O N C O N D. O N D. O N E.
- qui idouèiffentles.amertumes delà pénitence. FL. Les
• -lettres de St. Antoine font plus pleines d'onclion.que
d?érudition, Se defcience. Du PIN, Comparez vos
: vers avec tes autres vers des Heures de Port Royal, fi
- forts à fi éioquens, Se fi pleins dontlion, Si de pieté.
PoRT-R. Dieu repandoit fes onclioiis fur fes fouffran-
: ces. FL.
ONCTUEUX, E U s E. adj. Qui contient quelque
• humeur graffe, vifqueufe Se fulfurée, que pouffent ou
-:que contiennent quelques corps.v Les pins Se fapins
• font des bois ontlueux.
On appelle en Pharmacie, faveur ontllteufe, celle qui oint
la langue d'une liqueur qui ne lui eft pas defagreable,
-. commel'huile, le beurre, la graiffe.
ONCTUOSI TE', fubft. fem. Humeur graffe Se
• onétueufe..' On fait des flambeaux de pin qui brûlent
. fortbienàcaufedeleuLvoHtfHo/ire, de la matière graffe
qu'ils enferment. C'eft l'onttuofité de l'huile qui la fait
: pénétrer dans les corps", 8c paffer par leurs plus petits
pores.
O N D
ONDE. Flot, foulevement de l'eau agitée; éleva-
: rions Se abaiffemens de la furface dé l'eau, quand elle
eft doucement émue par le vent, ou par fa pente. Le
• Zephyre commençoit à' élever des. ondes fur la rivière."
: Cette fouree fait des ondes fort agréables dans ces péri-
. teseafcades, ferpente agréablement. Sil'onnevoyoit
- pas les vagues enflées, Se .bianchiffantes, on ne Iaif-
- foit pas de voir rouler d'aflez groffes ondes vers le riva-
.. ge.;ABL.
ONDE, fe dit poétiquement de l'eau tant des rivières
: que de la mer, parcequ'elle eft ordinairement agitée de
: ces tndes, qui devenant plus groffes, s'appellent des
. vagues, Se en termes de Marine des houles. Cette ter-
tre eft arrpféedes ondes du Pactole, du Gange. Ce
- Prince s'eft fait, redouter fut la terre 8c fur l'onde. La
: tempête les fit long temps, flotter au gré du vent 8c des
-ondes. ■ Etre englouti fous lesondes. Le foleil n'eft ja-
mais plus beau que quand il fort de l'onde. On dit de
d'eau claire d'un ruiffeàu, le criftàl defononde, fon
onde fugitive. -.
-: De: tout ce que le ciel enferre
Sous l'onde, dans fa'tryfw la terre,
li n'eft rien qui foit fans amour.,V OIT.
ONDE NOIR E. C'eft ainfi que tes Poètes appellent
: l'eaudu'StyxScduCoeyte. Quand on aparfe,Yonde.
;• noire, c'eft-à-dire-, quand on eft mort, quand on a
i paffé les fleuves qui félon les Payens: environnoient
les Enfers. -
- Oui, ton beau nom qui fut montourment, et. ma gloire ».
Malgré l'ordre du fort paffer a l'onde noire. CERISY. :
ON D E , fe dit au figuré de ce-qui étant agitéfe meutà la
• manière- des ondes.
Et le feu, dont la flamme en onde fe déployé,
Tait de notre quartier une féconde Troyé. B o IL.. .
ONDES, auplur. fe dit de tout ce qui efi feit en figure
d'onde. Ainfi on dit, Les ondes fpirales des; colonnes,tor-
' fes, les ondes dés bois veinez. On dit auffi, Les ondes
'■ d'une moire, d'uncamelot. Lesfl«deiqui;paroiffent
. fùr-letabis viennent dece quil y a des partàesplus.éte-
Vces les. unes que les autres, quife difeernent aiféinent
avec lëmjerofcope. .
