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ne nous donnerait-elle pas l'élymologie ou la signification de
leurs noms.
Verna{%)antc villam. 'Ces cultures ou dcfrichememenls
situés avant la villa, en venant d'Angers, nous donneraient
le nom de Ventantes (Vema ante). Les cultures situées au
nord do la villa, Vema oïl, Vernoil. La langue d'oïl, la
langue du nord, par opposition à la langue du midi (langue
d'oc). Celle explication, peut-être hardie aux yeux de
quelques-uns, nous parull bien valoir l'étyniologie du Vern
(celtique), lieu planté de saules, pour Vernoil, silué sur une
butte calcaire.
Les comtes d'Anjou étaient possesseurs de loutcs les terres
de leur territoire. Ils avaient coutume de donner a leurs
oHicicrs el fidèles partisans des domaines en recoin pense de
leurs services et de leurs exploits guerriers. Ce don s'appe-
lait inféoder une terre; il était révocable et personnel : la
transmission s'en faisait par une nouvelle approbation, par
fqy el hommage. Lorsque Foulqucs-Ncrra, en ioau, fonda le
château de Trêves pour tenir Sauniur en respect, il en donna
lo commandement a Thibault Le iîoutciller, qui fut dit : sei-
gneur gouverneur de Trêves. Geoffroy, dit le Fort, lui suc-
céda. Il épousa Thildc de Maillé, vers io5o. Il a un frère
nommé Aimeri de Loudun qui, suivant les coutumes d'alors,
avait peut-être eu l'infcodation (') de Vernoil, ou bien dame
Amclinc, nièce de Foulques Le Héehin, avait pu recevoir ce
territoire en dot ou autrement, et l'apporter a Geoffroy Fui-
crade, son mari...
(') Vema, endures, défrichement!». (Dr GANOK.)
{*) Infcodntion (Bibliothèque Nntionnle, S.); les Historiens de Franco,
de Doni HoirtjUKT, hénéiiiclin; Chartes Anjou et Touraine de Saint-
.1/aar da (ilan/euil, «le Don» HorssK.ur, tome X, pnges s'ty à afa» Capul
tir l.isoio, l.e vicnmle I.ts«)is«rAniboise, lictitcnnnldu e«)intc Foulques-
Xerrn (miu-io{«>), nvnit un pouvoir nbsnlu sur tout le territoire sVten-
«hmt «le Tours rt Snmnur et Amboise, entre la Loire, le (Hier et l'Indre...
Kntrc les années mai» n m'jj, — il donna Vernolium, Verneuil, — et
Maurea, Mérou, n ses deux nièces : llersinde, et Hemersinde, femme
de Kulcois Villeustrntus, toutes deux liiles de son frère Sulpicius, dit
le Trésorier «le Sninl-Mnrlin, et constructeur «le In tour «le pierre à
Amhoise, qu'il sut défendre contre Kudes de Itlois. X«ms nv«>ns choisi
cet exemple entre cent, pnree «pi'il s'njçit d'un Vernolium, nmts il ne
peut être confondu avec le nôtre.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LK7-37353