est certain qu'ils ne jouissaient pas de tous les droits ou privilèges attachés à. cette qualité. Un document de 1524 nous donne la preuve

p.223 (6)
LES CAGOTS ET LE DROIT DE BOURGEOISIE 223 On pourrait supposer que le cagot bourgeois de Castagnède est une exception, qui n'infirme point la règle. Mais ce document n'est pas le seul où nous ayons vu pareille mention. D'ailleurs, comment expliquerait-on pourquoi, en 1663, les cagots de Pau

p.224 (5)
224 HISTOIRE JURIDIQUE IV. — PRIVILÈGE DE L'EXEMPTION DE LA TAILLE Il était de règle presque générale, au XIVe siècle, que les cagots, comme les lépreux fussent sujets de l'Église. Aussi, lorsque le concile de Morcenx, en 1326, interdit d'imposer la taille 1 aux biens des lépreux reclus, l'Église

p.225 (9)
LE PRIVILEGE DE LA TAILLE 225 premier abord être défavorable à notre thèse. Cependant si l'on tient compte de la mention qui spécifie qu'en tel lieu les cagots n'ont rien payé pour leur feu, on remarquera que cette mention ne figure pas partout. Il est tout à fait probable que ne sont signalés

p.226 (6)
décembre 1456 1 , leur interdit d'acheter des biens ou d'affermer des héritages. Il est certain que Henri II de Béarn n'ignorait pas ces faits; il ne voulut pas priver les cagots d'un ancien et respectable privilège, et se refusa de même à prendre la décision si peu charitable, à laquelle s'était

p.227 (4)
LE PRIVILEGE DE LA TAILLE 227 le soin d'en déterminer plus tard le chiffre pour les années à venir, selon les circonstances et les nécessités du moment 1. Revenons au Béarn. Près d'un siècle s'était écoulé sans que le privilège de la taille ne fût modifié, lorsqu'en 1642, les cagots de Castetner

p.228 (6)
228 HISTOIRE JURIDIQUE cagots de Béarn. C'est vrai. Nous n'avons en effet rien à dire des autres. Il est vraisemblable que, dans le reste du SudOuest, les cagots jouirent de l'exemption de la taille, tant qu'ils furent sujets des églises. Ils ne payaient alors qu'un cens. Du jour où

p.229 (5)
pas toujours que les cagots ne peuvent être que charpentiers, mais en revanche ils leur interdisent plusieurs autres professions, en particulier celles qui ont trait, à l'alimentation. C'est ainsi que la coutume de Marmande (1396) défend aux gaffets de vendre du vin ou de faire du commerce dans les tavernes

p.230 (7)
230 HISTOIRE JURIDIQUE conçu : Et il est défendu à tous les cagots de porter d'autres armes que celles dont ils ont besoin pour leur métier, à peine d'une loi majeure à chaque fois qu'ils agiront autrement. Et les jurais auront la faculté de se saisir de leurs armes, et de les convertir au profit

p.231 (3)
que celle de charpentier. De La Force répondit à la requête par un arrêt ordonnant l'exacte observance des articles du For. Les cagots n'eurent la liberté de choisir la profession qui leur plaisait qu'à partir du jour où le Parlement ordonna leur affranchissement. Cependant, il est juste de dire

p.232 (7)
232 HISTOIRE JURIDIQUE Voici quelques éclaircissements concernant les métiers que les cagots exercèrent. On remarquera qu'au mépris des usages ils surent embrasser bien d'autres professions que celle de charpentier. Charpentiers. — Parmi les travaux les plus importants qu'exécutèrent les cagots

p.233 (12)
LES CAGOTS CHARPENTIERS 233 de la chrestiantat de Lucq », il ne tolérait pas que d'autres que lui prissent la responsabilité des travaux importants : c'est ainsi que lorsque Berdot de Candau et Arnaud et Salafranque, qui n'étaient point cagots, s'engagèrent en 1396 à réparer l'église d'Ogenne

p.234 (9)
234 HISTOIRE JURIDIQUE tous les cagots de Chubitoa, Michelenia, et leurs environs. Aujourd'hui encore tous les descendants de nos parias sont tisserands autour de Saint-Étienne-de-Baigorry, Anhaux. et Saint-Jean-Piedde-Port. Fossoyeurs. — Ce métier peu enviable fut quelquefois laissé aux cagots

p.235 (10)
LES PROFESSIONS INTERDITES AUX CAGOTS 235 spécifiait qu'il ne pouvait élever de bétail. Cette défense ne fut pas renouvelée depuis. Les cagots semblent, en effet avoir eu le droit de posséder du bétail, à la condition de ne point le vendre. Comment expliquer sans cela que Peyrolet, cagot de Lucq

p.236 (6)
236 HISTOIRE JURIDIQUE En 1610, les États discutèrent à nouveau sur le même sujet. Le député de Navailles proposa à l'assemblée d'interdire aux cagots la vente des vins en gros et au détail, ne faisant d'exception que pour la vente en gros des vins provenant de leurs crus.. Cette proposition fut

p.237 (4)
. VI. — LES CAGOTS ÉTAIENT-ILS EXEMPTS DU SERVICE MILITAIRE? INTERDICTION DE PORTER DES ARMES Pourquoi les lépreux ne pouvaient-ils point porter d'armes tranchantes ou piquantes? Était-ce que l'on craignît qu'ils inoculassent à d'autres leur maladie, par piqûres? Non; pareille opinion ne cadre

p.238 (3)
des armes ; on sait aussi que pour se conformer à la coutume, les États de Navarre firent en 1579 un règlement dans lequel on lit qu'il est défendu « très expressément aux cagots de porter des armes, exception soit faite pour l'épée, à peine de privation desdites armes et autre peine arbitraire, à moins

p.239 (6)
LES CAGOTS ET LE SERVICE MILITAIRE 239 tion de soldats, mais qu'ils n'en resteraient pas moins tenus de répondre aux convocations qui leur seraient faites en temps de guerre, et serviraient comme charpentiers en cas de siège. Les cagots étaient-ils donc, avant 1642, obligés de servir comme soldats

p.241 (1)
, les conditions de son exercice, la façon dont il était vendu, et les bénéfices qu'il rapportait. Chez les cagots le droit de quête existait aussi, dans des conditions qui nous paraissent identiques. Il était accordé en signe de la cagoterie; le règlement de 1471 le dit formellement : « Item que agossen

p.242 (2)
des notaires de Castagnède et Mur, où on trouve, dans la première moitié du XVIe siècle, les cagots de Lucq propriétaires du droit de quêter à Mur, et vendant « toute l'aumône et quête qui appartiennent au vendeur dans le lieu et paroisse de Mur, et diocèse d'Oloron, et tous et chaque bénéfices joints

p.243 (8)
CHAPITRE III DES BIENS ET DES CONTRATS En dehors des biens meubles que possédaient les cagots, biens qu'ils achetaient, vendaient, léguaient ou donnaient, biens dont il n'y a aucun intérêt à s'occuper ici, il faut placer les biens que rien de tangible ne distingue entre eux et sur lesquels

p.245 (4)
LES FIEPS DES CAGOTS 24b se reconnaissait le vassal, l'homme de quelqu'un, est la foi et l'hommage; la foi étant la promesse solennelle de fidélité, et l'hommage étant plutôt le cérémonial qui accompagnait la foi (P. Viollet). Nous rappelons qu'il existait des fiefs roturiers, concessions

p.246 (4)
et leurs biens. On remarquera que dans ces documents ', il n'est fait mention que de l'acte de recommandation, de la promesse solennelle, ou foi, mais on ne dit rien de l'hommage ou cérémonial. Il nous paraît d'ailleurs certain que les cagots, du fait de leur lèpre, ne pouvaient prêter que la foi, car

p.247 (9)
LES CAGOTS VASSAUX 247 pâturages mélangés avec des prairies, l'air de la liberté était plus vif que dans les plaines 1. Une autre particularité se remarque dans les actes que nous étudions, c'est le versement d'un don; c'est là une preuve de l'exemption des charges personnelles dont jouissaient

p.248 (5)
essentiellement par l'inexistence de la cérémonie de la foi et de l'hommage. Elle diflère aussi du bail à cens parce qu'elle était un bail non perpétuel mais seulement à longue durée; elle était généralement consentie par les Églises. Il semble que les cagots qui figurent dans le Livre de l'abbaye de Saint-Sever

p.249 (6)
CAPCASAUX ET ALLEUX 249 Est-il utile d'ajouter que tous les fiefs des cagots ne se transformèrent pas en tenures censives. Capcasal. — Par capcasal on entendait « une étendue de terrain, que le seigneur accordait à son emphytéote pour y bâtir sa maison, à la charge de certaines redevances en argent

p.250 (3)
250 HISTOIRE JURIDIQUE libérées de la taille, on ne peut pas les comparer à des francsalleux, car l'hommage auquel étaient tenus les cagots possesseurs de ces biens, et la persistance de certaines redevances suffisent à écarter cette hypothèse. Nous connaissons, en ce qui concerne l'alleu, un acte

p.251 (4)
VENTES FAITES PAR LES CAGOTS 231 II. — LES VENTES, LES CESSIONS ET LES BAUX Ventes. — Tout possesseur d'un fief roturier pouvait vendre son fief; il en est de même de toute espèce de tenancier ou propriétaire. Ce droit est une preuve de la condition franche du tenancier. Il est donc intéressant

p.253 (3)
CESSIONS, DONATIONS, BAUX A COURT TERME 253 sitions spéciales n'ayant rien à voir avec la vente proprement dite. Remarquons en passant que dans plusieurs actes de vente, le mari et la femme cagots, vendeurs ou acheteurs, figurent simultanément; ce fait pourrait s'expliquer par la disposition

p.254 (1)
. Testimonis : meste Pieres de Laborde, Bernard de Noges, Jehan de Guo arderes de Lucq, etc. (Archives des Basses-Pyrénées E 14-27, f° 10 v°.) Le bail à cheptel, dont nous avons trouvé un exemple chez les cagots, s'appelait encore gazaille. C'était, dit Noguès, un traité de société qui se contractait entre

p.255 (3)
CONTRATS DE MARIAGE 255 pompeuse, et le contrat d'autant plus allongé d'un préambule, où l'érudition du notaire pouvait se donner libre carrière, que la condition des conjoints était plus marquante. On conçoit dès lors que les cagots n'aient jamais eu de contrats de mariage bien pompeux. Le point

p.257 (4)
TESTAMENT DES CAGOTS 257 les nombreux testaments où figure un don à ces malheureux, ne visent pas personnellement un lépreux, mais bien une léproserie, ce qui est fort différent. A Condom on pouvait cependant laisser aux lépreux des dons, mais à la condition que le seigneur y fût consentant

p.258 (2)
ou d'une autre. Les contrats de ce genre sont trop nombreux et trop peu intéressants pour nous arrêter. Seul celui passé en 1379, entre Gaston Phoebus et les cagots de Béarn, présente un intérêt considérable, mais nous avons suffisamment insisté sur ses dispositions pour n'avoir plus à y revenir. Dans

p.259 (10)
CONFRÉRIE ET CORPORATION DES CAGOTS 259 ouvriers à constituer des confréries. Ces confréries sous le patronage d'un saint, étaient à proprement parler des sociétés de secours mutuel. Les cagots étaient exclus des confréries; c'est à peine si nous avons trouvé quelques exceptions à cette règle

p.260 (4)
APPENDICE I. — TROIS QUESTIONS DE PROCEDURE Les cagots témoins. — Bascle de Lagréze écrivait en son histoire du droit clans les Pyrénées : « Nous n'avons rien trouvé de remarquable sur les qualités exigées pour être témoin '. » Cette affirmation n'est plus justifiée du moment où l'on connaît

p.261 (5)
que le mettre dans l'incapacité de paraître. Mais si l'on considère que quoique libre, quoique vassal du seigneur, le cagot béarnais n'en jouissait pas moins de droits limités par des incapacités, que d'autre part il paraît certain qu'au xme siècle les cagots des pays limitrophes ne pouvaient pas témoigner

p.262 (2)
262 HISTOIRE JURIDIQUE signaler un cas peu commun où l'arbitrage fut prononcé par des cagots. Le 12 avril 1389, en effet, Berdolo, cagot de Bougarber, et autres, prononcèrent un arbitrage au sujet d'une discussion survenue entre le commandeur de Lespiau et les frères dudit hôpital, au sujet

p.264 (2)
264 HISTOIRE JURIDIQUE tirant dudit lieu de Cieutat en la vile de Bagnères, lieu éminant, pour y servir d'exemple 1 ». Des dispositions analogues à celles-ci se trouvent dans des sentences concernant des meurtriers en pays de Bigorre, jusqu'à la fin du xvn° siècle 2. Les cagots meurtriers étaient

p.265 (1)
QUATRIÈME PARTIE LES LEP ROSERIES DU SUD-OUEST On connaît très mal et très insuffisamment les léproseries de la région de la France qui s'étend sur la rive gauche de la Gironde, de la Garonne et de l'Ariège. Cette région qui était à proprement parler le pays de cagots, fut très pauvre

p.268 (1)
, elle était uniquement à l'usage des cagots; un arrêt du 7 août 1561 l'appelle Temple de la cagoterie Sainte- Catherine/, ainsi qu'un arrêt du Parlement, du 15 décembre 1600 \ Léproserie de Morlaas. — Cette léproserie était située au bas de la ville, près du pont appelé Pont des Ladres. Elle avait été

p.269 (1)
aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem une terre située au quartier de Saint-Léon, sur laquelle cet ordre éleva un hôpital et une chapelle où furent soignés semble-t-il les lépreux. Nous n'en croyons pas moins que dès 1266, les grands lépreux étaient rares à Bayonne, et que les cagots, qui Aivaient

p.270 (2)
que les cagots deAraient y être nombreux. Léproserie de Condom. — Rien ne paraît plus douteux que l'existence d'une léproserie à Condom, quoiqu'on la trouve' signalée dans l'État de la Bibliothèque nationale. Aucun document n'établit son existence, si bien que nous sommes convaincu qu'ici encore il s'agit

p.272 (1)
qui nous intéresse, et qu'ayant été siège d'un Parlement, cette Aille a joué un certain rôle dans l'histoire des cagots, du fait de cette Cour. . Toulouse lient une place à part parmi les villes du Sud-Ouest, par le nombre considérable d'établissements' hospitaliers qui s'y élevaient. Catel, dans ses mémoires

p.275 (1)
, etc.) aArait seulement 5 léproseries. La partie de la Haute-Garonne qui représente le Nebouzan en comptait 3. La Gironde (Médoc et partie de Graves) en comptait 8. Soit en tout 29 léproseries, là où plus de 2 000 lépreux libres ou cagots paraissent aAroir Avécu : Il était intéressant de rapprocher

p.277 (2)
CINQUIÈME PARTIE PHILOLOGIE Pourquoi les lépreux des départemends du Sud-Ouest de la France ont-ils été désignés sous les noms de chrétiens, cagots, ,gafots, gaffets, capots, gezitains, etc.? Avant d'aborder cette question il est bon de fixer quelques points; et d'abord, ces noms sont-ils proprés

p.279 (3)
CHAPITRE I LES CAGOTS Les cagots ont été désignés dans presque chaque province par un nom particulier qui a varié de siècle en siècle. Outre les noms qui dérivent de la même racine que le mot cagot (cacot, gaffot, gahet, capot, gabacho, cascarol), on employait encore, en Guyenne, Gascogne, Béarn

p.280 (2)
280 PHILOLOGIE plus guère qu'un intérêt historique, depuis surtout que l'on voit dans les cagots des lépreux. Par contre, la philologie ne demande qu'à donner des enseignements; et nous nous étonnons que les chercheurs ne lui aient pas encore réclamé un peu de la lumière qu'elle est prête à

p.281 (2)
une mention. Hasselt 1 émit une théorie ethnologique (il la publia en 1825), où, comme beaucoup, il voulut voir dans les cagots une race distincte; il la supposait venue directement des Celtes. Son oeuvre renferme bien des erreurs, comme d'ailleurs celle de Dieffenbach 2 qui l'a combattue. Ces travaux sont

p.282 (4)
282 PHILOLOGIE L'étude raisonnée des mutations des mots gaffot et kakod, termes les plus anciens qui aient servi à désigner les cagots, ne saurait être faite si l'on n'examine avec soin les dates et les lieux où ces mutations se sont produites. Il semble que les cagots aient été très nombreux