On dit auffi des cheveux en ondes. L'AcAD. •
O N D E', E E. adj. Qui-eft fait en ondes.; qui eft inégal';
tortueux. Ducatemot onde, delà moliere ondée; ce
font- des étoffes qui ont paflé fous la calendre, qui. y
: fait- paroître des ondes; parcequ?il y à dés pairies plus
" élevées les unes que les autres par la violente preffion
: des rouleaux gravez.
On dit auffi de toutes les pièces d'Armoiries, qu'elles
{ont ondées, quand elles font faites , ou compofées de
lignes ondoyantes.
O N D E C A G O N E. f. m. Terme de Géométrie.
Polygone régulier qui a onze cotez.
ONDEE, fubft. fem. Pluye d'été qui n'eft pas de du-
rée» II faut laiffer paffer cette pluye, ce ne fera qu'u-
ne ondée.
Q N D £ E , fe dit auffi de ce qu'on fait tomber fur quel-
cun. On lui a jette un fceau d'eau fur la tête, il en a eu
une bonne ondée. Nous allons faire pleuvoir fur toi une
ondée de coups de bâton» MOL.
ONDÉE, fignifie auffi, Reprife. Ce compagnon eft
bon ouvrier, mais il n'eft pas affidu ; il ne travaille
que par ondées , à diverfes reprifes,
ONDOYANT, AN-TE. Qui fait des ondes. Les
rivages de cette côte font ondoyans Scfinueux. ..Les
. flammes ondoyantes. Il eft plus en ufage au figuré» Les
drapeaux de l'Armée étoient ondoyansau gre du vent.
. C'eft un fujet, merveilleufement vain, divers, Se on-
doyant que l'homme. MONT. De longs cheveux à bou-
cles ondoyantes. BEN s.
ONDOYER, verb. n. Faire des ondes, floter par
. ondes. La.mer commençoit alors à ondoyer, Se n'é-
toit pas fort émëuë.
On le dit plus fouvent au figuré. Ses blonds cheveux
ondoyent fur fes épaules. On voyoit ondoyer tes flam-
mes.
ONDOYER, verb. aèl, Jëttér de l'eau fur la tête
, d'un enfant au nom du Père, du Fils Se du St. Efprit,
. en attendant les cérémonies du Baptême.
O N D o Y É , É E. part. Se adj.
ONDULATION, fubft. fem. Terme dePhyfi-
que, quifedit du mouvement qui fe fait dans l'eau
par des cerclés qui fe forment dans fa furface, quand
on y .jette une pierre. On le dit auffi du mouvement
qui fe fait dans l'air, Se qui l'agite de la même maniè-
re par ondes quand il eft frappé, Se particulièrement
quand on touche une corde.bandée fur quelque inftru-
. ment ; car il fe fait dans, l'air des cercles de là même
manière, quoy que, cela ne.fo.it pas fi fenfiblë. L'une
Se l'autre de ces agitations s'appellent mouvement d'on-
dulation. Beaucoup de Philofophes modernes expli-
quent les proprietez de la lumière par le mouvement
d'ondulation.
ONE» u L AT i b N, fe dit auffi en termes de Chirurgie,
d'un mouvemerit qui fe fait "dans;. la. matière Contenue
dans un abfcés, quand pnlepreffe. On dit qu'une
tumeur eft en état d'être ouverte , lorfqu'on fent l'on-
dulation de la matière.
O N E.
ONE R AIRE. adj. mafe. Se fem. Qui a le foin
Se la charge d'une chofe dont un autre a l'honneur.
Des quatre Marguilliers d'une .Parroifle , il y en a
deux honoraires, Se deux onerakes ou comptables.
Les enfans des, Grands ont deux Tuteurs , l'un ho-
noraire , Se l'autre oneroire, qui fait les affaires du
. mineur, qui eft refponfable deradminiftrariondëfon
bien.
ONEREUX,, EUSE. adj. Qui eft à charge, qui
porte plus de dommage que de profit. Il ne faut pas
accepter une fucceffion noyée de dettes , elle fe-
roit onereufe. Un Seigneur ne peut' pas- deftituer
fon- Officier » ■ quand il eft pourvu à titre onéreux,
quand il lui a vendu fà charge» à. moins qu'il ne le
rembourfe.
ONG.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, X-526