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grande allure, qui faisait alors le propre de la haute société
française.

Telle plutôt cette heureuse grisette
Que la Nature ainsi que l'Art forma
Pour le b... ou bien pour l'Opéra,
Qu'une maman avisée et discrète,
Au noble lit d'un Fermier éleva,
Et que l'Amour d'une main plus adroite
Sous un Monarque entre deux draps plaça.
Sa vive allure est un vrai port de Reine,
Ses yeux fripons s'arment de majesté,
Sa voix a pris le ton de Souveraine,
Et sur son rang son esprit s'est monté.

(Pucelle, Chant Il supprimé dans plusieurs éditions.)

On l'appelait alors Pamèla, comme on l'avait d'abord appelée
Reinette, comme si ses familiers avaient eu l'intuition de son
avenir.

« Ma Pamèla », écrivait le Président du Rocheret qui, après
avoir assiduement cultivé la mère, se montrait non moins empressé
auprès de la fille, « ma Pamèla, je la nommais ainsi à Etiolles,
» je passai une partie des étés de 1741 et 1742, et nous lui
» lisions le roman anglais de Paméla, chez M. Bertin de
» Blagny, mon parent, Maître des Requêtes, Trésorier des Par-
» ties Casuelles et seigneur de Coudray-les-Étiolles. »

Peu après, le même Voltaire, toujours courtisan, haussait le
ton en raison de la faveur croissante de la dame.
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