p.283 (4)
partout en France. La Bretagne, l'Anjou, le Poitou, la Touraine, le Berry, le Limousin, le Quercy, le Rouergue, le Velay, le Languedoc, la Navarre, le Béarn, et peut-être aussi la Provence et le Charolais, ont leurs capots et leurs cagots. Les termes plus anciens ne sont plus employés que dans

p.287 (1)
siècle. C'est ainsi que Zamacola 1, dans son Histoire du pays basque, dit que les cagots sont nommés caffos dans l'ancien For de Navarre, et hagoles dans celui de Biscaye. Ce mot est aussi employé par Ramond de Carbonnière et Dralet. Caffi, si nous en croyons Menjoulet, aurait été usité comme synonyme

p.290 (2)
, peuples montagnards du pays de Gap, ont donné le nom à cette danse que nous appelons gavotte 2. » Le fond de cette citation est peut-être discutable (quoique beaucoup de cagots aient été ménestrels). Dans le Lyonnais et le Beaujolais on disait gavel et gavot 3. S'il était démontré que dans la Savoie

p.291 (2)
LES MOTS GABOT ET GABET 291 Ainsi donc nous savons qu'il y avait en Savoie des gavots, caffots, chreslians, cagots et cassols; que les gavots étaient menuisiers; qu'ils n'appartenaient pas à la corporation ou société du DeA'oir; que leur nom signifiait ladre; qu'il y a eu une famille cagote

p.292 (1)
, dans deux de ces pièces, le féminin gabère, comparable aux féminins gahère et gafère de gahet et gafet. Cabot, dont l'origine est la même, serait, si nous en croyons Mistral, le sobriquet des habitants d'Anse (Basses-Pyrénées), c'est-à-dire peut-être des cagots. Il a donné naissance aux mots arcabod

p.293 (1)
LES MOTS CAOUBCH ET GAVACHE 293 parfois goitreux, et que les cagots ont été confondus aArec les goitreux). Ce mot fait au féminin gaouère, nom que porte une ferme à 6 km. au sud-ouest d'Auch, et que le poète d'Astros a employé dans un sens resté obscur 1. Gaouahs est un nom de lieu de la commune

p.298 (2)
. » « Caouèque, nous dit un médecin originaire de Toulouse, est un mot que j'ai souArent entendu dire dans les faubourgs de ma ville natale, comme d'ailleurs en Bas-Quercy; il a un sens approchant de mauvais sujet. » A gavache 11 se rattache le sens de lâche, d'après Fabre2el Littré. Les Cagots ont été

p.299 (2)
ce. ....... 10 s. Item, le premier juin ay payé au Gavach pour porter une jarre d'ausilonnes, ou bien olives, à Saint-Jours, afin de la fere tenir à M. Ravel, cinq soulz pour ce os. Un fait encore : on sait que les cagots devaient être chaussés pour traverser les Aillages; cet usage a donné, croyons

p.301 (2)
ou capat? » Plusieurs auteurs y voient le mot capon ou châtré, en particulier Fr. Michel qui en donne l'explication suivante : « Ils (les Cagots) furent originairement nommés Crestals, crétés, mot qui mal compris se changea de bonne heure en Crestias, dans le Béarn et la Guienne. Il parait que dans

p.302 (1)
par manière d'acquit et se livraient en public aux pratiques du catholicisme le plus orthodoxe. Voilà pourquoi, dit-il, les mots cagots et cafards ont été pris dans le sens d'hypocrite et de faux dévot. Puis cet auteur rappelle qu'il croit ces mois dérivés de fan, ca, chien, et de goth. Cette opinion n'est

p.304 (2)
) : « Item, est estably et ordonné que doresnavant nul chestien ne chrestienne appelez gahectz 4. » On disait gaheigts à Bugnen, canton de Navarrenx 5. « Lous Gahécs de Laurède » est le surnom que les habitants des lieux voisins ont donné aux cagots de Laurède, peut-être même aux habitants de Laurède, car

p.306 (1)
306 PHILOLOGIE aussi une léproserie de l'Indre qui s'est successivement appelée Les Cagots et Les Cacots. Remarquons encore que le mot cagot n'était pas populaire en Béarn aux XVIe et XVIIe siècles, et qu'à l'époque où il apparut dans le Midi, c'està-dire au XVIe siècle, il n'était employé que dans

p.308 (4)
308 PHILOLOGIE cher aux précédents. Il en est de même de cagou, avare 1. D'ailleurs l'avare qui ne veut hanter personne et se cache, n'a-t-il pas été appelé ladre, donnant ainsi une preuve de plus de l'assimilation qu'il faut faire des cagots aux ladres. Le mot cagues s'employait, au dire

p.309 (4)
dans les cagots des émigrés espagnols, descendant des Golhs établis jadis en Septimanie, et que l'on appela, parce qu'ils étaient détestés el avaietit trempé dans des hérésies, des chiens Golhs, Caas Goths. Celait l'opinion contre laquelle P. de Marca s'élevait dès le XVIIe siècle. Ce fut celle de FJ

p.310 (2)
) disent que leurs ayeux avaient fait profession de l'Hérésie des Albigeois » (Venuti, p. 128129). Les Basques, chez qui l'article se met après le mot, à la façon d'un suffixe (langue agglutinante), disent agota, le cagot; agotac, les cagots. Aguotz est l'orthographe la plus usitée à Capbreton

p.311 (1)
LES CASCAROTS 311 goth, gothi, viennent de ce qu'au XVIIe siècle on les croyait descendants des Goths 1. Cascarot. — Les cascarotes ou cascarots, que l'on a voulu à tort confondre avec les gitanes, sont aussi des cagots. Leur identité se peut établir par les titres d'archives, aussi bien

p.312 (3)
312 PHILOLOGIE est resté pour désigner les charpentiers, qui étaient presque tous cagots. On dit maintenant Arotz 1. MOTS RAREMENT EMPLOYÉS ET DÉRIVANT PAR FAUSSE INTERPRÉTATION DE CAGOT. — Nous avons parfois rencontré les mots suivants que par curiosité nous croyons devoir citer. Ce sont d'abord

p.315 (1)
le mot disgiets au sens de lépreux. A cassatus et disjectus on peut ajouter un troisième synonyme latin, expulsus, qui fut appliqué aux cagots, et dont on ne connaît qu'un exemple : « pues los tratan de Agotes, expulsos y otros nombres de injuria 2 ». Nous avons donc tendance à nous rallier à l'opinion

p.320 (1)
imparfaitement notre pensée. Nous n'avons pas à discuter de nouveau la nature de la maladie des cagots, nous devons cependant rappeler que la pathologie au moyen âge, et surtout avant cette époque, n'abondait pas précisément en descriptions nosographiques, et que fort souvent, sous un même nom, un très

p.321 (1)
recherches sur les cagots nous ont obligé d'aboutir ? Seule elle est susceptible d'expliquer la communauté d'origine de tant de mots si semblables ; seule elle donne entière satisfaction pour l'interprétation du sens de ces mots ; seule enfin elle n'oblige pas l'esprit à se torturer pour trouver

p.324 (1)
? Parce que « du moment où les Cagots, soup1. De Rochas, loc. cit., p. 65. On se souvient que l'ordre des Templiers avait peu à peu été envahi par des Juifs qui, sous de faux semblants, avaient pu non seulement forcer les portes de cette association, mais encore accaparer une énorme partie

p.325 (1)
descendre les Cagots des Juifs, doit son origine. Ceux-ci étaient appelés châtrés, chapons, en raison de la circoncision 2 » Cette hypothèse toute gratuite ne repose, il faut l'avouer, sur absolument rien. On ne sait même pas l'origine du signal rouge, en forme de pied d'oie et non de crête, qui ne paraît

p.326 (2)
et Cresté 5, enfin Crétin 6. On disait, au féminin, Crestiane, Chrestienne, Chrestiane. Il y avait en outre un diminutif qui est devenu le nom d'un hameau : Les Crestianotes (commune de CasteïdeCami). Enfin la chrétiennerie où vivaient les cagots est indiquée sous les noms christiana (1291

p.327 (6)
LE MOT CHRESTIAA 327 bilité qu'il y aurait eu au moyen âge à imposer de propos délibéré le nom de chrestiens à des malheureux qu'on voulait flétrir ». Et, en effet, pourquoi les appeler chrétiens? Walkenaer chercha à établir tout un système pour l'expliquer; il voulut démontrer que les Cagots

p.328 (1)
de la charité publique, il l'était enfin, parce que, primitivement du moins, il relevait du pouvoir de l'évêque. ceux-ci avec les Cagots appelés Chrétiens ne devait pas manquer de se faire. Elle est manifeste dans une ordonnance de police rendue en 1555 par la jurade de Bordeaux, dans laquelle sont

p.330 (2)
que presque tous les auteurs y recourent, elle est implicitement indiquée dans plusieurs titres anciens concernant les Cagots. Par exemple : le Parlement de Bordeaux fit le 9 juillet 1723 défendre « d'injurier aucuns, particuliers, comme prétendus descendants de la race de Giezi et de les traiter

p.331 (1)
, car dans un procès qui se termina en appel devant la cour de Rennes, le 20 mars 1681, il est parlé, à propos des caqueux, du malheur du valet du prophète Naaman 2. Il n'y a pas que les cagots à avoir été traités de descendants de Giezi, tous les lépreux indistinctement bénéficiaient

p.332 (2)
des précédentes quant à la raison qui fit passer le nom de Giezi parmi les dénominations des Cagots. Après avoir cherché à établir que les Syriens étaient lépreux, il dit : « C'est pourquoi les anciens Gascons, encore qu'ils donnassent la vie aux Sarrazins qui embrassaient la religion chrétienne

p.333 (2)
: « omnia jura et deberia leprosorum sive giesitarum » dans la constitution de Dax (1401). On sait aussi par Marca qu'en 1460 dans les cahiers des Etats on traite les cagots de chretiaas et gésitains; rappelons encore, qu'en 1489, Johanet de Lacoma est appelé « jesita » de Cescau, et que son fils Peyrot

p.334 (1)
334 PHILOLOGIE Non. Mais il nous a paru curieux de montrer que l'étude seule des mots qui ont servi à désigner les cagots aurait pu suffire à établir qu'ils étaient lépreux; car kakod, gaffot, cagot, signifient lépreux, crestiaa s'accommode à merveille de ce sens, et gézitain ajoute un témoignage

p.NP (1)
BÉNITIER DES CAGOTS A SAINT-SAVIN. FAY. - P. 336-337.

p.337 (1)
des cagots, ont presque toujours inséré la plupart des documents qu'ils possédaient dans le texte ou les notes de leurs travaux; ils ont souvent négligé les références d'origine, ou les indications bibliographiques, si bien qu'il est parfois très difficile de vérifier l'exactitude de leurs informations

p.338 (2)
, où figurent des cagots; leur classement aurait pu se faire par ordre de date, ou par élude; nous avons préféré citer ces pièces, dans le chapitre de topographie où nous les signalons à propos des villes ou villages dont elles font connaître les cagots. La nature et la date des documents

p.339 (1)
Lavergne. Origine des Cagots, Capots, ou Christians. Congrès scientifique de Dax, 1re session, mai 1882, p. 227-229. Dax, Medan libraire, 1883. Noverint universi presentes pariter et futuri quod frater Raymundus de Tremoleda, prior hospitalis cellegrandis, presentibus et concedentibus fratre

p.341 (1)
, qui hanc cartam scripsi et eam signo meo signavi ad instantiam partium consueto. N° 4. — Livre d'Or de la cathédrale de Bayonne (1266). Les cagots figurent parmi les censitaires de Sainte-Marie. Ils habitent le quartier de Saint-Léon. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. Livre d'Or, f° 85. A Sen Leon. Terny

p.352 (1)
. Lo de Lane caube. Lo de Taroo. Lo de Ouillon 1. Lo de Nostii. Lo d'Artigelobtaa. Lo de Pontac. Lo de Jeer. Lo de Montaner. Lo de Castahede. Lo deu Casteraa. Lo de Monsegur. Lo de Bentajoo. Lo de Momy. Lo de Setze. some XXXV Se N° 21. — 6 décembre 1379. — Gaston Phoebus fait un traité avec les cagots

p.353 (1)
XIVe SIÈCLE 353 (Priviledges deus Cagots.) Los Crestias dejuus nomiaz, per lor e per los autes crestiaas de bearn abscentz dixon, de grat e de boluntat l'un per l'aute e cascuns per lo tot, prometon e s'obligan à mossen lo comte abscent mi notari dejuus dyt per nom de luy stipulant [et re]cebent

p.355 (1)
volume de l'Inventaire sommaire des Archives des Basses-Pyrénées (1873). Des extraits concernant les cagots ont été publiés par Fr. Michel et par De Rochas, mais ces extraits sont incomplets et présentent de nombreuses erreurs. [Bailiatge de Maslac]. [Maslac] Lo crestiaa. Bayliatge de Larbaig

p.365 (1)
personnes saines. N° 26. — 7 mars 1407. — Lettres du Roi Charles VI, ordonnant pour les provinces du midi de la France, l'exécution des anciennes coutumes concernant les cagots. Publié in : Ordonnances des Rois de la 3e Race, par Secousse et Vilevault. T. IX, p. 298. Les principaux passages

p.377 (1)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 377 III. — RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX Le Parlement de Bordeaux fut créé en 1462 par Louis XI. Celle cour, qui avec celle du Parlement de Navarre s'est le plus occupée des cagots, eut une histoire très mouvementée en ceci qu'elle siégea successivement dans

p.384 (1)
du 5 septembre 1596. (V. N° 57). N° 55. — [22 juin 1595. — Arrêt du Parlement de Bordeaux.] Cet arrêt règle certains points de procédure dans une affaire survenue entre les cagots de Saint-Pé et le scindic du bailliage de

p.385 (1)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 385 Labourd. Un résumé de celle pièce figure dans l'arrêt du 5 septembre 1596. N° 56. — [8 avril 1596. — Arrêt du Parlement de Bordeaux.] Arrêt par lequel il est ordonné que les cagots du Labourd et le scindic, qui sont en procès, « diront, produiront

p.389 (2)
. 371, sans indication concernant le manuscrit. « Il est ordonné en conséquence du précédent arrêt (celui du o sept. 1596), aux cagots et gahets de Soule, de porter ladite marque rouge en forme de patte de canard, et fait les mêmes défenses ci-dessus avec celles de ne prendre dans les églises

p.390 (1)
390 PIÈCES JUSTIFICATIVES N° 59. — 29 juin 1606. — Ordonnance des 3 États du pays de Soule. Cité par Palassou (loc. cit.), p. 371. Ordonnance rendue sur la requête de Bernard d'Itchard, par laquelle « il fut défendu aux dits cagots, à peine du fouet de faire l'office de meunier, de toucher à

p.395 (1)
RESSORT DU PARLEMENT DE BORDEAUX 395 N° 66. — 9 décembre 1699. Requête contre les cagots de Labourd pour s'opposer à l'ordonnance du 29 avril 1697. Signifiée le 10 décembre. Ms. Archives de Biarritz. FF 3, N° 6. Publié par Fr. Michel (loc. cit.), t. I, p. 234-235. La copie de cet auteur étant assez

p.400 (1)
400 PIÈCES JUSTIFICATIVES tiendra, pour Raison de ce, et generallement de tout ce dont il peut et devroit protester. Dont acte. (Sans date.) AFFAIRE DE CONDOM (1706-1710) N° 71. — 1706. — Les cagots de Condom portent plainte contre les hahitants de cette ville. Laurent Arboucan et sa femme

p.421 (1)
d'Ustarits le 6 mars 1722. d'une part. Et Miguel et autre Miguel Legarret Pere et Fils, Charpentiers dans lad. Paroisse de Biarrits. prétendus Agots, Cagots, et Gahets, Intimez, d'autre part. Et encore entre lesdits Abbez et Jurats dud. Biarrits, demandeurs l'enterinement de leur Requête du 15 Avril

p.423 (1)
, lad. Cour fait iteratives inhibitions et défenses à toutes sortes de Personnes du Païs de Labourt, et à toutes autres du Ressort de la Cour, d'injurier aucuns Particuliers comme prétendus descendans de la Race de Giezy, et de les traiter d'Agots, Cagots, gahets, ny ladres, à peine de cinq cens livres

p.426 (2)
divers particuliers de la paroisse de Biarrits, au païs de Labourt, prétendus agots, cagots, et gahets, termes injurieux et deffendus par les arrêts, faisant droit des conclusions du procureur-général du Roy, il fut fait pareilles déffenses, par le susdit arrêt, à toutes sortes de personnes du païs

