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O B E. OBJ. OBJ. O Ë î.

vifeduRoi: ncc pluribm impar. Cet obelifque ai ceh de
fiiynmér & de rare > qu'il eft tout uni Se toutriùd,
fans aucun hiéroglyphe-qui faffe conrioître fon anti-
quité. ' "

OBELÏSQ/UF. D'EAU. Efpëce de pyramide à jour,.
& â trois ou quatre faces , poféc fur un piedeftal, la-
quelle a fcs encognurès de métal doré, & dont le
niid des faces paroït d'un criftaî liquide par le moyen
deiriapés d'eau à divers étages. ;

B'b'reî dérive ce mot du' Grec obeios, qui fignifie Une bro-
che ove "une alêne y ou urie;ëfpecede pvélbtlbiïg &
poiritù , d'où lés Efpain°ls brit formé obelo, qui eft
unecrbïx lbiiguëquifert dans les livrés àfâirëdes ren-
vois du;texte a la marge. Les Arabes appellent obelif-
quèty les aiguillés; de Pharaon, d'où Vient que les Ita-

liens lés; appellent encore agùgiie. PÏmë dit que'l'es vobe-

' IrfqUeséioisnt taillez pat'les égyptiens en formé d'un

rayon folairë; & qu'en langue Egyptieiine mot d'o-

bclïfquê fignifie riyWi ; ce que témoigné auffi Père

■Kirchér "',4'' qui à'tfaitte: dès obelifques en particulier ,

aùffi bien qu'un autre Auteur nommé Mércatus. .-'■ -

Q B ÉNlGN A.^^^

'-' tirii cjfui à: piaffé ëix nôtre langue pour fîgirifier » Sou-

' rriifîiôri, révérence, qu'on fait à dés Juges, ou à
d'autres perfoïiries dbnt': on a befoin, aux gens riches
à qui: ôri fait la coiir pour en tirer quelque xitilité. Il
eft tiré des invocations' contenues dans les' Hymnes

qu'on charité à l£Viërgë.:r II y a des perforiries qui
pour faire dés o 'beiiïgnd a de vieilles gens > fe font faits
inftituër leurs héritiers. :"';.--':'"-'"!:. ; :

OBERER:, verb. aét. S'endetter ; engager fon bien.

' Ce Sëigijëùr;eft un homme 1 qui s'eft ruiné"', qui; a obe-
rrfa niaifôn. Il fait'trop de depehfèj H s'obëreide

joufenjour. ;':'.'v; ' '"/"' ~ V' ''. ' :,-;"''

O B E RE y E-E. part. paff. Se adj. C'èft un homme
éberé, qui à peine a dequoy vivre avec tout fori bien.
Il eft plus en ùfage que le verbe.
OBESITE', .fubft. fërn. Terme de Médecine. Etat
d'une.perfpnne tropchàrgéede graiffe Se de On
l'appelle auffi corpulence. Uobèfité vient d'un fang
louable, abondant, graiffeux, tempéré, peu falin.
Cette coriftitution du fang fait que fa fermentation n'é-
tant pas fi forte, il s'en corifuine moiris qu'il ne s'en
engendre, & que la lymphe qui eft la matière de la
nutrition coriferve plus long temps fa cbnfiftence vif-
queufe, Se qu'elle s'attache par ce moyen en plus gran-
de quantité aux différentes parties du corps. Il fe fe-
pare auffi du fang beaucoup plus de graiffe qui s'amaffe
dans les cellules adipeufes; Ainfi le corps croît confi-
derablement, Sciés parties fe diftendènt quelquefois
jufqu'à une grofféur prodigiëùfe. Ce qui contribue à
Yobéfitéeft tout ce qui tempèrele fang, & le rend graif-
feux & moins acre, comme font le défaut d'exercice
& de mouvement, une vie oifive, fans fouci, le dor-
mir trop long, les alimens trop riourriffans ou en trop
grandequantité. ' h'obeftté eftlacaufe de pîufieurs ma-
ladies & fur tout de l'apoplexie. Sennert fait men-
tion d'un homme qui pefôit fix cens livres , & d'une
fille de trente-fix ans qui en pefoit quatre cens cin-
quante.
Ce mot vient du Latin obefus, gras.

O B I

OBJECTER, verb. act. Oppofër quelque chofe
à une opinion pour la combatre ; propofer une raifon
contraire à quelque allégation, une difficulté,' un
inconvénient qui en arriveroit. Un Avocat deman-
de la réplique pour repondre à ce qu'on lui à objetlé.

