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Titre : De la terre à la lune, trajet direct en 97 heures 20 minutes / par Jules Verne ; 41 dessins et une carte par De Montaut ; [gravures par Pannemaker]

Auteur : Verne, Jules (1828-1905). Auteur du texte

Éditeur : J. Hetzel (Paris)

Date d'édition : 1882

Contributeur : Montaut, Henri de (1825-1890?). Illustrateur

Contributeur : Pannemaker, Stéphane (1847-1930). Graveur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 1 vol. (169 p.) : fig., carte, fig. au titre, couv. ill. ; gr. in-8

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Description : Collection : Les voyages extraordinaires

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k56755012

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-2271

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38960821f

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 21/07/2009

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38 DE LA TERRE A LA LUNE.

jours à se rendre à la Lune, douze ans à parvenir au Soleil, trois cent soixante ans à atteindre Neptune aux limites du monde solaire. Voilà ce que ferait ce modeste boulet, l'ouvrage de nos mains! Que sera-ce donc quand, vingtuplant cette vitesse, nous le lancerons avec une rapidité de sept milles à la seconde! Ah! boulet superbe! splendide projectile! j'aime à penser que tu seras reçu là-haut avec les honneurs dus à un ambassadeur terrestre !»

Des hurrahs accueillirent cette ronflante péroraison, et J.-T. Maston, tout ému, s'assit au milieu des félicitations de ses collègues.

« Et maintenant, dit Barbicane, que nous avons fait une large part à la poésie, attaquons directement la question.

—Nous sommes prêts, répondirent les membres du Comité en absorbant chacun une demi-douzaine de sandwiches.

—Vous savez quel est le problème à résoudre, reprit le président; il s'agit d'imprimer à un projectile une vitesse de douze mille yards par seconde. J'ai lieu de penser que nous y réussirons. Mais, en ce moment, examinons les vitesses obtenues jusqu'ici ; le général Morgan pourra nous édifier à cet égard.

—D'autant plus facilement, répondit le général, que, pendant la guerre, j'étais membre de la commission d'expérience. Je vous dirai donc que les canons de cent deDahlgreen, qui portaient à deux mille cinq cents toises, imprimaient à leur projectile une vitesse initiale de cinq cents yards à la seconde.

—Bien. Et la Columbiad 1 Rodman? demanda le président. —La Columbiad Rodman, essayée au fort Hamilton, près de New-Yoïk, lançait un boulet pesant une demi-tonne à une distance de six milles, avec une vitesse de huit cents yards par seconde, résultat que n'ont jamais obtenu Armstrong et Palliser en Angleterre.

—Oh ! les Anglais! fit J.-T. Maston en tournant vers l'horizon de l'est son redoutable crochet.

— Ainsi donc, reprit Barbicane, ces huit cents yards seraient la vitesse maximum atteinte jusqu'ici?

— Oui, répondit Morgan.

— Je dirai, cependant, répliqua J.-T. Maston, que si monmorfier n'eût pas éclaté....

—Oui, mais il a éclaté, répondit Barbicane avec un geste bienveillant. Prenons donc pour point de départ cette vitesse de huit cents yards. Il faudra la vingtupler. Aussi, réservant pour une autre séance la discussion

t. Les Américains donnaient le nom de Columhiad à ces énormes engins de destruction.