p.436 (1)
les cagots. Mss. Archives de Biarritz. FF 3, N°s 18, 19, 20, 21. Inédits. Je soubssigné pierre Dalbarade Me de la maison de Saraspe déclare avoir resceu de la communauté de Biarritz la somme de deux cens seize livres a conte de celle de huit cens soixante quatre livres et ce par les mains de monsr

p.439 (2)
. Signé, ROGER. N° 96. — 27 mars 1738. — Arrêt du Parlement de Bordeaux. Cet arrêt faisait inhibition et défenses d'injurier aucuns particuliers « prétendus descendans de la race de Giezi, et de les traiter d'Agots, Cagots, Gahets ni Ladres ». On y ordonnait l'exécution des arrêts de la Cour en date

p.440 (1)
440 PIÈCES JUSTIFICATIVES qui fait inhibitions et défenses a toutes sortes de personnes d'injurier aucuns particuliers prétendus descendant de la race de Giezi, et de les traiter d'Agots, Cagots, Gahets ni Ladres, etc., et ordonne l'exécution des arrêts de la Cour des 9 juillet 1723 et 22 novembre

p.443 (1)
paroisse d'Orx, et à tous les autres du ressort de la Cour, d'injurier aucuns particuliers prétendus descendants de la race de Giézi, et de les traiter d'Agots, Cagots, Gahets, ni Ladres, ni de les injurier sous quelqu'autre terme que ce soit, à peine de cinq cents livres d'amende, même de punition

p.445 (1)
BEARN 445 IV. — BÉARN ET NAVARRE Si nous réunissons sous une même rubrique, les règlements, arrêts, requêtes concernant les cagots de Béarn et de Navarre, c'est que l' histoire de ces deux pays se confond depuis 1620. Le Béarn était primitivement une vicomte; l'autorité souveraine du pays

p.446 (1)
, et quelques autres pièces où figurent des listes de cagots du XIVe siècle. Ces pièces figurent au premier paragraphe des Pièces Justificatives. 2° Les documents concernant le Royaume de Navarre. Nous avons distrait de ce nombre les pièces relatives à la requête des Agots de Navarre adressée au pape

p.448 (3)
448 PIÈCES JUSTIFICATIVES N° 99. - 1460. — Requête des États de Béarn contre les cagots. « Ce soupçon (de ladrerie où l'on tenait les cagots), estoit si fort en Bearn, en cette année 1460, que les Estats demanderent à Gaston de Bearn Prince de Navarre, qu'il leur fust defendu de marcher pieds nuds

p.449 (1)
. Et en cascuna Ladraria no deu demorâ que un Ladre solet ab sa familha : Mes los passantz et repassantz si y poderan retira, et demora tant solament per dus iorns. 1. « Les prêtres, hospitaliers, ni Cagots, ne paieront, tailles pour l'emplacement de leurs églises, hôpitaux, et cagoteries : mais ceux

p.450 (4)
4aO PIÈCES JUSTIFICATIVES N° 101. — [1562. — Lettres patentes du Roy, en faveur des cagots.] « En 1562, ils (les cagots) obtinrent du Roy. des lettres patentes qui leur accordèrent d'être traités comme les autres sujects rureaux, pourvu qu'ils fussent trouvés sains de leurs personnes. Mais

p.453 (1)
. — 1604. — Requête des États de Béarn contre les Cagots qui exercent divers métiers. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. C 687, f° 173. Inédit. Monsenhor de la Force Loctenent general Representan la personne deu Rey Senhor soviran de Bearn. Monsenhor. Tres humblement vous remonstren los generaus Estaz deu

p.454 (1)
par que; Suppan plus humblement vous plasie interdire ausditz Cagots lo commerce et traficque de toute espetie de marchandisse, los enioigne tres expressement de servir en lor officy los habitantz deu pais

p.455 (2)
par rason de lord, tribalhe et baccacions, etc., resmenhe los inhibir et deffende de expansar en vente augunes vivres ny menudes danrees comestibles a pene de estar exactement punitz. N° 107. — 1604. — Règlement contre les Cagots. Archives des Basses-Pyrénées. C 687, f° 173, se lit en marge

p.456 (2)
ignorance, sera publicade per los locqs acostumatz deu present loc. Dades a Guaros lo primer octobre mil sieys centz et sept. (Signatures des jurats.) N° 109. — 25 et 27 juin 1610. — (Extraits des délibérations des États de Béarn relatives aux cagots.) Ms. Archives des Basses-Pyrénées. C 705. Inédit

p.458 (2)
. cum Sauvaterre; Asson, absent. Restat seguin l'advis de Sauvaterre. (Fol° 63, r°), Sur l'affere deus juratz de Sallies et cagots. Monsr de Navailles, que sie resupplicat per los juratz de Sallies per request et deputat sie; per los cagots persister au rest pres per los senhors de la noblesse cum sin

p.459 (1)
que sie resupplicat; Nay, id. cum Morlas; Pau, id.; Navarenx, id.; Sallies, id. ; Gan, id. Omnes, id. Restat seguin l'advis de Morlas. N° 110. — 1610. — Requête des Mats de Bearn adressée au Gouverneur La Force, pour faire observer aux Cagots les anciens règlements, et leur défendre divers métiers

p.460 (1)
dont il est question dans celte pièce est celui fait sur la requête du notaire S. Damoise, contre les cagots de Labourd.

p.462 (3)
. — 1579. — Les États sous la présidence de Saint-Geniès demandent le prélèvement d'un impôt sur le travail des Cagots du pays de Cise; ils leur défendent en outre de porter des armes, sinon l'épée. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. — Cahier des États de Béarn. 1579. Publié par Fr. Michel (loc. cit.), t

p.463 (4)
NAVARRE 463 un arrêt du Parlement de Navarre de 1690 (Archives des BassesPyrénées. C 1533). Il n'est pas loisible aux Cagots de se marier avec les personnes qui ne le sont pas, et il leur a été deffendu a peyne de la vie de se joindre charnellement par adultère n'y autrement à telles personnes

p.464 (4)
). Art. 13. — Sus la requeste presentade à so que los reglamentz feytz touccant los compayradges, misses nouvelles, Bohemis et autres bagamonds, et deus Cagots, sien obserbat, et los magistrats mandatz los far goardar et obserbar et entertenir sens aucune dissimullation. Lodict seignor ordonne que los

p.465 (2)
NAVARRE 465 N° 119. — [2 juillet 1660. — Règlement octroyé par le Seigneur de Gramont, président aux États assemblés à St-JeanPied-de-Port.] Ce règlement interdisait aux Cagots « de porter armes à feu, espées, poignards et bastons ferrés et de tenir cabaret ». Cité dans le Recueil de Règlements

p.466 (1)
par les Jurats d'Oloron. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. C 714. Inédit. (Fol° 307.) Plainte deus jurats d'Oloron contre los Cagots. — Sur la plainte feyte par los Jurats d'Oloron que le Cagot d'Oloron nommat Joan de Nav a la vue du servent a basti une mayson et borde ond a feit un pigonnier

p.467 (1)
premer et segond estat. N° 122. — 13 décembre 1640. — Requête des États de Béarn contre les cagots. Les Jurats d'Oloron s'étant plaints qu'un cagot a fait construire un pigeonnier sur sa maison et qu'un autre, à Mont, porte un manteau, des bottes, une épée et que dans le temple il se mêle aux autres

p.468 (3)
468 PIÈCES JUSTIFICATIVES Ms. Archives des Basses-Pyrénées. Publié par Fr. Michel (loc. cit.), t. I, p. 216-217, en note. Per los quoatte et cincq artigles deu For, rub. De qualitatz de personne, los Cagots son inhibitz de se mesclar ab los autres hommys per familiare conversacion, et de portar

p.469 (5)
s'habillar que com es convenable a lour condition. Per Reglament deu 30 déc. 1640 accordat par Monseigneur lou Duc de Gramont à l'intercession deus Etats, sus l'art. 7 deu cahier de la dite anneye. N° 124. — [Vers 1641. — Lettres Patentes de Louis XIII en faveur des Cagots.] Ces lettres sont signalées

p.470 (2)
° 175). Cagots. — Sur la requeste presentade per lous Cagots de Castagnède Saubelade Loubieng et Maslacq affin plaise aux estats intradir ber Monsieur lo gouverneur per declarar que lour no pouderan estar constrets d'anar à la guerre attendu lour est deffendut de portar armes, et que no pouderan estar

p.471 (1)
, que lous Cagots an obtingu patente deu 1. Pimbo de Castetbon. 2. Espalungue. 3. Moliède. 4. Beucayre. 3. Eslayou.

p.472 (3)
472 PIÈCES JUSTIFICATIVES Rey que lour de[charge] de l'infamie de Cagots et la patente no reste d'estar eg lo non mais que feut danger, M. L'abbat de Camblonon 1, id. a M. lo président; M. deu Castein d'Orthez, id. ; M. de Lordas de Salies, id. ; M. de Puyou, id. ; M. d'Aussun de Sunarde 2, id. a M

p.473 (3)
RESSORT DU PARLEMENT DE NAVARRE 473 (Fol° 201 v°.) Sur la requête touccant lous cagots. Restat que Ion se contente de s appet conforme au reste deu seigr du premier et second estat. N° 121. — 8 juin 1642. — Règlement accordé par Monsr de Poyanne, sur la requête ci-dessus. Se lit dans

p.474 (4)
qu'il n'y est tait aucune mention des cagots. Les règlements concernant ces malades, qui figurent dans l'édition de 1676 sont en effet postérieurs à 1632. La « Compilation » commence par ces mots : « Ami lecteur si tu désires connaître le motif qui a obligé les États généraux de ce pays à la présente

p.475 (6)
RESSORT DU PARLEMENT DE NAVARRE 475 contre lesd. cagots, sortiront leur plein et entier effect, et ont ordonné au sindic de tenir la main exactement à l'observation D'jceux. N° 131. — S juillet 1672. — Autre Procès-verbal de la même Séance des États de Navarre. Ms. Archives des Basses-Pyrénées

p.476 (5)
476 PIÈCES JUSTIFICATIVES accorde aux supplians le contenu audit article, à la charge neantmoins que l'amande cedera au profit du Roy. » N° 133. — 23 août 1680. — Règlement accordé par le duc de Gramont. Il interdit aux Cagots de tenir cabaret ou taverne. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. C 1533, f

p.477 (2)
que, pour raison de lad. intervention, le royaume puisse estre d'aucun fraix. N° 136. — 26 sept. 1683. — Lettre de Mr du Bois de Baillet, intendant en Béarn, au contrôleur général des finances. Il a obtenu des cagots une offre du 45 000 livres pour payer leur affranchissement 1. Seule la seconde

p.478 (2)
478 PIÈCES JUSTIFICATIVES N° 131. — 7 octobre 1683. Lettre de Du Bois de Baillet à Lepelletier. Du Bois de Baillet est convenu de faire payer à chaque cagot 2 louis d'or. Il joint à sa lettre un projet de déclaration dressé pour l'affranchissement des cagots, et un mémoire sur la nature

p.479 (4)
RESSORT DU PARLEMENT DE NAVARRE 479 Extrait du mémoire sur les cagots. D'après, De Rochas (p. 50-34-). « Il y a dans les provinces qui composaient autrefois la Novempopulanie, dont la ville d'Auch est la capitale, des gens reconnus sous le nom de Christians, Agots, Cagots ou Capots. Ces gens sont

p.480 (4)
de leur part » Projet de Déclaration royale ou lettres patentes pour l'affranchissement des Cagots. « Louis par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, etc. » « La liberté ayant toujours été l'apanage de ce royaume, et un des principaux avantages de nos sujets, l'esclavage et tout ce qui en pourrait

p.481 (1)
RESSORT DU PARLEMENT DE NAVARRE 481 lesdits noms de Christians, Cagots, Agots et Capots, faisons défense, à peine de 500 livres d'amende, d'appeler ainsi par injure nos dits sujets affranchis par les dites lettres. — Voulons qu'ils soient admis aux ordres sacrés et reçus dans les monastères

p.482 (3)
juin 1690. — Délibération des États de Navarre. Cette délibération avait pour but de s'opposer aux arrêts du Parlement qui avaient prétendu laver la tache des Cagots, et qui de ce fait leur ouvraient les charges publiques. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. C 1533, f° 212. Publié par Fr. Michel (loc

p.483 (4)
des cagots ce qui fait qu'il y en a qui obtiennent des evechés des charges de presidant et parviennent à des postes considerables dans lesquels conservent leur coeur a leur prince et à leur patrie ils font passer dans le royaume le plus de comodité qu'ils peuvent, et font des progrès dans les esprits

p.484 (2)
en quoi que ce soit les Cagots des autres habitants, sous peine de 500 livres d'amende. Cité dans l'ordonnance de l'Intendant Pinon, du 8 mars 1696 (Voir n° 143). N° 141. — [5 octobre 1695. — Ordre du roi Louis XIV à Pinon, intendant de Béarn]. Par cet ordre, signé Louis, et plus bas Colbert 1, il était enjoint à

p.485 (2)
, à peine de 300 livres d'amende et autres peines arbitraires, cependant, au préjudice desdits arrests, plusieurs habitans des lieux voisins ne laissoient pas de continuer leurs injures, et les appelloient Ladres Cagots et Capots, les empêchoient d'assister aux assemblées publiques, ou, s'ils y

p.487 (2)
d'Oloron, d'autre, et encore les jurats de la même ville, d'autre, par lequel il est fait défenses ausdit Miquëu, Dufaur et tous autres, de differencier les pretendus Cagots d'avec les autres habitans de ladite ville, dans les fonctions ou assemblées, soit publiques, soit particulieres, à peine de 500

p.488 (2)
à Pau ce huitième mars, mil six cens quatre-vingt-seize. » Signé PINON; et plus bas, par mondit seigneur CHASTANIER. N° 144. — 19 février 1707. — Arrêt du Parlement de Navarre, rétablissant la taille pour les cagots. Ms. Archives de la mairie de Monein (B.P.) Registre où sont transcrits des arrêts

p.489 (1)
. — Arrêt du Parlement de Navarre. Cet arrêt porte sur l'affranchissement des cagots. Ms. Archives des Basses-Pyrénées. B 4812, f° 15, v° et suivants. Cité en partie par Palassou (toc. cit.), p. 385-386, et par de Piochas (loc. cit.), p. 56.. Inédit. Du 21 avril 1722. Veu par la cour la requête de M

p.491 (3)
avait été publié et affiché le 24 février 1134. [ARREST DU PARLEMENT DE NAVARRE, portant défenses aux habitans du Ressort de distinguer dans l'Eglise, dans les Processions, assemblées, el autres occasions publiques, les pretendus Cagots; conformément aux Déclarations du Roy, ce concernant.] Arrêt

p.492 (1)
executés suivant leur forme et teneur, en conséquence; Faire Inhibitions et déffenses aux habitans de Lurbe, Asasp et tous autres du ressort de distinguer dans l'eglise, dans les processions, assemblées et autres occasions publiques, les pretendus cagots ny de marquer à cet effet aucune place dans

p.493 (3)
RESSORT DU PARLEMENT DE NAVARRE 493 cagots, ny de marquer à cet effet aucune place dans l'eglise et ailleurs, chacune desquelles sera acquise au premier occupant sans aucune affectation, à peine de cinq cens livres contre chaque contrevenant pour la premiere fois, et de punition corporelle en cas

p.494 (1)
descendroient de la race des Cagots, qu'ils s'en repentent, leur en demandent pardon, et reconnoissent qu'ils dessendent lous d'origine ancienne, franche, pure et sans imputation du pretendu vice de cagoterie; de quoy et du tout il est enjoint aux jurats de dresseproces verbal, au surplus leur fait

p.495 (2)
. Elle s'étendait sur la Guyenne et la Gascogne avant la création du Parlement de Bordeaux. Nous rappelons au lecteur gue le 7 mars 1407, le roi Charles VI, el le 10 juillet 1439 le dauphin, s'occupèrent des cagots de Toulouse el des environs. Les pièces justificatives en sont publiées plus haut

p.498 (1)
les signatures.) N° 155. — 22 novembre 1665. — Délibération de l'assemblée municipale de Bagnères. A la suite de la délibération ci-dessus, les cagots intervinrent par une instance portée devant l'official de Tarbes, pour réclamer le droit d'être enterrés ou bon leur semblera. L'assemblée municipale décida