OBJECTER, fignifie quelquefois, Blâmer -, repro-
cher. Ce témoin eft irréprochables on ne lui peut
Tome III.

fleil ôbjeiief. On lui objéitah baffeffe de iniffaricë*
On lui objecta qtfil avoit été repris de jûftice»

OBJECTÉ, EE* part. paff. & adj;

O B J E C T I F; ' adj. i Terme d'Optique. C'eft : ïë
verre qu'on met ait bout dès grandes lunettes , qui re-
garde les objets. Le centre de cet objectif eft à ios
a 30. pieds. Le vërrë qui a unefoible teinte de rouge
eft très-propre pour faire dés verres àbjeftifs dé' iu«

••■ nettes. " " -. ' ' '-"■■ ; .•".-'.....'•''

O B J E C TI O N. fubft. fem* Ce qu'on oppofe pour
détruire une opinion ; difficulté qu'on fait fur l'allega-

: tion, oupropofitioii.de celui-contre lequel on difputèi'
Il a fait une objetlion qui eft fans répliqué. La plupart

des objeiltons que fe forit les Docteurs Scliolàftiques
: font plus fortes que les fplùtions qu'ils; y apportent; Il

- put'refoudi-e une objetlion ftdëlidâte,' j& ;fi fiibtile.
Une fi ingeriieufe obj'eUiànY'en^ôi.ïtz.&a,»' '■- ': "r : ;

OBIER y ou AUBIER, f. m. Arbrifleau doné

- lés rameaux reffemMentlceuxïdufureaa.tv^ feuil-
les fôritlajges , ànguleufes's^prefquëfÊmbiâblës àcéP

" les de vigne>; Ses fleurs fout deux : fortes, difpo-

- feës eri parafbi : ceilës; de la ciréonfëreriGefbnt plus
grandes que les autres , de belle couleur blanche j; ref-

. femblantës#cles roues à; cmq quiriiers : sëjlés ne làif-

- fênt aucune graine après ..qu'elles font paffees^ ' Les

fleurs qui occupent le milieu font plus petites , ; & ref-
femblerit à 'desgsdees coUppez en;cinq:quhrtiers;. Il

- fucefedë à^celles-ci une baye lin pëoplûs grbfîequë cël-

- le du fureâu ', molle >• - rougiffant, à mefùreiqu^ile mèu-^
-: rit j'.dans laquelle eft renfermée une femericé dure ,
. fort aplatie , échânerée en coeur.: Ci, Bauliiri l'ap-
pelle fainbucus aquatica, flore fimpltci, Se Mr. Toùr-

- nefort opulus Ruelli. Il yi une autre efpeee d'obier, '
dorit les fleurs font rarùaffées en rond oii en globe
épais. Mr. Tournefôrt l'appelle opulus flore globofot
"L'obier fert à faire des bocages dans desrnaifonsdë'

-plaifance.

O B J E T. fubft. mafe. Ce qui nous touche, Se nous
émëût par fa prefenëe>^ ce qui eft oppofé a nôtre vue *
ou' qui frappe nos autres fens, ou qui fe reprefènte
à notre imagination; : La.mort eft un affreux objet*
Ce païfage fait voir uneinfiiiité de beaux ofcjefj. C'effc
Yobjet qui réfléchît la lumière dans nôtre rétine 5 qui
eft caufe delavifion. Les objets font invifibles pat
eux-mêmes ; nous ne crôyoris les appeteevoir que
parecque la différente tiffurc de leur furface reflechiÇ*
îant diverfement la lumière, occafionne enrtousdi-
vers fentimens de couleur que nous leur attribuons.
MALEB. Il y a cette différence entre Yobjet lumineux,
& Yobjet éclairé, c'eft que Yobjet lumineux contient
en foi la lumière, comme le foleil, Sclefëù; ScYob- "
jet éclairé la reçoit, comme les corps opaques qui la

. reflechiffent. Ce mélancolique ne fe reprefènte que

- des objets fâcheux dans fon efprit. On dit en Philofo-
phie, que Yobjet cmeut la puiffance. Les hommes
ne fe conduifent point d'ordinaire par la raifon; ils
fuivent témérairement l'impreffion des objets prefens.
Nie. Pour expliquer le. commerce qui eft entre le
corps , 5c l'efprit, on fuppofe qu'ù. la prefence de Yob-
jet Dieu produit auffitôt dans l'efprit l'idée que le&
hommes ont attachée à cet objet. Ju. Il eft difficile
de fe recueillir dans la retraitte, & de retrouver fon
coeur après l'avoir laiffé errer d'objet en objet dans le
monde. F L. Dans la vieilleffe nous imputons" aux ob-
jets les défauts qui viennent purement du chagrin de
cetâgetrifte, & malheureux. S T. Ev.

Il eji certains objets que l'art judicieux

Doit offrir a l'oreille, & reculer des yeux.$ ot.

O B JET, fignifie auffi, La matière , le fujet d'une feien-

- ce ; ce qu'on examine en s'appliquant à quelque art *

ou feience; la matière fur laquelle on travaille, ou

Ai fuï
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