p.500 (2)
septembre 1667. — Requête des consuls de Bagnères au Parlement de Toulouse. Quoique le jugement de l'official paraisse avoir été en partie favorable aux cagots, en ce qu'il leur permettait d'être enterrés soit chez les dominicains, soit à la chapelle Saint-Blaise, l'affaire fut portée devant le Parlement

p.503 (1)
RESSORT DU PARLEMENT DE TOULOUSE 503 La cour, ayant esgard à ladite requête, a fait et fait inhitions et defenses à toutes personnes, de quelle qualité que soient, d'injurier lesdits Broussens, Devic, Geune, Darrieux, Lagarde, Vignes, Marssan et Beltous, de Ladres, Capots, Cagots, et Gahiz, ni même

p.507 (5)
de Toulouse. Cet arrêt confirme ceux de 1703 et de 1745. Ms. Archives du Parlement de Toulouse. Nous n'avons pas pu retrouver cet arrêt. VI. — NAVARRE ESPAGNOLE. L'histoire des Cagots de Navarre doit être scindée en deux parties, l'une concernant les cagots de la Navarre Française, ou Basse Navarre

p.515 (1)
on le sait, étaient favorables aux cagots. Cette ordonnance rendait exécutoire au civil la sentence. N" 110. — 27 janvier 1524. — Provision royale de Charles Quint, au vice-roi de Navarre et autres autorités de ce royaume, enjoignant l'obéissance aux bulle et jugement en faveur des Agots. Cette provision

p.518 (1)
IX. Ms. Archives des Basses-Pyrénées, E 295. Inédit. Item legavit omnibus hospitalibus leprosorum et reclusis 1. Nous transcrivons ici quelques documents importants, se rapportant aux lépreux reclus, ou aux cagots. Ces pièces ne pouvaient pas vu leur nature être classées dans les pages

p.530 (4)
des hopitaux et les cagots ne sont pas obligés de payer la taille pour le sol des eglises ni des hopitaux, ny les cagots pour leurs maisons que le for appelle cagotarias; on voit que les deux premiers en sont dispensés par le privilège que l'on doit aux choses pies, mais pour les autres le for

p.531 (1)
APPENDICE 531 RUBRIQUE 55 : DES QUALITÉS DES PERSONNES 1. Les historiens varient beaucoup sur l'origine des cagots, dont l'Art IVe parle ; la plus commune opinion et qui est celle de M. Marca dans son histoire de Bearn est qu'ils sont un reste des Sarrasins, dont l'armée de 300 000 hommes ayant été

p.532 (5)
532 PIÈCES JUSTIFICATIVES qu'une erreur populaire de les croire tous lépreux, toute la province en était imbuë, le corps même des Etats assemblés à Sauveterre présenta une requête à la Reyne Jeanne pour la prier de faire deffendre à tous les cagots de marcher nuds pieds dans les rues à cause

p.533 (4)
APPENDICE 533 N° 184. — 17 juillet 1844. — Lettre de F. Michel relative aux Cagots. La lettre qui suit est conservée dans les papiers de la mairie d'Arcangues, elle est identique à celles que nous avons vues dans diverses communes. Elle se rapporte à l'enquête sur les cagots faite par l'illustre

p.535 (1)
TOPOGRAPHIE LIEUX HABITÉS PAR LES. LÉPREUX HISTOIRE LOCALE. LÉGENDES ET DOCUMENTS LOCAUX Dans ce chapitre nous donnerons des indications concernant l'histoire locale des lépreux ou cagots, des départements des Landes, des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, du Gers

p.536 (3)
— De Rochas, Les Parias de France et d'Espagne, 1876. Foix — Abbé V. Fois, Particularités sur les cagots des Landes. Congrès archéologique Dax-Bayonne, 1888. A. R.-P — Archives des Basses-Pyrénées. P: J — Pièces justificatives du présent volume. XIVe s. (15). .... — Cerisier de Béarn du XIVe siècle

p.537 (2)
LANDES (AMOU-BAIGTS) 537 C'était aux XVIIe et XVIIIe siècles un des principaux centres de cagots, qui habitaient dans le quartier appelé Bezaudun, jadis plus important qu'Arengosse même; c'était là que s'élevait l'église paroissiale où les Gahets venaient assister à l'office, dans un endroit

p.539 (5)
LANDES (BANOS-CAPBRETON) 539 A l'ouest de la ville un quartier porte encore le nom de Grand- Crestian. Bezaudun (commune d'Arengosse). Ancienne commune aujourd'hui réunie à Arengosse, et jadis habitée par les cagots (V. ARENGOSSE). Boulin (aujourd'hui Montsoué, à 7 kilomètres au sud-est de Saint

p.543 (5)
1655. — Mort de « Marie de Campoux, gézitaine de la Puncte ». (Idem.) A partir de cette date le mot gésitain ne figure plus dans le registre des baptêmes et sépultures. On reconnaît cependant les cagots, à ce que le rédacteur ajoute toujours qu'ils habitent à la Punte, leur quartier général C'est avec

p.544 (2)
Labarthe, demoiselle habitant Dax, vend une lande au lieu appelé le Barat des Gahets, en la paroisse de Cauneille. (Archives de M. Du Boucher, à Dax.) Gaupenne (canton de Mugron, arrt de Saint-Sever)! On voit à l'église la porte des cagots. An xvii 0 siècle, des familles cagotes du nom de Daraignès

p.545 (2)
par sa fiancée. C'est ainsi que s'exprime le procès-verbal de ce fait1... » On voit à Cazères un lieu appelé le Crestian. Gère (canton de Labril, arrt de Mont-de-Marsan). Le quartier des cagots devait être assez considérable, il en reste encore deux maisons situées à l'ouest de la ville et appelées l'une Gahel

p.546 (4)
546 TOPOGRAPHIE Clermont (canton de Montfort, arrt de Dax). Les registres paroissiaux de cette commune signalent les Larrieu, gésitains, au xvIIe siècle (Foix). Coudures (canton et arrt de Saint-Sever). Les cagots y furent nombreux au xvIIe siècle. Ils y possédaient un petit cimetière privé

p.547 (5)
. J., N° 14). Voici d'autres titres concernant les cagots de Dax. Liève du chapitre de Dax de 4 542. Menaldus de Monjay gesita super domo et hereditate sua. 1 liv. 2 ard. » Liève du chapitre de Dax de 1486. Pontoux. Arnaud de Pomatan, gesita, in Ripperia, 12 den. morl. Item, idem pro domo sua 3

p.548 (6)
». (Archives de Gamarde. GG 1.) Gaujacq (canton. d'Amou, arrt de Saint-Sever). Il s'y voit un quartier appelé des Cagots. Gousse (canton de Montfort, arrt de Dax). Au XVIIe siècle, famille Benquet, gésitaine (Foix). Gouts (canton de Tartas, arrt de Saint-Sever). Au XVIIe siècle, les Gardère, gésitains

p.549 (1)
de la maison « du Chrestian » » en Hinx par M. de Laugad, seigneur de Mayraux, à Timolhée Lasserre, tisserand. (Étude de Montfort. Camy, notaire.) Horsarrieu (canton d'Hagelmau, arrt de Saint-Sever). Des cagots, du nom de Lauqué, y vivaient au xvIIe siècle (Foix). Labenne (canton de Saint- Vincent

p.550 (3)
550 TOPOGRAPHIE « Meste Bertran crestian per la binhe a La Lobere que ago per biscamby de Mossen Vidau Despanhe xII den. morl. » (Lieve de fief de l'Abbaye de Saint-Sever, f°s 104 v° et 198 v°. Archives des Landes. H 66.) Laurède (canton, de Montfort, arrt de Dax). Il y a encore beaucoup de cagots

p.552 (2)
552 TOPOGRAPHIE Le Vignau (canton de Grenade, arrt de Mont-de-Marsan). Les cagots de cette paroisse habitaient un quartier du hameau appelé Aurandet. Leur quartier s'appelait indifféremment les Capots, et Hustaillon du nom d'une des familles des cagots. Depuis 1844 ce quartier dépend de la commune

p.553 (1)
.) Lourquen (canton de Montfort, arrt de Dax). Les registres des xvIIe et xvIIIe siècles signalent, à Lourquen, les familles Labenne, Lauqué et Gardère, comme gésitaines (Foix). Magescq (canton de Souslons, arrt de Dax;). Il existe une chanson contre les cagots de Rivière et de Saubusse, originaire

p.554 (2)
, porte (le tout] au couvent). Miramont (canton de Geaune, arrt de Saint-Sever). Il y avait jadis à l'église une porte des cagots aujourd'hui murée. On voit encore dans la commune une maison Coy qui était le nom donné aux cagots vanniers. Misson (canton de Pouillon, arrt de Dax). 46 octobre 4665

p.555 (4)
LANDES (MAUCO-MOUSCAUDÈS) 555 Bertran crestian filh de Peyrot crestian cascun an IX den. morl. » (f° 166 v.) (Archives des Landes. H 68.) Mont-de-Marsan. Les nombreux cagots de Mont-de-Marsan vivaient dans le quartier appelé des Gézils. Ce quartier était sans doute au sud-ouest de la ville où

p.556 (3)
556 TOPOGRAPHIE trois familles qui avant le xIxe siècle étaient éteintes ou avaient quitté cette commune. A l'église ils possédaient une petite porte et un bénitier à leur usage exclusif. Moustey (canton de Pissos, arrt de M ont-de-Marsan). Il semble que les cagots aient eu ici une porte à l'église

p.557 (4)
LANDES (M0USTEY-NERBIS) 557 Chansons inédites sur les cagots (originaires de Mugron). Gabot, gabot, gabére, Couan a bis la may sourciére El toun pay loup-garous Gros patapouf. Gabot, gabot, gabére, Quand il a vu ta mère sorcière Et ton père loup-garou Gros patapouf. II Gabot, gabére, gabiù Qu'as

p.558 (3)
en outre les familles Labenne, Ducassou, Gardère, Lié, Salis, etc. (Foix). OEyregave (canton de Peyrehorade, arrt de Dax). On y voit encore la maison du cagot appelée Chrestian. Onart (canton de Montfort, arrt de Dax). A l'église on voit le bénitier des cagots. Ors (canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse

p.559 (3)
LANDES (CEYREGAVE-POYARTIN) 559 boeufs entre cagots, Etienne, filh deu loc et crestientat de Peyrehorade ». (Archives des Basses-Pyrénées. E 1188, f° 10.) En 4679. Le Buisseau du Crestian est fixé comme limite entre les paroisses de Me Jean Durruty, curé de Cauneille, et Jean Cassoulet

p.560 (2)
560 TOPOGRAPHIE En 1673, à Poyartin, en la maison dite au Crestian, baptême de Amanieu de Larrieu, fils de Simon, charpentier, et de Pascale de Toulouzette. (Archives de Poyartin.) Rivière [Rivière-Saàs] (canton et arrt de Dax). Rivière posséda de nombreux cagots; mais aucun document antérieur

p.561 (1)
les appelait « Ces Agotes ». (Archives du Tribunal de Dax.) Chanson originaire de Magescq, où l'on parle des cagots de Hivière et de Saubusse. Bibboo! bibboo! Lous Agols d'Arribëre. Bibboo! bibboo ! Lous Agots de delà. Bistenflute. bistenflute. Tout aco qu'es de Saubusse. Yo, la bistenflute, Flute

p.563 (3)
giezitains ». (Registres de Saint-Aubin aux Archives de la Mairie de Mugron.) Depuis cette date les cagots ne furent plus désignés dans les registres de la paroisse que par le mol charpentier. Encore ne figuret-il pas toujours. Saint-Cricq (canton de Peyrehorade, arrt de Dax.) Il y a deux quartiers appelés

p.564 (2)
564 TOPOGRAPHIE Un des quartiers qu'y habitaient les cagots s'appelait tous Coyes, ous Coyes. On trouve dans les registres paroissiaux du xvIIe siècle, Benquet et Lafon, gésitains, et en 1730, Jean Daraignès, charpentier au Couye en Saint-Geours. Saint-Gor (canton de Roquefort , arrt de Mont

p.565 (3)
Bernard-Henry de Laborde, seigneur de SaintLoubouer, vend à Jean Deyres, forgeron, la pelouse ruinée du Crestian » pour 240 livres 11 sols. (Papiers de l'abbé Daugé, curé de Beylongue.) Sainte-Marie-de-Gosse (canton, de Saint-Vincent-deTyrosse, arrt de Dax). Il y avait jadis des cagots dans

p.566 (2)
; la 1er Catherine a épousé feu Jean Peyruchat: la dernière aura 300 livres, plus la maison de Guiraut en S. Pierre de Lier. Me Mathieu, de Labedade, prêtre, doctr en théologie et curé de Lier, est présent. (Étude de Poyanne, Dufau notaire.) Saint-Sever. Les cagots de Saint-Sever habitaient la ville

p.567 (2)
.) Sainte-Eulalie et Soustra (hameaux de la commune de Saint-Sever). Au xvIIe siècle on trouve à Sainte-Eulalie, hameau situé au nord de Saint-Sever, ainsi qu'à Soustra, situé au sud, des cagots affièves à l'abbaye de Saint-Sever. Dans un extrait de terriers concernant le quartier de Sceistras

p.568 (2)
, SaintMartin-de-Hinx et ailleurs, de macouaous. Ce nom est synonyme de mulets, et paraît avoir été l'épithète injurieuse dont on traitait les familles issues de mariages mixtes entre les cagots et la race pure. Saubuse (canton et arrt de Dax). Les cagots de Saubuse sont cités dans une chanson

p.569 (2)
LANDES (SAUBR1GUES-S0UST0NS) 569 Saugnac-lès-Dax (canton et arrt de Dax). On y voit le Chrestian, nom de lieu. Seignosse (canton de Soustons, arrt de Dax). A l'église les cagots avaient leur bénitier (M., I, 151). Serreslous (canton d'Hagelmau, arrt de Saint-Sever). On voit encore à un kilomètre

p.570 (3)
Tartas ». (Archives de Monsieur Du Boucher, à Dax.) Tilh (canton de Pouillon, arrt de Dax). Le bénitier des cagots se voyait sous le porche de l'église (M., I, 155). Toulousette (canton de Mugron, arrt de Saint-Sever). 9 juin 4642. — Vincent de Peruchat, gésitain habitant Toloselte, est parrain

p.571 (4)
le souvenir des cagots est absolument effacé à Abos. A l'église, entièrement restaurée, on croit que l'un des bénitiers de pierre scellés au mur était réservé aux cagots, mais rien ne nous permet d'avoir une certitude à ce sujet. 1379 (21). — Peyrot, crestiaa d'Abos. 1383 123). — Lo crestiaa. 1388

p.573 (2)
). — L'ostau deu crestiaa. 1360. — Au crestiaa : XII. d. 1379 (21) — Guilhaûme, crestiaa. 1383 (23). — Lo crestiaa. 1383. — L'ostau deu crestiaa. Auglet (canton et arrt de Bayonne).' On y voyait récemment encore, à l'église, la porte et le bénitier des cagots. Anbaux (canton de Saint-Étienne-de-Baigorry

p.574 (6)
574 TOPOGRAPHIE plupart des tombes anciennes du pays basque étaient en effet surmontées d'une plaque de pierre ronde portant des inscriptions, et non d'une croix de pierre; il est possible que ces tombes étaient moins coûteuses, et que les cagots, en général pauvres, s'en contentaient, quitte à y

p.575 (2)
BASSES-PYRÉNÉES (ANHAUX-ARBONNE) 57 5 Cize, et Marie Oyhamburu alias Etchettippi, d'Anhaux, Cagots, ont espousé et contracté mariage, après la publication de trois bans faicte soit dans l'église d'Alciette qu'en celle d'Anhaux, ainsi qu'appert de l'attestation du Sr d'Aroztalde, curé, le jour

p.576 (3)
576 TOPOGRAPHIE deux familles que l'on fréquente avec méfiance, et qui sont désignées par quelques-uns comme cagotes. Leur nom est de ceux que portent plusieurs cascarots de la région. Leurs ancêtres étaient meuniers, tisserands, tourneurs, cordonniers, toutes professions que les cagots

p.NP (3)
ÉGLISE D'ARC ANGUES. PORTE DES CAGOTS. lotte porto condamnée depuis longtemps a été fortement endommagée lors des inventaires dos églises en 1906. ÉGLISE D'ARBONNE BENITIER DES CAGOTS. On voit à droite de la principale porte de l'église, l'ancien bénitier des cagots situé à l'extérieur de l'édilice.

p.577 (4)
BASSES-PYRÉNÉES (ARBOUET-ARCANGUES) 577 28 janvier 1331. — Obligation de 50 écus par Fortaner, cagot d'Arbus en faveur de Marie de Testarouge, cagote de Caubios. (A.-B. P. E 1 474, f° 60.) En 1789 il s'y trouvait encore de 5 à 6 familles de cagots (F. Michel, I, 98). Arcangues (canton et arrt

p.578 (4)
rares. Mêlés aux autres habitants, les cagots faisaient toutes -sortes de métiers ;presque tous étaient vanniers, un petit nombre charpentiers. « D'après l'opinion de quelques vieillards, on reconnaissait un type de cagot à sa couleur basanée, à ses gros yeux et à ses oreilles courtes. On assure

p.579 (4)
, perpendiculaire à la précédente (la porte des cagots), conduit à un chemin, situé entre le mur de l'abside et celui du cimetière, qui mène après quelques mètres à une petite place triangulaire plantée jadis de trois chênes, tous cassons deous Cagots. Les maisons des cagots s'élevaient tout près de là

p.580 (5)
580 TOPOGRAPHIE petit bénitier scellé à la cloison et juché à trois mètres de haut. A la place de l'escalier actuel étaient les bancs des cagots. Tous ces souvenirs, encore vivaces chez les vieillards, prouvent que les cagots d'Argélos n'ont pas disparu depuis bien longtemps. (Voir les planches p

p.NP (2)
ÉGLISE D'ARGE LOS. A gauche de la porte d'entrée on voit scellé dans le mur, le bénitier des cagots. A droite de La porte, sons les tribunes, on distingue un escalier qui occupe la place jadis réservée aux cagots,

p.581 (5)
BASSES-PYRÉNÉES (ARGET-ARZACQ) 581 1383 (23). — Bertran d'Artes, crestiaa. 1383. — L'ostau de Bertran, crestiaa; l'ostau de Peyrot, crestiaa. 1777. — La Hon deus Cagots. (Terrier d'Arthez. A. B.-P. E 249.) Artigueloutan (canton de Pau-Est). XIVe s. (15) : l'ostau deu crestiaa. 1379 (20). — Lo

p.582 (4)
582 TOPOGRAPHIE gauche du portail, et que l'on appelait porte des cagots. Le bénitier des cagots était fait d'une pierre haute et étroite, creusée à sa partie supérieure. Ce bénitier, qui était très petit, est un des rares fragments de l'ancienne église qui fut conservé; il figure dans l'église

p.583 (2)
des cagots. Ce fait est assez important, car on admet généralement que la profession de meunier était interdite aux cagots en Béarn.

p.584 (6)
584 TOPOGRAPHIE Janvier 1384. — Bail du moulin de Baccarau accordé pour quatre ans, par Arnaud de Cézerac « abat deu mostiei de Saubelade », à « Guilhemet deu Portau deu casteg de Pardies e Peyrolet deu dijt loc », tous deux cagots. (A. B.-P., E 1 919, f° 45.) 1384. — Guilhemet de Portau

p.585 (1)
Ramonet pour la dot de sa fille Jehanne, épouse dudit Miqueu (A. B.-P. E 1 197, f°129.) Contrat de mariage entre Catherine Gailhardet et Jeannet de Nabas, cagots de La Bastide Villefranche (1560-1576). (A. B.-P. E 1 199.) Bayonne. L'existence des lépreux à Bayonne est certaine dès 1266, époque à

p.588 (4)
. Il est en outre probable qu'Estienette de Fosses, propriétaire de la fontaine des Agots, était agote. Bédeille (canton de Monlaner, arrt de Pau). On y voyait encore, au milieu du xIxe siècle, deux ou trois familles réputées cagotes (M., I, 100). Bedous (canton d'Accous, arrt d'Oloron). Les cagots

p.589 (1)
.) Bescat (canton d'Arudy, arrt d'Oloron). Les cagots s'y tenaient, vraisemblablement, à l'église dans une sorte de petite chambre située sous les cloches, et à laquelle on accédait directement par la porte du fond de l'édifice. Bétracq (canton de Lembeye, arrt de Pau). XVIe s. - Lo crestia

p.590 (2)
590 TOPOGRAPHIE Beuste (canton de Thèze, arrt de Pau). Les familles cagotes y étaient enterrées dans une partie du cimetière, depuis affectée aux protestants. Biarritz (chef-lieu de canton, arrt de Bayonne). Il y a peu de localités des Basses-Pyrénées et d'ailleurs où les cagots. aient fait plus

p.592 (1)
lieu en effet en 1680, 16971700, 1718, et 1721-1729. Nous y apprenons les noms des cagots, Joannes Guilharet, Joannes et Saubat de Harosteguy, Martin Saubat, Pierre du Casse, Joannes d'Oyhamboure, charpentier maître de la maison de Coulau (1700), Etienne Arnaut, meunier (1718), époux de l'héritière

p.593 (2)
de gots et magots (1725) 2. Bideren (cne d'Aulevielle, canton de Sauveierre). En 1490, Peyroton, cagot de Bideren, figure comme témoin dans un acte notarié (V. Escos). (A. B.-P. E 1 191.) Les cagots de Bideren semblent avoir immigré un peu partout au xvIe siècle, nous trouvons en effet à Saint-Dos

p.594 (4)
594 TOPOGRAPHIE Boeil (canton de Nay, arrt de Pau). Dans la vieille église, démolie il y a quelque trente ans, on voyait, nous assure un vieux prêtre, originaire du village, la porte et le bénitier des cagots. Une famille y porterait encore le nom de Chrestiaa. 1360. — Lo crestia : XII

p.595 (5)
et marraine sont Arramond de Pedeboscq et Catherine d'Araignés soeur du susd. père et led. baptesme a été faict par moy Demolia curé susd. » (Archives communales de Bonnut '.) Borce (canton d'Accous, arr' d'Oloron). C'est à Pézille qu'habitaient les cagots de Borce. 24 avril 1583. — Peyroton du Boxet

p.596 (1)
, est cité dans une chanson. (M., II, 133.) Buros (canton de Morlaas, arrt de Pau). 1360. — Lo crestiaa : XII. d. [de francau]. 1379 (21). — Arnautoo; crestiaa. 1383 (24). — Arnautoo, crestiaa. 1385. - Lo crestiaa. Buzy (canton d'Arudy, arrt d'Oloron). Les cagots avaient leurs maisons groupées autour

p.597 (3)
BASSES-PYRÉNÉES (BOUILLON-CARESSE) 597 1383 (23). — Lo crestiaa. 1385. — L'ostau deu crestiaa. XVIe s. — Lo crestia de cadelho : XII. d. Cambo (canton d'Espelette, arrt de Bayonne). Le souvenir des cagots est absolument effacé à Cambo. Nous avons cependant appris, de source autorisée, que jadis

p.598 (1)
. Cassaber (canton de Salies-de-Béarn, arrt d'Orlhez). Bernard, cagot de Cassaber, est témoin dans un contrat. (A. B.-P. E 1 191 [1487-1490]. V. Escos.) Castagnède (canton de Salies-de-Béarn, arrt d'Orlhez). Jusqu'à ces dernières années il y a eu des cagots à Castagnède. Zambaco-Pacha y a vu des malades

p.599 (1)
de Les Crestianotes. 19 septembre 1518. — Peyrot de Lacoma, cagot de Cescau, vend à Arnaud de Héaas et à sa femme, cagots de Danguin, une terre qu'il possédait sur le territoire de Casteide. (A. R.-P. E 1 940, fo 43.) Castera (canton de Montaner, arrt de Pau). 1379 (20). — Lo crestiaa. *37.9 '21). — Bidau

p.600 (2)
s'élevait au lieu anciennement dit lou Cam dov. Cagot. (M., I, 97). 1379 (20). — Lo crestiaa. 1383 (23). — Lo crestiaa. XVIe s. — Lo crestiaa de Castelho : XII. d. Caubios [canton de Lescar, arrt de Pau).. Les registres paroissiaux de Caubios contiennent quelques indications concernant les cagots

p.602 (5)
602 TOPOGRAPHIE rice d'un de ses enfants une femme de Chubitoa, on le lui reprocha vivement, non pas tant parce que les Chubitains étaient cagots, que parce que les femmes de ce hameau avaient une voix spéciale, rude et éraillée, que l'on attribuait à une tare héréditaire, à une maladie qui eût pu

p.606 (1)
de dominique hillun et marie Saint Pée sa femme né à quatre heures après minuit, le parrain Jean Sempé oncle maternel et la marreine marie hirieder qui n'a pas signé, le parrain y a signé. JEAN St PÉE. HIRIBAREN, curé. Claracq (canton de Thèze, arrt de Pau). Les cagots y vivaient récemment encore séparés

p.607 (2)
voyait jadis une maison dite des Cagots. Concbez (canton de Garlin, arrt de Pau). 4379 (20). — Lo crestiaa. 4385. — L'ostau deu crestiaa. Coslédaa (canton de Lembeye, arrt de Pau). On y voit encore un écart nommé Le Cagot. XVIe s. — Lo crestiaa de Coslédaa : XII. d. Couron-Matté (ferme, cne

p.608 (4)
Pascal de Testarrouge, et la marraine Suzanne de Testarrouge, habitante a Bournos. Signé : CLAVERIE, curé. (Registres de baptême de Caubios.) Doguen (canton de Navarrenx, arrt d'Orlhez). On voit encore à l'église de Dognen le bénitier des cagots, situé à droite de la porte de l'église, au pied

p.NP (2)
EGLISE D' E SPELETTE La porte des Cagots. EGLISE D'ARGELOS. Porte et chemin des cargots. Vue prise de la petite place appelée Lous Cansous deous Cagots,

p.609 (4)
, cagot de Caresse; Bernard, cagot de Cassaber; Arnaud, cagot de Masparaute; Peyroton, cagot de Bideren. {A. B.-P. El 191.) On lit dans les registres Paroissiaux d'Escos, plusieurs actes où figurent des cagots. Escout (canton et arrt d'Oloron). 1379. — Crestiaa d'Escot. 4383 (23). — Lo crestiaa

p.611 (5)
, et Jean de Labataille tous cagots de Momas, d'une part, et Jeanne de Lichigary d'Urdès, d'autre. (Id.) 1613-1618. — Contrat de mariage entre Fortaner de Lanebère, et Marguerite Du Luy, cagots. (A. B.-P. E 1 298.) 1er octobre 1607. — Les jurats de Garos font une ordonnance contre les cagots

p.612 (5)
.) Goès (canton d'Oloron-Sainte-Marie-Est). 4663. — Contrat de mariage entre Pierre, Cagot de Cardesse et Marie Duplaa de Goès. (A. B.-P. E 1 567.) Gurs (canton de Navarrenx, arrt d'Orthez). Les cagots de Gurs habitaient un quartier qui, il y a peu d'années, avait encore sa rue des Cagots. Vers 1640

p.613 (3)
. {Registres d'Isturits.) Igon (canton de Nay-Est, arrt de Pau). Igon comptait encore quelques familles de cagots, cultivateurs, au xvnte siècle; les frères Tarride étaient du nombre. Ils obtinrent, le 21 avril 1722, un arrêt du Parlement en leur faveur. (P. J. N0 146.) Iholdy (chef-lieu de canton, arrt.de

p.616 (3)
s. — Bastia et Fabia, cagots de Jasses, sont cités dans une chanson. (M., II, 133.) Juillac (canton de Lembeye, arrt de Pau). 1379 (20). — Lo crestiaa. 1385— L'ostau deu crestiaa. XVIe s. — Lo crestia de Julhac : XII. d. . Jurançon (canton de Pau-Ouest). On astreignait les cagots de Jurançon à

p.617 (1)
morlaas; appar au censuau de l'alivramen, à 255 car', et au nabet censuau à 62 car'. Miey-Qoart. 21, 17s. morlaas, 6d. (Extrait d'un censier de 1704, déposé aux archives de la commune de Jurançon, canton de Pau-Ouest [M. II, 186].) Laas (canton de Sauveterre, arrt d'Orthez). Il y avait des cagots à

p.618 (3)
618 TOPOGRAPHIE 1385. — Laas: Seguien se los ostaus en que no s'es trobat foecs ans fo diit que eren laus : Lo crestiaa... Vers 1640, Merlou, Constantin et Lapouble, cagots de Laas sont cités dans une chanson. (M., II, 133.) Labatut (canton de Montaner, arrt de Pau). Les cagots y étaient enterrés

p.619 (1)
crestiaa : XII d. [de francau]. Convention entre Raymond, seigneur de Denguin, et Guillemet, cagot de Lagos, sur les travaux à faire au moulin de Denguin. (A. B.-P. E 1 920.) Lahourcade (canton de Monein, arrt d'Oloron). Dans cette commune, la place des cagots à l'église était délimitée

p.620 (1)
de cimetière réservé aux cagots. Zambaco-Pacha eut l'occasion de voir dans cette commune des descendants de nos. parias. Il consacre à leur description plusieurs pages; car leur lèpre atténuée a revêtu la forme assez rare de l'hyperkératose. Nous renvoyons le lecteur aux pages consacrées ici à ce sujet (p

p.621 (2)
BASSES-PYRÉNÉES (LANNECAUBE-LESCAR) 621 On voit encore à l'église des bancs de pierre, maçonnés au mur, tout autour de l'édifice; on dit que c'était là que se tenaient les cagots pendant les offices. 4365 (18 et 19). — Fortic crestia paie IX. d. de louage. 1379 (20). — Lo crestiaa. 1379 (21

p.622 (3)
. la porte latérale, du côté de l'Evangile, était destinée aux cagots. Rappelons enfin que Michel dit qu'à l'église Saint-Julien on voit la porte et le bénitier des cagots ; à cette église qui paraît n'avoir pas été restaurée depuis longtemps et n'avons relevé aucune trace ni de cette porte

p.623 (5)
BASSES-PYRÉNÉES (LESCUN-LEZONS) 623 également dans le pays. » (M., I, 1271.) Leur quartier appelé Beziat est construit en amphithéâtre au-dessus de l'église ; on y voit une fontaine, la Houn deu Chrestiaa. Les cagots avaient à l'église porte et bénitier. Le métier de fossoyeur leur était réservé

p.624 (8)
. — A. B.-P. — Publié par Michel, II, 323.) Liclios (canton de Navarrenx, arrt d'Orthez). XVIIe s. — Cournet de Lichos, cagot, est cité dans des chansons. (M., II, 125 et 132.) Livron (canton de Pontacq, arrt de Pau). La Fontaine des Cagots se voit encore dans cette commune. 1767. — La hont deus Crestias

p.625 (2)
, quoique ce dernier ait étéconstruit sur le même terrain. Les vieillards dont nous tenons ces derniers détails, n'ont jamais entendu traiter personne de cagot à Lons. Loubée (cne de Sévignac, canton de Thèze, arrt de Pau). Loubée n'existe plus de nos jours; c'était une section de Sévignac. Les cagots

p.626 (5)
626 TOPOGRAPHIE ration du toit du temple de Loubieng, et la façon de dix bancs. (A. B.-P., E 1 237.) 1642. — Les cagots de Loubieng et des communes voisines (Sauvelade, Castetner, Maslacq) demandent d'être exonérés de la taille pour toutes les cagoteries, et de ne point servir à la guerre. Le comte

p.627 (2)
BASSES-PYRÉNÉES (LUCARRÉ-LUCQ) 627 La situation des cagots de Lucq paraît avoir été considérable à cette époque, puisqu'en 1368, deux bourgeois ne rougirent point d'être témoins d'un legs fait par Arnaud-Guilhem, seigneur de la chrestiantat de Luc, dont Peyrolet était le fils. 4367. — Cheptel entre

p.628 (3)
défendant de distinguer, en quelque façon que ce soit, les cagots de Lurbe, d'Asasp, et autres lieux. Cet arrêt fut motivé parce que depuis quelques années il arrivait qu'à Lurbe et Asasp se produisaient des désordres continuels, et même des meurtres, « occasionnés par une erreur populaire, anciennement

p.630 (1)
. — Les cagots de Maslacq, Castetner, Sauvelade et Loubieng adressent une requête au comte de Gramont. (V. LOUBIENG.) Masparraute (canton de Saint-Palais, arrt de Mauléon). 4490. — Arnaud, cagot de Masparraute, figure comme témoin dans un acte fait par un cagot d'Escos. (A. B.-P. E 1191.) V. Escos. 4 514

p.631 (2)
. de Cazaubielh, de Navarrenx, Guilhem de Salas de Gurmenso, actum a Navarrenx, lo XIX de dezenne (1384). (A. B.-P. E 1594, f° 14.) Mifaget (canton d'Arudy, arrt d'Oloron). Les cagots de cette commune avaient jadis porte et bénitier à l'église. Un coin de cimetière leur était réservé Miossens (canton

p.632 (4)
632 TOPOGRAPHIE derrière le banc ces mots : « Darré, Cagot ! » (Arrière, Cagot!). A la même époque, et jusqu'à 1780 environ, une imposition nommée rancale était prélevée sur tous, les cagots de la commune, et le collecteur accompagné d'un chien avait le droit d'exiger pour ce dernier un morceau

p.634 (5)
de Bayle. (A. B.-P. E 1 294.) Montaner (chef-lieu de canton, arrt de Pau). Au château de Montaner, qui fut construit au XIVe siècle, se rattache un des plus curieux chapitres de l'histoire des cagots. Berdolet, cagot de Lucq, procurateur des cagots, s'occupa avec l'aide de la plupart des cagots

p.635 (5)
que les autres habitants sont mis sous la juridiction mixte de cet abbé et du seigneur de Béarn 1. Autrefois, à Montaut, les cagots habitaient deux quartiers, l'un à l'est, l'autre à l'ouest de la ville. Un acte de sépulture de 1630 parle de la porte qu'ils avaient à l'église. De cette porte

p.636 (4)
636 TOPOGRAPHIE vait sont actuellement labourables et appartiennent presque en totalité au maire de la commune ; à côté l'on voit encore le pont des Ladres, tout petit, et sans caractère spécial '. Quant à la porte des cagots à l'église Sainte-Foy, on a quelque difficulté à l'identifier. Elle était

p.637 (1)
s. — Lo crestia de Mouhous : XII. d. Moumour (canton d'Oloron-Ouest). On voit à l'église de Moumour une porte latérale qui donne dans une petite chapelle, près de cette porte est un bénitier scellé au mur. C'était la porte, le bénitier et la chapelle des cagots. En 1471, un notaire d'Oloron fit contre

p.638 (5)
(aujourd'hui confondu avec Castagnède1). Mur ne se rattache à l'histoire des cagots que par ce fait que le droit de quête s'y vendait à ces malheureux, ainsi que plusieurs actes en font foi. Nous signalons ces pièces au mot CASTAGNÈDE, Nabas (canton de Navarrenx, arrt d'Orthey). Vers 1640, Tamboury

p.639 (5)
BASSES-PYRÉNÉES (MOURENX-NAVARRENX) 639 1360. — Lo crestiaa XII. d. [de francau). 1379 21 . — Berdoloo, crestiaa. 1383 (24). — Bernadoo, crestiaa. Navarrenx (chef-lieu de canton, arrt d'Orthez). A l'église de Navarrenx, il y avait jadis, dit-on, porte et bénitier des cagots. mais il n'en reste

p.640 (6)
640. TOPOGRAPHIE débiteurs de Peyroton de Gamachies, cagot de Sainte-Suzanne. (A. B.-P. Reg. compl. des Notaires de Castetner et Larbaig, f° 30.) Nay (chef-lieu de canton, arrt de Pau). Nay fut autrefois un centre important de cagots. Outre les vieux titres qui les signalent, il faut remarquer

p.641 (5)
BASSES-PYRÉNÉES (NAY) 641 guer les cagots de quelle que façon que ce fût. Une ordonnance fut rendue, le 8 mars 1696, donnant pleine satisfaction aux signataires de la requête. Enfin en 1722, Isaac de Lacoste, Jean Lapene et Pierre Puyou, descendants des cagots de Nay, figurent parmi les signataires

p.642 (4)
De Qualitat de personne, es deffendut aux Cagots de semesclar ab los autres hommis ; vist acquet, lou dit de Lalane es estat dechargat de ladite charge, per nou poder en far la founction à cause de sa qualitat de Cagot : ser perque d'une commune bout es estat noumat par thresaurer Me Bernard Dalemane

p.643 (2)
. Il faut vraisemblablement confondre cette léproserie avec la cagoterie. Les cagots furent toujours très nombreux à Oloron ainsi qu'en témoignent les pièces suivantes : 1379 (21). — Berdolet, crestiaa. 1383 (23). — Lo crestiaa. 1385. — Lo crestiaa. 5 mai 1391. — Vente de la crestiantat de Navarrenx

p.644 (5)
des cagots, qui quoique murée est restée très visible grâce aux ornements sculptés qui l'entourent. Dans l'église les cagots se tenaient sur le côté, auprès de leur porte (V. LE LEU). XVIe s. (15). — L'ostau deu crestiaa. Orin (canton d'Oloron-Ouest). On voit sous le vestibule qui précède la porte d'entrée

p.645 (4)
couquarts de Magret, c'est-à-dire sont de la chiennerie de Magret. Il n'existe rien que nous sachions, dans les archives d'Orthez, concernant cagots, bouhemis, et coucards; la cause en est sans doute dans la perte de la plus grande partie des registres d'ordonnances de police antérieurs à

p.646 (4)
avec les autres à l'église; il s'obligea en outre, à subir toutes les charges onéreuses 1. De nos jours on voit encore à Pardies la rue des Cagots, qui se trouve à gauche, dès l'entrée du village, qu'on y vienne d'Abos ou de Monein. Cette rue est généralement appelée aujourd'hui rue du Bosc, car

p.647 (8)
BASSES-PYRÉNÉES (PARDIES-PAU) 647 maçons et de Sicard de Lordas, contribuèrent à la construction du château de Pau 1. Il est possible qu'au XVIe siècle le nombre des cagots ait diminué dans la ville, car on fit appel aux cagots de Lezons, puis à ceux de Mazères, en 1581 et en 1584, pour le ramonage

p.648 (4)
, Gauyat, et Pomata, cagots de Pau. (M., II, 130.) A côté de ces documents d'importance secondaire, et dont à dessein nous ne citons qu'un petit nombre, viennent se placer, à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, des pièces beaucoup plus importantes. El, d'abord, voici une délibération du Corps

p.649 (2)
BASSES-PYRÉNÉES (PAO) 649 On lit en marge : Cagoths ne sont point tenus à venir prendre les armes. (Archives municipales de Pau. BB 3, f° 210, v°.) La pièce qui suit est intéressante en ce qu'elle montre que les cagots étaient parfois appelés à remplir l'office du bourreau. A nos Seigneurs

p.651 (3)
). La vieille église de ce village où se trouvait encore, il y a peu d'années, les traces des anciens cagots, est aujourd'hui détruite. 1379 (21). — Arnaudet, crestiaa. 1383. — L'ostau deu crestiaa. Precillon (canton d'Oloron-Sainte-Marie-Est). 1379 (21). — N... crestiaa. 1383 (23). — Lo crestiaa. 1385

p.652 (2)
des cagots. Sadirac (vill., cne de Taron, canton de Garlin, arrt de Pau). XVIe s. — Lo crestia, XII. d. Saint-Abit (canton de Nay-Ouest, arrt de Pau). 28 mars 1686. — Jean-Baptiste Desmarestz, chevalier, seigneur de Vaugourg, baron de Cramaille, conseiller du roi en ses conseils, me des requestes

p.653 (1)
estant les maistres de ladite maison Cagots. Art. 62. Lequel aveu et dénombrement je certifie véritable, sauf le plus ou le moins, promettant que s'il vient autre chose à ma cognoissance, d'en faire déclaration au roy ou à ses officiers. En foy de ce ay signé ce présent aveu et dénombrement de mon sein

p.655 (4)
cette paroisse, quelques années plus tard (M., I, 121). Sainte-Gladie (canton de Sauveterre, arrt d'Orthez). On voit encore, à l'église de Sainte-Gladie, un petit bénitier de pierre inutilisé aujourd'hui et qui fut autrefois réservé aux cagots. Saint-Goin (canton d'Oloron-Ouest). On voit, à Saint-Goin

p.657 (1)
.) On relève les noms suivants en 1713, qui tous paraissent appartenir à des cagots : Martin d'Aguerre, marinier; Gelos, corroyeur; Hirigoyen, marinier ; d'Aguerre, charpentier; d'Ollondo, charpentier; en 1716, Harosteguy, cordier, et Catherine d'Aguerre sa femme; ces deux mêmes familles sont alliées

p.658 (3)
(Archives de Saint-Jean-de-Luz. FF 12.) Saint-Faust (canton de Pau-Ouest). 1360. — Lo crestia. Saint-Jean-Pied-de-Port (chef-lieu de canton, arrt de Mauléon). Il y a eu, comme dans tous les environs, beaucoup de cagots à Saint-Jean-Pied-de-Port. Presque tous étaientrelégués dans un quartier appelé A got

p.NP (1)
PORTALEBURU Hameau des cagots de Saint-Jean-Pied-de-Port.

p.659 (2)
du portail, murée depuis longtemps, et dont le cintre en briques est encore visible. Le 15 oct. 1678, le duc de Gramont accorda à Saint-Jean-Piedde-Port, un règlement contre les cagots, confirmatif de l'arrêt du 8 juillet 1672. (P. J.,N° 132.) Saint-Jean-Poudge (camion de Garlin, arrt de Pau). XVIe s. (103

p.660 (5)
de Santa Marie. 1385. — L'espitau deus malaus ; Lo crestiaa. Senta Maria deu Loro : Vers 1640, Monseigne cagot de Sainte-Marie figure dans une chanson. (M. II, 125). Saint-Palais (chef-lieu de canton, arrt de Mauléon). Le hameau des cagots de Saint-Palais, fut l'un des plus considérables; et cela dès

p.661 (1)
, et tout contre eux. Cet arrêt visait en outre les autres cagots de Saint-Pée : Coulau de Lamarque, les deux Esteben de Harosteguy, Laurens Darguins, Sanson Martin, autre Martin et Menjon de Lassere. Sainte-Suzanne (canton et arrt d'Orthez). C'est à Sainte-Suzanne qu'habitait Peyroton de Gamachies

p.662 (1)
le Gers ; ou de les Gamachis, près de Mauvezin. Il n'en reste pas moins certain que le nom de Gamachie s'applique à la race des cagots, ainsi que nous l'avons montré dans la cinquième partie de cet ouvrage. Salies-de-Béarn (chef-lieu de canton, arrt d'Orthez). queur ancien l'histoire

p.663 (6)
BASSES-PYRÉNÉES (SALIES — SAMSONS) 663 Les cagots ont presque totalement disparu de Salies. Il y a peu d'années De Rochas en a vu et décrit. Aujourd'hui, nous dit M. le Docteur Pierre Lafont, il en existe encore deux échantillons assez typiques (le frère et la soeur) dans la famille L... de Salies

p.664 (4)
une époque très lointaine, les cagots avaient assemblé leurs maisons autour du couvent des Prémontrés, sous la protection desquels ils s'étaient mis. A l'église, ils se tenaient dans la chapelle dite des Cagots, où se voit une madone fort ancienne. On cite un cagot de Sarrance dans une chanson fort

p.NP (1)
ÉGLISE DE SAUVETERRE DE BEARN. La porte des Cagots. Cette porte, d'une exiguïté extrême, s'ouvrait jadis de plain-pied sur la promenade, aujourd'hui un peu en contre-bas. Cette porte toujours fermée est inutilisée de nos jours. FAY. - P. 664-665

p.665 (2)
BASSES-PYRÉNÉES (SARRANCE — SEMÉACQ) 665 et donnant près du fond de l'édifice; c'était la porte des cagots, qui depuis bien longtemps ne s'est plus ouverte. Ses petites dimensions sont particulièrement remarquables. 1379 (21). — Peyrot, crestiaa. 1383 (23). — Lo crestiaa. 1383 (24).—Ramonet

p.667 (2)
, arrt de Pau). Dans l'ancienne église, détruite il y a près d'un siècle, les cagots se tenaient dans un coin de l'église ; ils avaient aussi un bénitier reconnaissable à sa sculpture 1. 1360. — Au crestia : XII d. [de francau]. 1385. — Lo crestiaa. Sevignacq (canton de Thèze, arrt de Pau). 1360

p.668 (3)
de Pau). On lit dans Michel (t. I, p. 93) qu'à Taron sur une petite place appelée Peyras, s'élève une colonne de maçonnerie surmontée d'une petite croix en pierre, et portant d'un côté la date 1663 et de l'autre ces mots : Absit gloriari nisi in cruce Domini. C'était, dit-on, la croix des cagots, autour

p.669 (5)
BASSES-PYRÉNÉES (SUSMION — VIGNES) 669 Undurein (cnc d'Espes, canton et arrt de Mauléon). Dans une chanson du XVIIe siècle figurent Andurein et Oyhamburu, cagots d'Undurein. (M., II, 125.) Urdes (canton d'Arthez, arrt d'Orthez). XIVe s. (15). — L'ostau deu crestiaa. 1383. — Lo crestiaa. Urrugne

p.670 (1)
dans une chanson du XVIIe siècle. (M., II, 132.) On aurait tort de croire, que seuls les lieux que nous avons cité ici ont abrité des cagots. Un grand nombre d'autres lieux ont connu ces parias, mais nous n'avons pas pu réunir des faits suffisamment probants à leur sujet pour pouvoir nous y arrêter

p.671 (8)
HAUTES-PYRÉNÉES (ARBÉOST — ARGELÈS) 671 III. - DÉPARTEMENT DES HAUTES-PYRÉNÉES Les cagots sont sensiblement moins nombreux dans ce département que dans les Landes ou les Basses-Pyrénées. Les renseignements qui figurent ici sont en grande partie le fruit de nos recherches personnelles ; nous avons

p.672 (11)
672 TOPOGRAPHIE Une chanson du pays indique Canarie comme grande cagoterie : En Terranere et Mailhoc, Que son los grans Cagots ; En Andurans et Canarie, Qu'ey la gran Cagotherie. Asmeo (h., canton et arrt d'Argelès). C'était le hameau des cagots de la commune de BôoSilhens. Aucun (chef-lieu

p.673 (9)
HAUTES-PYRÉNÉES (ASMÉO — CAUTERETS) 673 Cagots (cne de Vier-Bordes, canton et arrt d'Argelès). Hameau des cagots de Vier. Campan (chef-lieu de canton, arrt de Bagnères). Michel rapporte que de son temps il y avait encore cinq à six familles cagotes reléguées dans le quartier des Cagots séparé

p.674 (5)
674 TOPOGRAPHIE cabane de Cauterets, au XVIIe siècle. Il la vendit en 1665 à Bertomide et Jean de Canarie, gézitains d'Argelès. Peu d'années auparavant (1647) les cagots qui fréquentaient Cauterets et ses bains, en raison de leur lèpre, tendaient à accaparer le petit-bain de cette ville, si bien

p.676 (10)
(M., 1,80). Gazost (canton de Lourdes, arrt d'Argelès). On y compte une famille de cagots d'origine mixte. Guizerix (canton de Castelnau-Magnoac, arrt de Bagnères). Les cagots y possédaient un quartier. A l'église ils avaient leur porte. On lit à ce sujet dans la Chronique ecclésiastique du diocèse

p.677 (13)
HAUTES-PYRÉNÉES (COUTURE-RAGNE — LOURDES) 677 Ils avaient un cimetière à part, et à l'église porte et bénitier. Lannemezan (chef-lieu de canton, arrt de Bagnères). Les cagots de Lannemezan étaient relégués à Cap-de-laBielle. Ils pénétraient à l'église par une petite porte basse. Larroque (canton

p.678 (5)
678 TOPOGRAPHIE coucner, le tout sous peine à chaque contravention de se voir couper deux onces de chair le long du dos. 1 (M., I, 80.) 28 décembre 1665. — Guillaume de Bouix, gézitain de la ville de Lourdes, vend solidairement avec Bernard Mailloc-Debat, gézitain de Saint Savin, la cabane

p.NP (1)
VESTIBULE DE L'EGLISE DE SAINT-PE DE BIGORRE. Les Cagots assistaient aux offices dans le vestibule do l'église. On ne sait pas avec certitude s'ils se tenaient derrière la grille que l'on voit ici, et qui ferme une vaste salle située sous les cloches, ou si au contraire (c'est l'opinion la plus

p.679 (4)
. 1663. Y. CAUTERETS) faisait un testament par lequel il demandait à être enseveli dans l'église de Mailloc en Saint-Savin. (A. H. P., G 481.) Montgaillard (canton et arrt de Bagnères-de-Bigorre). Les cagots y habitaient un quartier appelé des Charpentiers ou des Cagots, qui n'existe plus aujourd'hui

p.680 (7)
. On raconte qu'une rixe s'étant élevée entre les habitants de Lourdes et les cagots de. Rieulhes, ces derniers furent massacrés et leurs têtes servirent de boules pour jouer aux quilles sur la place de Saint-Pé. Saint-Pé (chef-lieu de canton, arrt d'Argelès). On a perdu complètement le souvenir des cagots à

p.681 (7)
de Mailhoc est encore dite : la maison des Cagots. Il y a quarante ans à peine, exerçait à Saint-Sever un médecin d'origine cagote. La tradition rapporte qu'ici les gens de cette race ne furent jamais admis aux charges publiques. On voit à l'église un bénitier de pierre, haut de 50 centimètres à

p.682 (7)
682 TOPOGRAPHIE offices au monastère et non dans la paroisse. Les usages permettaient cette anomalie. Quant à la petite porte qu'on indique parfois comme porte des Cagots, elle a été construite il y a cinquante ans, c'est dire la fausseté de l'allésation. Tarbes. On ne sait rien des cagots

p.683 (3)
. Lafforgue a résumé tout ce que l'on sait sur les cagots d'Auch (Histoire de la ville d'Auch..., 1851, T. II, p. 166 et 168), quand il rappelle qu' « au nord de Garros et presque attenant, est le hameau de Nourrie, où étaient relégués les cagots ou capots, car Auch, comme toutes les localités

p.684 (2)
-Sud). En 1291, le prieur de l'hôpital de Serregrand, donna à un lépreux d'Auch tous droits sur la cagoterie ou léproserie de la Bastide de l'Estelle de Barran. (F. P. J. N° 3.) En 1703, Me Labarrère curé de Barran, fit un verbal en faveur des cagots de Montbert, où il s'étonnait de l'incurie

p.685 (2)
GERS (AYZIEU — CONDOM) 685 Betous (canton de Nogaro, arrt de Condom). Le 16 juillet 1700, Antoine Marsan, charpentier et descendant des cagots de Betous figure sur une requête adressée au procureur général du roy. (P. J. N° 139.) Bascous (canton d'Eauze, arrt de Condom). Joseph Lagarde, cagot

p.686 (5)
686 TOPOGRAPHIE Les églises de La Bouquerie et du Pradau avaient toutes deux une petite porte latérale pour les cagots. Dans la première cette porte fut murée il y a fort longtemps, dans la seconde elle existait encore du temps de Michel. Dans l'une et l'autre des bancs en maçonnerie se voient

p.687 (2)
Cagouille pourrait bien avoir tiré son nom des cagots. Escorneboeuf (canton de Gimant, arrt d'Auch). Le Christian, hameau situé à 300 mètres de Saint-Germain et à 2 kilomètres au nord d'Escornebceuf. Fleurance (chef-lieu de canton, arrt de Lectoure). On voit dans cette commune, à 2 kilomètres

p.688 (2)
que les cagots de cette commune habitaient le petit hameau connu de nos jours sous le nom de Las Cristis. (1384) Recepte de Lanepatz. De Pierre Bessaiguet et Oddet la Rotis, la somme de quaranteung escus, à quoy monte pour l'année de ce compte l'afferme à eulx faicte par lesditz sieurs commissaires

p.689 (2)
des cagots à Lectoure et à Saint-Clar. Il est vraisemblable que ceux de Lectoure habitaient au hameau de La Boëre. Au XVIIe siècle les capots des deux villes susdites étaient unis au point de constituer un groupement très homogène, une seule corporation, dont le syndic était Barthélemy Barens. C'est

p.690 (4)
690 TOPOGRAPHIE décréta contre les habitants de. Condom au sujet de troubles survenus lors de l'enterrement de Laurent Arboucan. 28 mai 1740. — Arrêt du Parlement en faveur des cagots de Lialores, Grazimis et Mezin, signifié le 1er juillet de la même année. (P. J. N°s 71, 72, 73 et 74.) Mombert

p.691 (3)
qui furent considérés comme étant ceux des cagots de Plaisance. (Vincent : feuilleton de l'Opinion, journal constitutionnel du Gers, du mardi 11 avril 1843.) Préneron (canton de Vic-Fezensac, arrt d'Auch). A environ 1 kilomètre et demi du nord-ouest du village, s'élève un hameau appelé Aus Capots

p.692 (1)
692 TOPOGRAPHIE sons du nom de Chrestias. C'est là qu'habitaient les cagots. Parmi ceux-ci on ne connaît guère qu'Antoine Darrieu, qui le 16 juillet 1700 signait la requête que l'on sait, de concert avec les capots des communes voisines. Saint-Clar (chef-lieu de canton, arrt de Lectoure

p.695 (2)
chemin Saint-Julien) et de la rue Millère (jadis chemin Saint-Nicolas). Au XIVe siècle il existait, à Saint-Nicolas de Graves, une confrérie dite de Saint-Vincent, dont les statuts furent rédigés en 1397 2. On ignore si les cagots y pouvaient entrer. On sait aussi que les évêques de Bordeaux

p.697 (1)
de Chrestians ou Crestians 2 », ce qui s'explique vraisemblablement par l'acquision faite par ce seigneur ou ses ancêtres de biens ayant appartenu à des cagots. 1604. — Dans l'État des maisons de Langon on lit : « Hoir de Barre dit Chrestian ». (Archives de Langon, f° 3, v°.) 1. Baurein, éd. 1816, t

p.698 (1)
, Baurein dit qu'il y avait dans cette paroisse un lieu appelé au Gahet (Baurein. éd. 1876, t. I, p. 411). Monségur (chef-lieu de canton, arrt de La Réole). Michel rapporte un acte daté de 1296, concernant les lépreux de Monségur. Ces lépreux paraissent devoir être confondus avec les cagots, car

p.700 (5)
700 TOPOGRAPHIE Saint-Michél-de-la-Prade (commune, canton et arrt de Bazas). Hameau jadis très riche en cagots. Les cagots de Bazas et de Saint-Michel ne faisaient en réalité qu'un seul groupe (V. BAZAS). Sauveterre (chef-lieu de canton, arrt de La Réole). On sait qu'au XIVe siècle, une léproserie

p.701 (6)
-Gaudens). Michel dit que de son temps il y avait encore à Montrejeau une famille de cagots charpentiers. On les appelait parfois du sobriquet de courte-oreille (I, 77). Ils habitaient un quartier situé à 200 mètres de la ville, et à l'église se tenaient derrière un bénitier réservé à leur usage

p.703 (3)
BIBLIOGRAPHIE Nous croyons avoir signalé dans cette bibliographie la plupart des auteurs qui ont parlé des cagots du Sud-Ouest. Plusieurs ne consacrent à ce sujet que quelques lignes; d'autres ont écrit de véritables monographies, ou des chapitres dont l'importance est considérable; aussi pour

p.705 (7)
BIBLIOGRAPHIE 705 son culte dans le diocèse d'Auch et particulièrement au château de SaintChristau. La semaine religieuse du Diocèse d'Auch, XXIIIe année, 1894-1895, p. 234-238. Auch. Imp. Le Cocharaux. — CAZENAVE DE LA ROCHE. Coup d'oeil sur l'ethnologie et l'anthropologie des Cagots des Pyrénées

p.706 (6)
et médico-légal. Paris. Baitlière, 1838. 2 vol. in-8°, t. il, p. 370-375. — ESQUIROS. Études contemporaines sur l'histoire des races. Revue des Deux Mondes. Nouvelle série, t. XXI, p. 991, mars 1848. FAGET DE BAURE. Essais sur le Béarn. Paris. Denugon, 1818, in-4°, p. 123. - * FAY (Dr H.-M.). Les Cagots

p.707 (6)
, in-f°. Il existe de cet ouvrage une édition antérieure. Lugduni apud Stephanum Michaelem M.D.LXXXII. KANT (DOCTEUR). Cité par Esquiros (Voir ce nom). — KURTH (GODEFROY). Compte rendu du Congrès scientifique des Catholiques. Paris. 1er mai au 6 avril 1891. LABADIE. Les Cagots et les Bohémiens

p.708 (2)
de Béarn. Pau. Vignancourt, 1864, p. 68 et 71 et 306-309. — MAGITOT. Sur une variété des Cagols des Pyrénées. Congrès de Pau, 1892, t. II, p. 639-549. — Du MÊME. Sur une variété de Cagots des Pyrénées. Bulletins de l'Académie de Médecine de Paris, 25 et 31 oct. 1892. 3e s.,t. XXVIII, p. 596-600

p.709 (2)
. IV, n° 22, p. 119-120. — MORERI. Le Grand Dictionnaire historique, etc. Paris. M.D.CC.LIX, in-f°, p. 25, art. Cagots et Capots. NÉRET (E.). La prophylaxie de la lèpre au moyen âge. Thèse pour le doctorat en médecine : Paris. Steinheil, 1896, p. 65-66. OCHOA (D. TEODORO). Diccionario geografico

p.710 (6)
des lettres de W. Cock, sur la Suisse. a. Paris-Berlin, M.DCC.LXXXIX, in-8°, ch. X. Goitreux de la vallée de Ludion. Histoire des Cagots, p. 204-225 et 424; p. Liège. Dumoulin. M.DCC.XC1I, in-8°, p. 175-192. — DU MÊME. Extraits des observations faites dans les Pyrénées. a. Journal de Paris, 7

p.711 (6)
(J.). Les Cagots des Pyrénées, in La République Française, n° du vendredi 24 août 1877. — VINSON ET HOVELACQUE (A.). Etude de linguistique et d'ethnographie. Paris. Rennoald et Cie, 1878, in-8°, p. 210, 224-226. — VIOGBAPHE (LE) (V. Bernardou). — VIREY. Cagot, in Dictionnaire des sciences médicales

p.714 (1)
, p. 168 et suiv. — THIERCELIN (V. Lesage et —). VALENCY (V. Long et —). ZAMBACO-PACHA. Les lépreux de Bretagne, Bull. Acad. de méd. de Paris, 1892, t. XXVII, p. 309. — Cagots des Pyrénées et Lèpre, Bull. Acad. de méd, de Paris, 1892, t. XXVIII, p. 626. — La lèpre dans le Midi de la France en 1894

p.715 (14)
. Adultère. L' — chez les cagots, 191; — sévèrement puni, 194; pénalités de l' — chez les cagots, 264. Affranchis et cagots, 220. Affranchissement des cagots, 48, 123, 129, 147, 151 ; — des lépreux, 210. Agot. Origine, graphies et preuves de ce mot, 309. Albigeois, 182, 183. Albinisme, 53; lèpre

p.716 (13)
716 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES Balnéothérapie, traitement de la. lèpre ; 57, 60. Baptême des cacous de Bretagne, 200: — des cagots, 201. Basque. Pays —, 20, 95, 101,193, 201. Bâtards de cagots, 194. Bâtiment. Le — des agots de Capbreton, 119. Baux à cens, 248. — à court terme, 253. Bayonne

p.717 (22)
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 717 Charles-Quint, 201, 203. Charpente. Principaux travaux de — exécutés par les cagots, 228, 232. Charpentiers. Les cagots sont obligés d'être—, 136, 140, 142, 228 et sq. Chauliac (Guy de —), 1, 2, 8, 18, 19, 21, 25, 27, 29, 30, 33, 36, 37, 50, 52. 76, 172, 175

p.718 (21)
718 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES Doute. On révoque en — l'origine lépreuse des cagots, au XVIIe siècle, 18. Du Bois de Baillet, 48, 146. Duchat (Le —), 25, 92. E Ecailleuse. Lèpre — chez les cagots, 32, 52, 55. Echanges de terres entre cagots, 254. Elevage, interdit aux cagots, 136, 234

p.719 (13)
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 719 Hébreux; lèpre des —, 53. Henri II, 137, 226. Henri IV, 03, 191. Hérédité des biens des cagots, 115. — de la lèpre, 174; — de la condition cagote, 176, 177. Hérétiques. Les cagots sont-ils — albigeois? 183: Ariens? 184. Héritage. 257. Hommage, 134, 246

p.720 (12)
des cagots, 85. Lobule de l'oreille. Absence du — chez les cagots, 20, 39, 98. L'absence du — est-elle caractère ethnique? 88, 104. Absence du —, stigmate de dégénérescence, 89, 98. Lorraine, 204. Louis LX, 164. Louis XI, crée le parlement de Bordeaux, 115; signe l'édit de 1476 qui amena l'immigration

p.721 (19)
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 721 Michel (Francisque), 32, 63, 100, 109, 179, 192, 193. Milice bourgeoise; à Pau, les cagols ne servent plus dans la —, à partir de 1663, 144, 198, 223, 239. Militaire. Les cagots demandent l'exemption du service —, 153. Moïse, 51. Mondeville, 172. Monein: le cagot

p.722 (21)
722 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES juridiction, à Dax, 213; existait-il en Béarn? 216; aboli en Navarre et Labourd, en 1519, 214. Processions; les cagots aux — 204. Profession de charpentier imposée aux cagots, 228-231; autres professions exercées par ces parias, 232236. Prophylaxie (la) inspire

p.723 (18)
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 723 50: — achromatiques, 55: diagnostic des — achromiques, 55-50. Taille, payée par les lépreux avant le concile de Morcenx, 167 ; supprimée chez les lépreux par ce concile, 224. Taille; privilège de la — accordé aux cagots en 1379, 134, 224; il est consacré en 1398

p.725 (1)
Livre de Garossio. Donation des droits attachés à la christianerie de la Bastide d'Estelle de Barran, à un chrestian d'Auch (2 octobre 1291) 339 7, 250. 4 Livre d'Or de la cathédrale de Bayonne (1266). Les cagots paient un cens à la cathédrale . 341 7, 113, 167, 187, 215, 269. 3 L'Esclapot. Traité

p.726 (4)
, 134. 21 Traité passé entre Gaston Phoebus et les cagots pour la construction du château de Montaner (1379) 352 133,134, 167, 216, 224,228,232,258. 22 Dénombrement général des maisons de Béarn (1385) (extrait inédit) 355 133, 134, 188, 224, 247, 266, 268, 269. 23 Hommages rendus à Gaston Phoebus

p.728 (5)
. 60 Consultation d'avocat à propos d'un procès contre les cagots de Biarritz (nov. 1680). Inédit 390 121, 207, 215. 161 Extrait des comptes de la communauté de Biarritz, pour 1680. Inédit . . . . 391 124. 62 [Ordonnance de. Mr de Besons par laquelle les cagots de Biarritz et d'Arcangues devaient

p.729 (1)
135,167,225,251. 99 Requête des États de Béarn contre les cagots (1460) 448 41, 135, 139, 179, 185, 216, 312.

p.730 (12)
, 203, 236, 259, 264. Rubrique LV, art. V 449 138, 160, 229, 237. Rubrique LV, art. VI 449 138, 267. 101 [Lettres patentes du Roy en faveur des cagots (1562)] . . . . 450 42, 139. 102 Requête des États de Béarn contre les cagots (1562) 450 41, 139, 180, 185. 103 Rôle des impôts prélevés sur le parsan

p.731 (8)
TABLE DES DOCUMENTS 731 Numéro Page Pages de où se lit où il est cité la pièce. le ou document. commenté. 118 [Règlement accordé aux Etats par le Sr de Gramont, le 21 octobre 1628]. . 464 145, 191. 119 [Règlement contre les cagots (2 juillet 1600)] 465 145, 236, 238. 120 Règlements pour le royaume

p.732 (4)
732 TABLE DES DOCUMENTS Page Pages Numéro où se lit où il est cité de le ou la pièce. document. commenté. 141 [Ordonnance de Louis XIV (5 octobre 169D)] 142 Requête des cagots de Nay, Pau, Mont, et Bruges (1695) 484 149 143 Ordonnance de l'Intendant de Béarn, Navarre, Bigorre et Soule en faveur

p.734 (1)
; par de Maria, extraits inédits 530 135. 184 Lettre de F. Michel relative aux cagots, 17 juillet 1844. Inédit. , 533 XXIV Documents publiés en entier, ou par extraits, et figurant dans le texte ou dans la partie, topographique. Nous avons classé ces documents en deux groupes. Dans le premier nous indiquons

p.735 (5)
par Peyrot de Lacoma, cagot de Cescau, à Arnaud de Héaas, cagot de Denguin, 19 septembre 1518 ........ 601 1524. Vente en alleu et franc-alleu d'une terre sise à Castagnède, par Ramonel, cagol et bourgeois dudit lieu, à Bertrand de Forcade, seigneur de Mur, 30 juin 1524 222 1527. Condamnation des cagots

p.737 (4)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Note sur les noms patronymiques et familiaux des cagots. Nous avons pensé qu'il serait à la fois intéressant et utile de trouver en une table raisonnée les noms des cagots et des lépreux qui figurent dans cet ouvrage. La liste déjà longue qui nous est

p.738 (3)
738 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LEPREUX CITES orthographiques, ce qui est de peu d'importance, tantôt au contraire elles sont absolues. Les modifications complètes se rencontrent surtout au pays Basque; on peut quelquefois les reconnaître. Nous en citerons un exemple typique qui aura l'avantage

p.739 (2)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX. CITÉS 539 prénom du premier chef de la famille, d'autres enfin sont des sobriquets, des noms de profession, des termes aussi parfois d'origine obscure. Dans la table qui suit, nous avons établi deux parties : l'une où figurent les cagots connus seulement

p.740 (1)
140 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms. Lieux. Dates. Pages. BERDOLET Berdolet. Oloron. 1391, 1379. 62, 353, .575, 639, 643. — — Arance. 1379. 354, 575. _ Féas. 1379. 354, 610. _ Momy. 1379. 354, 632. — Cadillon. 1379. 354, 596. — Bruges. 1379. 354. 596. - Montaner. 1383. 363, 634

p.741 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 741 Noms. I Lieux. Dates. Pages. CLAIRE. Clary. Bougarber. Avant 1388. 595. CONDOU. Condou. Mazères. 1304. 623, 630. DOMINIQUE. Domenjoo. Lestelle. 1365. 349, 623. Domenjou. — 1508. 623, 630. Domenjon. Arliguelouve 1. 1379. 354,581. Domenjon. Lalonquère

p.742 (1)
742 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms. Lieux. Dates. - Pages. Jehan. Castagnède. 1552. 598. _ Saucède. 1532. 256, 600, 664. Johan. Ledeuix. 1379. 354, 620. _ Mont. 1379. 354, '633. _ Mourenx. 1379. 354, 638. __ Sévignacq. 1379. 354, 567. _ Sus. 1379,1391. 354,627,667, 668. _ Morlaas

p.743 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 743 Noms. Lieux. Dates. Pages. MONIQUE (nom d'homme). Monico. Cescau. 1379. 354, 600. — . Peyrelongue. 1385. 361, 651. — Navarrenx. 1391. 642, 639. Monicoo. Bellocq. 1379. 354, 589. Monicolo. Montaner. 1379. 351, 634. Moniton. Bellocq. 1383. 364, 589

p.744 (1)
744 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms. Lieux. Dates. Pages. Peyrolet (fils du précé- Pardies. 1389. 646. dent). — Moumour. 1379. 353, 637. Peyroton. Larreule. 1383. 364, 619. — Bideren. 1490. 593, 609. Peyrucoo. Caresse. 1379. 354, 597. Peyrol. Pau. ? 231. Peyrolo. Castelnau. 1569. 451

p.745 (1)
Cagots et Lépreux dont les noms de famille nous sont connus. Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. AGUERRE (nom de lieu). Aguerre. La Madeleine. XIXe siècle. 99, 629. d'Aguerre. Arbonne. — 99. — Ciboure. — 99. — Tristan (Srde Sa- Isturits. 1661, 1663.614,615. la berry), père de — Jeanne

p.746 (1)
746 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. ARANJEAN (nom de lieu). d'Aranjean. Peyrot. Montagut. 1603. 634. ARBOUCAN. Laurent, père de Lialores. 1706, + 1710. 126, 400, Arboucan. 401,689, 690. _ Marie. — av. 1706. 126, 402, 689. Arboult. N. Nabas

p.747 (2)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 747 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. BERDOT (prénom). de Berdot. Johanot, frère Abos. 1546. 258, 571, de 633. — Guilhem. Abos. 1546. 258. de Berdoulet. Judet. Jurançon. 1704. 617. Berdolet. N. Pau. 1722, 479. BERAUTE (probablement de Béraut

p.748 (3)
748 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. du Boxet1 Peyroton (maître Borce. 1583. 257,595. de la maison de Planhy), époux _ de Catherine. -- 1383. - 595. BROUSTENS. Broustens. Pierre. Averon. 1700. 502,684. Pierre. — 1700. 502, 684. Prix. — 1700

p.749 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LEPREUX CITES 749 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. de Cadepont. Bernard. Oloron. 1692. 149,484, 644. CAPDEVILLE. de Capdeville. Jean. Mont. 1640. 142, 197. 245,466, CARRÈRE (village des 633. B.-P.). Carère. Pierre dit Caralé. Rivière. 1718. 412, 408

p.750 (1)
750 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. CHICOY. Chicoy. Jean. Sauveterre. XVIe siècle. 665. Chiquoy. N. Biarritz. 1626. 591. CHRESTIAA (synonyme du mot Cagot). du Chrestia. Marie. Doason. 1692. 608. de Crestiaa. Forlic. Pau. XIVe siècle. 646

p.751 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 751 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. CULAGUT. de Culagut. Arnaud, père de Castagnède. 1529,1545.242,548, 398,620. — - Peyrone, soeur — 1345. 598. — de Gracien. — 1545. 598. DALÉAS. Dalcas. (famille). Campan. XIXe siècle. 673. DANTY. Danty

p.752 (1)
752 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Darbat. Catherine. St-Pierre-de- 1722. 566. Lier. Darbo. Pierre. Vidau. 1617. 549. Darboal. Raymond. St-Palais. 1514. 514, 660. DARRÔSÈS (Arrosés, village). Darrouzet. Pierre. Mont-de-Mar- 1670. 555. san

p.753 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 7 33 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. I Pages. DONGIEUX. Dongieux. Peyroton. Capbrelon. 1584, 1585. 512. — Meyon. — 1585. 542. — François. — 1655. 513, 592. — Jeanne. Vieux-Boucau. 1642. 571. Dongius. Pierre. Capbrelon. 1582. 119, 380. — Jhanon

p.754 (1)
754 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LEPREUX CITES Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Dussin. Narosse. XVIIe s. 557. ECHAUZ (Etchaux, hameau). de Echauz. Dominique, dit Etchaux. 1514. 514. Domenyou. ELHORRIBURU. Elhorriburu. Tristan, fils de Isturits. 1661. 615 _ Arnaud. — 1661. 615

p.755 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 755 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Esteoun. , N. Biarritz.. 1640. 591. FABAS (de Habas, village des Landes.) de Fabas. Guironde, fille de Mauco. 1574. 554,567. — Germain.. Mauco. 1574. 554,567. Fabas. Anne. Nerbis. 1702. 237. — ou Favars

p.756 (1)
756 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITES Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. de Gualard. Blazy. Jurançon. mort avant 617. 1704. Goaillard. N. Sauveterre. XVIIe s. 665. GAHOUILLET (surnom). Gahouillet. N. Geus. 1640. 612. GARRIZ (Garris, nom de village). Garriz. Jean dit Jeannot

p.757 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 757 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. GOYENECHE (GoyenEtche). de Goyeneche. Girard, père de Iholdy. 1514. 613. — Bernard. — 1514. 613. GUILHARET (prénom). Guilharet. Joannes. Arcangues ou 1697-1699. 397, 592. Biarritz. GUIRAULT. de Guirault

p.758 (1)
758 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Hustaillon. Jean**. Le Vignau. 1695. 352. autre .Jean. — [né vers 552. 1655, _ + 1695]. — Pierre*. — 1695. 352. — Pierre, père de — 1685. 552. — Catherine, épou- — 1685. 552. se de — Joseph, cousin

p.759 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 759 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. JANTICOT (surnom). Janticot. X. Barcus. 1640. 584. JAQUENAC. Jacquenau. (lépreux). Bordeaux. 1520. 118,372. JARDRES (peut-être par corruption de Gerderest). de Jardrès. Jehan, fils de Louer. 1629. 553

p.760 (1)
760 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. LABARTHE. (De nombreux villages du Sud-Ouest portent ce nom, en particulier dans le Gers.) de Labarthe. Pierre. Bentayou. 1659. 589,666. _ St-Cricq. XVIIIe s. 563. Labarthe. Jean. Pau(?) 1778. 650

p.761 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 761 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. de Lacoma. Johana, sa soeur. — 1515. 601,007. Lacôme (famille). Campan. XIXe s. 073. LACOSTE. de Lacoste. Bernard. Andouins. XVIIe s. 572. Lacoste. Biaise. Mombert. 1745. 505, 089. de Lacoste. Isaac. Nav

p.762 (1)
762 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Lamarque ou Lamar- Couland ou Co- St-Pées/Nivelle. 1596. 375, 388, carde. lau. 661. LAN (Lanne, villages des B.-P. et du Gers). Lan. Bernat. Montanères. 1365. 350. LANDABURU. de Landaburu. Marie. Chubitoa

p.763 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 763 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Larrieu. Catherine. Laurède. 1753. 237. de Larrieu. . Marie, fille de — - 1730. 194, 551. — Pierre. — . 1730. 551. — Guicharnaud. — 1650. 550. — Nicolas, fils de — 1695. 255, 537, 551. — feu Bernard. — 1695

p.764 (1)
764 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. LÉES (Le Léès, rivière). Du Lées. Menaulon. Loubieng. 1576. 625. LE GARRET. Legarret ou Legarès. Miguel, père de Biarritz. 1721, 1722. 128, 200, 417,419, 421,427, 592. — Miguel. — 1722. - 421, 427

p.765 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 765 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. MAILHOC (hameau près St-Savin). de Mailhoc. Jean. Cauterets. 1472. 57, 62, 673. Mailhoc-Debat (de La- Augé père de Mailhoc. 1624. 679. bourdette dit —) Mailhoc-Debat. Bernard. St-Savin. 1665. . 57, 673, 678

p.766 (1)
766 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. MlRASSOU. Mirassou. N. Lagor. 1640. 619. MOCAU. de Mocau. Gailhardine ou Seméacq. 1649, 1653. 619, 665. Goualhardine. — Bernard.).. Lalonque. 1653. 619,666. — Pierre. frères. — 1653. 619,666. MOLIA

p.767 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 767 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Mouscardes. Arnaud dit Hillot Rivière. 1718. 127,407, Degos. 408, 411415, 560. de Mouscardes. Marie. Soustons. 1632. 569. Mascardès. Jehan. St-Pées/Nivelle. 1596. 387, 661. de Moscardez. Estienne. Rivière

p.768 (1)
768 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Oyhamburu. Marie dite Etche- Anhaux. 1678. 572,573. lippi, soeur de _ Miguel d'Etche- — 1678. 373. tippi. N. Undurein. XVIIe s. 669. PADUENT (h. cne de La Bde-Clairence). de Paduent. Jean, gendre de Paduent

p.769 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LEPREUX CITES 769 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. PEYROLO (de Peyrol. prénom). Peyrolo. N. Castetnau. 1569. 599. PEYRUCHAT. de Peyruchat. Sarrançon. Bénesse-lès- 1632. 261,538. Dax. — Bernard. Laurède. 1695. 538. — Vizenson. Montfort. 1596. 261,555

p.770 (2)
770 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages PUTHICQ. 591 Puthicq. N. Biarritz. 1367 l'UTTINGOTEGUY: 616 Puttingoleguy. Marie. Isturits. 1005. PUYOU (Puyoo, vil.). Purou. Guillaume. Nay. 1695 - Pierre 1722 485 640. Pierre 489, 641. BABBAS. de Rabbas

p.771 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 771 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. de Sales. Berdot. Monein. 1382. 262, 581, 633. Salis. Catherine. Laurède. . 1753. 237. de Salis. Jacques. St-Vincent-de- 1723. 249, 259, Xaintes. 568. — Bégaar. XVIIe s. 538. — Caupenne. XVIIe s. 544

p.772 (2)
772 TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITES Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. SARTHOU. de Sarthou. Pierre, fils de Ouillon. 1659. 645, 660. _ Jean. — 1659. 645, 665. SARRUILLES. Sarruilles. N. Lucq. 1640. 628. SAUBOA. de Sauboa. Gironse ou Géronce. Coudures. 1638, 1647. 546

p.773 (1)
TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS 773 Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. Tardits. Laurède. XVIIe s. 550. — Mugron. XVIIe s. 556. Tarditz. Jeanne. Nerbis. + 1650. 557. Tardiz. Jean, dit Jeannon Rivière. 1718. 127, 404. de Mageste. 408, 412. 413, 414. — Pierre. — 1718. 127,404

p.774 (1)
774. TABLE DES NOMS DE CAGOTS ET LÉPREUX CITÉS Noms et origine. Prénoms. Lieux. Dates. Pages. TOULOUZETTE (village). de Toulouzette. Pascale. Poyartin. 1673. 560, 570 UHALDE. Uhalde. La Madeleine, XVIIe s. 99, 629. UNDUREIN (hameau). Undurein. N. Undurein. XVIIe s. 669. URRUTY (village). maison

p.776 (1)
, 215, 271, 369-376, 694. Bordegain, 93, 95. Bordes (Lembeye), 595. Bordes (Nay), 595. Bougarber, 595. Bouillon, 596. Boulin, 539. Brassempouy, 200, 539. Bruges, 151, 596. Bugnein, 596. Buros, 596. Buzy, 596. Cadillac-s/Garonne, 695. Cadillon, 596. Cagots, 673. Cambo, 597. Came, 597. Campan, 673

p.777 (1)
, 72, 234, 622. Lespielle, 623. Leslelle, 623. Le Vignau, 552. Lezons, 623. Lialores, 126, 401, 089. Lichos, 024. Lignan, 698. Livron, 624. Lons, 188, 190, 624. Loubée, 625. Loubieng, 229, 231, 625. Louer, 553. Lourdes, 57, 78, 677. Lourquen, 553. Luccarré, 204, 626. Lucq-en-Béarn,228, 626. Lurbe

p.780 (11)
de Monein), d'après un pastel. Couverture et frontispice. Saint-Loup (église de Navailles), d'après une photographie 22-23 Les mains d'un cagot de Salies 72-73 Les mains d'un cagot de Villefranque. 72-73 Les cagoteries de Béarn au XIVe siècle. Carte 132-133 La fontaine des cagots à Arthez 186-187

p.781 (7)
TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES PRÉFACE du Professeur GILBERT BALLET. .V AVANT-PROPOS XVII LIVRE PREMIER PREMIÈRE PARTIE. — ÉTUDE MÉDICALE DES CAGOTS CHAPITRE I La médecine ancienne considérait les cagots comme Lépreux. 1 I. — Du XIe au XVe siècle 4 II. — De 1535 à 1640 10 III. — Symptomatologie

p.782 (12)
782 TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES E. N'y a-t-il aucune différence ethnogénique entre les Cagots et les habitants des pays où ils vivent? ... 101 III. — Faut-il confondre les Cagols avec les Crétins et les Goitreux? 102 DEUXIÈME PARTIE : HISTOIRE DES CAGOTS CHAPITRE I Les Gahets de Bordeaux

p.783 (5)
TABLE GENERALE DES MATIERES 783 II. — Des Cagots et des Colliberts. — Les Cagots affranchis et vassaux . 216 III. — Exclusion du droit de bourgeoisie ou vésinage 221 IV. — Privilège de l'exemption de la taille- 224 V. — Obligation d'exercer la profession de charpentier 228 VI. — Les Cagots étaient

p.784 (1)
. — Département des Hautes-Pyrénées 671 IV. — Département du Gers 683 V. — Département de la Gironde 693 VI. — Département de la Haute-Garonne 700 III. — Bibliographie 703 TABLES Table analytique des matières 715 Table des documents 725 Table des noms propres des Cagots 737 Table des noms de lieux 775

p.NP (2)
. 1881-1882. 2 vol. in-8 10 fr. Cette histoire de Navarre contient des renseignements nombreux et précis sur les habitants primitifs, les Basques, les races maudites (Cagots), les bohémiens et leurs migrations. LE PILEUR (Dr L.). La Prostitution du XIIIe au XVIIIe siècle. Documents tirés des archives

Rechercher dans ce document

Partager

Permalien sur ce document

Permalien sur cette page
Lecteur exportable

Vignette exportable
Envoyer par courriel

Blogs et réseaux sociaux

Ajouter à mes documents

null null null
Fermer